Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת. אֲמַר לֵיהּ: אֲנִי שׁוֹנֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר ״מֵאֶחָיו״ – עַד שֶׁיּוֹצִיאֶנּוּ מֵרְשׁוּת אֶחָיו, וְאַתְּ אָמְרַתְּ חַיָּיב?! תְּנִי: פָּטוּר.Un Tanna (récitant des enseignements tannaïtiques) récita devant Rav Chéchèt la baraïta selon laquelle celui qui vend la victime à son père est passible. Rav Chéchèt lui dit : j'enseigne que Rabbi Chimon dit : « parmi ses frères » (Deutéronome 24, 7) : il n'est passible que s'il le fait sortir du domaine de ses frères, et toi tu dis qu'il est passible ?! Enseigne : exempt !
- מַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן, הָא רַבָּנַן.Quelle est la difficulté ? Peut-être que ceci est l'avis de Rabbi Chimon et cela celui des Rabbanan !
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: סְתָם מַתְנִיתִין – רַבִּי מֵאִיר, סְתַם תּוֹסֶפְתָּא – רַבִּי נְחֶמְיָה, סְתַם סִפְרָא – רַבִּי יְהוּדָה, סְתַם סִפְרֵי – רַבִּי שִׁמְעוֹן, וְכוּלְּהוּ אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא.Cela ne peut pas te venir à l'esprit, car cette baraïta anonyme vient du Sifré, et Rabbi Yo'hanan a dit : une Michna anonyme est de Rabbi Méïr ; une Tossefta anonyme est de Rabbi Né'hémia ; un Sifra anonyme est de Rabbi Yehouda ; un Sifré anonyme est de Rabbi Chimon ; et tous sont selon l'enseignement de Rabbi Akiva, leur maître. Une baraïta anonyme du Sifré ne peut donc pas s'opposer à Rabbi Chimon.
- הַגּוֹנֵב בְּנוֹ – מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן?Celui qui enlève son fils : quelle est la raison des Rabbanan, qui l'exemptent ?
- אָמַר אַבָּיֵי: דְּאָמַר קְרָא, ״כִּי יִמָּצֵא״ – פְּרָט לְמָצוּי.Abayé a dit : c'est que le verset dit : « Si un homme est trouvé » (Deutéronome 24, 7) : à l'exclusion de celui qui se trouve déjà auprès de lui, comme le fils auprès de son père.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, ״כִּי יִמָּצֵא אִישׁ שֹׁכֵב עִם אִשָּׁה בְעֻלַת בַּעַל״, הָכִי נָמֵי ״כִּי יִמָּצֵא״ – פְּרָט לְמָצוּי? כְּגוֹן שֶׁל בֵּית פְּלוֹנִי דִּשְׁכִיחָן גַּבַּיְיהוּ, הָכִי נָמֵי דִּפְטִירִי?Rav Pappa dit à Abayé : mais alors, « Si un homme est trouvé couché avec une femme mariée » (Deutéronome 22, 22) : dira-t-on de même « si un homme est trouvé » à l'exclusion de celui qui se trouve déjà là ? Par exemple ceux de la maison d'Untel, qui sont fréquemment auprès d'elles : dira-t-on de même qu'ils sont exempts ?
- אֲמַר לֵיהּ: ״אֲנָא מִ״וְנִמְצָא בְּיָדוֹ״ קָאָמֵינָא.Abayé lui dit : moi, je parle de « et il est trouvé dans sa main » (Exode 21, 16), expression superflue dont on tire l'exclusion.
- אָמַר רָבָא: הִלְכָּךְ, הָנֵי מַקְרֵי דַרְדְּקֵי וּמַתְנוּ רַבָּנַן כִּמְצוּיִין בְּיָדָן דָּמוּ, וּפְטִירִי.Rava a dit : c'est pourquoi, ces maîtres qui font réciter les petits enfants et ceux qui enseignent aux Rabbanan ont des élèves qui sont considérés comme se trouvant dans leur main, et ils sont exempts de la peine prévue pour le rapt.
- גָּנַב מִי שֶׁחֶצְיוֹ וְכוּ׳. תְּנַן הָתָם, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין לַעֲבָדִים בּוֹשֶׁת.S'il a enlevé celui qui est à moitié esclave, etc. Nous avons appris là-bas (Baba Kama 87a) : Rabbi Yehouda dit : il n'y a pas d'humiliation pour les esclaves (pas d'indemnité pour leur humiliation).
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? אָמַר קְרָא: ״כִּי יִנָּצוּ אֲנָשִׁים יַחְדָּו אִישׁ וְאָחִיו״. מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַחְוָה – יָצָא עֶבֶד שֶׁאֵין לוֹ אַחְוָה.Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Le verset dit : « Lorsque des hommes se querellent ensemble, un homme et son frère » (Deutéronome 25, 11) : cela s'applique à celui qui a une fraternité, c'est-à-dire un lien de famille reconnu par la halakha ; cela exclut l'esclave, qui n'a pas de fraternité.
- וְרַבָּנַן, אָחִיו הוּא בְּמִצְוֹת.Et les Rabbanan ? L'esclave est son frère pour les mitsvot (commandements), puisqu'il est tenu aux mêmes mitsvot qu'une femme.
- וְהָכָא, הֵיכִי דָּרֵישׁ רַבִּי יְהוּדָה?Et ici, pour le rapt, comment Rabbi Yehouda interprète-t-il le verset pour rendre passible celui qui enlève un homme à moitié esclave ?
- סָבַר: ״מֵאֶחָיו״ – לְאַפּוֹקֵי עֲבָדִים, ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – לְמַעוֹטֵי מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין, ״מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – לְמַעוֹטֵי מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין. הָוֵי מִיעוּט אַחַר מִיעוּט, וְאֵין מִיעוּט אַחַר מִיעוּט אֶלָּא לְרַבּוֹת.Il pense : « parmi ses frères » vient exclure les esclaves ; « les Bnei Israël » viendrait exclure celui qui est à moitié esclave et à moitié libre ; « parmi les Bnei Israël » vient exclure à son tour celui qui est à moitié esclave et à moitié libre. C'est une restriction après une restriction, et une restriction après une restriction ne vient qu'inclure.
- וְרַבָּנַן, ״מֵאֶחָיו״ לְאַפּוֹקֵי עֲבָדִים לָא מַשְׁמַע לְהוּ, דְּהָא אָחִיו הוּא בְּמִצְוֹת. ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ ״מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – חַד לְמַעוֹטֵי עֶבֶד, וְחַד לְמַעוֹטֵי מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין.Et les Rabbanan ? « Parmi ses frères » ne leur paraît pas exclure les esclaves, puisque l'esclave est son frère pour les mitsvot. « Les Bnei Israël », « parmi les Bnei Israël » : l'un exclut l'esclave, et l'autre exclut celui qui est à moitié esclave et à moitié libre.
- אַזְהָרָה לְגוֹנֵב נֶפֶשׁ מִנַּיִן? רַבִּי יֹאשִׁיָּה אָמַר: מִ״לֹּא תִגְנֹב״. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מִ״לֹּא יִמָּכְרוּ מִמְכֶּרֶת עֶבֶד״. וְלָא פְּלִיגִי, מָר קָא חָשֵׁיב לָאו דִּגְנֵיבָה, וּמָר קָא חָשֵׁיב לָאו דִּמְכִירָה.D'où vient la mise en garde contre le rapt ? Rabbi Yochiya a dit : de « Tu ne voleras pas » (Exode 20, 13). Rabbi Yo'hanan a dit : de « Ils ne seront pas vendus comme on vend un esclave » (Lévitique 25, 42). Et ils ne divergent pas : l'un compte l'interdit du rapt, et l'autre compte l'interdit de la vente.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״לֹא תִגְנֹב״ – בְּגוֹנֵב נְפָשׁוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּגוֹנֵב נְפָשׁוֹת, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּגוֹנֵב מָמוֹן? אָמַרְתָּ: צֵא וּלְמַד מִשְּׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה מִדּוֹת שֶׁהַתּוֹרָה נִדְרֶשֶׁת בָּהֶן, דָּבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָינוֹ. בְּמָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? בִּנְפָשׁוֹת. אַף כָּאן בִּנְפָשׁוֹת.Nos Maîtres ont enseigné : « Tu ne voleras pas » (Exode 20, 13) : c'est de celui qui enlève des personnes que parle le verset. Tu dis : de celui qui enlève des personnes ; ou bien n'est-ce que de celui qui vole de l'argent ? Tu as dit : sors et apprends des treize règles par lesquelles la Torah s'interprète : une chose que l'on apprend de son contexte. De quoi parle le texte ? Des interdits voisins, « tu ne tueras pas, tu ne commettras pas d'adultère », c'est-à-dire des cas de vie et de mort. Ici aussi, il s'agit d'un cas de vie et de mort.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״לֹא תִגְנֹבוּ״ – בְּגוֹנֵב מָמוֹן הַכָּתוּב מְדַבֵּר. אַתָּה אוֹמֵר בְּגוֹנֵב מָמוֹן, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּגוֹנֵב נְפָשׁוֹת? אָמַרְתָּ: צֵא וּלְמַד מִשְּׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה מִדּוֹת שֶׁהַתּוֹרָה נִדְרֶשֶׁת בָּהֶן, דָּבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָנוֹ. בְּמָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר? בְּמָמוֹן. אַף כָּאן בְּמָמוֹן.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Vous ne volerez pas » (Lévitique 19, 11) : c'est de celui qui vole de l'argent que parle le verset. Tu dis : de celui qui vole de l'argent ; ou bien n'est-ce que de celui qui enlève des personnes ? Tu as dit : sors et apprends des treize règles par lesquelles la Torah s'interprète : une chose que l'on apprend de son contexte. De quoi parle le texte ? D'argent. Ici aussi, d'argent.
- אִיתְּמַר: עֵידֵי גְנֵיבָה וְעֵידֵי מְכִירָה בְּנֶפֶשׁ שֶׁהוּזַּמּוּ, חִזְקִיָּה אָמַר: אֵין נֶהֱרָגִין. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: נֶהֱרָגִין.Il a été dit : les témoins du rapt et les témoins de la vente d'une personne, qui ont été convaincus de faux (hazama) : 'Hizkiya a dit : ils ne sont pas exécutés. Rabbi Yo'hanan a dit : ils sont exécutés.
- חִזְקִיָּה, דְּאָמַר כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: ״דָּבָר״ וְלֹא חֲצִי דָּבָר. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כְּרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: ״דָּבָר״, וַאֲפִילּוּ חֲצִי דָּבָר.'Hizkiya a parlé comme Rabbi Akiva, qui a dit : « chose » (Deutéronome 19, 15), et non la moitié d'une chose : chaque groupe de témoins n'attestant que la moitié de la faute, leur témoignage n'est pas complet. Et Rabbi Yo'hanan a parlé comme les Rabbanan, qui disent : « chose », même la moitié d'une chose.
- וּמוֹדֶה חִזְקִיָּה בְּעֵדִים הָאַחֲרוֹנִים שֶׁל בֶּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה שֶׁהוּזַּמּוּ, שֶׁנֶּהֱרָגִין, מִתּוֹךְ שֶׁיְּכוֹלִים לוֹמַר הָרִאשׁוֹנִים:Et 'Hizkiya reconnaît, pour les derniers témoins du fils rebelle et dévoyé (ben sorer oumoré) qui ont été convaincus de faux, qu'ils sont exécutés, car les premiers peuvent dire :
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