Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אֵלּוּ הֵן הַנֶּחְנָקִין – הַמַּכֶּה אָבִיו וְאִמּוֹ, וְגוֹנֵב נֶפֶשׁ מִיִּשְׂרָאֵל, וְזָקֵן מַמְרֵא עַל פִּי בֵּית דִּין, וּנְבִיא הַשֶּׁקֶר, וְהַמִּתְנַבֵּא בְּשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה, וְהַבָּא עַל אֵשֶׁת אִישׁ, וְזוֹמְמֵי בַּת כֹּהֵן וּבוֹעֲלָהּ.MICHNA : Voici ceux que l'on étrangle dans l'application de la peine de mort : celui qui frappe son père ou sa mère ; celui qui enlève une personne d'Israël ; l'ancien rebelle à la décision du tribunal ; le faux prophète ; celui qui prophétise au nom d'une idole ; celui qui a une relation avec une femme mariée ; les faux témoins (zomemim) contre une fille de Cohen (prêtre) accusée d'adultère, bien qu'elle-même soit passible du feu, et son amant.
- גְּמָ׳ מַכֵּה אָבִיו וְאִמּוֹ מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וּמַכֵּה אָבִיו וְאִמּוֹ מוֹת יוּמָת״, וְכׇל מִיתָה הָאֲמוּרָה בַּתּוֹרָה סְתָם – אֵינָהּ אֶלָּא חֶנֶק.GUEMARA : Celui qui frappe son père ou sa mère : d'où le savons-nous ? Car il est écrit : « Celui qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort » (Exode 21, 15), et toute mort mentionnée dans la Torah sans précision n'est autre que la strangulation.
- אֵימָא: עַד דְּקָטֵיל לֵיהּ מִיקְטָל! סָלְקָא דַּעְתָּךְ? קְטַל חַד בְּסַיִיף, וְאָבִיו בְּחֶנֶק?Dis plutôt qu'il n'est passible que s'il le tue ! La Guemara répond : cela te vient-il à l'esprit ? S'il en a tué un autre, ce serait par l'épée, et son père, par la strangulation ?
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר חֶנֶק קַל, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר חֶנֶק חָמוּר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour celui qui dit que la strangulation est légère par rapport à l'épée ; mais pour celui qui dit que la strangulation est plus sévère, que peut-on dire ? La sévérité viendrait alors de ce qu'il a tué son père.
- אֶלָּא, מִדִּכְתִיב: ״מַכֵּה אִישׁ וָמֵת מוֹת יוּמָת״, וּכְתִיב: ״אוֹ בְאֵיבָה הִכָּהוּ בְיָדוֹ וַיָּמֹת״, שְׁמַע מִינַּהּ: כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא הַכָּאָה סְתָם – לָאו מִיתָה הוּא.Mais plutôt, on le prouve de ce qu'il est écrit : « Celui qui frappe un homme et qu'il meurt sera mis à mort » (Exode 21, 12), et il est écrit : « Ou s'il l'a frappé de sa main par inimitié et qu'il est mort » (Nombres 35, 21). Déduis-en : partout où il est question de frapper sans précision, il ne s'agit pas d'une mort.
- וְאִיצְטְרִיךְ לְמִיכְתַּב ״מַכֵּה אִישׁ״, וְאִיצְטְרִיךְ לְמִכְתַּב ״כׇּל מַכֵּה נֶפֶשׁ״. דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״מַכֵּה אִישׁ וָמֵת״, הֲוָה אָמֵינָא: אִישׁ דְּבַר מִצְוָה – אִין, קָטָן – לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל מַכֵּה נֶפֶשׁ״. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל מַכֵּה נֶפֶשׁ״, הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ נְפָלִים, אֲפִילּוּ בֶּן שְׁמוֹנָה. צְרִיכִי.Et il a fallu écrire « celui qui frappe un homme », et il a fallu écrire « quiconque frappe une âme » (Nombres 35, 30). Car si le Miséricordieux avait écrit « celui qui frappe un homme et qu'il meurt », j'aurais dit : un homme soumis aux mitsvot (commandements), oui ; un enfant mineur, non. Le Miséricordieux a donc écrit : « quiconque frappe une âme ». Et si le Miséricordieux avait écrit « quiconque frappe une âme », j'aurais dit : même les enfants non viables, même celui né à huit mois. Les deux sont donc nécessaires.
- וְאֵימָא: אַף עַל גַּב דְּלָא עָבֵיד בֵּיהּ חַבּוּרָה? אַלְּמָה תְּנַן: הַמַּכֶּה אָבִיו וְאִמּוֹ אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה בָּהֶן חַבּוּרָה!Et dis qu'il est passible même s'il ne lui a pas fait de plaie ! Pourquoi donc avons-nous appris dans une Michna (85b) : celui qui frappe son père ou sa mère n'est passible que s'il leur fait une plaie ?
- אָמַר קְרָא: ״מַכֵּה אָדָם וּמַכֵּה בְהֵמָה״. מָה מַכֵּה בְהֵמָה – עַד דְּעָבֵיד בַּהּ חַבּוּרָה, דִּכְתִיב בַּהּ ״נֶפֶשׁ״, אַף מַכֵּה אָדָם – עַד דְּעָבֵיד חַבּוּרָה.Le verset dit : « Celui qui frappe un homme et celui qui frappe une bête » (Lévitique 24, 21) : de même que celui qui frappe une bête n'est passible que s'il lui fait une plaie, car il est écrit à son sujet « âme » (Lévitique 24, 18), qui désigne le sang, de même celui qui frappe un homme n'est passible que s'il fait une plaie.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יִרְמְיָה: אֶלָּא מֵעַתָּה, הִכְחִישָׁהּ בַּאֲבָנִים – הָכִי נָמֵי דְּלָא מִיחַיַּיב? אֶלָּא, אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְנֶפֶשׁ בְּהֵמָה – דְּהָא אִי נָמֵי הִכְחִישָׁהּ בַּאֲבָנִים חַיָּיב – תְּנֵיהוּ עִנְיָן לְנֶפֶשׁ אָדָם.Rav Yirmeya s'y oppose : mais alors, s'il l'a affaiblie par des pierres, en la chargeant, dirait-on aussi qu'il n'est pas passible ? Mais plutôt : si cela ne s'applique pas à l'âme de la bête – car même s'il l'a affaiblie par des pierres, il est passible –, applique-le à l'âme de l'homme.
- אֶלָּא, הֶקֵּישָׁא לְמָה לִי? לְכִדְתַנְיָא דְּבֵי חִזְקִיָּה.Mais alors, pourquoi ai-je besoin du hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) ? La Guemara répond : pour ce qui a été enseigné dans l'école de 'Hizkiya : de même que pour celui qui frappe une bête, on ne distingue pas entre l'inadvertance et l'intention, de même pour celui qui frappe un homme.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאִית לֵיהּ תַּנָּא דְּבֵי חִזְקִיָּה, אֶלָּא לְמַאן דְּלֵית לֵיהּ תַּנָּא דְּבֵי חִזְקִיָּה, הֶיקֵּישָׁא לְמָה לִי?Cela va bien pour celui qui admet le Tanna de l'école de 'Hizkiya ; mais pour celui qui n'admet pas le Tanna de l'école de 'Hizkiya, pourquoi ai-je besoin du hékech ?
- מָה מַכֵּה בְהֵמָה לִרְפוּאָה – פָּטוּר, אַף מַכֵּה אָדָם לִרְפוּאָה – פָּטוּר.De même que celui qui frappe une bête pour la soigner est exempt, de même celui qui frappe un homme pour le soigner est exempt.
- דְּאִיבַּעְיָא לְהוּ: בֵּן מַהוּ שֶׁיַּקִּיז דָּם לְאָבִיו? רַב מַתְנָא אָמַר: ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״. רַב דִּימִי בַּר חִינָּנָא אָמַר: מַכֵּה אָדָם וּמַכֵּה בְהֵמָה, מָה מַכֵּה בְהֵמָה לִרְפוּאָה – פָּטוּר, אַף מַכֵּה אָדָם לִרְפוּאָה – פָּטוּר.Car ils ont posé la question : un fils peut-il pratiquer une saignée à son père ? Rav Matna a dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19, 18). Rav Dimi bar 'Hinena a dit : du rapprochement entre celui qui frappe un homme et celui qui frappe une bête : de même que celui qui frappe une bête pour la soigner est exempt, de même celui qui frappe un homme pour le soigner est exempt.
- רַב לָא שָׁבֵיק לִבְרֵיהּ לְמִישְׁקַל לֵיהּ סִילְוָא. מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא לָא שָׁבֵיק לִבְרֵיהּ לְמִיפְתַּח לֵיהּ כְּוָותָא, דִּילְמָא חָבֵיל וְהָוְיָא לֵיהּ שִׁגְגַת אִיסּוּר.Rav ne laissait pas son fils lui retirer une épine. Mar, fils de Ravina, ne laissait pas son fils lui percer une ampoule, de peur qu'il ne le blesse, ce qui serait une transgression involontaire d'un interdit.
- אִי הָכִי, אַחֵר נָמֵי? אַחֵר – שִׁיגְגַת לָאו, בְּנוֹ – שִׁגְגַת חֶנֶק.Si c'est ainsi, un autre aussi ! La Guemara répond : un autre commettrait la transgression involontaire d'une simple interdiction ; son fils, celle d'un interdit passible de strangulation.
- וְהָדִתְנַן: מַחַט שֶׁל יָד לִיטּוֹל בָּהּ אֶת הַקּוֹץ, לֵיחוּשׁ דִּילְמָא חָבֵיל וְהָוְיָא לַהּ שִׁגְגַת סְקִילָה?Et ce que nous avons appris dans une Michna (Chabbat 122b) : une aiguille à main peut être déplacée à Chabbat pour retirer une épine : craignons qu'il ne blesse, ce qui serait une transgression involontaire d'un interdit passible de lapidation !
- הָתָם מְקַלְקֵל הוּא.Là, c'est une action destructrice, qui n'engage pas la responsabilité à Chabbat.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: מְקַלְקֵל פָּטוּר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: חַיָּיב, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour celui qui dit : celui qui détruit est exempt ; mais pour celui qui dit : il est passible, que peut-on dire ?
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר: מְקַלְקֵל בְּחַבּוּרָה חַיָּיב? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא.Qui as-tu entendu dire que celui qui détruit en faisant une plaie est passible ? C'est Rabbi Chimon,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.