Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא תֵּימָא לֵיהּ לַאֲבוּךְ הָכִי, דְּתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה אָבִיו עוֹבֵר עַל דִּבְרֵי תוֹרָה, לֹא יֹאמַר לוֹ: ״אַבָּא, עָבַרְתָּ עַל דִּבְרֵי תוֹרָה״, אֶלָּא אוֹמֵר לוֹ: ״אַבָּא, כָּךְ כְּתִיב בַּתּוֹרָה״. סוֹף סוֹף הַיְינוּ הָךְ! אֶלָּא אוֹמֵר לוֹ: ״אַבָּא, מִקְרָא כָּתוּב בַּתּוֹרָה כָּךְ הוּא״.Ne dis pas à ton père ainsi, en lui signifiant ouvertement qu'il se trompe, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui dont le père transgressait des paroles de la Torah ne lui dira pas : « Père, tu as transgressé des paroles de la Torah », mais il lui dira : « Père, ainsi est-il écrit dans la Torah ». La Guemara s'étonne : en fin de compte, c'est la même chose, puisque dans les deux cas il lui fait honte ! Mais il faut comprendre : il lui dira : « Père, il y a un verset écrit dans la Torah, et il est ainsi », sans montrer que ce verset vise l'acte de son père.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב בִּשְׁתֵּי מִיתוֹת בֵּית דִּין – נִידּוֹן בַּחֲמוּרָה. עָבַר עֲבֵירָה שֶׁנִּתְחַיֵּיב שְׁתֵּי מִיתוֹת – נִידּוֹן בַּחֲמוּרָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: נִידּוֹן בַּזִּיקָּה הָרִאשׁוֹנָה שֶׁבָּאָה עָלָיו.Michna : Celui qui s'est rendu passible de deux types de peines de mort infligées par le tribunal, pour deux transgressions distinctes, est jugé selon la peine la plus sévère. S'il a commis une transgression par laquelle il s'est rendu passible de deux peines de mort, comme celui qui a une relation avec sa belle-mère qui est aussi une femme mariée, il est jugé selon la peine la plus sévère. Rabbi Yossé dit : il est jugé selon le premier lien d'interdit qui est venu sur lui.
- גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא! אֶלָּא, אִיתְּגוֹרֵי אִיתְּגוּר?Guemara : À propos de celui qui est passible de deux peines de mort et qui est jugé selon la plus sévère, la Guemara demande : c'est évident ! Sinon, aurait-il tiré profit du fait d'avoir ajouté une seconde transgression, pour recevoir une peine plus légère ?
- אָמַר רָבָא: הָכִי בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁעָבַר עֲבֵירָה קַלָּה, וְנִגְמַר דִּינוֹ עַל עֲבֵירָה קַלָּה, וְחָזַר וְעָבַר עֲבֵירָה חֲמוּרָה. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כֵּיוָן דְּנִגְמַר דִּינוֹ לַעֲבֵירָה קַלָּה, הַאי גַּבְרָא קְטִילָא הוּא. קָא מַשְׁמַע לַן.Rava a dit : de quoi nous occupons-nous ici ? Du cas où il a commis une transgression légère, punie d'une peine de mort moins sévère, que son jugement a été prononcé pour la transgression légère, et qu'il a ensuite commis une transgression grave. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque son jugement a été prononcé pour la transgression légère, cet homme est déjà considéré comme un mort, et ce qu'il fait ensuite est sans portée. Elle nous enseigne donc qu'il est jugé selon la peine la plus sévère.
- בְּעָא מִנֵּיהּ אֲבוּהּ דְּרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא מֵרַבָּה בַּר נָתָן: מְנַָא הָא מִילְּתָא דַאֲמוּר רַבָּנַן, מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב שְׁתֵּי מִיתוֹת בֵּית דִּין נִידּוֹן בַּחֲמוּרָה? דִּכְתִיב: ״וְהוֹלִיד בֵּן פָּרִיץ שֹׁפֵךְ דָּם [וְגוֹ׳] אֶל הֶהָרִים אָכַל וְאֶת אֵשֶׁת רֵעֵהוּ טִמֵּא וְאֶל הַגִּלּוּלִים נָשָׂא עֵינָיו״.Le père de Rav Yossef bar 'Hama a demandé à Rabba bar Natan : d'où vient cette chose qu'ont dite nos Maîtres : celui qui s'est rendu passible de deux peines de mort du tribunal est jugé selon la plus sévère ? Rabba bar Natan répondit : c'est comme il est écrit : « Et il engendre un fils violent, qui verse le sang [etc.] … il a mangé sur les montagnes, il a souillé la femme de son prochain, … et il a levé les yeux vers les idoles » (Ézéchiel 18, 10-12).
- ״וְהוֹלִיד בֵּן פָּרִיץ שֹׁפֵךְ דָּם״ – בְּסַיִיף, ״אֶת אֵשֶׁת רֵעֵהוּ טִמֵּא״ – זוֹ אֵשֶׁת אִישׁ בְּחֶנֶק, ״וְאֶל הַגִּלּוּלִים נָשָׂא עֵינָיו״ – זוֹ עֲבוֹדָה זָרָה בִּסְקִילָה. וּכְתִיב: ״מוֹת יוּמָת דָּמָיו בּוֹ יִהְיֶה״ – בִּסְקִילָה.On interprète : « Et il engendre un fils violent, qui verse le sang » : il est passible de mort par l'épée. « Il a souillé la femme de son prochain » : c'est la femme mariée, passible de mort par strangulation. « Et il a levé les yeux vers les idoles » : c'est l'idolâtrie, passible de mort par lapidation. Et il est écrit ensuite : « Il sera mis à mort, son sang sera sur lui » (Ézéchiel 18, 13) : c'est-à-dire par lapidation, la plus sévère de ces peines.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֵימָא כּוּלְּהוּ בִּסְקִילָה. ״וְהוֹלִיד בֵּן פָּרִיץ שֹׁפֵךְ דָּם״ – זֶה בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה דְּבִסְקִילָה, ״אֵשֶׁת רֵעֵהוּ טִמֵּא״ – זוֹ נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה דְּבִסְקִילָה, ״וְאֶל הַגִּלּוּלִים נָשָׂא עֵינָיו״ – זוֹ עֲבוֹדָה זָרָה דְּבִסְקִילָה.Rav Na'hman bar Yits'hak a objecté à cela : dis plutôt que toutes ces fautes sont punies par lapidation : « Et il engendre un fils violent, qui verse le sang » : c'est le fils rebelle et dévoyé, qui est mis à mort par lapidation ; « il a souillé la femme de son prochain » : c'est la jeune fille fiancée, dont la faute est punie par lapidation ; « et il a levé les yeux vers les idoles » : c'est l'idolâtrie, qui est punie par lapidation.
- אִם כֵּן, מַאי קָא מַשְׁמַע לַן יְחֶזְקֵאל? דִּלְמָא תּוֹרָה קָא מַהְדַּר. אִם כֵּן, אִיבְּעִי לֵיהּ לְאַהְדּוֹרַהּ כִּי הֵיכִי דְּאַהְדְּרַהּ מֹשֶׁה רַבֵּינוּ.La Guemara répond : s'il en est ainsi, que nous enseigne Ye'hezkel de nouveau ? On rétorque : peut-être ne fait-il que répéter la Torah pour exhorter le peuple ! On répond : s'il en était ainsi, il aurait dû la répéter de la même manière que l'a répétée Moché, notre maître, dans les mêmes termes.
- דָּרֵשׁ רַב אַחָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי דִּכְתִיב ״אֶל הֶהָרִים לֹא אָכָל״? שֶׁלֹּא אָכַל בִּזְכוּת אֲבוֹתָיו. ״וְעֵינָיו לֹא נָשָׂא אֶל גִּלּוּלֵי בֵּית יִשְׂרָאֵל״? שֶׁלֹּא הָלַךְ בְּקוֹמָה זְקוּפָה.Rav A'ha beRabbi 'Hanina a enseigné : que signifie ce qui est écrit : « Sur les montagnes, il n'a pas mangé » (Ézéchiel 18, 6) ? Qu'il n'a pas mangé par le mérite de ses pères, mais par son propre mérite. « Et il n'a pas levé les yeux vers les idoles de la maison d'Israël » : qu'il n'a pas marché la tête haute, de façon hautaine.
- ״וְאֶת אֵשֶׁת רֵעֵהוּ לֹא טִמֵּא״ – שֶׁלֹּא יָרַד לְאוּמָּנוּת חֲבֵירוֹ, ״וְאֶל אִשָּׁה נִדָּה לֹא יִקְרָב״ – שֶׁלֹּא נֶהֱנָה מִקּוּפָּה שֶׁל צְדָקָה. וּכְתִיב: ״צַדִּיק הוּא חָיֹה יִחְיֶה״. כְּשֶׁהָיָה רַבָּן גַּמְלִיאֵל מַגִּיעַ לְמִקְרָא הַזֶּה, הָיָה בּוֹכֶה. אֲמַר: מַאן דְּעָבֵיד לְכוּלְּהוּ הוּא דְּחָיֵי, בַּחֲדָא מִינַּיְיהוּ – לָא?« Et il n'a pas souillé la femme de son prochain » : qu'il n'a pas empiété sur le métier de son prochain, compromettant son gagne-pain. « Et il ne s'est pas approché d'une femme nidda » (femme en état d'impureté menstruelle) : qu'il n'a pas profité de la caisse de tsédaka (charité). Et il est écrit à propos de celui-là : « C'est un juste, il vivra » (Ézéchiel 18, 9). Lorsque Rabban Gamliel arrivait à ce verset, il pleurait. Il disait : celui qui les accomplit tous, c'est lui qui vivra ; pour l'un d'eux seulement, non ?
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא, אֶלָּא מֵעַתָּה: ״אַל תִּטַּמְּאוּ בְּכׇל אֵלֶּה״, הָכִי נָמֵי בְּכוּלְּהוּ – אִין, בַּחֲדָא מִינַּיְיהוּ – לָא? אֶלָּא: בְּאַחַת מִכׇּל אֵלֶּה, הָכִי נָמֵי: בְּאַחַת מִכׇּל אֵלֶּה.Rabbi Akiva lui a dit : s'il en est ainsi, « Ne vous souillez pas par toutes ces choses » (Lévitique 18, 24) : là aussi, pour toutes, oui, on serait puni, et pour l'une d'elles, non ? Mais cela signifie par l'une de toutes ces choses ; ici aussi, le verset signifie par l'une de toutes ces choses, celui qui en accomplit une seule mérite de vivre.
- עָבַר עֲבֵירָה. תַּנְיָא: כֵּיצַד אָמַר רַבִּי יוֹסֵי? נִידּוֹן בְּזִיקָּה רִאשׁוֹנָה הַבָּאָה עָלָיו. חֲמוֹתוֹ וְנַעֲשֵׂית אֵשֶׁת אִישׁ – נִידּוֹן בַּחֲמוֹתוֹ. אֵשֶׁת אִישׁ וְנַעֲשֵׂית חֲמוֹתוֹ – נִידּוֹן בְּאֵשֶׁת אִישׁ.Michna : « S'il a commis une transgression », etc. Il a été enseigné dans une baraïta : comment Rabbi Yossé a-t-il dit qu'il est jugé selon le premier lien d'interdit qui est venu sur lui ? Si elle était d'abord sa belle-mère et qu'elle est devenue une femme mariée, il est jugé pour sa belle-mère, par le feu ; si elle était d'abord une femme mariée et qu'elle est devenue sa belle-mère, il est jugé pour la femme mariée, par strangulation.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה לְרָבָא: חֲמוֹתוֹ וְנַעֲשֵׂית אֵשֶׁת אִישׁ, נִידּוֹן בַּחֲמוֹתוֹ?Rav Adda bar Ahava a dit à Rava : si elle était sa belle-mère et qu'elle est devenue une femme mariée, il est jugé seulement pour sa belle-mère ?
- לִידּוֹן נָמֵי אַאִיסּוּר אֵשֶׁת אִישׁ! דְּהָא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בְּאִיסּוּר מוֹסִיף.Qu'il soit jugé aussi pour l'interdit de la femme mariée, car Rabbi Abahou a dit : Rabbi Yossé reconnaît qu'un interdit s'ajoute à un autre dans le cas d'un interdit qui s'étend : cet interdit, qui concerne désormais tout le monde, atteint aussi celui à qui elle était déjà interdite.
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