Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית עַל לִבּוֹ, וְהָלְכָה לָהּ עַל מׇתְנָיו, וְלֹא הָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית עַל מׇתְנָיו, וָמֵת – פָּטוּר.(S'il a visé le cœur de sa victime,) et qu'il y avait dans ce coup la force suffisante pour tuer s'il avait atteint la poitrine, sur son cœur, mais qu'il s'en est allé sur ses reins, et qu'il n'y avait pas en lui la force suffisante pour tuer sur ses reins, et que la victime est morte quand même, l'agresseur est exempt : bien qu'il ait voulu tuer, son coup n'était pas assez fort pour cela, et la mort ne semble pas en résulter.
- נִתְכַּוֵּון לְהַכּוֹת אֶת הַגָּדוֹל, וְלֹא הָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית הַגָּדוֹל, וְהָלְכָה לָהּ עַל הַקָּטָן, וְהָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית אֶת הַקָּטָן, וָמֵת – פָּטוּר. נִתְכַּוֵּן לְהַכּוֹת אֶת הַקָּטָן, וְהָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית אֶת הַקָּטָן, וְהָלְכָה לָהּ עַל הַגָּדוֹל, וְלֹא הָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית אֶת הַגָּדוֹל, וָמֵת – פָּטוּר.S'il a eu l'intention de frapper l'adulte, et qu'il n'y avait pas dans le coup la force suffisante pour tuer l'adulte, mais qu'il s'en est allé sur le petit, et qu'il y avait en lui la force suffisante pour tuer le petit, et que celui-ci est mort, l'agresseur est exempt. S'il a eu l'intention de frapper le petit, et qu'il y avait dans le coup la force suffisante pour tuer le petit, mais qu'il s'en est allé sur l'adulte, et qu'il n'y avait pas en lui la force suffisante pour tuer l'adulte, et que celui-ci est mort quand même, l'agresseur est exempt.
- אֲבָל נִתְכַּוֵּון לְהַכּוֹת עַל מׇתְנָיו, וְהָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית עַל מׇתְנָיו, וְהָלְכָה לָהּ עַל לִבּוֹ, וָמֵת – חַיָּיב. נִתְכַּוֵּון לְהַכּוֹת אֶת הַגָּדוֹל, וְהָיָה בָּהּ כְּדֵי לְהָמִית אֶת הַגָּדוֹל, וְהָלְכָה לָהּ עַל הַקָּטָן, וָמֵת – חַיָּיב. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ נִתְכַּוֵּון לַהֲרוֹג אֶת זֶה וְהָרַג אֶת זֶה – פָּטוּר.Mais s'il a eu l'intention de frapper sur ses reins, et qu'il y avait dans le coup la force suffisante pour tuer sur ses reins, et qu'il s'en est allé sur son cœur, et que la victime est morte, l'agresseur est passible ('hayav) de mort, car de toute façon il voulait tuer cet homme et son coup était assez fort pour le tuer, où qu'il l'atteigne. S'il a eu l'intention de frapper l'adulte, et qu'il y avait dans le coup la force suffisante pour tuer l'adulte, et qu'il s'en est allé sur le petit, et que celui-ci est mort, il est passible. Rabbi Chimon dit : même s'il a eu l'intention de tuer celui-ci et qu'il a tué celui-là, bien qu'il eût été passible pour le meurtre de l'un comme de l'autre, il est exempt, car on n'exécute que si l'acte correspond entièrement à l'intention.
- גְּמָ׳ רַבִּי שִׁמְעוֹן אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא, ״רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!GUEMARA : La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Rabbi Chimon, sur quelle clause de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) porte son désaccord ? Si l'on dit que c'est sur la dernière clause, celle de l'homme qui voulait tuer un adulte et a tué un petit, il aurait fallu dire simplement : « Rabbi Chimon exempte », et non la longue formule : « même s'il a eu l'intention de tuer celui-ci et qu'il a tué celui-là, il est exempt » !
- אֶלָּא אַרֵישָׁא: נִתְכַּוֵּון לַהֲרוֹג אֶת הַבְּהֵמָה וְהָרַג אֶת הָאָדָם, לַנׇּכְרִי וְהָרַג אֶת יִשְׂרָאֵל, לַנְּפָלִים וְהָרַג אֶת בֶּן קַיָּימָא – פָּטוּר. הָא נִתְכַּוֵּון לַהֲרוֹג אֶת זֶה וְהָרַג אֶת זֶה – חַיָּיב. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ נִתְכַּוֵּין לַהֲרוֹג אֶת זֶה וְהָרַג אֶת זֶה – פָּטוּר.Plutôt, son désaccord porte sur la première clause : « S'il a eu l'intention de tuer l'animal et a tué l'homme, le non-Juif et a tué le Juif, les enfants non viables et a tué un être viable, il est exempt. » On en déduit : mais s'il a eu l'intention de tuer celui-ci et qu'il a tué celui-là, il est passible. Rabbi Chimon dit : même s'il a eu l'intention de tuer celui-ci et qu'il a tué celui-là, il est exempt.
- פְּשִׁיטָא! קָאֵי רְאוּבֵן וְשִׁמְעוֹן, וְאָמַר: ״אֲנָא לִרְאוּבֵן קָא מִיכַּוַּונָא, לְשִׁמְעוֹן לָא קָא מִיכַּוַּונָא״ – הַיְינוּ פְּלוּגְתַּיְיהוּ. אָמַר: ״לְחַד מִינַּיְיהוּ״ – מַאי? אִי נָמֵי, כְּסָבוּר רְאוּבֵן וְנִמְצָא שִׁמְעוֹן – מַאי? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, עַד שֶׁיֹּאמַר ״לִפְלוֹנִי אֲנִי מִתְכַּוֵּון״.C'est évident ! Si Réouven et Chimon se tenaient là, et qu'il a dit : « C'est Réouven que je vise, Chimon je ne le vise pas », c'est là leur divergence, entre les Sages et Rabbi Chimon. Mais s'il a dit : « Je vise l'un d'eux », sans préciser lequel, qu'en est-il ? Ou encore, s'il visait quelqu'un qu'il pensait être Réouven, et qu'il s'est trouvé être Chimon, qu'en est-il ? Viens et entends une réponse, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon dit : il n'est passible que s'il dit : « C'est untel que je vise », et qu'il le tue.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אָמַר קְרָא: ״וְאָרַב לוֹ וְקָם עָלָיו״, עַד שֶׁיִּתְכַּוֵּון לוֹ. וְרַבָּנַן, אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: פְּרָט לְזוֹרֵק אֶבֶן לְגוֹ.Quelle est la raison de Rabbi Chimon ? Le verset dit : « et qu'il le guette, et se lève contre lui » (Deutéronome 19, 11) : on n'est passible que s'il l'a visé, lui, précisément. Et les Sages, que tirent-ils de ces mots ? Ceux de l'école de Rabbi Yannaï disent : c'est pour exclure celui qui jette une pierre dans un groupe de personnes : n'ayant visé personne en particulier, il n'est pas exécuté.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּאִיכָּא תִּשְׁעָה גּוֹיִם וְאֶחָד יִשְׂרָאֵל בֵּינֵיהֶן, תִּיפּוֹק לֵיהּ דְּרוּבָּא גּוֹיִם נִינְהוּ. אִי נָמֵי פַּלְגָא וּפַלְגָא, סְפֵק נְפָשׁוֹת לְהָקֵל.Comment se présente le cas ? Si l'on dit qu'il y a neuf non-Juifs et un Juif parmi eux, nul besoin d'un verset : tire-le du fait que la majorité sont des non-Juifs, et la pierre a dû viser l'un d'eux ! Ou bien, s'ils sont moitié-moitié, on sait qu'un doute en matière capitale se tranche dans le sens de l'indulgence, et il est exempt !
- לָא צְרִיכָא, דְּאִיכָּא תִּשְׁעָה יִשְׂרָאֵל וְגוֹי אֶחָד בֵּינֵיהֶן, דְּהָוֵה לֵיהּ גּוֹי קָבוּעַ, וְכׇל קָבוּעַ כְּמֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה דָּמֵי.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il y a neuf Juifs et un non-Juif parmi eux, car alors le non-Juif est une présence fixe dans le groupe, et tout ce qui est fixe est considéré comme moitié-moitié : on ne suit pas la majorité. C'est ce que les Sages tirent du verset.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי: נִתְכַּוֵּון לַהֲרוֹג אֶת זֶה וְהָרַג אֶת זֶה – חַיָּיב, דִּכְתִיב: ״וְכִי יִנָּצוּ אֲנָשִׁים וְנָגְפוּ אִשָּׁה הָרָה״. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בְּמַצּוּת שֶׁבְּמִיתָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר, דִּכְתִיב: ״אִם אָסוֹן יִהְיֶה וְנָתַתָּה נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״.Cela va bien selon les Sages, qui disent que s'il a eu l'intention de tuer celui-ci et qu'il a tué celui-là, il est passible, comme il est écrit : « Si des hommes se querellent et heurtent une femme enceinte » (Exode 21, 22). Et Rabbi Elazar a dit : c'est d'une querelle meurtrière que le verset parle, où chacun veut la mort de l'autre, comme il est écrit : « Mais s'il y a un malheur, tu donneras vie pour vie » (Exode 21, 23). Cela prouve que celui qui visait un homme et a tué une femme enceinte est passible de mort.
- אֶלָּא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַאי ״וְנָתַתָּה נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מָמוֹן. וְכִדְרַבִּי, דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר, ״וְנָתַתָּה נֶפֶשׁ תַּחַת נָפֶשׁ״ – מָמוֹן. אַתָּה אוֹמֵר מָמוֹן, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא נֶפֶשׁ מַמָּשׁ? נֶאֶמְרָה נְתִינָה לְמַטָּה, וְנֶאֶמְרָהMais selon Rabbi Chimon, qui l'exempte de mort dans ce cas, ce verset « tu donneras vie pour vie », qu'en fait-il ? Il s'agit d'argent, d'une compensation pécuniaire. Et c'est conforme à Rabbi (Yehouda HaNassi), comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi dit : « tu donneras vie pour vie » : il s'agit d'argent. Dis-tu qu'il s'agit d'argent, ou n'est-ce pas plutôt une vie au sens propre ? Le langage du verset tranche : il est dit le terme de « don » ci-dessous (« tu donneras vie pour vie », Exode 21, 23), et il est dit
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