Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשַׁעְתֵּיהּ. הָכָא, בְּלָא שְׁרָגָא נָמֵי מַתְחֵיל הַבְלָא בְּשַׁעְתֵּיהּ.sur le moment, car la pièce est assez grande pour y respirer. Ici, sous la cuve renversée, même sans lampe, l'air vicié commence à agir sur le moment. Les deux cas ne sont donc pas comparables, et c'est bien Rava qui exempte.
- (סִימָן: סוּלָּם, תְּרִיס, סַמָּנִין, בַּכּוֹתֶל).(Moyen mnémotechnique : échelle, bouclier, remèdes, contre le mur.)
- אָמַר רָבָא: דְּחָפוֹ לְבוֹר, וְסוּלָּם בַּבּוֹר, וּבָא אַחֵר וְסִילְּקוֹ, וַאֲפִילּוּ הוּא קָדַם וְסִילְּקוֹ – פָּטוּר, דִּבְעִידָּנָא דְּשַׁדְיֵיהּ יָכוֹל לַעֲלוֹת הוּא.Rava a dit : S'il l'a poussé dans une fosse où se trouvait une échelle, et qu'un autre est venu et l'a retirée, ou même s'il a lui-même pris les devants et l'a retirée, il est exempt de la peine de mort, car au moment où il l'a jeté, celui-ci pouvait remonter. La poussée n'a donc pas causé sa mort, et le retrait de l'échelle n'a fait qu'empêcher sa sortie.
- וְאָמַר רָבָא: זָרַק חֵץ, וּתְרִיס בְּיָדוֹ, וּבָא אַחֵר וּנְטָלוֹ, וַאֲפִילּוּ הוּא קָדַם וּנְטָלוֹ – פָּטוּר, דִּבְעִידָּנָא דְּשַׁדְיֵיהּ בֵּיהּ מִיפְסָק פְּסִיקִי גִּירֵיהּ.Et Rava a dit : S'il a tiré une flèche alors que la victime avait un bouclier à la main, et qu'un autre est venu et le lui a pris, ou même s'il a lui-même pris les devants et le lui a pris, il est exempt, car au moment où il a tiré sur lui, ses flèches étaient arrêtées par le bouclier ; la mort n'a été causée qu'indirectement, par le retrait du bouclier.
- וְאָמַר רָבָא: זָרַק בּוֹ חֵץ, וְסַמָּנִין בְּיָדוֹ, וּבָא אַחֵר וּפִיזְּרָן, וַאֲפִילּוּ הוּא קָדַם וּפִיזְּרָן – פָּטוּר, דִּבְעִידָּנָא דִּשְׁדָא בֵּיהּ יָכוֹל לְהִתְרַפְּאוֹת הֲוָה.Et Rava a dit : S'il a tiré sur lui une flèche alors que la victime avait des remèdes à la main, capables de guérir la blessure, et qu'un autre est venu et les a dispersés, ou même s'il a lui-même pris les devants et les a dispersés, il est exempt, car au moment où il a tiré sur lui, il pouvait guérir.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הִלְכָּךְ, אֲפִילּוּ סַמָּנִין בַּשּׁוּק. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: נִזְדַּמְּנוּ לוֹ סַמָּנִין, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי יָצָא מִבֵּית דִּין זַכַּאי.Rav Achi a dit : C'est pourquoi il est exempt même si les remèdes se trouvent au marché. Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : Si des remèdes se sont présentés à lui par la suite, et qu'il n'en a pas fait usage, qu'en est-il ? Il lui a dit : Il est sorti du tribunal innocent.
- וְאָמַר רָבָא: זָרַק צְרוֹר בַּכּוֹתֶל, וְחָזְרָה לַאֲחוֹרֶיהָ וְהָרְגָה – חַיָּיב. וְתַנָּא תּוּנָא: כְּגוֹן אֵלּוּ הַמְשַׂחֲקִין בְּכַדּוּר שֶׁהָרְגוּ, בְּמֵזִיד – נֶהֱרָגִין, בְּשׁוֹגֵג – גּוֹלִין.Et Rava a dit : S'il a lancé une pierre contre le mur, qu'elle est revenue en arrière et a tué quelqu'un, il est passible. Et le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné de même : Tels ceux qui jouent à la balle et qui ont tué : si c'est intentionnellement, ils sont mis à mort ; si c'est par inadvertance, ils partent en exil.
- בְּשׁוֹגֵג גּוֹלִין, פְּשִׁיטָא! בְּמֵזִיד נֶהֱרָגִין אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא: הַתְרָאַת סָפֵק הִיא, מִי יֵימַר דְּהָדְרָה? קָא מַשְׁמַע לַן.« Par inadvertance, ils partent en exil » : c'est évident ! C'est « intentionnellement, ils sont mis à mort » qui lui était nécessaire. Tu aurais pu dire : la peine de mort exige un avertissement certain, or c'est un avertissement incertain, car qui peut dire qu'elle reviendra ? Il nous apprend que les joueurs sont exercés et qu'elle reviendra sûrement ; il n'y a donc pas d'incertitude.
- תָּנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: כְּגוֹן אֵלּוּ הַמְשַׂחֲקִין בְּכַדּוּר שֶׁהָרְגוּ, תּוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת – פָּטוּר, חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת – חַיָּיב.Rav Ta'hlifa, venu de l'Occident (la terre d'Israël), a enseigné devant Rabbi Abahou : Tels ceux qui jouent à la balle et qui ont tué : à moins de quatre coudées, il est exempt de l'exil ; au-delà de quatre coudées, il est passible.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּקָא נִיחָא לֵיהּ, אֲפִילּוּ פּוּרְתָּא נָמֵי. אִי דְּלָא נִיחָא לֵיהּ, אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי לָא. אֲמַר לֵיהּ: סְתָם מְשַׂחֲקִין בְּכַדּוּר, כַּמָּה דְּעָיְילִי טְפֵי – מֵינָח נִיחָא לֵיהּ.Ravina a dit à Rav Achi : De quel cas s'agit-il ? Si cela lui convient que la balle revienne loin, qu'il soit passible même pour une petite distance aussi. Si cela ne lui convient pas, même pour une grande distance il ne doit pas non plus être passible. Il lui a dit : D'ordinaire, ceux qui jouent à la balle : plus ils s'avancent vers le mur, plus cela leur convient, car la balle revient d'autant plus loin ; on présume donc qu'ils voulaient qu'elle dépasse quatre coudées.
- לְמֵימְרָא דִּכְהַאי גַּוְונָא כֹּחוֹ הוּא? וּרְמִינְהוּ: הַמְקַדֵּשׁ, וְנָפַל קִידּוּשׁ עַל יָדוֹ אוֹ עַל הַצַּד, וְאַחַר כָּךְ נָפַל לְשׁוֹקֶת – פָּסוּל.Cela revient-il à dire que, dans un tel cas, c'est sa force ? Une contradiction a été soulevée : Celui qui sanctifie les eaux lustrales en y mettant la cendre de la vache rousse, si ce qui sert à sanctifier est tombé sur sa main ou sur le côté du récipient, et qu'ensuite cela est tombé dans l'abreuvoir, c'est invalide (Para 6, 1) ; car la cendre doit être mise dans l'eau par la force de son acte.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּשׁוֹתֵת.De quoi s'agit-il ici ? Du cas où la cendre s'écoule lentement, sans que ce mouvement provienne de la force de son acte.
- תָּא שְׁמַע: מַחַט שֶׁהָיָה נְתוּנָה עַל הַחֶרֶס, וְהִזָּה עָלֶיהָ – סָפֵק עַל הַמַּחַט הִזָּה, סָפֵק עַל הַחֶרֶס הִזָּה וּמִיצָּה עָלֶיהָ – הַזָּאָתוֹ פָּסוּל.Viens et entends une preuve : Une aiguille impure était posée sur un tesson, et il a aspergé dessus ; s'il y a doute s'il a aspergé sur l'aiguille, ou s'il a aspergé sur le tesson et que cela a giclé sur elle, son aspersion est invalide (Para 12, 2). Il apparaît donc qu'un acte indirect n'est pas considéré comme sa force.
- אָמַר רַב חִינָּנָא בַּר יְהוּדָה מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: ״מָצָא״ אִיתְּמַר.Rav 'Hinana bar Yehouda a dit au nom de Rav : C'est « il a trouvé » (matsa) qui a été dit dans la Michna, et non « a giclé » (mitsa) : on a trouvé l'aiguille mouillée, sans savoir d'où venait l'eau.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַאי מַאן דְּכַפְתֵיהּ לְחַבְרֵיהּ, וְאַשְׁקֵיל עֲלֵיהּ בִּידְקָא דְמַיָּא – גִּירֵי דִידֵיהּ הוּא, וּמִיחַיַּיב. הָנֵי מִילֵּי בְּכֹחַ רִאשׁוֹן, אֲבָל בְּכֹחַ שֵׁנִי – גְּרָמָא בְּעָלְמָא הוּא.Rav Pappa a dit : Celui qui a ligoté son prochain et a détourné sur lui un flot d'eau : ce sont ses flèches, et il est passible. Cela ne vaut que pour la force première, lorsque la victime était proche et a été directement noyée ; mais pour la force seconde, si elle était plus éloignée et que l'eau y est parvenue d'elle-même, ce n'est qu'une cause indirecte, et il est exempt.
- וְאָמַר רַב פָּפָּא: זָרַק צְרוֹר לְמַעְלָה וְהָלְכָה לִצְדָדִין וְהָרְגָה – חַיָּיב. אֲמַר לֵיהּ מָר בַּר רַב אָשֵׁי לְרַב פָּפָּא: מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּכֹחוֹ הוּא? אִי כֹּחוֹ – תֵּיזִיל לְעֵיל,Et Rav Pappa a dit : S'il a lancé une pierre vers le haut, qu'elle est allée sur le côté et a tué quelqu'un, il est passible. Mar bar Rav Achi a dit à Rav Pappa : Quelle en est la raison ? Parce que c'est sa force ? Si c'est sa force, qu'elle aille vers le haut !
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