Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכִי קָאָמַר: אֵיזֶהוּ עָנִי רָשָׁע עָרוּם? זֶה הַמַּשְׁהֶא בִּתּוֹ בּוֹגֶרֶת. וְאָמַר רַב כָּהֲנָא מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא: הֱוֵי זָהִיר מִן הַיּוֹעֶצְךָ לְפִי דַּרְכּוֹ.Voici ce qu'il veut dire : qui est le pauvre qui, à cause de sa pauvreté, devient un méchant rusé ? C'est celui qui retarde le mariage de sa fille adulte. Et Rav Kahana a dit au nom de Rabbi Akiva : méfie-toi de celui qui te conseille selon sa voie, c'est-à-dire selon son propre intérêt.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הַמַּשִּׂיא אֶת בִּתּוֹ לְזָקֵן, וְהַמַּשִּׂיא אִשָּׁה לִבְנוֹ קָטָן, וְהַמַּחְזִיר אֲבֵידָה לְנׇכְרִי – עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״לְמַעַן סְפוֹת הָרָוָה אֶת הַצְּמֵאָה. לֹא יֹאבֶה ה׳ סְלֹחַ לוֹ״.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : celui qui marie sa fille à un vieillard, celui qui prend une femme pour son fils mineur et celui qui restitue un objet perdu à un non-Juif sont cause de faute. C'est à leur sujet que le verset dit : « afin d'ajouter l'abreuvé à l'assoiffé ; Hachem ne voudra pas lui pardonner » (Deutéronome 29, 18-19).
- מֵיתִיבִי: הָאוֹהֵב אֶת אִשְׁתּוֹ כְּגוּפוֹ, וְהַמְכַבְּדָהּ יוֹתֵר מִגּוּפוֹ, וְהַמַּדְרִיךְ בָּנָיו וּבְנוֹתָיו בְּדֶרֶךְ יְשָׁרָה, וְהַמַּשִּׂיאָן סָמוּךְ לְפִירְקָן – עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְיָדַעְתָּ כִּי שָׁלוֹם אׇהֳלֶךָ וּפָקַדְתָּ נָוְךָ וְלֹא תֶחֱטָא״. סָמוּךְ לְפִירְקָן – שָׁאנֵי.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui aime sa femme comme lui-même, qui l'honore plus que lui-même par des vêtements et des parures, qui guide ses fils et ses filles dans le droit chemin et qui les marie à l'approche de leur maturité, c'est à son sujet que le verset dit : « Tu sauras que ta tente est en paix, tu visiteras ta demeure et tu ne failliras pas » (Job 5, 24). La Guemara répond : à l'approche de leur maturité, c'est différent, car il n'y a pas à craindre la faute pendant le peu de temps qui reste.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הָאוֹהֵב אֶת שְׁכֵינָיו, וְהַמְקָרֵב אֶת קְרוֹבָיו, וְהַנּוֹשֵׂא אֶת בַּת אֲחוֹתוֹ, וְהַמַּלְוֶה סֶלַע לְעָנִי בִּשְׁעַת דּוֹחְקוֹ – עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״אָז תִּקְרָא וַה׳ יַעֲנֶה״.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : celui qui aime ses voisins, qui rapproche ses proches, qui épouse la fille de sa sœur et qui prête un séla (pièce de monnaie) à un pauvre au moment de sa détresse, c'est à son sujet que le verset dit : « Alors tu appelleras et Hachem répondra » (Isaïe 58, 9).
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֹתוֹ וְאֶתְהֶן״ – אוֹתוֹ וְאֶת אַחַת מֵהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אוֹתוֹ וְאֶת שְׁתֵּיהֶן.Nos Maîtres ont enseigné : « lui et elles » (oto veet'hen ; Lévitique 20, 14) signifie : lui et l'une d'entre elles, l'autre étant sa femme ; telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : lui et toutes deux.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר אַבָּיֵי: מַשְׁמָעוּת דּוֹרְשִׁים אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Quelle différence y a-t-il entre eux ? Car il est évident que sa femme n'est pas brûlée. Abayé a dit : la différence entre eux porte sur le sens qu'ils tirent du verset.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: ״אֹתוֹ וְאֶתְהֶן״ – אוֹתוֹ וְאֶת אַחַת מֵהֶן, שֶׁכֵּן בְּלָשׁוֹן יְוָנִי קוֹרִין לְאַחַת ״הִינָא״. וְאֵם חֲמוֹתוֹ – מִדְּרָשָׁא אָתְיָא. רַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: ״אֹתוֹ וְאֶתְהֶן״ – אוֹתוֹ וְאֶת שְׁתֵּיהֶן, וְאֵם חֲמוֹתוֹ הָכָא כְּתִיבָא.Rabbi Ichmaël pense : « lui et elles » signifie lui et l'une d'entre elles, car en langue grecque, on appelle l'unité hina. Et la mère de sa belle-mère provient d'une interprétation. Rabbi Akiva pense : « lui et elles » signifie lui et toutes deux, et la mère de sa belle-mère est écrite ici explicitement.
- רָבָא אָמַר: חֲמוֹתוֹ לְאַחַר מִיתָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: חֲמוֹתוֹ לְאַחַר מִיתָה בִּשְׂרֵפָה, וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: אִיסּוּרָא בְּעָלְמָא.Rava a dit : la différence entre eux porte sur sa belle-mère après la mort de sa femme. Rabbi Ichmaël pense : sa belle-mère après la mort de sa femme est passible du feu ; et Rabbi Akiva pense : c'est un simple interdit, sans peine de mort.
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הַנֶּהֱרָגִין: הָרוֹצֵחַ, וְאַנְשֵׁי עִיר הַנִּדַּחַת.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Et voici ceux qui sont tués par l'épée : le meurtrier et les habitants de la ville dévoyée, entièrement livrée à l'idolâtrie.
- רוֹצֵחַ שֶׁהִכָּה אֵת רֵעֵהוּ בְּאֶבֶן אוֹ בְּבַרְזֶל, וְכָבַשׁ עָלָיו לְתוֹךְ הַמַּיִם אוֹ לְתוֹךְ הָאוּר, וְאֵינוֹ יָכוֹל לַעֲלוֹת מִשָּׁם וָמֵת – חַיָּיב.Le meurtrier qui a frappé son prochain avec une pierre ou du fer, ou qui l'a maintenu dans l'eau ou dans le feu, et celui-ci n'a pas pu en remonter et il est mort, est 'hayav (passible) de mort.
- דְּחָפוֹ לְתוֹךְ הַמַּיִם אוֹ לְתוֹךְ הָאוּר, וְיָכוֹל לַעֲלוֹת מִשָּׁם וָמֵת – פָּטוּר. שִׁיסָּה בּוֹ אֶת הַכֶּלֶב, שִׁיסָּה בּוֹ אֶת הַנָּחָשׁ – פָּטוּר. הִשִּׁיךְ בּוֹ אֶת הַנָּחָשׁ: רַבִּי יְהוּדָה מְחַיֵּיב, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.S'il l'a poussé dans l'eau ou dans le feu, et que celui-ci pouvait en remonter et il est mort, il est pétour (exempt). S'il a lancé le chien contre lui, s'il a lancé le serpent contre lui, il est pétour. S'il lui a fait mordre le serpent : Rabbi Yehouda le rend 'hayav, et les Sages le déclarent pétour.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: מִפְּנֵי מָה לֹא נֶאֶמְרָה ״יָד״ בַּבַּרְזֶל? שֶׁהַבַּרְזֶל מֵמִית בְּכׇל שֶׁהוּא.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : À propos du meurtrier, le verset dit de la pierre et de l'instrument de bois « à la main » (Nombres 35, 17-18), ce qui indique une taille minimale. Chmouel a dit : pourquoi « main » n'a-t-il pas été dit pour le fer (Nombres 35, 16) ? Parce que le fer tue quelle que soit sa taille.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: רַבִּי אוֹמֵר, גָּלוּי וְיָדוּעַ לִפְנֵי מִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם שֶׁהַבַּרְזֶל מֵמִית בְּכׇל שֶׁהוּא, לְפִיכָךְ לֹא נָתְנָה תּוֹרָה בּוֹ שִׁיעוּר. וְהָנֵי מִילֵּי דְּבַרְזֵיהּ מִיבְרָז.Il a été enseigné de même dans une baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit : il est révélé et connu devant Celui qui a parlé et le monde fut que le fer tue quelle que soit sa taille ; c'est pourquoi la Torah ne lui a pas fixé de mesure. Et cela ne vaut que lorsqu'il l'a transpercé avec le fer.
- וְכָבַשׁ עָלָיו לְתוֹךְ הַמַּיִם. רֵישָׁא רְבוּתָא קָא מַשְׁמַע לַן, וְסֵיפָא רְבוּתָא קָא מַשְׁמַע לַן. רֵישָׁא רְבוּתָא קָא מַשְׁמַע לַן: אַף עַל גַּב דְּלָאו אִיהוּ דְּחָפוֹ, כֵּיוָן דְּאֵין יָכוֹל לַעֲלוֹת מִשָּׁם וָמֵת – חַיָּיב. סֵיפָא רְבוּתָא קָא מַשְׁמַע לַן: אַף עַל גַּב דִּדְחָפוֹ, כֵּיוָן דְּיָכוֹל לַעֲלוֹת מִשָּׁם וָמֵת – פָּטוּר.La Michna enseigne : Ou qui l'a maintenu dans l'eau. Le début nous enseigne une nouveauté et la fin nous enseigne une nouveauté. Le début nous enseigne une nouveauté : bien que ce ne soit pas lui qui l'ait poussé, puisqu'il n'a pas pu en remonter et il est mort, il est 'hayav. La fin nous enseigne une nouveauté : bien qu'il l'ait poussé, puisqu'il pouvait en remonter et il est mort, il est pétour.
- כָּבַשׁ – מְנָלַן? אָמַר שְׁמוּאֵל: דְּאָמַר קְרָא ״אוֹ בְאֵיבָה״, לְרַבּוֹת אֶת הַמְצַמְצֵם.Celui qui a maintenu quelqu'un dans l'eau, d'où le savons-nous ? Chmouel a dit : car le verset dit : « ou par inimitié » (Nombres 35, 21), pour inclure celui qui enferme un autre dans un lieu où il ne peut survivre.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּצַמְצְמַהּ לְחֵיוְתָא דְּחַבְרֵיהּ בְּשִׁימְשָׁא, וּמִתָה. רָבִינָא מְחַיֵּיב, רַב אַחָא בַּר רַב פָּטַר.Un homme enferma la bête de son prochain au soleil, et elle mourut. Ravina l'a rendu passible de dédommager le propriétaire, et Rav A'ha bar Rav l'a exempté.
- רָבִינָא מְחַיֵּיב, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה רוֹצֵחַ שֶׁלֹּא עָשָׂה בּוֹ שׁוֹגֵג כְּמֵזִיד וְאוֹנֶס כְּרָצוֹן, חִיֵּיב בּוֹ אֶת הַמְצַמְצֵם.Ravina l'a rendu passible par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si pour le meurtrier, pour lequel la Torah n'a pas rendu l'involontaire comme l'intentionnel, ni la contrainte comme le plein gré, elle a pourtant rendu passible celui qui enferme,
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