Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה לְהִיא – שֶׁכֵּן אִמָּהּ בִּשְׂרֵפָה, תֹּאמַר בְּהוּא – שֶׁאִמּוֹ בִּסְקִילָה?Qu'en est-il pour elle – les parentes de sa femme ? C'est que sa mère est passible du feu, la peine la plus grave. Le diras-tu pour lui, dont la mère est passible de la lapidation, moins grave ?
- וְעוֹד, הוּא כְּהִיא: מָה הִיא – לֹא חִלַּקְתָּה בָּהּ בֵּין בִּתָּהּ לְאֵם אִמָּהּ, אַף הוּא – לֹא תַּחְלוֹק בּוֹ בֵּין בִּתּוֹ לְאֵם אִמּוֹ.Et de plus, lui doit être comme elle : de même que, pour elle, tu n'as pas fait de distinction entre sa fille et la mère de sa mère, toutes deux passibles du feu, de même pour lui, tu ne dois pas faire de distinction entre sa fille et la mère de sa mère. Or cela est impossible, et le parallèle ne tient donc pas.
- וּלְמַאן דְּאָמַר סְקִילָה חֲמוּרָה, מֵהַאי קוּשְׁיָא לָא נְידוּנַהּ.Et selon celui qui dit que la lapidation est plus grave, à cause de cette difficulté, nous ne le déduisons pas.
- אִי: מָה הוּא – כַּלָּתוֹ אֲסוּרָה, אַף הִיא – כַּלָּתָהּ אֲסוּרָה?La Guemara demande : si l'on établit ce parallèle quant à l'interdit, disons : de même que, pour lui, sa bru est interdite, de même pour elle, sa bru est interdite à cet homme ?
- אָמַר אַבָּיֵי, אָמַר קְרָא: ״אֵשֶׁת בִּנְךָ הִיא״. מִשּׁוּם אֵשֶׁת בִּנְךָ אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם אֵשֶׁת בְּנָהּ.Abayé a dit : le verset dit : « c'est la femme de ton fils » (Lévitique 18, 15) : à cause de la femme de ton fils tu le rends passible, mais tu ne le rends pas passible à cause de la femme du fils de son épouse.
- רָבָא אָמַר: בֵּין לְמַאן דְּאָמַר ״דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ״, בֵּין לְמַאן דְּאָמַר ״דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְאַתְרַהּ״ – לָא אָתְיָא.Rava a dit : aussi bien selon celui qui dit « déduis-en et tire toutes les modalités de là », que selon celui qui dit « déduis-en, mais maintiens-le à sa place », cela ne se déduit pas.
- לְמַאן דְּאָמַר: דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ, מָה הוּא – כַּלָּתוֹ אֲסוּרָה, אַף הִיא נָמֵי – כַּלָּתָהּ אֲסוּרָה. וּמִינַּהּ: מָה הוּא בִּסְקִילָה, אַף הִיא נָמֵי בִּסְקִילָה.Selon celui qui dit : déduis-en et tire toutes les modalités de là : de même que, pour lui, sa bru est interdite, de même pour elle aussi, sa bru est interdite. Et de là : de même que, pour lui, c'est par la lapidation, de même pour elle aussi, c'est par la lapidation.
- לְמַאן דְּאָמַר: סְקִילָה חֲמוּרָה, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהוּא – שֶׁכֵּן אִמּוֹ בִּסְקִילָה, תֹּאמַר בְּהִיא – שֶׁאִמָּהּ בִּשְׂרֵפָה?Selon celui qui dit que la lapidation est plus grave, on peut réfuter : qu'en est-il pour lui ? C'est que sa mère est passible de la lapidation, la peine la plus grave. Le diras-tu pour elle, dont la mère est passible du feu, moins grave ?
- וְעוֹד: בִּתָּהּ בִּשְׂרֵפָה וְכַלָּתָהּ בִּסְקִילָה? הוּא בְּעַצְמוֹ יוֹכִיחַ, דְּבִתּוֹ בִּשְׂרֵפָה וְכַלָּתוֹ בִּסְקִילָה.Et de plus : sa fille serait passible du feu et sa bru de la lapidation, plus grave, alors qu'elle est plus éloignée ? La Guemara rejette cet argument : lui-même le prouvera, car sa fille est passible du feu et sa bru de la lapidation.
- אֶלָּא: מָה הוּא – לֹא חִלַּקְתָּ בּוֹ בֵּין אִמּוֹ לְכַלָּתוֹ, אַף הִיא – לֹא תַּחְלוֹק בָּהּ בֵּין אִמָּהּ לְכַלָּתָהּ. וּלְמַאן דְּאָמַר שְׂרֵפָה חֲמוּרָה, מֵהַאי קוּשְׁיָא לָא נְידוּנֵין.Plutôt : de même que, pour lui, tu n'as pas fait de distinction entre sa mère et sa bru, toutes deux passibles de la lapidation, de même pour elle, tu ne dois pas faire de distinction entre sa mère et sa bru. Le parallèle ne tient donc pas. Et selon celui qui dit que le feu est plus grave, à cause de cette difficulté, nous ne les déduisons pas.
- וּלְמַאן דְּאָמַר: דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְאַתְרַהּ, מָה הוּא – כַּלָּתוֹ אֲסוּרָה, אַף הִיא – כַּלָּתָהּ אֲסוּרָה. וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ: הָתָם הוּא דְּבִסְקִילָה, אֲבָל הָכָא – בִּשְׂרֵפָה, כִּדְאַשְׁכְּחַן בְּאִמָּהּ.Et selon celui qui dit : déduis-en, mais maintiens-le à sa place : de même que, pour lui, sa bru est interdite, de même pour elle, sa bru est interdite. Et maintiens-le à sa place : c'est là-bas, pour ses propres parentes, que c'est par la lapidation, mais ici, c'est par le feu, comme nous l'avons trouvé pour sa mère.
- לְמַאן דְּאָמַר סְקִילָה חֲמוּרָה, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְהוּא – שֶׁכֵּן אִמּוֹ בִּסְקִילָה, תֹּאמַר בְּהִיא – שֶׁאִמָּהּ בִּשְׂרֵפָה?Selon celui qui dit que la lapidation est plus grave, on peut réfuter : qu'en est-il pour lui ? C'est que sa mère est passible de la lapidation. Le diras-tu pour elle, dont la mère est passible du feu ?
- וְעוֹד: מָה הוּא – חִלַּקְתָּ בּוֹ בֵּין בִּתּוֹ לְכַלָּתוֹ? אַף הִיא – תַּחְלוֹק בָּהּ בֵּין בִּתָּהּ לְכַלָּתָהּ. וּלְמַאן דְּאָמַר נָמֵי שְׂרֵפָה חֲמוּרָה, מֵהַאי קוּשְׁיָא לָא נְידוּנֵין.Et de plus : de même que, pour lui, tu as fait une distinction entre sa fille et sa bru, l'une passible du feu et l'autre de la lapidation, de même pour elle, fais une distinction entre sa fille et sa bru ! Ce qui contredit le parallèle. Et selon celui qui dit, lui aussi, que le feu est plus grave, à cause de cette difficulté, nous ne les déduisons pas.
- בִּתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ מִנַּיִן? הָאָמַר אַבָּיֵי: קַל וָחוֹמֶר, עַל בַּת בִּתּוֹ עָנוּשׁ – עַל בִּתּוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Sa fille née de la femme qu'il a violée, d'où le savons-nous ? Abayé n'a-t-il pas dit : par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : s'il est puni pour la fille de sa fille, pour sa fille, ne l'est-il pas à plus forte raison ?
- וְכִי עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין? גַּלּוֹיֵי מִילְּתָא בְעָלְמָא הוּא.Mais punit-on à partir d'un raisonnement ? La Guemara répond : c'est un simple dévoilement de la chose, et non une déduction : la fille de sa fille est sa parente à travers sa fille.
- רָבָא אָמַר, אָמַר לִי רַבִּי יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: אָתְיָא ״הֵנָּה״ ״הֵנָּה״, אָתְיָא ״זִמָּה״ ״זִמָּה״.Rava a dit : Rabbi Its'hak bar Avdimi m'a dit : cela provient d'une guezéra chava (analogie textuelle) entre « héna » (elles ; Lévitique 18, 10) et « héna » (Lévitique 18, 17) ; puis cela provient de « zima » (turpitude ; Lévitique 18, 17) et de « zima » (Lévitique 20, 14).
- תָּנֵי אֲבוּהּ דְּרַבִּי אָבִין: לְפִי שֶׁלֹּא לָמַדְנוּ לְבִתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ, הוּצְרַךְ הַכָּתוּב לוֹמַר ״וּבַת אִישׁ כֹּהֵן״.Le père de Rabbi Avin a enseigné : puisque nous n'avons pas appris la punition pour sa fille née de la femme qu'il a violée, le verset a dû dire : « Et la fille d'un homme Cohen » (Lévitique 21, 9), à interpréter : si la fille d'un homme se prostitue avec son père, elle sera brûlée.
- אִי: מָה בַּת כֹּהֵן – הִיא בִּשְׂרֵפָה וְאֵין בּוֹעֲלָהּ בִּשְׂרֵפָה, אַף בִּתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ – הִיא בִּשְׂרֵפָה וְאֵין בּוֹעֲלָהּ בִּשְׂרֵפָה?La Guemara demande : si tel est le cas, disons : de même que pour la fille d'un Cohen, elle est passible du feu mais son complice n'est pas passible du feu, de même pour sa fille née de la femme qu'il a violée, elle serait passible du feu, mais son complice, le père, ne serait pas passible du feu ?
- אָמַר אַבָּיֵי: אָמַר קְרָא ״אֶת אָבִיהָ הִיא מְחַלֶּלֶת״, מִי שֶׁמְּחַלֶּלֶת אֶת אָבִיהָ – יָצְתָה זוֹ שֶׁאָבִיהָ מְחַלְּלָהּ.Abayé a dit : le verset dit : « c'est son père qu'elle profane » (Lévitique 21, 9) : celle qui profane son père est soumise à cette distinction entre elle et son complice ; est exclue celle-ci, que son père profane.
- רָבָא אָמַר: בִּשְׁלָמָא הָתָם, אַפֵּיקְתֵּיהּ מִדִּינָא דְּבַת כֹּהֵן וְאוֹקֵימְתֵּהּ אַדִּינָא דְּבַת יִשְׂרָאֵל. הָכָא, אַדִּינָא דְּמַאן מוֹקְמַתְּ לֵיהּ? אַדִּינָא דִּפְנוּיָיה מוֹקְמַתְּ לֵיהּ?Rava a dit : certes là-bas, pour la fille d'un Cohen, tu l'as (le complice) exclu du régime de la fille d'un Cohen et tu l'as établi au régime de la fille d'un Israélite, passible de strangulation. Ici, au régime de qui l'établiras-tu ? L'établiras-tu au régime de la femme célibataire ? Il serait alors exempt, ce qui est impossible ; il est donc lui aussi passible du feu.
- אַזְהָרָה לְבִתּוֹ מֵאֲנוּסָתוֹ מִנַּיִין? בִּשְׁלָמָא לְאַבָּיֵי וְרָבָא, מֵהֵיכָא דְּנָפְקָא לְהוּ עוֹנֶשׁ, מֵהָתָם נָפְקָא לְהוּ אַזְהָרָה.L'avertissement (l'interdit) concernant sa fille née de la femme qu'il a violée, d'où vient-il ? Certes, selon Abayé et Rava, de là d'où ils tirent la punition, de là ils tirent l'avertissement.
- אֶלָּא לִדְתָנֵי אֲבוּהּ דְּרַבִּי אָבִין, מַאי? אָמַר רַבִּי אִילְעָא: אָמַר קְרָא, ״אַל תְּחַלֵּל אֶת בִּתְּךָ לְהַזְנוֹתָהּ״.Mais selon ce qu'a enseigné le père de Rabbi Avin, qu'en est-il ? Rabbi Ilea a dit : le verset dit : « Ne profane pas ta fille en la faisant se prostituer » (Lévitique 19, 29).
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי יַעֲקֹב אֲחוּהּ דְּרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: הַאי ״אַל תְּחַלֵּל אֶת בִּתְּךָ לְהַזְנוֹתָהּ״ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״אַל תְּחַלֵּל אֶת בִּתְּךָ לְהַזְנוֹתָהּ״ – יָכוֹל בְּכֹהֵן הַמַּשִּׂיא אֶת בִּתּוֹ לְלֵוִי וְיִשְׂרָאֵל הַכָּתוּב מְדַבֵּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהַזְנוֹתָהּ״ – בְּחִילּוּל שֶׁבִּזְנוּת הַכָּתוּב מְדַבֵּר, בְּמוֹסֵר אֶת בִּתּוֹ שֶׁלֹּא לְשֵׁם אִישׁוּת.Rabbi Yaakov, frère de Rav A'ha bar Yaakov, objecte à cela : ce verset « Ne profane pas ta fille en la faisant se prostituer » vient-il pour cela ? Il est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Ne profane pas ta fille en la faisant se prostituer » : je pourrais penser que le verset parle d'un Cohen (prêtre) qui marie sa fille à un Lévi ou à un Israélite, car il la rend ainsi inapte à manger la terouma (prélèvement donné au Cohen). C'est pourquoi le verset dit : « en la faisant se prostituer » : le verset parle d'une profanation qui consiste en une prostitution, de celui qui livre sa fille sans intention de mariage.
- אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״אַל תַּחֵל״! מַאי ״אַל תְּחַלֵּל״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי. וְאַבָּיֵי וְרָבָא, הַאי ״אַל תְּחַלֵּל אֶת בִּתְּךָ לְהַזְנוֹתָהּ״ מַאי עָבְדִי לֵיהּ? אָמַר רַבִּי מָנִי: זֶה הַמַּשִּׂיא אֶת בִּתּוֹ לְזָקֵן.S'il en est ainsi, que le verset dise « al ta'hel » ! Pourquoi « al te'halel » (forme redoublée) ? Déduis-en deux enseignements. Et Abayé et Rava, que font-ils de ce verset « Ne profane pas ta fille en la faisant se prostituer » ? Rabbi Mani a dit : il s'agit de celui qui marie sa fille à un vieillard, car, n'étant pas satisfaite, elle en viendra à l'adultère.
- כִּדְתַנְיָא: ״אַל תְּחַלֵּל אֶת בִּתְּךָ לְהַזְנוֹתָהּ״. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: זֶה הַמַּשִּׂיא אֶת בִּתּוֹ לְזָקֵן. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: זֶה הַמַּשְׁהֶא בִּתּוֹ בּוֹגֶרֶת.Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Ne profane pas ta fille en la faisant se prostituer » : Rabbi Eliézer dit : il s'agit de celui qui marie sa fille à un vieillard. Rabbi Akiva dit : il s'agit de celui qui retarde le mariage de sa fille adulte.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא: אֵין לְךָ עָנִי בְּיִשְׂרָאֵל אֶלָּא רָשָׁע עָרוּם, וְהַמַּשְׁהֶא בִּתּוֹ בּוֹגֶרֶת. אַטּוּ הַמַּשְׁהֶא בִּתּוֹ בּוֹגֶרֶת לָאו רָשָׁע עָרוּם הוּא?Rav Kahana a dit au nom de Rabbi Akiva : il n'y a de pauvre en Israël que le méchant rusé et celui qui retarde le mariage de sa fille adulte. La Guemara demande : est-ce que celui qui retarde le mariage de sa fille adulte n'est pas un méchant rusé ?
- אָמַר אַבָּיֵי:Abayé a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.