Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכִי קָאָמַר, מִנַּיִן לַעֲשׂוֹת שְׁאֵר הַבָּא מִמֶּנּוּ כִּשְׁאֵר הַבָּא מִמֶּנָּה? נֶאֱמַר כָּאן ״זִמָּה״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זִמָּה״ וְכוּ׳. וְהָא בִּשְׁאֵר דִּידֵיהּ לָא כְּתִיבָא בֵּיהּ ״זִמָּה״!Abayé a dit : voici ce qu'il veut dire (la baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : d'où savons-nous qu'il faut rendre la parente qui vient de lui – la fille de sa fille et la fille de son fils – comme la parente qui vient d'elle, la fille de sa femme et la fille de la fille de celle-ci ? Il est dit ici « zima » (turpitude) et il est dit là-bas « zima », etc. La Guemara objecte : mais voici qu'à propos de sa propre parente, « zima » n'est pas écrit (Lévitique 18, 10) !
- אָמַר רָבָא: אֲמַר לִי רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי, אָתְיָא ״הֵנָּה״ ״הֵנָּה״, אָתְיָא ״זִמָּה״ ״זִמָּה״.Rava a dit : Rav Its'hak bar Avoudimi m'a dit : cela provient d'une guezéra chava (analogie textuelle) entre « héna » (elles ; Lévitique 18, 10, à propos de ses parentes) et « héna » (Lévitique 18, 17, à propos des parentes de sa femme) ; puis cela provient de « zima » (Lévitique 18, 17) et de « zima » (Lévitique 20, 14).
- אָמַר מָר: מִנַּיִן לַעֲשׂוֹת לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה. מַאי ״לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה״? אִילֵּימָא בַּת בְּנָהּ וּבַת בִּתָּהּ כְּבִתָּהּ, בַּהֲדֵי הֲדָדֵי קָאָתְיָין!Le Maître a dit : d'où savons-nous qu'il faut rendre le bas comme le haut ? Que signifie « le bas comme le haut » ? Si l'on dit : la fille de son fils et la fille de sa fille sont comme sa fille, elles proviennent ensemble, puisque toutes sont mentionnées dans le même verset (Lévitique 18, 17) !
- אֶלָּא, אֵם חָמִיו וְאֵם חֲמוֹתוֹ כַּחֲמוֹתוֹ. הַאי ״לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה״? ״לְמַעְלָה כִּלְמַטָּה״ הוּא! תְּנִי: ״לְמַעְלָה כִּלְמַטָּה״.Plutôt, cela signifie : la mère de son beau-père et la mère de sa belle-mère sont comme sa belle-mère. Mais est-ce là « le bas comme le haut » ? C'est « le haut comme le bas » ! La Guemara répond : lis : « le haut comme le bas ».
- אִי הָכִי, נֶאֱמַר כָּאן ״זִמָּה״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זִמָּה״, וּמָה הַשְׁתָּא: אִינְהִי לָא כְּתִיבָא, זִמָּה דִּידְהוּ כְּתִיבָא?La Guemara demande : s'il en est ainsi, comment la baraïta peut-elle poursuivre : « il est dit ici ‹ zima › et il est dit là-bas ‹ zima › » ? Maintenant, elles-mêmes ne sont pas écrites dans la Torah, et leur « zima » serait écrit ?
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכִי קָאָמַר, מִנַּיִן לַעֲשׂוֹת שְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת לְמַעְלָה כִּשְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת לְמַטָּה? נֶאֱמַר לְמַטָּה ״זִמָּה״ וְנֶאֱמַר לְמַעְלָה ״זִמָּה״. מָה לְמַטָּה שְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת, אַף לְמַעְלָה שְׁלֹשָׁה דּוֹרוֹת.Abayé a dit : voici ce qu'il veut dire : d'où savons-nous qu'il faut rendre les trois générations du haut – sa femme, sa belle-mère, la mère de sa belle-mère – comme les trois générations du bas, à savoir sa femme, sa fille et la fille de sa fille ? Il est dit pour le bas « zima » (Lévitique 18, 17) et il est dit pour le haut « zima » (Lévitique 20, 14). De même que pour le bas il y a trois générations, de même pour le haut il y a trois générations.
- וּמָה בָּעוֹנֶשׁ עָשָׂה לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה, אַף בָּאַזְהָרָה נָמֵי עָשָׂה לְמַעְלָה כִּלְמַטָּה.Et de même que pour la punition, Il a rendu le bas comme le haut, de même pour l'avertissement (l'interdit), Il a aussi rendu le haut comme le bas.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי, וּמַאי ״לְמַטָּה״? לְמַטָּה בְּאִיסּוּר.Rav Achi a dit : en réalité, il faut lire comme il est enseigné, sans corriger la baraïta. Et que signifie « le bas » ? Le bas quant à l'interdit : « bas » désigne les parentes plus éloignées, dont l'interdit est moins grave, comme la mère de sa belle-mère, et « haut » les plus proches, dont l'interdit est plus grave, comme sa belle-mère.
- אִי: מָה הִיא – אֵם אִמָּהּ אֲסוּרָה, אַף הוּא – אֵם אִמּוֹ אֲסוּרָה?La Guemara demande : si tel est le cas, disons : de même que, pour elle – les parentes de sa femme –, la mère de sa mère est interdite, de même pour lui, la mère de sa mère est interdite, sous peine du feu !
- אָמַר אַבָּיֵי: אָמַר קְרָא ״אִמְּךָ הִיא״, מִשּׁוּם אִמּוֹ אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם אֵם אִמּוֹ.Abayé a dit : le verset dit : « c'est ta mère » (Lévitique 18, 7) : à cause de sa mère tu le rends passible, mais tu ne le rends pas passible à cause de la mère de sa mère.
- רָבָא אָמַר: בֵּין לְמַאן דְּאָמַר ״דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ״, וּבֵין לְמַאן דְּאָמַר ״דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְאַתְרַהּ״ – לָא אָתְיָא.Rava a dit : aussi bien selon celui qui dit « déduis-en et tire toutes les modalités de là » (doun mina ouMina), que selon celui qui dit « déduis-en, mais maintiens-le à sa place » (doun mina veOukei beAtra : le principe est tiré de la source, mais les modalités restent celles du cas déduit), cela ne se déduit pas.
- לְמַאן דְּאָמַר: דּוּן מִינַּהּ וּמִינַּהּ, מָה הִיא אֵם אִמָּהּ אֲסוּרָה – אַף הוּא נָמֵי אֵם אִמּוֹ אֲסוּרָה. וּמִינַּהּ: מָה הִיא בִּשְׂרֵיפָה – אַף הוּא נָמֵי בִּשְׂרֵיפָה.Selon celui qui dit : déduis-en et tire toutes les modalités de là : de même que, pour elle, la mère de sa mère est interdite, de même pour lui aussi, la mère de sa mère est interdite. Et de là : de même que, pour elle, c'est par le feu, de même pour lui aussi, c'est par le feu.
- לְמַאן דְּאָמַר: שְׂרֵיפָה חֲמוּרָה, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ. מָה לְהִיא – שֶׁכֵּן אִמָּהּ בִּשְׂרֵיפָה, תֹּאמַר בְּהוּא – שֶׁאִמּוֹ בִּסְקִילָה?Selon celui qui dit que le feu est plus grave que la lapidation, on peut réfuter : qu'en est-il pour elle ? C'est que sa mère est passible du feu, la peine la plus grave. Le diras-tu pour lui, dont la mère est passible de la lapidation, moins grave ?
- וְעוֹד: אִמּוֹ בִּסְקִילָה, אֵם אִמּוֹ בִּשְׂרֵיפָה?Et de plus : sa mère serait passible de la lapidation, et la mère de sa mère du feu, plus grave, alors qu'elle est plus éloignée ?
- וְעוֹד: מָה הִיא – לֹא חִלַּקְתָּ בָּהּ בֵּין אִמָּהּ לְאֵם אִמָּהּ, אַף הוּא – נָמֵי לָא תַּחְלוֹק בּוֹ בֵּין אִמּוֹ לְאֵם אִמּוֹ?Et de plus : de même que, pour elle, tu n'as pas fait de distinction entre sa mère et la mère de sa mère, toutes deux passibles du feu, de même pour lui aussi, tu ne dois pas faire de distinction entre sa mère et la mère de sa mère ! Comme sa mère est passible de la lapidation et non du feu, la mère de sa mère le serait aussi.
- וּלְמַאן דְּאָמַר סְקִילָה חֲמוּרָה, מֵהַאי קוּשְׁיָא לָא נְידוּנַהּ.Et selon celui qui dit que la lapidation est plus grave, les deux premières réfutations ne s'appliquent pas, mais à cause de cette difficulté, la troisième, nous ne le déduisons pas.
- וּלְמַאן דְּאָמַר, דּוּן מִינַּהּ וְאוֹקֵי בְאַתְרַהּ: מָה הִיא – אֵם אִמָּהּ אֲסוּרָה, אַף הוּא נָמֵי – אֵם אִמּוֹ אֲסוּרָה. וְאוֹקֵי בְּאַתְרַהּ: הָתָם הוּא דְּבִשְׂרֵיפָה, אֲבָל הָכָא בִּסְקִילָה, כִּדְאַשְׁכְּחַן בְּאִמּוֹ.Et selon celui qui dit : déduis-en, mais maintiens-le à sa place : de même que, pour elle, la mère de sa mère est interdite, de même pour lui aussi, la mère de sa mère est interdite. Et maintiens-le à sa place : c'est là-bas – pour les parentes de sa femme – que c'est par le feu, mais ici, pour ses propres parentes, c'est par la lapidation, comme nous l'avons trouvé pour sa mère.
- לְמַאן דְּאָמַר שְׂרֵיפָה חֲמוּרָה, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ:La Guemara explique pourquoi cette déduction n'est pas valable : selon celui qui dit que le feu est plus grave, on peut réfuter :
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