Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם אִיתָא, לָא לֵימָא לֵיהּ? הָא בְּצִנְעָה, הָא בְּפַרְהֶסְיָא.Et s'il en est ainsi – si un descendant de Noa'h est tenu de sanctifier le Nom de D.ieu –, il n'aurait pas dû lui dire « Va en paix » (Élicha à Naaman) ! La Guemara répond : ceci – la conduite de Naaman, qu'Élicha a laissé passer – s'est déroulé en privé, puisqu'il ne se prosternait pas devant dix Juifs, alors que cela – la question posée sur le descendant de Noa'h – concerne l'acte accompli en public, devant dix Juifs. La question reste donc sans solution.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁנָּתַן עֵינָיו בְּאִשָּׁה אַחַת, וְהֶעֱלָה לִבּוֹ טִינָא. וּבָאוּ וְשָׁאֲלוּ לָרוֹפְאִים, וְאָמְרוּ: אֵין לוֹ תַּקָּנָה עַד שֶׁתִּבָּעֵל. אָמְרוּ חֲכָמִים: יָמוּת וְאַל תִּבָּעֵל לוֹ. תַּעֲמוֹד לְפָנָיו עֲרוּמָּה: יָמוּת וְאַל תַּעֲמוֹד לְפָנָיו עֲרוּמָּה. תְּסַפֵּר עִמּוֹ מֵאֲחוֹרֵי הַגָּדֵר: יָמוּת וְלֹא תְּסַפֵּר עִמּוֹ מֵאֲחוֹרֵי הַגָּדֵר.À propos de l'obligation de se laisser tuer plutôt que de commettre une relation interdite, Rav Yehouda a dit au nom de Rav : il arriva qu'un homme posa ses yeux sur une femme, et son cœur fut pris d'une passion telle qu'il en tomba mortellement malade. On vint consulter les médecins à son sujet, et ils dirent : il n'a pas de remède tant qu'elle n'aura pas eu de relations avec lui. Les Sages dirent : qu'il meure, et qu'elle n'ait pas de relations avec lui. Les médecins proposèrent : qu'elle se tienne au moins nue devant lui. Les Sages répondirent : qu'il meure, et qu'elle ne se tienne pas nue devant lui. Les médecins proposèrent encore : qu'elle converse avec lui derrière une clôture, afin qu'il en retire un peu de plaisir. Les Sages répondirent : qu'il meure, et qu'elle ne converse pas avec lui derrière une clôture.
- פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידֵּי וְרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי: חַד אָמַר: אֵשֶׁת אִישׁ הָיְתָה, וְחַד אָמַר: פְּנוּיָה הָיְתָה. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אֵשֶׁת אִישׁ הָיְתָה – שַׁפִּיר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר פְּנוּיָה הָיְתָה – מַאי כּוּלֵּי הַאי?Rabbi Yaakov bar Idi et Rabbi Chmouel bar Na'hmani divergent à ce sujet. L'un dit : c'était une femme mariée, et l'autre dit : elle était célibataire. Certes, selon celui qui dit qu'elle était une femme mariée, c'est compréhensible, car il s'agit d'une union gravement interdite. Mais selon celui qui dit qu'elle était célibataire, pourquoi tout cela ? Pourquoi les Sages ont-ils préféré le laisser mourir ?
- רַב פָּפָּא אָמַר: מִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה. רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא אָמַר: כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהוּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל פְּרוּצוֹת בַּעֲרָיוֹת.Rav Pappa a dit : à cause de l'atteinte que subirait la famille, à laquelle on ne peut infliger un tel déshonneur. Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : afin que les filles d'Israël ne soient pas dévergondées en matière de relations interdites.
- וְלִינְסְבַהּ מִינְסָב? לָא מְיַיתְּבָה דַּעְתֵּיהּ, כִּדְרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, נִיטְּלָה טַעַם בִּיאָה וְנִיתְּנָה לְעוֹבְרֵי עֲבֵירָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״מַיִם גְּנוּבִים יִמְתָּקוּ וְלֶחֶם סְתָרִים יִנְעָם״.La Guemara demande : mais qu'il l'épouse donc, si elle était célibataire ! Elle répond : son esprit n'en aurait pas été apaisé, conformément à l'enseignement de Rabbi Its'hak. Car Rabbi Its'hak a dit : depuis le jour où le Temple a été détruit, le goût de l'union a été retiré à ceux qui s'unissent de façon permise et a été donné aux transgresseurs, comme il est dit : « Les eaux dérobées sont douces, et le pain pris en cachette est agréable » (Proverbes 9, 17). Seule une relation illicite aurait donc pu le guérir.
- הֲדַרַן עֲלָךְ בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה.Nous reviendrons à toi, chapitre « Ben sorer oumoré ».
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן הַנִּשְׂרָפִין: הַבָּא עַל אִשָּׁה וּבִתָּהּ, וּבַת כֹּהֵן שֶׁזִּנְּתָה.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Et voici ceux qui sont brûlés en exécution d'une condamnation à mort du tribunal : celui qui a des relations avec une femme et sa fille, et la fille d'un Cohen (prêtre) qui a commis l'adultère.
- יֵשׁ בִּכְלַל אִשָּׁה וּבִתָּהּ: בִּתּוֹ, וּבַת בִּתּוֹ, וּבַת בְּנוֹ, וּבַת אִשְׁתּוֹ, וּבַת בִּתָּהּ, וּבַת בְּנָהּ, חֲמוֹתוֹ, וְאֵם חֲמוֹתוֹ, וְאֵם חָמִיו.Sont inclus dans l'interdit de « une femme et sa fille » : sa fille, la fille de sa fille, la fille de son fils, la fille de sa femme, la fille de la fille de celle-ci, la fille du fils de celle-ci, sa belle-mère, la mère de sa belle-mère et la mère de son beau-père.
- גְּמָ׳ הַבָּא עַל אִשָּׁה שֶׁנָּשָׂא בִּתָּהּ – לָא קָתָנֵי, אֶלָּא הַבָּא עַל אִשָּׁה וּבִתָּהּ. מִכְּלָל דְּתַרְוַיְיהוּ לְאִיסּוּרָא, וּמַאן נִינְהוּ? חֲמוֹתוֹ וְאֵם חֲמוֹתוֹ.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Le Tanna n'enseigne pas : « celui qui a des relations avec une femme dont il a épousé la fille », mais : « celui qui a des relations avec une femme et sa fille ». On en déduit que toutes deux sont mentionnées comme interdites à cet homme. Et qui sont-elles ? Sa belle-mère et la mère de sa belle-mère.
- וְקָתָנֵי: ״יֵשׁ בִּכְלַל אִשָּׁה וּבִתָּהּ״, מִכְּלָל דְּתַרְוַיְיהוּ כְּתִיבִי בְּהֶדְיָא, וְהָנָךְ מִדְּרָשָׁא אָתְיָא.Et le Tanna enseigne : « Sont inclus dans l'interdit de ‹ une femme et sa fille › ». On en déduit que toutes deux sont écrites explicitement dans la Torah, et que celles-là, les autres femmes énumérées, sont déduites d'une interprétation.
- הָנִיחָא לְאַבָּיֵי, דְּאָמַר: מַשְׁמָעוּת דּוֹרְשִׁין אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי עֲקִיבָא הִיא.Cela convient à Abayé, qui dit – au sujet de la divergence entre Rabbi Ichmaël et Rabbi Akiva citée plus loin (76b) – que la différence entre eux porte sur le sens qu'ils tirent du verset, sans conséquence pratique. De qui est la Michna ? Elle est de Rabbi Akiva, pour qui la mère de la belle-mère est écrite explicitement dans la Torah.
- אֶלָּא לְרָבָא דְּאָמַר: חֲמוֹתוֹ לְאַחַר מִיתָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, מַתְנִיתִין מַנִּי? אָמַר לָךְ רָבָא: תְּנִי ״הַבָּא עַל אִשָּׁה שֶׁנָּשָׂא בִּתָּהּ״.Mais selon Rava, qui dit que la différence entre eux porte sur le cas de sa belle-mère après la mort de sa femme, de qui est la Michna ? Car pour lui, ni l'un ni l'autre ne considère que la mère de la belle-mère est écrite explicitement. La Guemara répond : Rava te dira : lis dans la Michna : « celui qui a des relations avec une femme dont il a épousé la fille ».
- יֵשׁ בִּכְלַל אִשָּׁה וּבִתָּהּ: חֲמוֹתוֹ, וְאֵם חֲמוֹתוֹ, וְאֵם חָמִיו. לְאַבָּיֵי, אַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵא אֵם חָמִיו, תָּנֵי נָמֵי חֲמוֹתוֹ וְאֵם חֲמוֹתוֹ.La Michna enseigne : « Sont inclus dans l'interdit de ‹ une femme et sa fille › : sa belle-mère, la mère de sa belle-mère et la mère de son beau-père. » Or pour Abayé, la belle-mère est écrite explicitement ! Selon Abayé, puisqu'il veut enseigner la mère de son beau-père, qui provient d'une interprétation, il enseigne aussi sa belle-mère et la mère de sa belle-mère.
- לְרָבָא, אַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵא אֵם חָמִיו וְאֵם חֲמוֹתוֹ, תָּנֵי נָמֵי חֲמוֹתוֹ.Selon Rava, puisqu'il veut enseigner la mère de son beau-père et la mère de sa belle-mère, qui proviennent d'une interprétation, il enseigne aussi sa belle-mère, bien qu'elle soit écrite explicitement.
- מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ אֲשֶׁר יִקַּח אֶת אִשָּׁה וְאֶת אִמָּהּ״ – אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה וְאִמָּהּ. בַּת אִשָּׁה, וּבַת בִּתָּהּ, וּבַת בְּנָהּ מִנַּיִן?D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Un homme qui prend une femme et sa mère » (Lévitique 20, 14) : je n'ai là que le cas d'une femme et de sa mère. Pour la fille de sa femme, la fille de sa fille et la fille de son fils, d'où le savons-nous ?
- נֶאֱמַר כָּאן ״זִמָּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זִמָּה״. מָה לְהַלָּן – בִּתָּהּ וּבַת בִּתָּהּ וּבַת בְּנָהּ, אַף כָּאן – בִּתָּהּ וּבַת בִּתָּהּ וּבַת בְּנָהּ.Il est dit ici « zima » (turpitude ; Lévitique 20, 14, à propos de la punition) et il est dit là-bas « zima » (Lévitique 18, 17, à propos de l'interdit). C'est une guezéra chava (analogie textuelle) : de même que là-bas sont concernées sa fille, la fille de sa fille et la fille de son fils, de même ici, la peine du feu s'applique pour sa fille, la fille de sa fille et la fille de son fils.
- מִנַּיִן לַעֲשׂוֹת זְכָרִים כִּנְקֵבוֹת? נֶאֱמַר כָּאן ״זִמָּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זִמָּה״. מָה לְהַלָּן זְכָרִים כִּנְקֵבוֹת, אַף כָּאן זְכָרִים כִּנְקֵבוֹת.D'où savons-nous qu'il faut rendre les hommes comme les femmes ? Il est dit ici « zima » et il est dit là-bas « zima ». De même que là-bas la Torah rend les hommes comme les femmes, de même ici, les hommes comme les femmes.
- מִנַּיִן לַעֲשׂוֹת לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה? נֶאֱמַר כָּאן ״זִמָּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״זִמָּה״. מָה לְהַלָּן לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה, אַף כָּאן לְמַטָּה כִּלְמַעְלָה. וּמָה כָּאן לְמַעְלָה כִּלְמַטָּה, אַף לְהַלָּן לְמַעְלָה כִּלְמַטָּה.D'où savons-nous qu'il faut rendre le bas comme le haut ? Il est dit ici « zima » et il est dit là-bas « zima ». De même que là-bas la Torah rend le bas comme le haut, de même ici, le bas comme le haut. Et de même qu'ici elle rend le haut comme le bas, de même là-bas, le haut comme le bas.
- אָמַר מָר: מִנַּיִן לַעֲשׂוֹת זְכָרִים כִּנְקֵבוֹת. מַאי ״זְכָרִים כִּנְקֵבוֹת״? אִילֵּימָא בַּת בְּנָהּ כְּבַת בִּתָּהּ? בַּהֲדֵי הֲדָדֵי קָאָתְיָאן!Le Maître a dit : d'où savons-nous qu'il faut rendre les hommes comme les femmes ? Que signifie « les hommes comme les femmes » ? Si l'on dit : que la fille de son fils est comme la fille de sa fille, elles proviennent ensemble de la même source, puisque le verset les mentionne toutes deux !
- אֶלָּא, אֵם חָמִיו כְּאֵם חֲמוֹתוֹ. הַשְׁתָּא, אֵם חֲמוֹתוֹ לָא קָמָה לַן, אֵם חָמִיו מִיהְדָּר עֲלַהּ?Plutôt, cela signifie : la mère de son beau-père est comme la mère de sa belle-mère. Mais maintenant, la mère de sa belle-mère, nous ne l'avons pas encore établie, et l'on va chercher à y rattacher la mère de son beau-père ?
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