Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּהַאי לָאו אוֹרְחֵיהּ הוּא, וְהָא קָא פָגֵים לַהּ. אֲבָל שְׁאָר עֲרָיוֹת דְּאוֹרְחַיְיהוּ, וְלָא נְפִישׁ פִּיגְמַיְיהוּ, אֵימָא לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֵטְא״.j'aurais dit que ces deux cas seuls sont concernés, parce que pour celui-ci ce n'est pas sa voie, et à celle-là il porte atteinte ; mais les autres unions interdites, pour lesquelles c'est la voie naturelle, et dont l'atteinte n'est pas grande, je dirais que non. Le Miséricordieux a donc écrit « faute » pour les inclure.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֵטְא״, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ חַיָּיבֵי לָאוִין. כְּתַב רַחֲמָנָא ״מָוֶת״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « faute », j'aurais dit : cela vaut même pour ceux qui sont passibles de simples interdits (lavin). Le Miséricordieux a donc écrit « mort ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״מָוֶת״, הֲוָה אָמֵינָא: חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין – אֵין, חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת – לָא. כְּתַב רַחֲמָנָא ״חֵטְא״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « mort », j'aurais dit : les passibles de mort par le tribunal, oui ; les passibles de karèt (retranchement par le Ciel), non. Le Miséricordieux a donc écrit « faute ».
- וְלִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״חֵטְא מָוֶת״, וְלָא בָּעֵי ״נַעַר״ וְ״נַעֲרָה״? אִין, הָכִי נָמֵי. וְאֶלָּא ״נַעַר״ ״נַעֲרָה״? חַד לְמַעוֹטֵי עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה, וְחַד לְמַעוֹטֵי בְּהֵמָה וְשַׁבָּת.La Guemara objecte : Mais que le Miséricordieux écrive seulement « faute de mort », et on n'aurait pas besoin de « na'ar » et de « na'ara » ! Oui, c'est bien ainsi. Mais alors, pourquoi « na'ar » et « na'ara » ? L'un pour exclure celui qui sert une idole, et l'autre pour exclure l'animal et le Chabbat.
- וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, דְּאָמַר: עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ, לְמָה לִי? חַד לְמַעוֹטֵי בְּהֵמָה, וְחַד לְמַעוֹטֵי שַׁבָּת.Et selon Rabbi Chimon ben Yo'haï, qui dit : celui qui sert une idole, il est permis de le sauver au prix de sa vie, pourquoi ai-je besoin de deux termes ? L'un pour exclure l'animal, et l'autre pour exclure le Chabbat.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: תֵּיתֵי שַׁבָּת מֵ״חִילּוּל״ ״חִילּוּל״ מֵעֲבוֹדָה זָרָה.Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : que le Chabbat se déduise par « profanation », « profanation », de l'idolâtrie ; il a donc fallu l'exclure.
- וּלְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: מְחַלֵּל אֶת הַשַּׁבָּת נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ, דְּאָתְיָא שַׁבָּת מֵ״חִילּוּל״ ״חִילּוּל״ מֵעֲבוֹדָה זָרָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? חַד מִיעוּט לְמַעוֹטֵי בְּהֵמָה, וְאִידַּךְ – אַיְּידֵי דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״נַעַר״, כְּתַב נָמֵי ״נַעֲרָה״.Et selon Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, qui dit : celui qui profane le Chabbat, il est permis de le sauver au prix de sa vie, car le Chabbat se déduit par « profanation », « profanation », de l'idolâtrie, que peut-on dire ? Une exclusion pour exclure l'animal, et l'autre : puisque le Miséricordieux a écrit « na'ar », Il a aussi écrit « na'ara », sans qu'on en tire une règle.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הָאוֹמֶרֶת ״הַנִּיחוּ לוֹ״ שֶׁלֹּא יַהַרְגֶנָּה. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי?La baraïta enseignait : Rabbi Yehouda dit : De même celle qui dit « Laissez-le », de crainte qu'il ne la tue. Sur quoi divergent-ils ?
- אָמַר רָבָא: בְּמַקְפֶּדֶת עַל פִּיגְמָהּ, וּמַנִּיחָתוֹ שֶׁלֹּא יַהַרְגֶנָּה. רַבָּנַן סָבְרִי: אַפִּיגְמָא קָפֵיד רַחֲמָנָא, וַהֲרֵי מַקְפֶּדֶת עַל פִּיגְמָהּ. וְרַבִּי יְהוּדָה: הַאי דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא קַטְלֵיהּ – מִשּׁוּם דְּמָסְרָה נַפְשַׁהּ לִקְטָלָא. הָא לָא מָסְרָה נַפְשַׁהּ לִקְטָלָא.Rava a dit : sur le cas où elle se soucie de son atteinte, mais le laisse faire de crainte qu'il ne la tue. Nos Maîtres pensent : le Miséricordieux se soucie de l'atteinte, or elle se soucie de son atteinte. Et Rabbi Yehouda pense : si le Miséricordieux a dit de le tuer, c'est parce qu'elle livrerait sa vie à la mort plutôt que de se soumettre ; or celle-ci n'a pas livré sa vie à la mort.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל נָמֵי קָא פָגֵים לַהּ! אֲמַר לֵיהּ: אַפִּיגְמָא רַבָּה קָפֵיד רַחֲמָנָא, אַפִּיגְמָא זוּטָא לָא קָפֵיד רַחֲמָנָא.Rav Pappa a dit à Abayé : S'il s'agit de l'atteinte, une veuve avec un Grand Prêtre, il lui porte aussi atteinte, puisqu'il la rend 'halala (disqualifiée pour la prêtrise) ! Il lui a répondu : Le Miséricordieux se soucie d'une atteinte grande, comme celle qu'entraînent le karèt et un enfant mamzer ; d'une atteinte petite, le Miséricordieux ne se soucie pas.
- ״חֵטְא״ – אֵלּוּ חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת. וּרְמִינְהוּ: וְאֵלּוּ נְעָרוֹת שֶׁיֵּשׁ לָהֶן קְנָס – הַבָּא עַל אֲחוֹתוֹ.Il a été enseigné : « Faute » : ce sont les passibles de karèt, et on peut donc tuer pour les en sauver. Et on peut opposer une Michna (Ketoubot 29a) : Et voici les jeunes filles pour lesquelles il y a une amende : celui qui a une union avec sa sœur. Or celui qui encourt la mort est exempt de paiement ; puisqu'il était permis de le tuer, pourquoi paie-t-il l'amende ?
- אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא: מִשְּׁעַת הַעֲרָאָה דְּפַגְמַהּ, אִיפְּטַר לֵהּ מִקְּטָלָא. מָמוֹנָא לָא מְשַׁלֵּם עַד גְּמַר בִּיאָה.Nos Maîtres ont dit cela devant Rav 'Hisda : Dès le moment de la ha'araa (stade initial de l'acte), où il lui a porté atteinte, il est exempté de la mise à mort, car on ne sauve plus après l'atteinte. Quant à l'argent, il ne le paie qu'à l'achèvement de l'union ; la mort et le paiement ne coïncident donc pas.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: הַעֲרָאָה זוֹ נְשִׁיקָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: הַעֲרָאָה זוֹ הַכְנָסַת עֲטָרָה – מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Rav 'Hisda leur a dit : C'est bien selon celui qui dit : la ha'araa, c'est une nechika (un contact extérieur). Mais selon celui qui dit : la ha'araa, c'est la hakhnassat 'atara (un stade plus avancé, qui constitue déjà la perte de la virginité), que peut-on dire ?
- אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: כְּגוֹן שֶׁבָּא עָלֶיהָ שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, וְחָזַר וּבָא עָלֶיהָ כְּדַרְכָּהּ.Mais Rav 'Hisda a dit : Il s'agit du cas où il a commis l'acte avec elle hors de la voie naturelle, et est revenu commettre l'acte avec elle selon la voie naturelle : elle avait déjà subi l'atteinte, on ne pouvait donc plus la sauver au prix de sa vie à lui, et il paie l'amende.
- רָבָא אָמַר: בְּמַנִּיחָתוֹ, שֶׁלֹּא יַהַרְגֶנָּה, וְרַבִּי יְהוּדָה הִיא.Rava a dit : La Michna parle du cas où elle le laisse faire de crainte qu'il ne la tue, et c'est l'avis de Rabbi Yehouda, selon qui, dans ce cas, on ne la sauve pas au prix de sa vie à lui.
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