Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן שֶׁמַּצִּילִין אוֹתָן בְּנַפְשָׁן: הָרוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהׇרְגוֹ, וְאַחַר הַזָּכָר, וְאַחַר הַנַּעֲרָה הַמְאוֹרָסָה. אֲבָל הָרוֹדֵף אַחַר בְּהֵמָה, וְהַמְחַלֵּל אֶת הַשַּׁבָּת, וְעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה – אֵין מַצִּילִין אוֹתָן בְּנַפְשָׁן.MICHNA : Et voici ceux que l'on sauve de la faute, même au prix de leur vie : celui qui poursuit son prochain pour le tuer, ou qui poursuit un homme pour l'agresser, ou qui poursuit une jeune fille fiancée pour lui faire violence. Mais celui qui poursuit un animal pour commettre la bestialité, celui qui s'apprête à profaner le Chabbat (jour de repos) et celui qui s'apprête à servir une idole, on ne les sauve pas au prix de leur vie ; on les avertit, et s'ils fautent, ils sont jugés.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִין לְרוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהׇרְגוֹ שֶׁנִּיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תַעֲמֹד עַל דַּם רֵעֶךָ״. וְהָא לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: מִנַּיִין לָרוֹאֶה אֶת חֲבֵירוֹ שֶׁהוּא טוֹבֵעַ בַּנָּהָר, אוֹ חַיָּה גּוֹרַרְתּוֹ, אוֹ לִסְטִין בָּאִין עָלָיו, שֶׁהוּא חַיָּיב לְהַצִּילוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תַעֲמֹד עַל דַּם רֵעֶךָ״. אִין, הָכִי נָמֵי.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : D'où savons-nous, au sujet de celui qui poursuit son prochain pour le tuer, qu'il est permis de sauver le poursuivi au prix de la vie du poursuivant ? Le verset dit : « Tu ne te tiendras pas sur le sang de ton prochain » (Lévitique 19, 16). La Guemara demande : Mais est-ce pour cela que ce verset vient ? Celui-ci est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : D'où savons-nous, au sujet de celui qui voit son prochain se noyer dans le fleuve, ou qu'une bête sauvage l'entraîne, ou que des brigands viennent sur lui, qu'il est obligé de le sauver ? Le verset dit : « Tu ne te tiendras pas sur le sang de ton prochain ». La Guemara répond : Oui, c'est bien ainsi : ce verset enseigne l'obligation de secourir.
- וְאֶלָּא, נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ מְנָלַן? אָתְיָא בְּקַל וָחוֹמֶר מִנַּעֲרָה הַמְאוֹרָסָה: מָה נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה שֶׁלֹּא בָּא אֶלָּא לְפוֹגְמָהּ, אָמְרָה תּוֹרָה נִיתָּן לְהַצִּילָהּ בְּנַפְשׁוֹ, רוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהׇרְגוֹ – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.Mais alors, qu'il soit permis de le sauver au prix de la vie du poursuivant, d'où le tenons-nous ? Cela vient par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) de la jeune fille fiancée : si pour la jeune fille fiancée, que l'agresseur ne vient que blesser dans son honneur, la Torah a dit qu'il est permis de la sauver au prix de sa vie à lui, pour celui qui poursuit son prochain pour le tuer, à plus forte raison !
- וְכִי עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין? דְּבֵי רַבִּי תָּנָא, הֶקֵּישָׁא הוּא: ״כִּי כַּאֲשֶׁר יָקוּם אִישׁ עַל רֵעֵהוּ וּרְצָחוֹ נֶפֶשׁ״. וְכִי מָה לָמַדְנוּ מֵרוֹצֵחַ?La Guemara objecte : Mais punit-on sur la base d'un raisonnement ? Un Sage de l'école de Rabbi Yehouda HaNassi a enseigné : C'est un hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) : il est dit à propos de la jeune fille fiancée : « Car de même qu'un homme se lève contre son prochain et lui ôte la vie », ainsi en est-il de cette affaire (Deutéronome 22, 26). Or qu'avons-nous appris du meurtrier ? Pourquoi est-il mentionné ici ?
- מֵעַתָּה הֲרֵי זֶה בָּא לְלַמֵּד וְנִמְצָא לָמֵד. מַקִּישׁ רוֹצֵחַ לְנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה: מָה נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה נִיתָּן לְהַצִּילָהּ בְּנַפְשׁוֹ, אַף רוֹצֵחַ נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ.Dès lors, voici que celui-ci, le meurtrier, vient pour enseigner une règle sur la jeune fille fiancée, et il se trouve qu'il apprend aussi d'elle. Le verset rapproche le meurtrier de la jeune fille fiancée : de même que pour la jeune fille fiancée, il est permis de la sauver au prix de sa vie à lui, de même pour le meurtrier, il est permis de sauver sa victime au prix de sa vie.
- וְנַעֲרָה מְאוֹרָסָה גּוּפַהּ מְנָלַן? כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְאֵין מוֹשִׁיעַ לָהּ״ – הָא יֵשׁ מוֹשִׁיעַ לָהּ, בְּכׇל דָּבָר שֶׁיָּכוֹל לְהוֹשִׁיעַ.Et la jeune fille fiancée elle-même, d'où le tenons-nous ? Comme l'a enseigné un Sage de l'école de Rabbi Ichmaël, car un Sage de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Et il n'y avait personne pour la secourir » (Deutéronome 22, 27) : mais s'il y a quelqu'un pour la secourir, il doit le faire par tout moyen qui puisse la secourir, même en tuant l'agresseur.
- גּוּפָא: מִנַּיִן לָרוֹאֶה אֶת חֲבֵרוֹ שֶׁהוּא טוֹבֵעַ בַּנָּהָר, אוֹ חַיָּה גּוֹרַרְתּוֹ, אוֹ לִסְטִין בָּאִין עָלָיו, שֶׁהוּא חַיָּיב לְהַצִּילוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תַעֲמֹד עַל דַּם רֵעֶךָ״. וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא! אֲבֵדַת גּוּפוֹ מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וַהֲשֵׁבֹתוֹ לוֹ״.Le sujet lui-même de la baraïta : D'où savons-nous, au sujet de celui qui voit son prochain se noyer dans le fleuve, ou qu'une bête sauvage l'entraîne, ou que des brigands viennent sur lui, qu'il est obligé de le sauver ? Le verset dit : « Tu ne te tiendras pas sur le sang de ton prochain ». Mais est-ce d'ici que cela se déduit ? C'est de là-bas que cela se déduit ! Car il a été enseigné : La perte de sa personne, d'où savons-nous qu'on doit la lui éviter ? Le verset dit : « Et tu le lui rendras » (Deutéronome 22, 2), ce qu'on lit : tu le rendras à lui-même.
- אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּנַפְשֵׁיהּ, אֲבָל מִיטְרַח וּמֵיגַר אָגוֹרֵי – אֵימָא לָא. קָא מַשְׁמַע לַן.Si l'on ne s'appuyait que sur le verset de là-bas, j'aurais dit : ces paroles ne valent que par lui-même, s'il peut secourir personnellement ; mais se donner de la peine et engager des hommes pour secourir, je dirais que non. Il nous enseigne donc, par « Tu ne te tiendras pas », que cela aussi est obligatoire.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֶחָד הָרוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהׇרְגוֹ, וְאַחַר הַזָּכָר, וְאַחַר נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, וְאַחַר חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין, וְאַחַר חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת – מַצִּילִין אוֹתָן בְּנַפְשׁוֹ. אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט – אֵין מַצִּילִין אוֹתָן בְּנַפְשׁוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Tant celui qui poursuit son prochain pour le tuer, que celui qui poursuit un homme, ou une jeune fille fiancée, ou une femme dont l'union rend passible de mort par le tribunal, ou une femme dont l'union rend passible de karèt (retranchement par le Ciel) : on les sauve au prix de sa vie à lui. Mais pour une veuve poursuivie par un Grand Prêtre, une divorcée ou une 'haloutsa (femme libérée du lévirat par la 'halitsa) poursuivie par un Cohen (prêtre) ordinaire, on ne les sauve pas au prix de sa vie.
- נֶעֶבְדָה בָּהּ עֲבֵירָה – אֵין מַצִּילִין אוֹתָהּ בְּנַפְשׁוֹ. יֵשׁ לָהּ מוֹשִׁיעַ – אֵין מַצִּילִין אוֹתָהּ בְּנַפְשׁוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הָאוֹמֶרֶת ״הַנִּיחוּ לוֹ״ שֶׁלֹּא יַהַרְגֶנָּה.Si la faute a déjà été commise sur elle, on ne la sauve pas au prix de sa vie à lui. Si elle a quelqu'un pour la secourir par un autre moyen, on ne la sauve pas au prix de sa vie. Rabbi Yehouda dit : De même celle qui dit à ceux qui viennent à son secours : « Laissez-le », de crainte qu'il ne la tue.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר קְרָא: ״וְלַנַּעֲרָה לֹא תַעֲשֶׂה דָבָר אֵין לַנַּעֲרָה חֵטְא מָוֶת״. ״נַעַר״ – זֶה זְכוּר, ״נַעֲרָה״ – זוֹ נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, ״חֵטְא״ – אֵלּוּ חַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת, ״מָוֶת״ – אֵלּוּ חַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין.D'où savons-nous cela ? Le verset dit : « Et à la jeune fille, tu ne feras rien, il n'y a pas pour la jeune fille de faute passible de mort » (Deutéronome 22, 26). « Na'ar » (forme écrite, masculine) : c'est le cas de l'homme ; « na'ara » (forme lue, féminine) : c'est la jeune fille fiancée ; « faute » : ce sont les unions passibles de karèt ; « mort » : ce sont les unions passibles de mort par le tribunal.
- כֹּל הָנֵי לְמָה לִי? צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״נַעַר״ – מִשּׁוּם דְּלָאו אוֹרְחֵיהּ, אֲבָל נַעֲרָה דְּאוֹרְחַהּ – אֵימָא לָא.Pourquoi ai-je besoin de tous ceux-là ? Ils sont nécessaires, car si le Miséricordieux avait écrit seulement « na'ar », j'aurais dit qu'on le sauve parce que ce n'est pas sa voie et que la honte est extrême ; mais une jeune fille, pour qui c'est la voie naturelle des unions, je dirais que non.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״נַעֲרָה״, מִשּׁוּם דְּקָא פָגֵים לַהּ, אֲבָל נַעַר דְּלָא קָא פָגֵים לֵיהּ – אֵימָא לָא.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « na'ara », j'aurais dit qu'on la sauve parce qu'il lui porte atteinte ; mais un homme, à qui il ne porte pas cette atteinte, je dirais que non.
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא הָנֵי,Et si le Miséricordieux avait écrit ces deux-là,
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