Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כָּאן – בְּאָב עַל הַבֵּן, כָּאן – בְּבֵן עַל הָאָב.ici, il s'agit d'un père entrant chez son fils, que le fils ne doit pas tuer dans le doute, car un père a pitié de son fils ; là, il s'agit d'un fils entrant chez son père, que le père peut tuer dans le doute.
- אָמַר רַב: כֹּל דְּאָתֵי עֲלַאי בְּמַחְתַּרְתָּא – קָטֵילְנָא לֵיהּ, לְבַר מֵרַב חֲנִינָא בַּר שֵׁילָא. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּצַדִּיק הוּא – הָא קָאָתֵי בְּמַחְתַּרְתָּא! אֶלָּא מִשּׁוּם דְּקִים לִי בְּגַוֵּויהּ דִּמְרַחֵם עָלַי כְּרַחֵם אָב עַל הַבֵּן.Rav a dit : quiconque vient chez moi par ma'htéret (effraction), je le tuerais, sauf Rav 'Hanina bar Chila. Quelle est la raison ? Si l'on dit que c'est parce qu'il est juste, il vient bien par effraction ! Plutôt, c'est parce que je suis certain à son sujet qu'il a pitié de moi comme un père a pitié de son fils.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״דָּמִים לוֹ״ – בֵּין בַּחוֹל בֵּין בַּשַּׁבָּת, ״אֵין לוֹ דָּמִים״ – בֵּין בַּחוֹל בֵּין בַּשַּׁבָּת.Nos Maîtres ont enseigné : « Il y a pour lui du sang » (Exode 22, 2) : en semaine comme à Chabbat ; « il n'y a pas pour lui de sang » (Exode 22, 1) : en semaine comme à Chabbat.
- בִּשְׁלָמָא ״אֵין לוֹ דָּמִים״ בֵּין בַּחוֹל בֵּין בַּשַּׁבָּת אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מִידֵּי דְּהָוֵה אַהֲרוּגֵי בֵּית דִּין, דִּבְשַׁבָּת לָא קָטְלִינַן. קָא מַשְׁמַע לַן דְּקָטְלִינַן. אֶלָּא ״דָּמִים לוֹ״ בֵּין בַּחוֹל בֵּין בַּשַּׁבָּת? הַשְׁתָּא בַּחוֹל לָא קָטְלִינַן לֵיהּ, בַּשַּׁבָּת מִבַּעְיָא?On comprend qu'il ait fallu enseigner « il n'y a pas pour lui de sang » en semaine comme à Chabbat : il aurait pu te venir à l'esprit de dire que c'est comme pour les condamnés à mort du tribunal, que nous n'exécutons pas à Chabbat. Elle nous apprend que nous le tuons. Mais « il y a pour lui du sang » en semaine comme à Chabbat, pourquoi ? Si en semaine nous ne le tuons pas, est-il besoin de le dire pour Chabbat ?
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לָא נִצְרְכָא אֶלָּא לְפַקֵּחַ עָלָיו אֶת הַגַּל.Rav Chéchet a dit : cela n'est nécessaire que pour déblayer sur lui l'amas de décombres, s'il s'est effondré sur lui à Chabbat, afin de le sauver.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהֻכָּה״ – בְּכׇל אָדָם, ״וָמֵת״ – בְּכׇל מִיתָה שֶׁאַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתוֹ. בִּשְׁלָמָא ״וְהֻכָּה״ בְּכׇל אָדָם אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: בַּעַל הַבַּיִת הוּא דְּקִים לֵהּוֹ, דְּאֵין אָדָם מַעֲמִיד עַצְמוֹ עַל מָמוֹנוֹ, אֲבָל אַחֵר – לָא.Nos Maîtres ont enseigné : « Et il est frappé » (Exode 22, 1) : par quiconque ; « et il meurt » : par toute mort dont tu peux le faire mourir. On comprend qu'il ait fallu enseigner « et il est frappé » par quiconque : il aurait pu te venir à l'esprit de dire que c'est au sujet du propriétaire qu'ils sont certains qu'un homme ne se retient pas quand il s'agit de son argent ; mais un autre, non.
- קָא מַשְׁמַע לַן, דְּרוֹדֵף הוּא, וַאֲפִילּוּ אַחֵר נָמֵי. אֶלָּא ״וָמֵת״ בְּכׇל מִיתָה שֶׁאַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתוֹ, לְמָה לִי?Elle nous apprend que c'est un rodef (poursuivant qui menace une vie), et même un autre peut le tuer pour sauver le propriétaire. Mais « et il meurt » par toute mort dont tu peux le faire mourir, pourquoi ai-je besoin de cela ?
- מֵרוֹצֵחַ נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״מוֹת יוּמַת הַמַּכֶּה רֹצֵחַ הוּא״ – אֵין לִי אֶלָּא בְּמִיתָה הָאֲמוּרָה בּוֹ. וּמִנַּיִן שֶׁאִם אִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתוֹ בְּמִיתָה הַכְּתוּבָה בּוֹ, שֶׁאַתָּה רַשַּׁאי לַהֲמִיתוֹ בְּכׇל מִיתָה שֶׁאַתָּה יָכוֹל לַהֲמִיתוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מוֹת יוּמַת״ – מִכׇּל מָקוֹם.Cela se déduit du meurtrier, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Il sera mis à mort, celui qui a frappé, c'est un meurtrier » (Nombres 35, 21). Je n'ai cela que pour la mort énoncée à son sujet. Et d'où sait-on que si tu ne peux pas le faire mourir par la mort écrite à son sujet, tu as le droit de le faire mourir par toute mort dont tu peux le faire mourir ? Le verset enseigne : « Mot youmat » (il sera mis à mort) : de toute façon.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״מוֹת יוּמַת״.La Guemara répond : là-bas, c'est différent, car le verset dit : « Mot youmat. »
- וְנִיגְמַר מִינֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּהָוֵה רוֹצֵחַ וְגוֹאֵל הַדָּם שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְכׇל שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.Mais apprenons-en une règle générale ! La Guemara répond : c'est parce que le meurtrier et le goel hadam (vengeur du sang) sont deux textes venant comme un seul, et deux textes venant comme un seul n'enseignent pas de règle générale.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״מַחְתֶּרֶת״ – אֵין לִי אֶלָּא מַחְתֶּרֶת. גַּגּוֹ, חֲצֵירוֹ וְקַרְפֵּיפוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יִמָּצֵא הַגַּנָּב״ – מִכׇּל מָקוֹם. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״מַחְתֶּרֶת״? מִפְּנֵי שֶׁרוֹב גַּנָּבִים מְצוּיִין בַּמַּחְתֶּרֶת.Nos Maîtres ont enseigné : « Effraction » – je n'ai que l'effraction. Son toit, sa cour et son enclos, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Si le voleur est trouvé » – de toute façon. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « effraction » ? Parce que la plupart des voleurs se trouvent dans l'effraction.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״מַחְתֶּרֶת״ – אֵין לִי אֶלָּא מַחְתֶּרֶת. גַּגּוֹ, חֲצֵירוֹ וְקַרְפֵּיפוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יִמָּצֵא הַגַּנָּב״ – מִכׇּל מָקוֹם. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״מַחְתֶּרֶת״? מַחְתַּרְתּוֹ זוֹ הִיא הַתְרָאָתוֹ.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Effraction » – je n'ai que l'effraction. Son toit, sa cour et son enclos, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « Si le voleur est trouvé » – de toute façon. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « effraction » ? Son effraction est son avertissement. Ailleurs, il faut l'avertir.
- אָמַר רַב הוּנָא: קָטָן הָרוֹדֵף, נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ. קָסָבַר, רוֹדֵף אֵינוֹ צָרִיךְ הַתְרָאָה, לָא שְׁנָא גָּדוֹל וְלָא שְׁנָא קָטָן.Rav Houna a dit : un mineur qui poursuit quelqu'un pour le tuer, il est permis de sauver le poursuivi au prix de sa vie. Il pense qu'un rodef n'a pas besoin d'avertissement, qu'il soit majeur ou mineur.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַב הוּנָא: יָצָא רֹאשׁוֹ – אֵין נוֹגְעִין בּוֹ, לְפִי שֶׁאֵין דּוֹחִין נֶפֶשׁ מִפְּנֵי נֶפֶשׁ. וְאַמַּאי? רוֹדֵף הוּא! שָׁאנֵי הָתָם, דְּמִשְּׁמַיָּא קָא רָדְפִי לַהּ.Rav 'Hisda a objecté à Rav Houna : en cas d'accouchement dangereux, si sa tête est sortie, on n'y touche pas, car on ne repousse pas une vie pour une vie. Et pourquoi ? C'est un rodef ! Là-bas, c'est différent, car c'est du Ciel qu'on la poursuit.
- נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: רוֹדֵף שֶׁהָיָה רוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהוֹרְגוֹ, אוֹמְרִין לוֹ: רְאֵה שֶׁיִּשְׂרָאֵל הוּא וּבֶן בְּרִית הוּא, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה ״שֹׁפֵךְ דַּם הָאָדָם בָּאָדָם דָּמוֹ יִשָּׁפֵךְ״. אָמְרָה תּוֹרָה: הַצֵּל דָּמוֹ שֶׁל זֶה בְּדָמוֹ שֶׁל זֶה.Dirons-nous qu'une baraïta l'appuie : un rodef qui poursuivait son prochain pour le tuer, on lui dit : vois, il est Israélite et il est membre de l'Alliance, et la Torah a dit : « Celui qui verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé » (Genèse 9, 6). La Torah a dit : sauve le sang de celui-ci par le sang de celui-là. Il n'est pas requis qu'il accepte l'avertissement.
- הָהִיא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, חָבֵר אֵין צָרִיךְ הַתְרָאָה, לְפִי שֶׁלֹּא נִיתְּנָה הַתְרָאָה אֶלָּא לְהַבְחִין בֵּין שׁוֹגֵג לְמֵזִיד.La Guemara répond : celle-là est l'opinion de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : un 'haver (érudit) n'a pas besoin d'avertissement, car l'avertissement n'a été donné que pour distinguer entre l'involontaire et le délibéré.
- תָּא שְׁמַע: רוֹדֵף שֶׁהָיָה רוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהוֹרְגוֹ, אֹמְרִין לוֹ: רְאֵה שֶׁיִּשְׂרָאֵל הוּא וּבֶן בְּרִית הוּא, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה ״שֹׁפֵךְ דַּם הָאָדָם בָּאָדָם דָּמוֹ יִשָּׁפֵךְ״. אִם אָמַר: יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁהוּא כֵּן – פָּטוּר. עַל מְנָת כֵּן אֲנִי עוֹשֶׂה – חַיָּיב.Viens et entends : un rodef qui poursuivait son prochain pour le tuer, on lui dit : vois, il est Israélite et il est membre de l'Alliance, et la Torah a dit : « Celui qui verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé ». S'il dit : je sais qu'il en est ainsi, il est pétour (exempt). S'il dit : c'est à cette condition que j'agis, il est 'hayav (passible). Un avertissement est donc requis.
- לָא צְרִיכָא, דְּקָאֵי בִּתְרֵי עִיבְרֵי דְנַהְרָא, דְּלָא מָצֵי אַצּוֹלֵיה. מַאי אִיכָּא? דְּבָעֵי אֵיתוֹיֵי לְבֵי דִינָא. בֵּי דִינָא בָּעֵי הַתְרָאָה.La Guemara répond : ce n'est nécessaire que lorsqu'ils se tiennent sur les deux rives d'un fleuve, de sorte qu'il ne peut pas le sauver. Qu'y a-t-il alors à faire ? Il veut l'amener au tribunal. Or le tribunal exige un avertissement.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: אָמַר לְךָ רַב הוּנָא, אֲנָא דַּאֲמַרִי כְּתַנָּא דְּמַחְתֶּרֶת, דְּאָמַר: מַחְתַּרְתּוֹ זוֹ הִיא הַתְרָאָתוֹ.Si tu veux, dis : Rav Houna te dirait : moi, je parle selon le Tanna (Sage de la Michna) de l'effraction, qui a dit : son effraction est son avertissement.
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