Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: וְכִי מִפְּנֵי שֶׁאָכַל זֶה תַּרְטֵימָר בָּשָׂר וְשָׁתָה חֲצִי לוֹג יַיִן הָאִיטַלְקִי אָמְרָה תּוֹרָה יֵצֵא לְבֵית דִּין לִיסָּקֵל? אֶלָּא הִגִּיעָה תּוֹרָה לְסוֹף דַּעְתּוֹ שֶׁל בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה, שֶׁסּוֹף מְגַמֵּר נִכְסֵי אָבִיו וּמְבַקֵּשׁ לִמּוּדוֹ וְאֵינוֹ מוֹצֵא, וְיוֹצֵא לְפָרָשַׁת דְּרָכִים וּמְלַסְטֵם אֶת הַבְּרִיּוֹת.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yossé HaGuelili dit : est-ce parce que celui-ci a mangé un tartimar (mesure de poids) de viande et bu un demi-log (mesure de capacité) de vin italien que la Torah a dit qu'il sortira au tribunal pour être lapidé ? Plutôt, la Torah a pénétré jusqu'au terme de la pensée du ben sorer oumoré (fils dévoyé et rebelle) : à la fin, il dilapidera les biens de son père, cherchera ce à quoi il est habitué sans le trouver, sortira à la croisée des chemins et détroussera les gens.
- אָמְרָה תּוֹרָה: יָמוּת זַכַּאי וְאַל יָמוּת חַיָּיב, שֶׁמִּיתָתָן שֶׁל רְשָׁעִים – הֲנָאָה לָהֶם וַהֲנָאָה לָעוֹלָם, וְלַצַּדִּיקִים – רַע לָהֶם וְרַע לָעוֹלָם. שֵׁינָה וְיַיִן לָרְשָׁעִים – הֲנָאָה לָהֶם וַהֲנָאָה לָעוֹלָם, לַצַּדִּיקִים – רַע לָהֶם וְרַע לָעוֹלָם. שֶׁקֶט לָרְשָׁעִים – רַע לָהֶם וְרַע לָעוֹלָם, וְלַצַּדִּיקִים – הֲנָאָה לָהֶם וַהֲנָאָה לָעוֹלָם. פִּיזּוּר לָרְשָׁעִים – הֲנָאָה לָהֶם וַהֲנָאָה לָעוֹלָם, וְלַצַּדִּיקִים – רַע לָהֶם וְרַע לָעוֹלָם.La Torah a dit : qu'il meure innocent et qu'il ne meure pas coupable, car la mort des méchants est un bien pour eux et un bien pour le monde ; et pour les justes, un mal pour eux et un mal pour le monde. Le sommeil et le vin, pour les méchants, sont un bien pour eux et un bien pour le monde ; pour les justes, un mal pour eux et un mal pour le monde. La tranquillité, pour les méchants, est un mal pour eux et un mal pour le monde ; et pour les justes, un bien pour eux et un bien pour le monde. La dispersion, pour les méchants, est un bien pour eux et un bien pour le monde ; et pour les justes, un mal pour eux et un mal pour le monde.
- מַתְנִי׳ הַבָּא בַּמַּחְתֶּרֶת נִידּוֹן עַל שֵׁם סוֹפוֹ. הָיָה בָּא בַּמַּחְתֶּרֶת וְשָׁבַר אֶת הֶחָבִית, אִם יֵשׁ לוֹ דָּמִים – חַיָּיב, אִם אֵין לוֹ דָּמִים – פָּטוּר.MICHNA : Celui qui vient par ma'htéret (effraction), que le propriétaire peut tuer (Exode 22, 1), est jugé en raison de sa fin, car on présume qu'il tuerait le propriétaire qui lui résisterait. S'il venait par effraction et a brisé la cruche : s'il y a pour lui du sang, c'est-à-dire si le tuer serait un meurtre, comme un père entrant chez son fils, il est 'hayav (passible) et doit la payer ; s'il n'y a pas pour lui de sang, si le propriétaire pouvait le tuer, il est pétour (exempt) de la payer.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּמַחְתֶּרֶת? חֲזָקָה אֵין אָדָם מַעֲמִיד עַצְמוֹ עַל מָמוֹנוֹ, וְהַאי מֵימָר אָמַר: אִי אָזֵילְנָא, קָאֵי לְאַפַּאי וְלָא שָׁבֵיק לִי, וְאִי קָאֵי לְאַפַּאי – קָטֵילְנָא לֵיהּ. וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: אִם בָּא לְהוֹרְגְּךָ – הַשְׁכֵּם לְהוֹרְגוֹ.GUEMARA : Rava a dit : quelle est la raison de la loi de l'effraction ? C'est une présomption : un homme ne se retient pas quand il s'agit de son argent. Et celui-ci, le voleur, s'est dit : si je vais là-bas, le propriétaire se dressera contre moi et ne me laissera pas faire ; et s'il se dresse contre moi, je le tuerai. Et la Torah a dit : si quelqu'un vient pour te tuer, devance-le et tue-le.
- אָמַר רַב: הַבָּא בַּמַּחְתֶּרֶת וְנָטַל כֵּלִים וְיָצָא – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? בְּדָמִים קְנָנְהוּ. אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ דְּרַב בְּשֶׁשִּׁיבֵּר, דְּלֵיתַנְהוּ, אֲבָל נָטַל – לָא.Rav a dit : celui qui vient par effraction, prend des objets et sort est exempt. Quelle est la raison ? Il les a acquis au prix de son sang. Comme il a risqué sa vie, il est dispensé de les restituer. Rava a dit : l'affirmation de Rav est logique lorsqu'il a brisé les objets, car ils n'existent plus ; mais s'il les a seulement pris, non.
- וְהָאֱלֹהִים! אָמַר רַב: אֲפִילּוּ נָטַל – דְּהָא יֵשׁ לוֹ דָּמִים וְנֶאֶנְסוּ, חַיָּיב. אַלְמָא בִּרְשׁוּתֵיהּ קָיְימִי. הָכָא נָמֵי, בִּרְשׁוּתֵיהּ קָיְימִי.Rava revient sur son propos : Par D.ieu ! Rav l'a dit même s'il a seulement pris les objets, car s'il y a pour lui du sang, comme le père chez son fils, et qu'ils ont péri par accident, il est passible. On voit qu'ils se trouvent dans son domaine et sous sa responsabilité. Ici aussi, ils se trouvent dans son domaine.
- וְלָא הִיא, כִּי אוֹקְמִינְהוּ רַחֲמָנָא בִּרְשׁוּתֵיהּ לְעִנְיַן אֳנָסִין, אֲבָל לְעִנְיַן מִקְנָא – בִּרְשׁוּתֵיהּ דְּמָרַיְיהוּ קָיְימִי, מִידֵּי דְּהָוֵה אַשּׁוֹאֵל.Rava conclut : mais il n'en est rien. Quand le Miséricordieux les a établis dans son domaine, c'est pour les accidents ; mais quant à l'acquisition, ils se trouvent dans le domaine de leur propriétaire, comme c'est le cas pour un emprunteur, qui répond des accidents sans que l'objet devienne sien.
- תְּנַן: בָּא בַּמַּחְתֶּרֶת וְשִׁיבֵּר אֶת הֶחָבִית, יֵשׁ לוֹ דָּמִים – חַיָּיב, אֵין לוֹ דָּמִים – פָּטוּר. טַעְמָא דְּשִׁיבֵּר, דְּכִי אֵין לוֹ דָּמִים פָּטוּר. הָא נָטַל – לָא.Nous avons appris dans la Michna : s'il est venu par effraction et a brisé la cruche : s'il y a pour lui du sang, il est passible ; s'il n'y a pas pour lui de sang, il est exempt. La raison est qu'il a brisé la cruche, car s'il n'y a pas pour lui de sang, il est exempt. Mais s'il l'a prise, non, à l'encontre de Rav.
- הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ נָטַל נָמֵי, וְהָא דְּקָא תָנֵי ״שָׁבַר אֶת הֶחָבִית״, קָא מַשְׁמַע לַן דְּכִי יֵשׁ לוֹ דָּמִים, אַף עַל גַּב דְּשִׁיבֵּר נָמֵי – חַיָּיב.La Guemara répond : la loi est la même, même s'il l'a prise ; et si elle enseigne « a brisé la cruche », c'est pour nous apprendre que s'il y a pour lui du sang, même s'il a brisé, il est aussi passible.
- פְּשִׁיטָא, מַזִּיק הוּא! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דַּאֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בְּכַוָּונָה. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? אָדָם מוּעָד לְעוֹלָם? תְּנֵינָא: אָדָם מוּעָד לְעוֹלָם, בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, בֵּין בְּאוֹנֶס בֵּין בְּרָצוֹן! קַשְׁיָא.C'est évident, il est auteur d'un dommage ! Elle nous apprend qu'il l'est même sans intention. Que nous apprend-elle ? Qu'un homme est toujours considéré comme mouad (averti, pleinement responsable) ? Nous l'avons déjà appris : un homme est toujours mouad, que ce soit par erreur ou délibérément, que ce soit par contrainte ou de plein gré ! C'est une kouchya (difficulté) pour Rav.
- מֵתִיב רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: הַגּוֹנֵב כִּיס בְּשַׁבָּת – חַיָּיב, שֶׁהֲרֵי נִתְחַיֵּיב בִּגְנֵיבָה קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא לִידֵי אִיסּוּר שַׁבָּת.Rav Bivi bar Abayé a objecté à Rava : celui qui vole une bourse à Chabbat est passible de la payer, bien qu'en la portant dehors il encoure la lapidation, car il a été passible pour le vol avant d'en venir à l'interdit du Chabbat, dès qu'il l'a soulevée.
- הָיָה מְגָרֵר וְיוֹצֵא – פָּטוּר, שֶׁהֲרֵי אִיסּוּר גְּנֵבָה וְאִיסּוּר סְקִילָה בָּאִין כְּאֶחָד.S'il la traînait en sortant, il est exempt, car il ne l'acquiert qu'en sortant, puisque l'interdit de voler et l'interdit puni de lapidation surviennent ensemble. Il serait donc exempt même si la bourse existe encore, contre Rava.
- וְהִלְכְתָא: דִּשְׁדָנְהוּ בְּנַהֲרָא.La Guemara répond : et la règle de cette baraïta concerne le cas où il l'a jetée dans une rivière, la bourse n'existant plus.
- רָבָא אִיגְּנַבוּ לֵיהּ דִּיכְרֵי בְּמַחְתַּרְתָּא. אַהְדְּרִינְהוּ נִיהֲלֵיהּ, וְלָא קַבְּלִינְהוּ. אָמַר: הוֹאִיל וּנְפַק מִפּוּמֵּיהּ דְּרַב.À Rava, on a volé des béliers par effraction. On les lui a rapportés, et il ne les a pas acceptés. Il a dit : puisque cette règle est sortie de la bouche de Rav, je ne les reprends pas.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֵין לוֹ דָּמִים. אִם זָרְחָה הַשֶּׁמֶשׁ עָלָיו״. וְכִי הַשֶּׁמֶשׁ עָלָיו בִּלְבַד זָרְחָה? אֶלָּא, אִם בָּרוּר לְךָ הַדָּבָר כַּשֶּׁמֶשׁ שֶׁאֵין לוֹ שָׁלוֹם עִמְּךָ – הׇרְגֵהוּ, וְאִם לָאו – אַל תַּהְרְגֵהוּ.Nos Maîtres ont enseigné : « Il n'y a pas pour lui de sang. Si le soleil a brillé sur lui » (Exode 22, 1-2). Est-ce donc sur lui seul que le soleil a brillé ? Plutôt, si la chose t'est claire comme le soleil qu'il n'est pas en paix avec toi, tue-le ; sinon, ne le tue pas.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״אִם זָרְחָה הַשֶּׁמֶשׁ עָלָיו דָּמִים לוֹ״. וְכִי הַשֶּׁמֶשׁ עָלָיו בִּלְבַד זָרְחָה? אֶלָּא, אִם בָּרוּר לְךָ כַּשֶּׁמֶשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שָׁלוֹם עִמְּךָ – אַל תַּהַרְגֵהוּ, וְאִם לָאו – הׇרְגֵהוּ. קַשְׁיָא סְתָמָא אַסְּתָמָא!Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Si le soleil a brillé sur lui, il y a pour lui du sang » (Exode 22, 2). Est-ce donc sur lui seul que le soleil a brillé ? Plutôt, s'il t'est clair comme le soleil qu'il est en paix avec toi, ne le tue pas ; sinon, tue-le. Le cas indéterminé de l'une contredit le cas indéterminé de l'autre !
- לָא קַשְׁיָא,La Guemara répond : ce n'est pas difficile :
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