Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכִי תֵּימָא: פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְהָאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: שְׁנַיִם שֶׁדָּנוּ – לְדִבְרֵי הַכֹּל אֵין דִּינֵיהֶם דִּין! גַּבְרָא אַגַּבְרָא קָא רָמֵית?Et si tu dis : Les Rabbanan (les Sages) divergent de Rabban Chimon ben Gamliel, et admettent le jugement à deux, Rabbi Abahou n'a-t-il pas dit : Deux juges qui ont jugé, de l'avis de tous, leur jugement n'est pas un jugement ? Réponse : Opposes-tu un homme à un autre homme ? Rabbi Abahou le dit, mais Chmouel, lui, pense autrement.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: שְׁנַיִם שֶׁדָּנוּ דִּינֵי מָמוֹנוֹת – לְדִבְרֵי הַכֹּל אֵין דִּינֵיהֶם דִּין. אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַבִּי אֲבָהוּ: דָּן אֶת הַדִּין וְזִיכָּה אֶת הַחַיָּיב, וְחִיֵּיב אֶת הַזַּכַּאי, טִימֵּא אֶת הַטָּהוֹר, טִיהֵר אֶת הַטָּמֵא – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי, וּמְשַׁלֵּם מִבֵּיתוֹ.Le sujet lui-même : Rabbi Abahou a dit : Deux juges qui ont jugé des affaires d'argent, de l'avis de tous, leur jugement n'est pas un jugement. Rabbi Abba objecta à Rabbi Abahou : Il est enseigné : S'il a jugé un procès, seul, et qu'il a acquitté le coupable et condamné l'innocent, déclaré tamé (impur) ce qui est tahor (pur) ou tahor ce qui est tamé, ce qu'il a fait est fait, et il paie de sa poche. Le jugement d'un seul a donc valeur de jugement !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? דְּקַיבְּלוּהוּ עֲלַיְיהוּ. אִי הָכִי, אַמַּאי מְשַׁלֵּם מִבֵּיתוֹ? דְּאָמְרוּ לֵיהּ: דָּיְינַתְּ לַן דִּין תּוֹרָה.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où ils l'ont accepté sur eux. Si c'est ainsi, pourquoi paie-t-il de sa poche ? Parce que c'est un cas où ils lui ont dit : Juge-nous selon la loi de la Torah.
- אֲמַר לֵיהּ רַב סָפְרָא לְרַבִּי אַבָּא: דִּטְעָה בְּמַאי? אִילֵימָא דִּטְעָה בִּדְבַר מִשְׁנָה, וְהָאָמַר רַב שֵׁשֶׁת אָמַר רַבִּי אַמֵּי: טָעָה בִּדְבַר מִשְׁנָה חוֹזֵר? אֶלָּא דִּטְעָה בְּשִׁיקּוּל הַדַּעַת.Rav Safra dit à Rabbi Abba : Il s'agit d'un cas où il s'est trompé en quoi ? Si l'on dit qu'il s'est trompé sur une chose explicite de la Michna, Rav Chéchet n'a-t-il pas dit, au nom de Rabbi Ami : S'il s'est trompé sur une chose de la Michna, le jugement est annulé ? Mais plutôt, c'est qu'il s'est trompé dans la pesée du raisonnement.
- הֵיכִי דָּמֵי בְּשִׁיקּוּל הַדַּעַת? אָמַר רַב פָּפָּא: כְּגוֹן תְּרֵי תַנָּאֵי וּתְרֵי אָמוֹרָאֵי דִּפְלִיגִי אַהֲדָדֵי, וְלָא אִיתְּמַר הִלְכְתָא לָא כְּמָר וְלָא כְּמָר, וְסוּגְיַין דְּעָלְמָא אַלִּיבָּא דְּחַד מִינַּיְיהוּ, וַאֲזַל אִיהוּ וַעֲבַד כְּאִידַּךְ – הַיְינוּ שִׁיקּוּל הַדַּעַת.Comment se présente une erreur dans la pesée du raisonnement ? Rav Pappa a dit : Par exemple, deux Tannaïm ou deux Amoraïm qui divergent entre eux, sans que la halakha (règle pratique) ait été énoncée ni selon l'un ni selon l'autre, et l'usage courant de l'étude suit l'un d'eux ; et lui est allé agir selon l'autre : c'est cela, la pesée du raisonnement.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: בִּיצּוּעַ בִּשְׁלֹשָׁה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: פְּשָׁרָה בְּיָחִיד. סַבְרוּהָ, לְכוּלֵּי עָלְמָא מַקְּשִׁינַן פְּשָׁרָה לְדִין.Disons que c'est comme une machlokèt (divergence) de Tannaïm : Le bitsoua (compromis arbitré) se fait à trois, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : le compromis se fait par un seul. Les Sages de la yéchiva supposaient que, de l'avis de tous, nous comparons le compromis au jugement.
- מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: דִּין בִּשְׁלֹשָׁה, וּמָר סָבַר: דִּין בִּשְׁנַיִם? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא דִּין בִּשְׁלֹשָׁה, וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר מַקְּשִׁינַן פְּשָׁרָה לְדִין, וּמָר סָבַר לָא מַקְּשִׁינַן פְּשָׁרָה לְדִין.N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : que l'un pense que le jugement se fait à trois, et l'autre pense que le jugement se fait à deux ? Réponse : Non : de l'avis de tous, le jugement se fait à trois, et ici, ils divergent sur ceci : l'un pense que nous comparons le compromis au jugement, et l'autre pense que nous ne comparons pas le compromis au jugement.
- לֵימָא: תְּלָתָא תַּנָּאֵי בִּפְשָׁרָה, דְּמָר סָבַר בִּשְׁלֹשָׁה, וּמָר סָבַר בִּשְׁנַיִם, וּמָר סָבַר בְּיָחִיד. אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יֵימַר בַּר שֶׁלֶמְיָא: מַאן דְּאָמַר תְּרֵי – אֲפִילּוּ חַד נָמֵי, וְהַאי דְּקָאָמַר תְּרֵי – כִּי הֵיכִי דְּלִיהְווֹ עֲלֵיהּ סָהֲדִי.Disons qu'il y a trois Tannaïm sur le compromis : car l'un pense qu'il se fait à trois, l'autre pense qu'il se fait à deux, et l'autre pense qu'il se fait par un seul. Rav A'ha, fils de Rav Ika, et certains disent Rabbi Yeimar bar Chelemya, a dit : Celui qui dit « deux » admet même un seul ; et s'il dit « deux », c'est pour qu'il y ait sur lui des témoins.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: שְׁמַע מִינַּהּ פְּשָׁרָה אֵינָהּ צְרִיכָה קִנְיָן, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ צְרִיכָה קִנְיָן, לְמַאן דְּאָמַר צְרִיכָה – תְּלָתָא לְמָה לִי? תִּסְגֵּי בִּתְרֵי וְלִיקְנֵי מִינֵּיהּ! וְהִלְכְתָא: פְּשָׁרָה צְרִיכָה קִנְיָן.Rav Achi a dit : Déduis-en que le compromis n'a pas besoin de kinyan (acte formel d'acquisition). Car s'il te venait à l'esprit qu'il a besoin d'un kinyan, selon celui qui dit qu'il en a besoin, pourquoi me faut-il trois ? Que deux suffisent, et qu'on effectue un kinyan de lui ! Mais la halakha est : le compromis a besoin d'un kinyan.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כְּשֵׁם שֶׁהַדִּין בִּשְׁלֹשָׁה, כָּךְ בִּיצּוּעַ בִּשְׁלֹשָׁה.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : De même que le jugement se fait à trois, ainsi le bitsoua se fait à trois.
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