Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַל שֵׁם חׇכְמָתוֹ, דִּכְתִיב: ״אֱמֹר לַחׇכְמָה אֲחֹתִי אָתְּ״.C'était en raison de sa sagesse, comme il est écrit : « Dis à la sagesse : Tu es ma sœur » (Proverbes 7, 4). L'appeler « fils de ma sœur » soulignait donc sa grande sagesse.
- יַתִּיר בְּכוֹרוֹת? אַל יַתִּיר. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּלָא חַכִּים, הָא קָא אָמְרִינַן דְּחַכִּים טוּבָא! אֶלָּא מִשּׁוּם דְּלָא בְּקִיעַ בְּמוּמֵי.« Permettra-t-il les premiers-nés ? » « Qu'il ne permette pas ! » Quelle en est la raison ? Si l'on dit que c'est parce qu'il n'était pas assez sage, voici que nous disons qu'il était très sage ! Mais plutôt, c'est parce qu'il n'était pas expert en matière de défauts des animaux, faute de pratique.
- וְהָאָמַר רַב: שְׁמוֹנָה עָשָׂר חֳדָשִׁים גָּדַלְתִּי אֵצֶל רוֹעֵה בְהֵמָה, לֵידַע אֵיזֶה מוּם קָבוּעַ וְאֵיזֶה מוּם עוֹבֵר? אֶלָּא, לְחַלֵּק לוֹ כָּבוֹד לְרַבָּה בַּר חָנָה.Mais Rav n'a-t-il pas dit : Pendant dix-huit mois, j'ai vécu auprès d'un berger, pour savoir quel défaut est permanent et quel défaut est passager ? Mais plutôt, Rabbi agit ainsi pour accorder de l'honneur à Rabba bar 'Hana, afin qu'on ait recours à lui dans ce domaine.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִשּׁוּם הָא גּוּפֵיהּ, דְּרַב בְּקִיעַ בְּמוּמֵי טְפֵי, וְשָׁרֵי מוּמֵי דְּלָא יָדְעִי אִינָשֵׁי. וְאָמְרִי: ״כִּי הַאי גַוְונָא שְׁרָא רַב״, וְאָתוּ לְמִשְׁרֵי מוּם עוֹבֵר.Et si tu veux, dis : C'est à cause de cela même : parce que Rav était trop expert en défauts, et qu'il permettait des défauts que les gens ne connaissent pas. Les gens diraient alors : « C'est dans un tel cas que Rav a permis », et ils en viendraient à permettre un défaut passager.
- יוֹרֶה, יוֹרֶה. אִי גְּמִיר, רְשׁוּתָא לְמָה לִי לְמִישְׁקַל? מִשּׁוּם מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה.« Enseignera-t-il ? » « Qu'il enseigne ! » S'il a étudié, pourquoi lui faut-il prendre une autorisation ? C'est à cause d'un événement qui s'est produit.
- דְּתַנְיָא: פַּעַם אַחַת הָלַךְ רַבִּי לְמָקוֹם אֶחָד, וְרָאָה בְּנֵי אָדָם שֶׁמְּגַבְּלִין עִיסּוֹתֵיהֶם בְּטוּמְאָה. אָמַר לָהֶם: מִפְּנֵי מָה אַתֶּם מְגַבְּלִין עִיסּוֹתֵיכֶם בְּטוּמְאָה? אָמְרוּ לוֹ: תַּלְמִיד אֶחָד בָּא לְכָאן וְהוֹרָה לָנוּ: מֵי בְצָעִים אֵין מַכְשִׁירִין. וְהוּא מֵי בֵיצִים דְּרַשׁ לְהוּ, וְאִינְהוּ סְבוּר מֵי בְצָעִים קָאָמַר.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une fois, Rabbi Yehouda HaNassi se rendit en un certain lieu et vit des gens qui pétrissaient leurs pâtes en état d'impureté. Il leur dit : Pourquoi pétrissez-vous vos pâtes en état d'impureté ? Ils lui dirent : Un élève est venu ici et nous a enseigné : Les eaux des marais [mei betsaïm] ne rendent pas les aliments réceptifs à l'impureté. Or c'étaient les eaux des œufs [mei beitsim], le blanc d'œuf, qu'il leur avait expliquées, et eux avaient cru qu'il disait « eaux des marais ».
- וְטָעוּ נָמֵי בְּהָא: מֵי קֵרַמְיוֹן וּמֵי פֵיגָה פְּסוּלִין, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מֵי בְצָעִים. וְאִינְהוּ סְבוּר: מִדִּלְגַבֵּי חַטָּאת פְּסִילִי – אַכְשׁוֹרֵי נָמֵי לָא מַכְשְׁרִי. וְלָא הִיא: הָתָם, לְעִנְיַן חַטָּאת, בָּעֵינַן מַיִם חַיִּים; הָכָא, אַכְשׁוֹרֵי כָּל דְּהוּ מַכְשְׁרִי.Et ils se trompèrent aussi sur ceci : il est enseigné que les eaux du Karmion et les eaux de la Piga sont impropres à l'eau de purification de la vache rousse, parce que ce sont des eaux de marais. Et eux croyaient : puisqu'elles sont impropres pour l'eau de purification, elles ne rendent pas non plus réceptif à l'impureté. Mais il n'en est rien : là-bas, pour l'eau de purification, il nous faut des « eaux vives » (Nombres 19, 17) ; ici, pour rendre réceptif, n'importe quelle eau rend réceptif.
- תָּנָא, בְּאוֹתָהּ שָׁעָה גָּזְרוּ: תַּלְמִיד אַל יוֹרֶה אֶלָּא אִם כֵּן נוֹטֵל רְשׁוּת מֵרַבּוֹ.Il a été enseigné : À ce moment-là, ils décrétèrent : Qu'un élève n'enseigne pas la halakha (loi, règle pratique) s'il n'a pas pris l'autorisation de son maître.
- תַּנְחוּם בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי אִיקְּלַע לְחֶתֶר. דְּרַשׁ לְהוּ: מוּתָּר לִלְתּוֹת חִיטִּין בַּפֶּסַח. אָמְרוּ לוֹ: לָאו רַבִּי מַנִּי דְּמִן צוּר אִיכָּא הָכָא? וְתַנְיָא: תַּלְמִיד אַל יוֹרֶה הֲלָכָה בִּמְקוֹם רַבּוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה רָחוֹק מִמֶּנּוּ שָׁלֹשׁ פַּרְסָאוֹת כְּנֶגֶד מַחֲנֵה יִשְׂרָאֵל. אָמַר לְהוּ: לָאו אַדַּעְתַּאי.Tan'houm, fils de Rabbi Ami, arriva à 'Hatar. Il leur expliqua : Il est permis d'humecter le blé à Pessa'h. Ils lui dirent : Rabbi Mani de Tyr n'est-il pas ici ? Or il a été enseigné : Qu'un élève n'enseigne pas la halakha à l'endroit où se trouve son maître, à moins d'en être éloigné de trois parsaot (parasanges), à l'image du camp d'Israël. Il leur dit : Cela ne m'était pas venu à l'esprit.
- רַבִּי חִיָּיא חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה קָאֵי בְּבֵית הַקְּבָרוֹת. אֲמַר לֵיהּ: לָאו בֶּן אִישׁ פְּלוֹנִי כֹּהֵן אַתָּה? אָמַר לֵיהּ: אִין. אֲבוּהּ דְּהָהוּא גַּבְרָא גְּבַהּ עֵינַיִם הֲוָה, נָתַן עֵינָיו בִּגְרוּשָׁה וְחִילְּלוֹ.Rabbi 'Hiyya vit un certain homme qui se tenait dans un cimetière. Il lui dit : N'es-tu pas le fils d'Untel, le Cohen (prêtre) ? L'homme lui dit : Si. Le père de cet homme, c'est-à-dire mon père, avait les yeux hauts et suivait ses désirs : il jeta les yeux sur une femme divorcée et l'épousa, et il le disqualifia, faisant de son fils un 'halal, déchu de la prêtrise.
- פְּשִׁיטָא, לְפַלְגָא – הָא קָאָמַר דְּמַהֲנֵי. עַל תְּנַאי מַאי? תָּא שְׁמַע, דַּאֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרַב שֶׁמֶן: הֲרֵי אַתָּה בִּרְשׁוּתֵנוּ עַד שֶׁתָּבֹא אֶצְלֵנוּ.C'est évident : une autorisation partielle, voici qu'il a été dit qu'elle est efficace. Sous condition, qu'en est-il ? Peut-on la limiter dans le temps ? Viens et entends : car Rabbi Yo'hanan dit à Rav Chémen : Te voici muni de notre autorisation jusqu'à ce que tu reviennes auprès de nous.
- גּוּפָא, אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁנַיִם שֶׁדָּנוּ – דִּינֵיהֶם דִּין, אֶלָּא שֶׁנִּקְרָא בֵּית דִּין חָצוּף. יָתֵיב רַב נַחְמָן וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: אֲפִילּוּ שְׁנַיִם מְזַכִּין אוֹ שְׁנַיִם מְחַיְּיבִין וְאֶחָד אוֹמֵר אֵינִי יוֹדֵעַ – יוֹסִיפוּ הַדַּיָּינִין. וְאִי אִיתָא, לִהְווֹ כִּשְׁנַיִם שֶׁדָּנוּ!Le sujet lui-même : Chmouel a dit : Deux juges qui ont jugé, leur jugement est un jugement, mais on les appelle « tribunal impudent ». Rav Na'hman siégeait et énonçait cet enseignement. Rava objecta à Rav Na'hman : À trois juges, même si deux acquittent, ou deux condamnent, et qu'un dit : « Je ne sais pas », on ajoute des juges. Et s'il en est ainsi, qu'ils soient comme deux qui ont jugé !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּמֵעִיקָּרָא אַדַּעְתָּא דִּתְלָתָא יְתִיבִי. הָכָא, לָאו אַדַּעְתָּא דִּתְלָתָא יְתֵיבִי.Rav Na'hman répondit : Là-bas, c'est différent, car dès le départ, ils ont siégé en vue d'être trois. Ici, ils n'ont pas siégé en vue d'être trois.
- אֵיתִיבֵיהּ, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַדִּין בִּשְׁלֹשָׁה, וּפְשָׁרָה בִּשְׁנַיִם. וְיָפֶה כֹּחַ פְּשָׁרָה מִכֹּחַ הַדִּין, שֶׁשְּׁנַיִם שֶׁדָּנוּ – בַּעֲלֵי דִינִין יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן, וּשְׁנַיִם שֶׁעָשׂוּ פְּשָׁרָה – אֵין בַּעֲלֵי דִינִין יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן.Rava lui objecta : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Le jugement se fait à trois, et le compromis [pechara] à deux. Et le pouvoir du compromis est plus fort que le pouvoir du jugement : car deux qui ont jugé, les plaideurs peuvent se rétracter ; et deux qui ont fait un compromis, les plaideurs ne peuvent pas se rétracter.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.