Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סִימָנָא בְּעָלְמָא.C'est un simple moyen mnémotechnique. Le verset n'est pas la source de cette halakha (loi) ; il est cité comme simple repère : de même que la loi de la jeune fille fiancée concerne sa première relation, de même la loi de la fille de Cohen (prêtre) adultère concerne le cas où il s'agit de sa première disqualification de la prêtrise.
- מַתְנִי׳ הַמֵּסִית – זֶה הֶדְיוֹט, וְהַמֵּסִית אֶת הַהֶדְיוֹט. אָמַר: יֵשׁ יִרְאָה בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, כָּךְ אוֹכֶלֶת, כָּךְ שׁוֹתֶה, כָּךְ מְטִיבָה, כָּךְ מְרֵיעָה.MICHNA : (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi.) Quant à l'incitateur (mésit), compté parmi les condamnés à la lapidation, il s'agit d'un homme ordinaire, et non d'un prophète, et de celui qui incite un homme ordinaire, et non une multitude. Que fait-il ? Il dit : « Il y a une divinité à tel endroit ; ainsi elle mange, ainsi elle boit, ainsi elle fait du bien à ses fidèles, ainsi elle fait du mal à ceux qui ne la servent pas. »
- כׇּל חַיָּיבֵי מִיתוֹת שֶׁבְּתוֹרָה, אֵין מַכְמִינִין עֲלֵיהֶם, חוּץ מִזּוֹ.Pour tous les passibles de mort de la Torah, s'il n'y a pas de témoins de leur faute, on ne poste pas de témoins en embuscade contre eux, sauf pour celui-ci, l'incitateur.
- אָמַר לִשְׁנַיִם: הֵן עֵדָיו, וּמְבִיאִין אוֹתוֹ לְבֵית דִּין וְסוֹקְלִין אוֹתוֹ. אָמַר לְאֶחָד: הוּא אוֹמֵר ״יֵשׁ לִי חֲבֵירִים רוֹצִים בְּכָךְ״.S'il a parlé à deux hommes, ceux-ci sont ses témoins, et ils l'amènent au tribunal et on le lapide, sans qu'il soit nécessaire de l'avertir. S'il a parlé à un seul homme, dont le témoignage ne suffit pas, celui-ci dit à l'incitateur : « J'ai des amis qui veulent cela », afin qu'il répète ses paroles devant eux.
- אִם הָיָה עָרוּם וְאֵינוֹ יָכוֹל לְדַבֵּר בִּפְנֵיהֶם, מַכְמִינִין לוֹ עֵדִים אֲחוֹרֵי הַגָּדֵר. וְהוּא אוֹמֵר לוֹ: ״אֱמוֹר מַה שֶּׁאָמַרְתָּ בְּיִחוּד!״ וְהַלָּה אוֹמֵר לוֹ. וְהוּא אוֹמֵר לוֹ: ״הֵיאַךְ נַנִּיחַ אֶת אֱלֹהֵינוּ שֶׁבַּשָּׁמַיִם וְנֵלֵךְ וְנַעֲבוֹד עֵצִים וַאֲבָנִים?״ אִם חוֹזֵר בּוֹ – הֲרֵי זֶה מוּטָב, וְאִם אָמַר: ״כָּךְ הִיא חוֹבָתֵנוּ, כָּךְ יָפֶה לָנוּ״ – הָעוֹמְדִין מֵאֲחוֹרֵי הַגָּדֵר מְבִיאִין אוֹתוֹ לְבֵית דִּין וְסוֹקְלִין אוֹתוֹ.S'il était rusé et ne peut pas parler devant eux, devant deux hommes, on poste pour lui des témoins derrière la clôture, où il ne les voit pas. Et celui qu'il a tenté d'inciter lui dit : « Répète ce que tu as dit en tête-à-tête ! » Et l'autre, l'incitateur, le lui dit. Et il lui dit : « Comment abandonnerions-nous notre D.ieu qui est dans les cieux, pour aller servir des bois et des pierres ? » S'il se rétracte, c'est bien. Mais s'il dit : « Tel est notre devoir, tel est ce qui nous convient », ceux qui se tiennent derrière la clôture l'amènent au tribunal et on le lapide.
- הָאוֹמֵר: ״אֶעֱבוֹד״, ״אֵלֵךְ וְאֶעֱבוֹד״, ״נֵלֵךְ וְנַעֲבוֹד״; ״אֶזְבַּח״, ״אֵלֵךְ וְאֶזְבַּח״, ״נֵלֵךְ וְנִזְבַּח״; ״אַקְטִיר״, ״אֵלֵךְ וְאַקְטִיר״, ״נֵלֵךְ וְנַקְטִיר״; ״אֲנַסֵּךְ״, ״אֵלֵךְ וַאֲנַסֵּךְ״, ״נֵלֵךְ וּנְנַסֵּךְ״; ״אֶשְׁתַּחֲוֶה״, ״אֵלֵךְ וְאֶשְׁתַּחֲוֶה״, ״נֵלֵךְ וְנִשְׁתַּחֲוֶה״.L'incitateur est aussi celui qui dit : « Je servirai une idole », « J'irai et je servirai », « Allons et servons » ; « Je sacrifierai », « J'irai et je sacrifierai », « Allons et sacrifions » ; « J'encenserai », « J'irai et j'encenserai », « Allons et encensons » ; « Je ferai une libation », « J'irai et je ferai une libation », « Allons et faisons une libation » ; « Je me prosternerai », « J'irai et je me prosternerai », « Allons et prosternons-nous ».
- גְּמָ׳ הַמֵּסִית זֶה הֶדְיוֹט. טַעְמָא דְּהֶדְיוֹט, הָא נָבִיא בְּחֶנֶק. וְהַמֵּסִית אֶת הַהֶדְיוֹט, טַעְמָא דְּיָחִיד, הָא רַבִּים בְּחֶנֶק.GUEMARA : (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara, sur la Michna.) La Michna enseigne : « L'incitateur, c'est un homme ordinaire. » La raison de la lapidation est donc qu'il est un homme ordinaire ; mais un prophète serait exécuté par strangulation. « Et celui qui incite un homme ordinaire » : la raison est donc qu'il a incité un individu ; mais pour une multitude, ce serait par strangulation.
- מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּתַנְיָא: נָבִיא שֶׁהֵדִיחַ – בִּסְקִילָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בְּחֶנֶק. מַדִּיחֵי עִיר הַנִּדַּחַת – בִּסְקִילָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בְּחֶנֶק.De qui est donc notre Michna ? Elle est de Rabbi Chimon, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un prophète qui a entraîné les autres à l'idolâtrie est exécuté par lapidation. Rabbi Chimon dit : par strangulation. Ceux qui ont entraîné une ville idolâtre sont exécutés par lapidation. Rabbi Chimon dit : par strangulation.
- אֵימָא סֵיפָא: הַמַּדִּיחַ זֶה הָאוֹמֵר ״נֵלֵךְ וְנַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה״. וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַדִּיחֵי עִיר הַנִּדַּחַת שָׁנוּ. אֲתָאן לְרַבָּנַן. רֵישָׁא רַבִּי שִׁמְעוֹן וְסֵיפָא רַבָּנַן?Objection : Cite la fin de la Michna, c'est-à-dire la Michna suivante : « Celui qui entraîne (madia'h), c'est celui qui dit : “Allons et servons une idole.” » Et Rav Yehouda a dit au nom de Rav : On a enseigné ici le cas de ceux qui ont entraîné une ville idolâtre. Ainsi, nous en arrivons aux Rabbanan, pour qui celui qui incite une multitude est lui aussi lapidé. Le début serait-il donc de Rabbi Chimon et la fin des Rabbanan ?
- רָבִינָא אָמַר: כּוּלָּהּ רַבָּנַן הִיא, וְלָא זוֹ אַף זוֹ קָתָנֵי.Ravina a dit : Toute la Michna est des Rabbanan, et le Tanna enseigne selon le procédé : « non seulement ceci, mais aussi cela » : non seulement celui qui incite un individu est lapidé, mais aussi celui qui entraîne toute une ville.
- רַב פָּפָּא אָמַר: כִּי קָתָנֵי ״מֵסִית זֶה הֶדְיוֹט״, לְהַכְמָנָה.Rav Pappa a dit : Lorsqu'elle enseigne : « L'incitateur, c'est un homme ordinaire », ce n'est pas pour exclure le prophète, mais c'est en vue de l'embuscade : on traite sa vie avec mépris, comme celle d'un homme de rien.
- דְּתַנְיָא: וּשְׁאָר כׇּל חַיָּיבֵי מִיתוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה, אֵין מַכְמִינִין עֲלֵיהֶן, חוּץ מִזּוֹ.Car il a été enseigné dans une baraïta : Pour tous les autres passibles de mort de la Torah, on ne poste pas de témoins en embuscade contre eux, sauf pour celui-ci.
- כֵּיצַד עוֹשִׂין לוֹ? מַדְלִיקִין לוֹ אֶת הַנֵּר בַּבַּיִת הַפְּנִימִי, וּמוֹשִׁיבִין לוֹ עֵדִים בַּבַּיִת הַחִיצוֹן, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ הֵן רוֹאִין אוֹתוֹ וְשׁוֹמְעִין אֶת קוֹלוֹ, וְהוּא אֵינוֹ רוֹאֶה אוֹתָן. וְהַלָּה אוֹמֵר לוֹ: ״אֱמוֹר מַה שֶּׁאָמַרְתָּ לִי בְּיִחוּד״, וְהוּא אוֹמֵר לוֹ. וְהַלָּה אוֹמֵר לוֹ: ״הֵיאַךְ נַנִּיחַ אֶת אֱלֹהֵינוּ שֶׁבַּשָּׁמַיִם וְנַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה״? אִם חוֹזֵר בּוֹ – מוּטָב, וְאִם אָמַר: ״כָּךְ הִיא חוֹבָתֵנוּ וְכָךְ יָפֶה לָנוּ״ – הָעֵדִים שֶׁשּׁוֹמְעִין מִבַּחוּץ מְבִיאִין אוֹתוֹ לְבֵית דִּין וְסוֹקְלִין אוֹתוֹ.Comment procède-t-on à son égard ? On allume pour lui la lampe dans la pièce intérieure et on place pour lui des témoins dans la pièce extérieure, obscure, de sorte qu'ils le voient et entendent sa voix, mais que lui ne les voie pas. Et l'autre, celui qu'il a tenté d'inciter, lui dit : « Répète ce que tu m'as dit en tête-à-tête. » Et il le lui dit. Et l'autre lui dit : « Comment abandonnerions-nous notre D.ieu qui est dans les cieux pour servir une idole ? » S'il se rétracte, c'est bien. Mais s'il dit : « Tel est notre devoir et tel est ce qui nous convient », les témoins qui écoutent du dehors l'amènent au tribunal et on le lapide.
- וְכֵן עָשׂוּ לְבֶן סָטָדָא בְּלוֹד, וּתְלָאוּהוּ בְּעֶרֶב הַפֶּסַח.Et c'est ainsi qu'on a fait à Ben Setada, à Lod, et on le pendit la veille de Pessa'h.
- בֶּן סָטָדָא? בֶּן פַּנְדִּירָא הוּא! אָמַר רַב חִסְדָּא: בַּעַל סָטָדָא, בּוֹעֵל פַּנְדִּירָא. בַּעַל? פַּפּוּס בֶּן יְהוּדָה הוּא! אֶלָּא, אִמּוֹ סָטָדָא. אִמּוֹ? מִרְיָם מְגַדְּלָא נְשַׁיָּא הֲוַאי! כִּדְאָמְרִי בְּפוּמְבְּדִיתָא: ״סְטָת דָּא מִבַּעְלַהּ״.La Guemara s'étonne : Ben Setada ? C'était le fils de Pandira ! Rav 'Hisda a dit : Peut-être le mari de sa mère s'appelait-il Setada, et l'amant de sa mère, Pandira. Objection : Le mari ? C'était Pappos ben Yehouda ! Mais plutôt : sa mère s'appelait Setada. Objection : Sa mère ? C'était Miryam, la coiffeuse de femmes ! Réponse : Setada n'était qu'un surnom, comme on dit à Poumbedita : « Celle-ci s'est écartée (setat da) de son mari. »
- מַתְנִי׳ הַמַּדִּיחַ – זֶה הָאוֹמֵר: ״נֵלֵךְ וְנַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה״.MICHNA : Celui qui entraîne, c'est celui qui dit à une multitude : « Allons et servons une idole. »
- הַמְכַשֵּׁף – הָעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה חַיָּיב, וְלֹא הָאוֹחֵז אֶת הָעֵינַיִם. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שְׁנַיִם לוֹקְטִין קִשּׁוּאִין, אֶחָד לוֹקֵט פָּטוּר וְאֶחָד לוֹקֵט חַיָּיב. הָעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה חַיָּיב, הָאוֹחֵז אֶת הָעֵינַיִם פָּטוּר.Le sorcier : celui qui accomplit un acte réel de sorcellerie est passible, mais non celui qui trompe les yeux. Rabbi Akiva dit au nom de Rabbi Yehochoua : Deux hommes cueillent des concombres par sorcellerie : l'un cueille et est exempt, l'autre cueille et est passible. Celui qui accomplit un acte réel est passible, celui qui trompe les yeux est exempt.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַדִּיחֵי עִיר הַנִּדַּחַת שָׁנוּ כָּאן.GUEMARA : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : C'est de ceux qui ont entraîné une ville idolâtre qu'on a parlé ici. Celui qui incite des individus et celui qui entraîne toute une ville sont donc tous deux lapidés.
- הַמְכַשֵּׁף – זֶה הָעוֹשֶׂה מַעֲשֶׂה וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״מְכַשֵּׁפָה״ – אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״מְכַשֵּׁפָה״? מִפְּנֵי שֶׁרוֹב נָשִׁים מְצוּיוֹת בִּכְשָׁפִים.La Michna enseigne : « Le sorcier, c'est celui qui accomplit un acte, etc. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Une sorcière » (Exode 22, 17) : aussi bien l'homme que la femme. S'il en est ainsi, que vient nous apprendre « une sorcière » ? Le verset parle au féminin parce que la plupart des femmes sont familières de la sorcellerie.
- מִיתָתָן בַּמֶּה? רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן ״מְכַשֵּׁפָה לֹא תְחַיֶּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״לֹא תְחַיֶּה כׇּל נְשָׁמָה״. מָה לְהַלָּן בְּסַיִיף, אַף כָּאן בְּסַיִיף.Leur mort, par quel moyen ? Rabbi Yossé HaGlili dit : Il est dit ici : « Tu ne laisseras pas vivre une sorcière » (Exode 22, 17), et il est dit là-bas, au sujet de la conquête de Canaan : « Tu ne laisseras vivre aucune âme » (Deutéronome 20, 16). De même que là-bas c'est par l'épée (voir Nombres 21, 24), de même ici c'est par l'épée.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: נֶאֱמַר כָּאן ״מְכַשֵּׁפָה לֹא תְחַיֶּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״אִם בְּהֵמָה אִם אִישׁ לֹא יִחְיֶה״. מָה לְהַלָּן בִּסְקִילָה, אַף כָּאן בִּסְקִילָה.Rabbi Akiva dit : Il est dit ici : « Tu ne laisseras pas vivre une sorcière », et il est dit là-bas, au sujet du mont Sinaï : « Bête ou homme, il ne vivra pas » (Exode 19, 13). De même que là-bas c'est par lapidation, de même ici c'est par lapidation.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹסֵי: אֲנִי דַּנְתִּי ״לֹא תְחַיֶּה״ מִ״לֹּא תְחַיֶּה״, וְאַתָּה דַּנְתָּ ״לֹא תְחַיֶּה״ מִ״לֹּא יִחְיֶה״!Rabbi Yossé lui a dit : Moi, j'ai déduit « Tu ne laisseras pas vivre » de « Tu ne laisseras pas vivre », deux expressions identiques, alors que toi, tu as déduit « Tu ne laisseras pas vivre » de « il ne vivra pas » !
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: אֲנִי דַּנְתִּי יִשְׂרָאֵל מִיִּשְׂרָאֵל, שֶׁרִיבָּה בָּהֶן הַכָּתוּב מִיתוֹת הַרְבֵּה, וְאַתָּה דַּנְתָּ יִשְׂרָאֵל מִגּוֹיִם, שֶׁלֹּא רִיבָּה בָּהֶן הַכָּתוּב אֶלָּאRabbi Akiva lui a répondu : Moi, j'ai déduit une loi concernant Israël d'une loi concernant Israël, pour lequel le verset a prescrit de nombreuses peines de mort, de sorte qu'il est significatif que la lapidation ait été choisie, alors que toi, tu as déduit une loi concernant Israël d'une loi concernant les nations, pour lesquelles le verset n'a prescrit qu'
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.