Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ בַּעַל אוֹב – זֶה פִּיתוֹם הַמְדַבֵּר מִשֶּׁחְיוֹ, וְיִדְּעוֹנִי – זֶה הַמְדַבֵּר בְּפִיו. הֲרֵי אֵלּוּ בִּסְקִילָה, וְהַנִּשְׁאָל בָּהֶם בְּאַזְהָרָה.MICHNA : Parmi les passibles de lapidation figurent ceux qui pratiquent certaines formes de sorcellerie. Le baal ov (nécromancien) – c'est le pitom (sorte de sorcier) qui fait parler le mort depuis son aisselle ; et le yidoni (devin) – c'est celui qui fait parler une voix par sa bouche. Ceux-là sont passibles de mort par lapidation, et celui qui les interroge sur l'avenir transgresse un interdit qui est une simple azhara (mise en garde de la Torah, sans peine de mort).
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא הָכָא דְּקָתָנֵי בַּעַל אוֹב וְיִדְּעוֹנִי, וּמַאי שְׁנָא גַּבֵּי כָּרֵיתוֹת דְּקָתָנֵי בַּעַל אוֹב וְשַׁיְּירֵיהּ לְיִדְּעוֹנִי?GUEMARA : Qu'y a-t-il de différent ici, où la Michna (enseignement des Tannaïm) enseigne le baal ov et le yidoni, et qu'y a-t-il de différent dans le traité Keritot (2a), où la Michna enseigne le baal ov et laisse de côté le yidoni ? Ce traité énumère les fautes passibles de karèt (retranchement) qui obligent, si elles sont commises par inadvertance, à un 'hatat (sacrifice expiatoire).
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: הוֹאִיל וּשְׁנֵיהֶן בְּלָאו אֶחָד נֶאֶמְרוּ.Rabbi Yo'hanan a dit : Keritot ne compte pas le yidoni à part, puisque tous deux ont été énoncés dans la Torah dans un seul lav (interdit négatif) ; aussi, celui qui commet les deux en une seule inadvertance n'apporte qu'un seul 'hatat.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: יִדְּעוֹנִי, לְפִי שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה.Rech Lakich a dit : Le yidoni n'y figure pas parce qu'il ne comporte pas d'acte, mais seulement une parole, et l'on n'apporte pas de 'hatat pour une faute sans acte.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, מַאי שְׁנָא בַּעַל אוֹב דְּנָקֵט? מִשּׁוּם דִּפְתַח בֵּיהּ קְרָא.Et selon Rabbi Yo'hanan, pourquoi la Michna de Keritot a-t-elle retenu précisément le baal ov plutôt que le yidoni ? Parce que le verset ouvre par lui.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבִּי יוֹחָנָן? אָמַר רַב פָּפָּא: חֲלוּקִין הֵן בְּמִיתָה.Et Rech Lakich, pour quelle raison n'a-t-il pas parlé comme Rabbi Yo'hanan ? Rav Pappa a dit : Parce qu'ils sont séparés quant à la mort : le verset qui fixe leur peine de mort les distingue, si bien qu'il y aurait deux 'hatat, n'était l'absence d'acte du yidoni.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן: חֲלוּקָּה דְּלָאו – שְׁמָהּ חֲלוּקָּה, דְמִיתָה – לֹא שְׁמָהּ חֲלוּקָּה.Et Rabbi Yo'hanan répond : La séparation par le lav, elle, s'appelle une séparation pour le compte des 'hatat, mais celle de la mort ne s'appelle pas une séparation.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרֵישׁ לָקִישׁ? אָמַר לָךְ: מַתְנִיתִין דְּכָרֵיתוֹת רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר: לָא בָּעֵינַן מַעֲשֶׂה.Et Rabbi Yo'hanan, pour quelle raison n'a-t-il pas parlé comme Rech Lakich ? Il te dira : La Michna de Keritot est conforme à Rabbi Akiva, qui a dit : Nous n'exigeons pas d'acte pour obliger à un 'hatat.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ: נְהִי דְּלָא בָּעֵי רַבִּי עֲקִיבָא מַעֲשֶׂה רַבָּה, מַעֲשֶׂה זוּטָא בָּעֵי.Et Rech Lakich répond : Admettons que Rabbi Akiva n'exige pas un acte important ; il exige du moins un petit acte, et le yidoni n'en comporte aucun.
- מְגַדֵּף, מַאי מַעֲשֶׂה אִיכָּא? עֲקִימַת שְׂפָתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה.Le megadef (blasphémateur), que Rabbi Akiva oblige au 'hatat : quel acte y a-t-il dans son cas ? Il ne fait que parler ! La torsion de ses lèvres en parlant est un acte.
- בַּעַל אוֹב, מַאי מַעֲשֶׂה אִיכָּא? הַקָּשַׁת זְרוֹעוֹתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה.Le baal ov, quel acte y a-t-il dans son cas ? Le choc de ses bras l'un contre l'autre, pour produire le son de la voix, est un acte.
- וַאֲפִילּוּ לְרַבָּנַן? וְהָתַנְיָא: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַעֲשֶׂה, כְּגוֹן זִיבּוּחַ, קִיטּוּר, וְנִיסּוּךְ, וְהִשְׁתַּחֲוָאָה.Et cela vaudrait-il même selon les Rabbanan, qui exigent un acte véritable ? Or il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : On n'est 'hayav (passible) d'un 'hatat pour l'idolâtrie que pour une chose qui comporte un acte, comme sacrifier, brûler de l'encens, faire une libation et se prosterner.
- וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאן תְּנָא הִשְׁתַּחֲוָאָה? רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר: לָא בָּעֵינַן מַעֲשֶׂה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, כְּפִיפַת קוֹמָתוֹ לְרַבָּנַן הָוֵי מַעֲשֶׂה.Et Rech Lakich a dit : Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné ici la prosternation ? C'est Rabbi Akiva, qui a dit : Nous n'exigeons pas d'acte important. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Tu peux dire même qu'il s'agit des Rabbanan, car le fait de courber sa stature est, selon les Rabbanan, un acte.
- הַשְׁתָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ, כְּפִיפַת קוֹמָתוֹ לְרַבָּנַן לָא הָוֵי מַעֲשֶׂה, הַקָּשַׁת זְרוֹעוֹתָיו דְּבַעַל אוֹב הָוֵי מַעֲשֶׂה?Or, selon Rech Lakich, le fait de courber sa stature n'est pas, selon les Rabbanan, un acte ; et le choc des bras du baal ov serait un acte ?
- כִּי קָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ נָמֵי – לְרַבִּי עֲקִיבָא, אֲבָל לְרַבָּנַן – לָא.Lorsque Rech Lakich a parlé d'un acte à propos du choc des bras, c'était aussi selon Rabbi Akiva ; mais selon les Rabbanan, non.
- אִי הָכִי, יָצָא מְגַדֵּף וּבַעַל אוֹב מִיבְּעֵי לֵיהּ!S'il en est ainsi, les Rabbanan, qui disent en Keritot : « à l'exclusion du blasphémateur », parce qu'il n'y a pas d'acte, auraient dû dire : À l'exclusion du megadef et du baal ov !
- אֶלָּא אָמַר עוּלָּא: בִּמְקַטֵּר לַשֵּׁד.Mais Oulla a dit : Le baal ov de Keritot désigne le cas de celui qui brûle de l'encens pour un démon, ce qui est un acte véritable.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מְקַטֵּר לַשֵּׁד – עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה הוּא! אֶלָּא, אָמַר רָבָא: בִּמְקַטֵּר לְחַבָּר.Rava lui a dit : Celui qui brûle de l'encens pour un démon est un idolâtre ! Or celui-ci est déjà compté en Keritot. Mais Rava a dit : Il s'agit de celui qui brûle de l'encens pour rassembler les démons, sans les adorer, par simple sorcellerie.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הַמְקַטֵּר לְחַבָּר – חוֹבֵר חָבֵר הוּא.Abayé lui a dit : Celui qui brûle de l'encens pour rassembler les démons est un 'hover 'haver (charmeur), que la Torah frappe seulement d'un lav.
- אִין, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: חוֹבֵר זֶה בִּסְקִילָה.Rava répond : Oui, et pourtant la Torah a dit : Ce 'hover-là est passible de lapidation.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״חֹבֵר חָבֶר״ – אֶחָד חֶבֶר גָּדוֹל וְאֶחָד חֶבֶר קָטָן, וַאֲפִילּוּ נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « 'Hover 'havèr » (Deutéronome 18, 11) : aussi bien un grand rassemblement qu'un petit rassemblement d'animaux, et même de serpents et de scorpions.
- אָמַר אַבָּיֵי: הִלְכָּךְ, הַאי מַאן דְּצָמֵיד זִיבּוּרָא וְעַקְרַבָּא, אַף עַל גַּב דְּקָא מִיכַּוֵּין דְּלָא לַיזְּקוּ, אָסוּר.Abayé a dit : C'est pourquoi celui qui rassemble un frelon et un scorpion par sorcellerie, bien qu'il ait l'intention qu'ils ne nuisent pas, transgresse un interdit.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, מַאי שְׁנָא דִּכְפִיפַת קוֹמָתוֹ לְרַבָּנַן הָוֵי מַעֲשֶׂה, וַעֲקִימַת שְׂפָתָיו לָא הָוֵי מַעֲשֶׂה?Et selon Rabbi Yo'hanan, pourquoi le fait de courber sa stature est-il, selon les Rabbanan, un acte, alors que la torsion des lèvres du blasphémateur n'est pas un acte ?
- אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי מְגַדֵּף, הוֹאִיל וְיֶשְׁנוֹ בַּלֵּב.Rava a dit : Le megadef est différent, puisque sa faute réside dans le cœur : c'est l'intention qui fait le blasphème, de sorte qu'elle n'est pas considérée comme un acte.
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