Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא דִּינִין קוּם עֲשֵׂה הוּא, וְקָא חָשֵׁיב? קוּם עֲשֵׂה וְשֵׁב אַל תַּעֲשֶׂה נִינְהוּ.La Guemara objecte : Mais voici que l'obligation d'instituer des tribunaux est un commandement de type « lève-toi et agis », et pourtant il le compte parmi les sept mitsvot (commandements) des descendants de Noa'h ! La Guemara répond : ce sont à la fois un « lève-toi et agis », à savoir instituer des tribunaux et rendre la justice, et un « reste assis et ne fais pas », à savoir ne pas commettre d'injustice.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גּוֹי שֶׁעוֹסֵק בַּתּוֹרָה חַיָּיב מִיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה״, לָנוּ מוֹרָשָׁה וְלֹא לָהֶם.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Un non-Juif qui s'adonne à l'étude de la Torah est passible de mort, comme il est dit : « Moché nous a prescrit une Torah, un héritage de l'assemblée de Yaakov » (Deutéronome 33, 4) : elle est pour nous un héritage, et non pour eux.
- וְלִיחְשְׁבַהּ גַּבֵּי שֶׁבַע מִצְוֹת? מַאן דְּאָמַר ״מוֹרָשָׁה״ – מִיגְזָל קָא גָזֵיל לַהּ. מַאן דְּאָמַר ״מְאוֹרָסָה״ – דִּינוֹ כְּנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, דְּבִסְקִילָה.La Guemara demande : Mais que le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) compte cet interdit parmi les sept mitsvot ! Elle explique : Selon celui qui dit que le verset parle d'un « héritage » (moracha), un non-Juif qui étudie la Torah la dérobe au peuple juif, et cet interdit est donc inclus dans celui du vol. Selon celui qui dit qu'il faut lire « fiancée » (meorassa), sa sanction est comme celle de celui qui a des relations avec une jeune fille fiancée, qui est punie par la lapidation, et l'interdit est inclus dans celui des unions illicites.
- מֵיתִיבִי, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מִנַּיִין שֶׁאֲפִילּוּ גּוֹי וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה שֶׁהוּא כְּכֹהֵן גָּדוֹל? שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה אֹתָם הָאָדָם וָחַי בָּהֶם״. ״כֹּהֲנִים לְוִיִּים וְיִשְׂרְאֵלִים״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״הָאָדָם״. הָא לָמַדְתָּ שֶׁאֲפִילּוּ גּוֹי וְעוֹסֵק בַּתּוֹרָה הֲרֵי הוּא כְּכֹהֵן גָּדוֹל.On objecte à Rabbi Yo'hanan à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr disait : D'où savons-nous que même un non-Juif qui s'adonne à la Torah est comme un Grand Prêtre ? Car il est dit : « que l'homme accomplira et par lesquels il vivra » (Lévitique 18, 5). « Des Cohanim, des Léviim et des Israélites » n'est pas dit, mais « l'homme ». Tu as donc appris que même un non-Juif qui s'adonne à la Torah est comme un Grand Prêtre.
- הָתָם, בְּשֶׁבַע מִצְוֹת דִּידְהוּ.La Guemara répond : Là, dans la baraïta, il s'agit d'un non-Juif qui étudie leurs sept mitsvot, celles des descendants de Noa'h.
- רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף הַדָּם מִן הַחַי. תָּנוּ רַבָּנַן: ״אַךְ בָּשָׂר בְּנַפְשׁוֹ דָמוֹ לֹא תֹאכֵלוּ״ – זֶה אֵבֶר מִן הַחַי. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף הַדָּם מִן הַחַי.Rabbi 'Hanina ben Gamliel dit : Les descendants de Noa'h ont reçu l'ordre également au sujet du sang prélevé sur un animal vivant. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Toutefois, la chair avec son âme, son sang, vous ne la mangerez pas » (Genèse 9, 4) : c'est l'interdit du membre prélevé sur un animal vivant. Rabbi 'Hanina ben Gamliel dit : Ce verset interdit aussi le sang prélevé sur un animal vivant.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל? קְרִי בֵּיהּ: ״בָּשָׂר בְּנַפְשׁוֹ לֹא תֹּאכֵל״, ״דָּמוֹ בְּנַפְשׁוֹ לֹא תֹּאכֵל״. וְרַבָּנַן? הַהוּא לְמִישְׁרֵי שְׁרָצִים הוּא דַּאֲתָא.Quelle est la raison de Rabbi 'Hanina ben Gamliel ? Il lit dans le verset : « la chair avec son âme, tu ne la mangeras pas ; son sang avec son âme, tu ne le mangeras pas ». Et les Rabbanan, que font-ils du mot « sang » ? Celui-ci vient pour permettre les membres des reptiles, dont le sang n'est pas distinct de la chair (voir 59b).
- כְּיוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״רַק חֲזַק לְבִלְתִּי אֲכֹל הַדָּם כִּי הַדָּם הוּא הַנָּפֶשׁ וְגוֹ׳״. ״רַק חֲזַק לְבִלְתִּי אֲכֹל הַדָּם״ – זֶה אֵבֶר מִן הַחַי, ״כִּי הַדָּם הוּא הַנָּפֶשׁ״ – זֶה דָּם מִן הַחַי.La baraïta poursuit : De même, tu dis, selon Rabbi 'Hanina, que le sang d'un animal vivant est interdit aussi aux Bnei Israël : « Seulement, sois ferme pour ne pas manger le sang, car le sang, c'est l'âme, etc. » (Deutéronome 12, 23). « Seulement, sois ferme pour ne pas manger le sang » : c'est le membre d'un animal vivant ; « car le sang, c'est l'âme » : c'est le sang d'un animal vivant.
- וְרַבָּנַן, הַהוּא לְדַם הַקָּזָה שֶׁהַנְּשָׁמָה יוֹצְאָה בּוֹ הוּא דַּאֲתָא.Et les Rabbanan, qui n'admettent pas d'interdit propre au sang d'un animal vivant, que font-ils de ce verset ? Celui-ci vient pour enseigner l'interdit du sang de la saignée par lequel l'âme s'en va.
- לְמָה לִי לְמִיכְתַּב לִבְנֵי נֹחַ, וּלְמָה לִי לְמִשְׁנֵי בְּסִינַי?La Guemara demande, selon Rabbi 'Hanina ben Gamliel : Pourquoi ai-je besoin que la Torah l'écrive pour les descendants de Noa'h, et pourquoi ai-je besoin de le répéter au Sinaï pour les Bnei Israël, qui sont eux aussi descendants de Noa'h ?
- כִּדְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: כׇּל מִצְוָה שֶׁנֶּאֶמְרָה לִבְנֵי נֹחַ וְנִשְׁנֵית בְּסִינַי – לָזֶה וְלָזֶה נֶאֶמְרָה.Elle répond : C'est conforme à l'enseignement de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, car Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Toute mitsva qui a été dite aux descendants de Noa'h et a été répétée au Sinaï a été dite à ceux-ci et à ceux-là, aux non-Juifs comme aux Juifs.
- לִבְנֵי נֹחַ, וְלֹא נִשְׁנֵית בְּסִינַי – לְיִשְׂרָאֵל נֶאֶמְרָה וְלֹא לִבְנֵי נֹחַ. וְאָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא גִּיד הַנָּשֶׁה, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.Une mitsva dite aux descendants de Noa'h et qui n'a pas été répétée au Sinaï a été dite à Israël et non aux descendants de Noa'h. Et nous n'avons dans cette catégorie que l'interdit du nerf sciatique, et cela seulement selon Rabbi Yehouda, pour qui l'interdit a été donné aux fils de Yaakov.
- אָמַר מָר: כׇּל מִצְוָה שֶׁנֶּאֶמְרָה לִבְנֵי נֹחַ וְנִשְׁנֵית בְּסִינַי, לָזֶה וְלָזֶה נֶאֶמְרָה. אַדְּרַבָּה, מִדְּנִשְׁנֵית בְּסִינַי – לְיִשְׂרָאֵל נֶאֶמְרָה וְלֹא לִבְנֵי נֹחַ!Le Maître a dit : Toute mitsva qui a été dite aux descendants de Noa'h et a été répétée au Sinaï a été dite à ceux-ci et à ceux-là. La Guemara objecte : Au contraire, du fait qu'elle a été répétée au Sinaï, déduisons qu'elle a été dite à Israël et non aux descendants de Noa'h !
- מִדְּאִיתְּנַי עֲבוֹדָה זָרָה בְּסִינַי, וְאַשְׁכְּחַן דַּעֲנַשׁ גּוֹיִם עִילָּוַוהּ, שְׁמַע מִינַּהּ: לָזֶה וְלָזֶה נֶאֶמְרָה.Elle répond : Du fait que l'interdit de l'idolâtrie a été répété au Sinaï, et que nous trouvons que D.ieu a puni les non-Juifs pour cela, déduis-en qu'une mitsva répétée au Sinaï a été dite à ceux-ci et à ceux-là.
- לִבְנֵי נֹחַ, וְלֹא נִשְׁנֵית בְּסִינַי – לְיִשְׂרָאֵל נֶאֶמְרָה וְלֹא לִבְנֵי נֹחַ. אַדְּרַבָּה, מִדְּלֹא נִישְׁנֵית בְּסִינַי – לִבְנֵי נֹחַ נֶאֶמְרָה וְלָא לְיִשְׂרָאֵל! לֵיכָּא מִידַּעַם דִּלְיִשְׂרָאֵל שְׁרֵי וּלְגוֹי אֲסִיר.Aux descendants de Noa'h, et qui n'a pas été répétée au Sinaï : elle a été dite à Israël et non aux descendants de Noa'h. La Guemara objecte : Au contraire, du fait qu'elle n'a pas été répétée au Sinaï, déduisons qu'elle a été dite aux descendants de Noa'h et non à Israël ! Elle répond : Il n'y a rien qui soit permis à un Israélite et interdit à un non-Juif.
- וְלָא? וַהֲרֵי יְפַת תּוֹאַר! הָתָם, מִשּׁוּם דְּלָאו בְּנֵי כִיבּוּשׁ נִינְהוּ.Et il n'y a rien ? Mais voici le cas de la yefat toar (la belle captive de guerre), permise à un Israélite et interdite à un non-Juif ! La Guemara répond : Là, c'est parce qu'ils ne sont pas habilités à conquérir : la permission n'a été donnée qu'en cas de guerre de conquête.
- וַהֲרֵי פָּחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה! הָתָם, מִשּׁוּם דְּלָאו בְּנֵי מְחִילָה נִינְהוּ.Mais voici le vol de moins de la valeur d'une perouta (la plus petite pièce), interdit à un non-Juif et permis à un Israélite ! La Guemara répond : Là, c'est parce qu'ils ne sont pas enclins au renoncement, même pour une somme aussi infime, tandis que les Juifs y renoncent habituellement.
- כׇּל מִצְוָה שֶׁנֶּאֶמְרָה לִבְנֵי נֹחַ וְנִישְׁנֵית בְּסִינַי, לָזֶה וְלָזֶה נֶאֶמְרָה.Toute mitsva qui a été dite aux descendants de Noa'h et a été répétée au Sinaï a été dite à ceux-ci et à ceux-là.
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