Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נֶהֱרָג עָלָיו.il est mis à mort pour lui, bien qu'il ait agi pour se défendre ; et de même pour un descendant de Noa'h.
- אַשְׁכַּח רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אַחָא דַּהֲוָה כְּתִיב בְּסֵפֶר אַגַּדְתָּא דְּבֵי רַב: בֶּן נֹחַ נֶהֱרָג בְּדַיָּין אֶחָד, וּבְעֵד אֶחָד, שֶׁלֹּא בְּהַתְרָאָה, מִפִּי אִישׁ וְלֹא מִפִּי אִשָּׁה, וַאֲפִילּוּ קָרוֹב. מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ: אַף עַל הָעוּבָּרִין.Rabbi Yaakov bar A'ha a trouvé qu'il était écrit dans un livre d'aggada (enseignements non juridiques) de l'école de Rav : un descendant de Noa'h est mis à mort sur la décision d'un seul juge, sur la déposition d'un seul témoin, sans mise en garde préalable, par la bouche d'un homme et non par la bouche d'une femme, et même d'un proche parent. Au nom de Rabbi Ichmaël, ils ont dit : même pour les fœtus.
- מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה: דְּאָמַר קְרָא, ״אַךְ אֶת דִּמְכֶם לְנַפְשֹׁתֵיכֶם אֶדְרֹשׁ״, אֲפִילּוּ בְּדַיָּין אֶחָד.La Guemara demande : D'où savons-nous cela ? Rav Yehouda a dit : car le verset dit : « Seulement, votre sang, celui de vos vies, Je le réclamerai » (Genèse 9, 5), au singulier : même par un seul juge.
- ״מִיָּד כׇּל חַיָּה״, אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בְּהַתְרָאָה. ״אֶדְרְשֶׁנּוּ וּמִיַּד הָאָדָם״, אֲפִילּוּ בְּעֵד אֶחָד. ״מִיַּד אִישׁ״, וְלֹא מִיַּד אִשָּׁה. ״אָחִיו״, אֲפִילּוּ קָרוֹב.« De la main de tout animal » : même sans mise en garde, puisqu'un animal ne peut en recevoir. « Je le réclamerai, et de la main de l'homme » : même par un seul témoin. « De la main de l'homme » (ich, homme de sexe masculin) : et non de la main d'une femme. « Son frère » : même un proche parent.
- מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ: אַף עַל הָעוּבָּרִין. מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל? דִּכְתִיב: ״שֹׁפֵךְ דַּם הָאָדָם בָּאָדָם דָּמוֹ יִשָּׁפֵךְ״. אֵיזֶהוּ אָדָם שֶׁהוּא בָּאָדָם? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה עוּבָּר שֶׁבִּמְעֵי אִמּוֹ.Au nom de Rabbi Ichmaël, ils ont dit : même pour les fœtus. Quelle est la raison de Rabbi Ichmaël ? Car il est écrit : « Celui qui verse le sang de l'homme, dans l'homme (baadam), son sang sera versé » (Genèse 9, 6). Quel est l'homme qui est dans l'homme ? Dis que c'est le fœtus qui est dans le ventre de sa mère.
- וְתַנָּא קַמָּא תַּנָּא דְבֵי מְנַשֶּׁה הוּא, דְּאָמַר: כׇּל מִיתָה הָאֲמוּרָה לִבְנֵי נֹחַ אֵינוֹ אֶלָּא חֶנֶק, וּשְׁדִי לֵיהּ הַאי ״בָּאָדָם״ אַסֵּיפֵיהּ דִּקְרָא, וּדְרוֹשׁ בֵּיהּ הָכִי: ״בָּאָדָם דָּמוֹ יִשָּׁפֵךְ״ – אֵיזֶהוּ שְׁפִיכוּת דָּמִים שֶׁל אָדָם שֶׁהוּא בְּגוּפוֹ שֶׁל אָדָם? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה חֶנֶק.Et le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), qui ne l'en déduit pas, c'est le Tanna de l'école de Ménaché, qui dit : toute mise à mort énoncée pour les descendants de Noa'h n'est que la strangulation. Et rattache ce « dans l'homme » à la fin du verset, et interprète-le ainsi : « dans l'homme, son sang sera versé » : quelle est l'effusion de sang de l'homme qui reste dans le corps de l'homme ? Dis que c'est la strangulation.
- מֵתִיב רַב הַמְנוּנָא: וְאִשָּׁה לָא מִפַּקְדָה? וְהָכְתִיב: ״כִּי יְדַעְתִּיו לְמַעַן אֲשֶׁר יְצַוֶּה וְגוֹ׳״!Rav Hamnouna a objecté : Et la femme n'a-t-elle pas reçu l'ordre d'instituer la justice ? Or il est écrit à propos d'Avraham : « Car Je l'ai distingué afin qu'il ordonne, etc. » à ses fils et à sa maison d'observer la justice (Genèse 18, 19), et « sa maison » désigne les femmes.
- הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ: ״בָּנָיו״ – לְדִין, ״בֵּיתוֹ״ – לִצְדָקָה.C'est lui qui soulève l'objection et c'est lui qui la résout : « ses fils » : pour le jugement ; « sa maison » : pour la charité.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַוְיָא סָבָא לְרַב פָּפָּא: אֵימָא בַּת נֹחַ שֶׁהָרְגָה לֹא תֵּיהָרֵג, ״מִיַּד אִישׁ״, וְלֹא ״מִיַּד אִשָּׁה״ כְּתִיב? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב יְהוּדָה: ״שֹׁפֵךְ דַּם הָאָדָם״ – מִכׇּל מָקוֹם.Rav Avia l'Ancien a dit à Rav Pappa : Dis qu'une descendante de Noa'h qui a tué ne sera pas mise à mort : n'est-il pas écrit « de la main de l'homme », et non « de la main de la femme » ? Il lui a dit : voici ce qu'a dit Rav Yehouda : « Celui qui verse le sang de l'homme » : en tout cas, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme.
- אֵימָא: בַּת נֹחַ שֶׁזִּינְּתָה לֹא תֵּיהָרֵג, דִּכְתִיב ״עַל כֵּן יַעֲזׇב אִישׁ״ וְלֹא אִשָּׁה? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַב יְהוּדָה: ״וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד״ – הֲדַר עָרְבִינְהוּ קְרָא.Dis qu'une descendante de Noa'h qui a commis l'adultère ne sera pas mise à mort, car il est écrit : « C'est pourquoi l'homme quittera » son père et sa mère (Genèse 2, 24), et non la femme ? Il lui a dit : voici ce qu'a dit Rav Yehouda : « Et ils seront une seule chair » : le verset les a de nouveau réunis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִים, שֶׁמּוּזְהָרִין עַל הָעֲרָיוֹת כְּיִשְׂרָאֵל.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Un homme » suffirait ; pourquoi le verset dit-il « tout homme » (ich ich) (Lévitique 18, 6) ? C'est pour inclure les non-Juifs, à qui les relations interdites sont défendues comme aux Juifs.
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא! ״לֵאמֹר״ – זֶה גִּילּוּי עֲרָיוֹת.La Guemara demande : Mais cela vient-il d'ici ? Cela vient de là-bas : « en disant » (Genèse 2, 16), ce sont les relations interdites (plus haut, 56b).
- הָתָם בַּעֲרָיוֹת דִּידְהוּ, וְהָכָא בַּעֲרָיוֹת דִּידַן, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: בָּא עַל עֲרָיוֹת יִשְׂרָאֵל – נִידּוֹן בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל.La Guemara répond : Là, il s'agit de leurs relations interdites à eux, et ici de nos relations interdites à nous, car il est enseigné à la fin de la baraïta : celui qui a eu des relations interdites avec une femme juive est jugé selon les lois d'Israël.
- לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לָעֵדָה, וְעֵדִים, וְהַתְרָאָה.La Guemara demande : Pour quelle règle est-il jugé selon nos lois ? Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit : cela n'a été nécessaire que pour l'assemblée de juges du Sanhédrin, les témoins et la mise en garde.
- מִגְרָע גָּרַע?La Guemara s'étonne : Sa condition serait-elle allégée par rapport à celui qui fauterait avec une femme non juive, jugé sans ces conditions ?
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹחָנָן: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, דִּלְדִידְהוּ לֵית לְהוּ, דְּדָיְינִינַן לְהוּ בְּדִינָא דִּידַן.Mais alors, Rabbi Yo'hanan a dit : cela n'a été nécessaire que pour la naara fiancée (jeune fille liée par les kiddouchin, première étape du mariage), qu'ils n'ont pas dans leurs lois, et c'est pourquoi nous les jugeons selon notre loi.
- אֲבָל אֵשֶׁת אִישׁ, בְּדִינָא דִּידְהוּ דָּיְינִינַן לְהוּ? וְהָתַנְיָא: בָּא עַל נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה – נִידּוֹן בִּסְקִילָה, עַל אֵשֶׁת אִישׁ – נִידּוֹן בְּחֶנֶק. וְאִי בְּדִינָא דִּידְהוּ, סַיִיף הוּא!La Guemara demande : Mais pour la femme mariée, les jugeons-nous selon leur loi ? Or il a été enseigné dans une baraïta : S'il a eu des relations avec une naara fiancée, il est condamné à la lapidation ; avec une femme mariée, il est condamné à la strangulation. Et si c'était selon leur loi, ce serait l'épée !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאי אֵשֶׁת אִישׁ דְּקָתָנֵי? כְּגוֹן שֶׁנִּכְנְסָה לְחוּפָּה וְלֹא נִבְעֲלָה, דִּלְדִידְהוּ לֵית לְהוּ. דָּיְינִינַן לְהוּ בְּדִינָא דִּידַן.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : De quelle femme mariée s'agit-il dans cet enseignement ? Par exemple celle qui est entrée sous le dais nuptial sans que le mariage ait été consommé, statut qu'ils n'ont pas dans leurs lois. Nous les jugeons donc selon notre loi.
- דְּתָנֵי רַבִּי חֲנִינָא: בְּעוּלַת בַּעַל – יֵשׁ לָהֶן, נִכְנְסָה לְחוּפָּה וְלֹא נִבְעֲלָה – אֵין לָהֶן.Car Rabbi 'Hanina a enseigné : la femme dont le mariage a été consommé, ils l'ont dans leurs lois ; celle qui est entrée sous le dais nuptial sans que le mariage ait été consommé, ils ne l'ont pas.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל עֶרְוָה שֶׁבֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל מְמִיתִין עָלֶיהָ – בֶּן נֹחַ מוּזְהָר עָלֶיהָ. אֵין בֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל מְמִיתִין עָלֶיהָ – אֵין בֶּן נֹחַ מוּזְהָר עָלֶיהָ. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַרְבֵּה עֲרָיוֹת יֵשׁ שֶׁאֵין בֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל מְמִיתִין עֲלֵיהֶן, וּבֶן נֹחַ מוּזְהָר עֲלֵיהֶן.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à l'opinion de Rabbi Yo'hanan : toute relation interdite pour laquelle le tribunal d'Israël inflige la mort est défendue au descendant de Noa'h ; si le tribunal d'Israël n'inflige pas la mort pour elle, elle n'est pas défendue au descendant de Noa'h. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : il y a beaucoup de relations interdites pour lesquelles le tribunal d'Israël n'inflige pas la mort, et qui sont défendues au descendant de Noa'h.
- בָּא עַל עֲרָיוֹת יִשְׂרָאֵל – נִידּוֹן בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל. בָּא עַל עֲרָיוֹת בֶּן נֹחַ – נִידּוֹן בְּדִינֵי בֶּן נֹחַ. וְאָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה בִּלְבַד.S'il a eu des relations interdites avec une femme juive, il est jugé selon les lois d'Israël ; s'il a eu des relations interdites avec une descendante de Noa'h, il est jugé selon les lois des descendants de Noa'h. Et nous n'avons que le seul cas de la naara fiancée.
- וְנִחְשׁוֹב נָמֵי נִכְנְסָה לְחוּפָּה וְלֹא נִבְעֲלָה? הַאי תַּנָּא תַּנָּא דְבֵי מְנַשֶּׁה הוּא, דְּאָמַר: כׇּל מִיתָה הָאֲמוּרָה לִבְנֵי נֹחַ אֵינוֹ אֶלָּא חֶנֶק. אִידֵּי וְאִידֵּי חֶנֶק הוּא.La Guemara demande : Et qu'il compte aussi celle qui est entrée sous le dais nuptial sans que le mariage ait été consommé ? La Guemara répond : Ce Tanna est le Tanna de l'école de Ménaché, qui dit : toute mise à mort énoncée pour les descendants de Noa'h n'est que la strangulation. Dans un cas comme dans l'autre, c'est la strangulation ; il n'y a donc pas de différence à signaler.
- וְסָבַר רַבִּי מֵאִיר: כׇּל עֶרְוָה שֶׁבֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל מְמִיתִין עָלֶיהָ, בֶּן נֹחַ מוּזְהָר עָלֶיהָ? וְהָא תַּנְיָא: גֵּרLa Guemara demande : Et Rabbi Méïr pense-t-il que toute relation interdite pour laquelle le tribunal d'Israël inflige la mort est défendue au descendant de Noa'h ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : un converti
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