Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּכְתִיב: ״וַתִּשָּׁחֵת הָאָרֶץ לִפְנֵי הָאֱלֹהִים״. וְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: בְּכׇל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר הַשְׁחָתָה, אֵינוֹ אֶלָּא דְּבַר עֶרְוָה וַעֲבוֹדָה זָרָה. דָּבָר עֶרְוָה – שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הִשְׁחִית כׇּל בָּשָׂר אֶת דַּרְכּוֹ״. עֲבוֹדָה זָרָה – דִּכְתִיב: ״פֶּן תַּשְׁחִתוּן וַעֲשִׂיתֶם וְגוֹ׳״.comme il est écrit : « Et la terre se corrompit devant D.ieu » (Genèse 6, 11), ce qui désigne manifestement une faute, et l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : partout où il est dit « corruption », il ne s'agit que d'une affaire de relations interdites et d'idolâtrie. La Guemara en donne les preuves : Une affaire de relations interdites – comme il est dit : « Car toute chair avait corrompu sa voie » sur la terre (Genèse 6, 12), le mot « voie » évoquant les rapports conjugaux. L'idolâtrie – comme il est écrit : « De peur que vous ne vous corrompiez et que vous ne fassiez, etc. » une image sculptée (Deutéronome 4, 16).
- וְאִידָּךְ, אוֹרְחַיְיהוּ דְּקָא מְגַלֵּי.La Guemara demande : Et l'autre Tanna (Sage de l'époque de la Michna), qui ne déduit pas de ce verset que les descendants de Noa'h ont reçu l'interdit de l'idolâtrie et des relations interdites, comment l'explique-t-il ? Selon lui, le verset se contente de révéler leur conduite, celle de la génération de Noa'h.
- שְׁפִיכוּת דָּמִים, דִּכְתִיב: ״שֹׁפֵךְ דַּם הָאָדָם וְגוֹ׳״. וְאִידַּךְ? קְטָלַיְיהוּ הוּא דְּקָמְגַלֵּי.Selon l'école de Ménaché, l'interdit de l'effusion de sang est énoncé à part, comme il est écrit : « Celui qui verse le sang de l'homme, etc. » (Genèse 9, 6). Et l'autre Tanna, comment explique-t-il ce verset ? Selon lui, c'est le mode de leur mise à mort qu'il révèle, et il n'est pas la source de l'interdit.
- גָּזֵל, דִּכְתִיב: ״כְּיֶרֶק עֵשֶׂב נָתַתִּי לָכֶם אֶת כֹּל״. וְאָמַר רַבִּי לֵוִי: כְּיֶרֶק עֵשֶׂב, וְלֹא כְּיֶרֶק גִּנָּה. וְאִידַּךְ? הָהוּא לְמִישְׁרֵי בָּשָׂר הוּא דַּאֲתָא.Le vol est interdit, selon l'école de Ménaché, comme il est écrit : « Comme la verdure de l'herbe, Je vous ai donné tout » (Genèse 9, 3). Et Rabbi Lévi a dit : comme la verdure de l'herbe, qui pousse d'elle-même et n'appartient à personne, et non comme la verdure du jardin, qui appartient à son propriétaire. Et l'autre Tanna, comment explique-t-il ce verset ? Selon lui, celui-ci vient permettre la viande.
- אֵבֶר מִן הַחַי, דִּכְתִיב: ״אַךְ בָּשָׂר בְּנַפְשׁוֹ דָמוֹ לֹא תֹאכֵלוּ״. וְאִידַּךְ? הָהוּא לְמִישְׁרֵי שְׁרָצִים הוּא דַּאֲתָא.L'interdit du membre d'un animal vivant est énoncé, comme il est écrit : « Seulement, la chair avec sa vie, son sang, vous n'en mangerez pas » (Genèse 9, 4). Et l'autre Tanna, comment explique-t-il ce verset ? Selon lui, celui-ci vient permettre les reptiles, à qui cet interdit ne s'applique pas.
- סֵירוּס, דִּכְתִיב: ״שִׁרְצוּ בָאָרֶץ וּרְבוּ בָהּ״. וְאִידַּךְ? לִבְרָכָה בְּעָלְמָא.L'interdit de la castration est énoncé, comme il est écrit : « Foisonnez sur la terre et multipliez-vous sur elle » (Genèse 9, 7), ce qui indique qu'on ne doit pas empêcher la reproduction. Et l'autre Tanna, comment explique-t-il ce verset ? Selon lui, il s'agit simplement d'une bénédiction, et non d'un commandement.
- כִּלְאַיִם, דִּכְתִיב: ״מֵהָעוֹף לְמִינֵהוּ״. וְאִידַּךְ? הָהוּא לְצַוְתָּא בְּעָלְמָא.L'interdit des croisements d'espèces est énoncé, comme il est écrit : « Des oiseaux selon leur espèce » (Genèse 6, 20), ce qui indique que chaque espèce doit rester à part. Et l'autre Tanna, comment explique-t-il ce verset ? Selon lui, celui-ci vise simplement la compagnie : chaque espèce a été gardée à part dans l'arche, car les animaux se sentent mieux avec leurs semblables.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אָמְרִי בֵּי רַב, עַל שָׁלֹשׁ מִצְוֹת בֶּן נֹחַ נֶהֱרָג (גֶּשֶׁר סִימָן) – עַל גִּילּוּי עֲרָיוֹת, וְעַל שְׁפִיכוּת דָּמִים, וְעַל בִּרְכַּת הַשֵּׁם.Rav Yossef a dit : on dit à l'école de Rav : pour trois commandements, un descendant de Noa'h est mis à mort (moyen mnémotechnique : guécher), dont les lettres guimel, chin et rech rappellent ces trois fautes : pour les relations interdites, pour l'effusion de sang et pour la « bénédiction » du Nom, euphémisme désignant la malédiction du Nom divin.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב שֵׁשֶׁת: בִּשְׁלָמָא שְׁפִיכוּת דָּמִים, דִּכְתִיב ״שֹׁפֵךְ דַּם הָאָדָם וְגוֹ׳״, אֶלָּא הָנָךְ מְנָא לְהוּ?Rav Chéchèt s'y oppose : certes, l'effusion de sang entraîne la mort, comme il est écrit : « Celui qui verse le sang de l'homme, etc. » (Genèse 9, 6). Mais ces autres interdits, d'où le savent-ils ?
- אִי גָּמַר מִשְּׁפִיכוּת דָּמִים, אֲפִילּוּ כּוּלְּהוּ נָמֵי. אִי מִשּׁוּם דְּאִיתְרַבַּאי מֵ״אִישׁ אִישׁ״, עֲבוֹדָה זָרָה נָמֵי אִיתְרַבַּי מֵ״אִישׁ אִישׁ״.S'il déduit la peine de mort de l'effusion de sang par analogie, alors même tous les autres commandements des descendants de Noa'h devraient l'entraîner aussi. Si c'est parce qu'ils sont inclus par l'expression « tout homme » (ich ich), dite à propos de la malédiction du Nom (Lévitique 24, 15) et des relations interdites (Lévitique 18, 6), alors l'idolâtrie aussi est incluse par « tout homme », dit à son sujet (Lévitique 20, 2).
- אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אָמְרִי בֵּי רַב, עַל אַרְבַּע מִצְוֹת בֶּן נֹחַ נֶהֱרָג.Mais alors, Rav Chéchèt a dit que l'enseignement doit être rectifié ainsi : on dit à l'école de Rav : pour quatre commandements, un descendant de Noa'h est mis à mort, les trois cités et l'idolâtrie.
- וְעַל עֲבוֹדָה זָרָה בֶּן נֹחַ נֶהֱרָג? וְהָתַנְיָא: בַּעֲבוֹדָה זָרָה, דְּבָרִים שֶׁבֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל מְמִיתִין עֲלֵיהֶן – בֶּן נֹחַ מוּזְהָר עֲלֵיהֶן. אַזְהָרָה – אִין, מִיתָה – לָא! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַזְהָרָה שֶׁלָּהֶן – זוֹ הִיא מִיתָתָן.La Guemara demande : Et pour l'idolâtrie, un descendant de Noa'h est-il mis à mort ? Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : En matière d'idolâtrie, les actes pour lesquels le tribunal d'Israël inflige la peine de mort sont interdits au descendant de Noa'h. On en infère : un interdit, oui ; la mort, non ! Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : leur interdit, c'est cela leur mise à mort : pour eux, le terme d'interdit implique la peine capitale.
- רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה וְכוּלְּהוּ תַּלְמִידֵי דְּרַב אָמְרִי: עַל שֶׁבַע מִצְוֹת בֶּן נֹחַ נֶהֱרָג. גַּלִּי רַחֲמָנָא בַּחֲדָא, וְהוּא הַדִּין לְכוּלְּהוּ.Rav Houna, Rav Yehouda et tous les disciples de Rav disent : pour les sept commandements, un descendant de Noa'h est mis à mort. Le Miséricordieux l'a révélé pour un seul, l'effusion de sang, et il en va de même pour tous.
- וְעַל הַגָּזֵל בֶּן נֹחַ נֶהֱרָג? וְהָתַנְיָא: עַל הַגָּזֵל, גָּנַב וְגָזַל, וְכֵן יְפַת תּוֹאַר, וְכֵן כַּיּוֹצֵא בָּהֶן – גּוֹי בְּגוֹי וְגוֹי בְּיִשְׂרָאֵל אָסוּר, וְיִשְׂרָאֵל בְּגוֹי מוּתָּר. וְאִם אִיתָא, נִיתְנֵי ״חַיָּיב״!La Guemara demande : Et pour le vol, un descendant de Noa'h est-il mis à mort ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : Concernant le vol : s'il a dérobé ou s'il a volé, et de même pour la belle captive, et de même pour tout ce qui leur ressemble – un non-Juif envers un non-Juif et un non-Juif envers un Juif, c'est interdit ; et un Juif envers un non-Juif, c'est permis. Or s'il en était ainsi, que le non-Juif est passible de mort pour le vol, que l'on enseigne « il est passible » !
- מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא: ״יִשְׂרָאֵל בְּגוֹי מוּתָּר״, תְּנָא רֵישָׁא: ״אָסוּר״.La Guemara répond : Parce qu'il voulait enseigner dans la dernière partie : « un Juif envers un non-Juif, c'est permis », il a enseigné dans la première : « c'est interdit », par symétrie. Ce terme ne prouve donc pas que le non-Juif échappe à la peine capitale.
- וְהָא כֹּל הֵיכָא דְּאִית לֵיהּ חִיּוּבָא מִיתְנָא קָתָנֵי, דְּקָתָנֵי רֵישָׁא: עַל שְׁפִיכוּת דָּמִים – גּוֹי בְּגוֹי וְגוֹי בְּיִשְׂרָאֵל חַיָּיב, יִשְׂרָאֵל בְּגוֹי פָּטוּר.La Guemara objecte : Mais partout où il y a une condamnation, il l'enseigne expressément, car il enseigne au début : pour l'effusion de sang, un non-Juif envers un non-Juif et un non-Juif envers un Juif, il est passible ; un Juif envers un non-Juif, il est exempté. Le terme « passible » y est donc employé.
- הָתָם, הֵיכִי לִיתְנֵי? לִיתְנֵי ״אָסוּר״ וּ״מוּתָּר״? וְהָתַנְיָא: גּוֹי, וְרוֹעֵי בְּהֵמָה דַּקָּה – לֹא מַעֲלִין וְלֹא מוֹרִידִין.La Guemara répond : Là, comment l'enseignerait-il ? Enseignerait-il « interdit » et « permis » ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : un non-Juif et les bergers de petit bétail, qui passaient pour des voleurs, on ne les remonte pas du puits où ils sont tombés, et on ne les y fait pas descendre : on ne leur porte pas secours, mais on ne les tue pas non plus. Le terme « permis » ne pouvait donc pas être employé pour l'effusion de sang.
- כַּיּוֹצֵא בּוֹ בְּגָזֵל, מַאי הִיא? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְפוֹעֵל בַּכֶּרֶם.La Guemara revient à la baraïta : Ce qui ressemble au vol, qu'est-ce que c'est ? Rav A'ha bar Yaakov a dit : cela n'a été nécessaire que pour l'ouvrier dans la vigne qui mange des raisins.
- פּוֹעֵל בַּכֶּרֶם אֵימַת? אִי בִּשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה – הֶתֵּירָא הוּא, אִי לָאו בִּשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה – גָּזֵל מְעַלְּיָא הוּא.La Guemara demande : L'ouvrier dans la vigne, quand mange-t-il ? Si c'est au moment de l'achèvement du travail, durant la récolte, c'est permis. Si ce n'est pas au moment de l'achèvement du travail, c'est un vrai vol, sans rien de nouveau.
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה. אִי הָכִי, גּוֹי בְּיִשְׂרָאֵל אָסוּר? הָא בַּר מְחִילָה הוּא! נְהִי דְּבָתַר הָכִי מָחֵיל לֵיהּ, צַעֲרָא בְּשַׁעְתֵּיהּ מִי לֵית לֵיהּ?Mais alors, Rav Pappa a dit : cela n'a été nécessaire que pour moins que la valeur d'une perouta (la plus petite pièce). La Guemara demande : S'il en est ainsi, un non-Juif envers un Juif, c'est interdit ? Mais celui-ci est apte à pardonner un montant si infime ! La Guemara répond : Admettons qu'ensuite il lui pardonne ; n'a-t-il pas de la peine sur le moment ?
- גּוֹי בְּגוֹי כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, כֵּיוָן דְּלָאו בְּנֵי מְחִילָה נִינְהוּ – גָּזֵל מְעַלְּיָא הוּא.La Guemara objecte : Un non-Juif envers un non-Juif, en quoi serait-ce seulement ce qui leur ressemble ? Puisqu'ils ne sont pas enclins au pardon, c'est un vrai vol, et non une chose qui y ressemble.
- אֶלָּא, אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְכוֹבֵשׁ שְׂכַר שָׂכִיר. גּוֹי בְּגוֹי וְגוֹי בְּיִשְׂרָאֵל – אָסוּר; יִשְׂרָאֵל בְּגוֹי – מוּתָּר.Mais alors, Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : cela n'a été nécessaire que pour celui qui retient le salaire d'un employé : un non-Juif envers un non-Juif et un non-Juif envers un Juif, c'est interdit ; un Juif envers un non-Juif, c'est permis.
- כַּיּוֹצֵא בִּיפַת תּוֹאַר, מַאי הִיא? כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בֶּן נֹחַ שֶׁיִּיחֵד שִׁפְחָה לְעַבְדּוֹ וּבָא עָלֶיהָ – נֶהֱרָג עָלֶיהָ.La Guemara demande : Ce qui ressemble à la belle captive, qu'est-ce que c'est ? Lorsque Rav Dimi est venu de la terre d'Israël à Babylone, il a dit que Rabbi Elazar a dit que Rabbi 'Hanina a dit : un descendant de Noa'h qui a réservé une servante à son esclave et a eu des relations avec elle est mis à mort pour elle, bien qu'elle ne soit pas pleinement la femme de l'esclave.
- כַּיּוֹצֵא בּוֹ דִּשְׁפִיכוּת דָּמִים לָא תַּנְיָא. אָמַר אַבָּיֵי: אִי מַשְׁכַּחַתְּ דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן שָׁאוּל הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן שָׁאוּל אוֹמֵר: רוֹדֵף אַחַר חֲבֵירוֹ לְהוֹרְגוֹ, וְיָכוֹל לְהַצִּילוֹ בְּאֶחָד מֵאֵבָרָיו וְלֹא הִצִּיל -Ce qui ressemble à l'effusion de sang, il ne l'enseigne pas. Abayé a dit : si tu trouves que cela est enseigné, c'est l'opinion de Rabbi Yonatan ben Chaoul, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yonatan ben Chaoul dit : celui qui poursuit son prochain pour le tuer, et que le poursuivi peut se sauver en le frappant à l'un de ses membres, mais qu'il ne s'est pas sauvé de cette manière et l'a tué,
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