Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּכׇל יוֹם דָּנִין אֶת הָעֵדִים בְּכִינּוּי, ״יַכֶּה יוֹסִי אֶת יוֹסִי״.Chaque jour du procès, on juge les témoins par un substitut : ils disent « Que Yossé frappe Yossé », au lieu de répéter la malédiction du Nom.
- נִגְמַר הַדִּין, לֹא [הָיוּ] הוֹרְגִין בְּכִינּוּי, אֶלָּא מוֹצִיאִין כׇּל אָדָם לַחוּץ. שׁוֹאֲלִין אֶת הַגָּדוֹל שֶׁבֵּינֵיהֶן וְאוֹמֵר לוֹ: ״אֱמוֹר מַה שֶׁשָּׁמַעְתָּ בְּפֵירוּשׁ״. וְהוּא אוֹמֵר, וְהַדַּיָּינִין עוֹמְדִין עַל רַגְלֵיהֶן וְקוֹרְעִין, וְלֹא מְאַחִין.Le jugement achevé, on ne condamne pas à mort sur la base du substitut, mais on fait sortir tout le monde dehors. On interroge le plus grand d'entre les témoins et on lui dit : « Dis ce que tu as entendu explicitement. » Et il le dit, et les juges se tiennent debout et déchirent leurs vêtements, et ne recousent pas.
- וְהַשֵּׁנִי אוֹמֵר: ״אַף אֲנִי כָּמוֹהוּ״, וְהַשְּׁלִישִׁי אוֹמֵר: ״אַף אֲנִי כָּמוֹהוּ״.Et le deuxième témoin dit : « Moi aussi, comme lui », sans répéter la malédiction, et le troisième dit : « Moi aussi, comme lui. »
- גְּמָ׳ תָּנָא: עַד שֶׁיְּבָרֵךְ שֵׁם בְּשֵׁם.Guemara : Un Tanna a enseigné : le blasphémateur n'est passible que lorsqu'il maudit (litt. « bénit », par euphémisme) le Nom par le Nom.
- מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר שְׁמוּאֵל: דְּאָמַר קְרָא ״וְנוֹקֵב שֵׁם וְגוֹ׳ בְּנׇקְבוֹ שֵׁם יוּמָת״.D'où savons-nous cela ? Chmouel a dit : car le verset dit : « Et celui qui blasphème (nokev) le Nom, etc., lorsqu'il blasphémera (benokvo) le Nom, il mourra » (Lévitique 24, 16). La répétition enseigne : le Nom par le Nom.
- מִמַּאי דְּהַאי ״נוֹקֵב״ לִישָּׁנָא דְּבָרוֹכֵי הוּא? דִּכְתִיב: ״מָה אֶקֹּב לֹא קַבֹּה אֵל״. וְאַזְהַרְתֵּיהּ מֵהָכָא: ״אֱלֹהִים לֹא תְּקַלֵּל״.La Guemara demande : d'où sait-on que ce nokev est un terme de malédiction ? Car il est écrit : « Comment maudirai-je (ekov) celui que D.ieu n'a pas maudit ? » (Nombres 23, 8). Et sa mise en garde vient d'ici : « Tu ne maudiras pas D.ieu » (Exode 22, 27).
- וְאֵימָא: מִיבְרַז הוּא, דִּכְתִיב ״וַיִּקֹּב חֹר בְּדַלְתּוֹ״, וְאַזְהַרְתֵּיהּ מֵהָכָא: ״וְאִבַּדְתֶּם אֶת שְׁמָם... לֹא תַעֲשׂוּן כֵּן לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם״?Mais dis plutôt que nokev signifie percer, comme il est écrit : « Il perça un trou dans son couvercle » (II Rois 12, 10), et sa mise en garde viendrait d'ici : « Vous effacerez leur nom... Vous ne ferez pas ainsi à Hachem votre D.ieu » (Deutéronome 12, 3-4) ?
- בָּעֵינָא שֵׁם בְּשֵׁם, וְלֵיכָּא.La Guemara répond : il nous faut « le Nom par le Nom », et ce n'est pas possible pour la perforation.
- וְאֵימָא דְּמַנַּח שְׁנֵי שֵׁמוֹת אַהֲדָדֵי, וּבָזַע לְהוּ? הַהוּא נוֹקֵב וְחוֹזֵר וְנוֹקֵב הוּא. וְאֵימָא דְּחָיֵיק שֵׁם אַפּוּמָּא דְסַכִּינָא, וּבָזַע בַּהּ? הַהוּא חוּרְפָּא דְסַכִּינָא הוּא דְּקָא בָזַע.Mais dis que c'est le cas lorsqu'il place deux Noms l'un sur l'autre et les déchire ! La Guemara répond : cela revient à percer puis à percer de nouveau. Mais dis que c'est le cas lorsqu'il grave le Nom sur le tranchant d'un couteau et qu'il perce un autre Nom avec lui ! La Guemara répond : c'est le tranchant du couteau qui perce, et non le Nom.
- אֵימָא: פָּרוֹשֵׁי שְׁמֵיהּ הוּא, דִּכְתִיב: ״וַיִּקַּח מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן אֵת הָאֲנָשִׁים הָאֵלֶּה אֲשֶׁר נִקְּבוּ בְּשֵׁמוֹת״. וְאַזְהַרְתֵּיהּ מֵהָכָא: ״אֵת ה׳ אֱלֹהֶיךָ תִּירָא״.Dis plutôt que nokev signifie prononcer explicitement Son Nom, comme il est écrit : « Moché et Aharon prirent ces hommes qui avaient été désignés (nikevou) par leurs noms » (Nombres 1, 17). Et sa mise en garde viendrait d'ici : « Tu craindras Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 6, 13) ?
- חֲדָא, דְּבָעֵינָא שֵׁם בְּשֵׁם וְלֵיכָּא. וְעוֹד, הָוְיָא לֵיהּ אַזְהָרַת עֲשֵׂה, וְאַזְהָרַת עֲשֵׂה לָא שְׁמַהּ אַזְהָרָה.La Guemara répond : d'une part, il nous faut « le Nom par le Nom », et ce n'est pas le cas. De plus, ce serait une mise en garde formulée par un commandement positif, et une mise en garde formulée par un commandement positif ne s'appelle pas une mise en garde.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אָמַר קְרָא ״וַיִּקֹּב... וַיְקַלֵּל״, לְמֵימְרָא דְּנוֹקֵב קְלָלָה הוּא.Et si tu veux, dis : le verset dit : « Il blasphéma (vayikov) et il maudit » (Lévitique 24, 11). C'est pour dire que nokev est une malédiction.
- וְדִילְמָא עַד דְּעָבֵד תַּרְוַיְיהוּ? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״הוֹצֵא אֶת הַמְקַלֵּל״, וְלָא כְּתִיב: ״הוֹצֵא אֶת הַנֹּקֵב וְהַמְקַלֵּל״. שְׁמַע מִינַּהּ חֲדָא הִיא.La Guemara demande : mais peut-être n'est-il passible que s'il fait les deux ? La Guemara répond : cela ne vient pas à l'esprit, car il est écrit : « Fais sortir celui qui a maudit » (Lévitique 24, 14), et il n'est pas écrit : « Fais sortir celui qui a blasphémé et celui qui a maudit ». Déduis-en que c'est une seule chose.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אִישׁ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אִישׁ אִישׁ״? לְרַבּוֹת אֶת הַגּוֹיִם, שֶׁמּוּזְהָרִין עַל בִּרְכַּת הַשֵּׁם כְּיִשְׂרָאֵל. וְאֵינָן נֶהֱרָגִין אֶלָּא בְּסַיִיף, שֶׁכׇּל מִיתָה הָאֲמוּרָה בִּבְנֵי נֹחַ אֵינָהּ אֶלָּא בְּסַיִיף.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Un homme » : pourquoi le verset dit-il « un homme, un homme » (Lévitique 24, 15) ? Pour inclure les non-Juifs, qui sont mis en garde contre la malédiction du Nom comme Israël. Et ils ne sont mis à mort que par l'épée, car toute peine de mort énoncée au sujet des descendants de Noa'h n'est que par l'épée.
- וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מֵהָתָם נָפְקָא: ״ה׳״ – זוֹ בִּרְכַּת הַשֵּׁם.La Guemara demande : mais est-ce d'ici que cela découle ? Cela découle de là-bas : « Hachem » : c'est la malédiction du Nom (voir plus loin, 56b).
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְרַבּוֹת אֶת הַכִּינּוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר.Rabbi Yits'hak Nappa'ha a dit : ce n'est nécessaire que pour inclure les substituts du Nom, selon l'opinion de Rabbi Méïr.
- דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אִישׁ כִּי יְקַלֵּל אֱלֹהָיו וְנָשָׂא חֶטְאוֹ״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְנֹקֵב שֵׁם ה׳ מוֹת יוּמָת״! לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר ״וְנֹקֵב שֵׁם מוֹת יוּמָת״, יָכוֹל לֹא יְהֵא חַיָּיב אֶלָּא עַל שֵׁם הַמְיוּחָד בִּלְבַד? מִנַּיִין לְרַבּוֹת כָּל הַכִּינּוּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ כִּי יְקַלֵּל אֱלֹהָיו״ – מִכׇּל מָקוֹם. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Un homme, un homme qui maudit son D.ieu portera son péché » : pourquoi le verset le dit-il ? N'a-t-il pas déjà été dit : « Et celui qui blasphème le Nom de Hachem mourra » ? Puisqu'il a été dit : « Et celui qui blasphème le Nom mourra », on pourrait croire qu'il n'est passible que pour le Nom spécifique (le Tétragramme) seul. D'où inclure tous les substituts ? Le verset dit : « Un homme qui maudit son D.ieu » : de toute façon. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַל שֵׁם הַמְיוּחָד בְּמִיתָה, וְעַל הַכִּינּוּיִין בְּאַזְהָרָה.Et les Sages disent : pour le Nom spécifique, la peine de mort ; pour les substituts, une mise en garde.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי מְיָישָׁא, דְּאָמַר רַבִּי מְיָישָׁא: בֶּן נֹחַ שֶׁבֵּירַךְ אֶת הַשֵּׁם בְּכִינּוּי, לְרַבָּנַן חַיָּיב.La Guemara note : et cela diverge de l'opinion de Rabbi Meyacha, car Rabbi Meyacha a dit : un descendant de Noa'h qui a maudit le Nom par un substitut, selon les Sages, est passible.
- מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״כַּגֵּר כָּאֶזְרָח״. גֵּר וְאֶזְרָח הוּא דְּבָעֵינַן ״בְּנׇקְבוֹ שֵׁם״, אֲבָל גּוֹי – אֲפִילּוּ בְּכִינּוּי.Quelle est la raison ? Car le verset dit : « Le converti comme l'indigène » (Lévitique 24, 16). C'est pour le converti et l'indigène que nous exigeons « lorsqu'il blasphémera le Nom », mais un non-Juif, même par un substitut.
- וְרַבִּי מֵאִיר, הַאי ״כַּגֵּר כָּאֶזְרָח״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? גֵּר וְאֶזְרָח בִּסְקִילָה, אֲבָל גּוֹי בְּסַיִיף. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאִיתְרַבּוֹ, אִיתְרַבּוֹ – קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : et Rabbi Méïr, que fait-il de ce « le converti comme l'indigène » ? La Guemara répond : le converti et l'indigène sont mis à mort par lapidation, mais le non-Juif par l'épée. On aurait pu penser que, puisqu'ils ont été inclus, ils ont été inclus en tout : cela nous enseigne le contraire.
- וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא, אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן, הַאי ״כַּגֵּר כָּאֶזְרָח״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? גֵּר וְאֶזְרָח הוּא דְּבָעֵינַן שֵׁם בְּשֵׁם, אֲבָל גּוֹי לָא בָּעֵינַן שֵׁם בְּשֵׁם.La Guemara demande : et Rabbi Yits'hak Nappa'ha, selon les Sages, que fait-il de ce « le converti comme l'indigène » ? La Guemara répond : c'est pour le converti et l'indigène que nous exigeons « le Nom par le Nom », mais pour le non-Juif, nous n'exigeons pas « le Nom par le Nom ».
- ״אִישׁ אִישׁ״ – לְמָה לִי? דִּיבְּרָה תוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.La Guemara demande : « un homme, un homme » : pourquoi en ai-je besoin ? La Guemara répond : la Torah a parlé selon le langage des hommes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שֶׁבַע מִצְוֹת נִצְטַוּוּ בְּנֵי נֹחַ – דִּינִין, וּבִרְכַּת הַשֵּׁם, עֲבוֹדָה זָרָה, גִּילּוּי עֲרָיוֹת, וּשְׁפִיכוּת דָּמִים, וְגָזֵל, וְאֵבֶר מִן הַחַי.Nos Maîtres ont enseigné : sept commandements ont été prescrits aux descendants de Noa'h : les lois (l'établissement de tribunaux), et la malédiction du Nom, l'idolâtrie, les unions interdites, et l'effusion de sang, et le vol, et le membre prélevé sur un animal vivant.
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