Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְעוֹלָם כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְהָכִי קָאָמַר: אֶת אָבִיהָ – בִּרְשׁוּת אָבִיהָ, בִּשְׂרֵיפָה; וְאֶת חָמִיהָ – מֵחָמִיהָ, בִּסְקִילָה; וְכׇל אָדָם – בְּחֶנֶק.En réalité, l'enseignement de Rabbi Eliézer est conforme à Rabbi Ichmaël, et voici ce qu'il veut dire : « avec son père » signifie sous l'autorité de son père, c'est-à-dire fiancée, et elle est condamnée au feu ; et « avec son beau-père » signifie que, mariée, elle a fauté avec son beau-père, et elle est condamnée à la lapidation ; et avec tout autre homme, elle est condamnée à la strangulation.
- אָמַר רָבָא: מַאי שְׁנָא? אוֹ אִידֵּי וְאִידֵּי מַמָּשׁ, אוֹ אִידֵּי וְאִידֵּי רְשׁוּת.Rava a dit : quelle différence y a-t-il entre les deux expressions ? Ou bien l'une et l'autre sont à prendre au sens propre, ou bien l'une et l'autre désignent l'autorité du père ou du beau-père.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְקָסָבַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר נְשׂוּאָה כַּאֲרוּסָה. מָה אֲרוּסָה חַד דַּרְגָּא מַסְּקִינַן לַהּ, מִסְּקִילָה לִשְׂרֵיפָה, אַף נְשׂוּאָה חַד דַּרְגָּא מַסְּקִינַן לַהּ, מֵחֶנֶק לִסְקִילָה.Mais plutôt, Rava a dit : en réalité, c'est conforme à Rabbi Chimon, pour qui le feu est plus grave que la lapidation, et Rabbi Eliézer estime que la mariée est comme la fiancée. De même que pour la fiancée nous élevons sa peine d'un degré, de la lapidation au feu, de même pour la mariée nous élevons sa peine d'un degré, de la strangulation à la lapidation.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי חֲנִינָא: הָא אִידֵּי וְאִידֵּי רַבִּי שִׁמְעוֹן בִּשְׂרֵיפָה קָאָמַר?Rabbi 'Hanina s'y est opposé : Rabbi Chimon ne dit-il pas que dans un cas comme dans l'autre, c'est par le feu ?
- אֶלָּא אָמַר רָבִינָא: לְעוֹלָם כְּרַבָּנַן, וְאֵיפוֹךְ – אֶת אָבִיהָ בִּסְקִילָה, וְאֶת חָמִיהָ בִּשְׂרֵיפָה. וְהַאי דְּקָאָמַר ״אֶת אָבִיהָ״ – סִירְכָא בְּעָלְמָא נָקֵט.Mais plutôt, Ravina a dit : en réalité, c'est conforme aux Sages, et inverse les peines : avec son père, c'est-à-dire fiancée, par la lapidation, et avec son beau-père, c'est-à-dire mariée, par le feu. Et s'il dit ici « avec son père » plutôt que « fiancée », il a simplement été entraîné par l'usage du verset.
- אָמַר רַב נַחְמָן, אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּדִשְׁלַח רָבִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא. אָמַר רַב יוֹסֵף: הִלְכְתָא לִמְשִׁיחָא?Rav Na'hman a dit que Rabba bar Avouh a dit que Rav a dit : la halakha (règle pratique) est conforme à ce que Ravin a envoyé au nom de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina. Rav Yossef a dit : fixe-t-on une halakha pour l'époque du Messie ? Depuis la destruction du Temple, les tribunaux ne jugent plus les affaires capitales.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, שְׁחִיטַת קֳדָשִׁים לָא לִיתְנֵי? הִלְכְתָא לִמְשִׁיחָא! אֶלָּא, דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר. הָכָא נָמֵי, דְּרוֹשׁ וְקַבֵּל שָׂכָר.Abayé lui a dit : s'il en est ainsi, qu'on n'enseigne pas non plus l'abattage des sacrifices, puisque c'est une halakha pour l'époque du Messie ! Mais c'est plutôt : « Étudie et reçois une récompense. » Ici aussi, étudie et reçois une récompense.
- הָכִי קָאָמְרִי: הִלְכְתָא לְמָה לִי? סוּגְיָא דִּשְׁמַעְתָּא הֲלָכָה קָאָמַר.Rav Yossef a répondu : Voici ce que je voulais dire : à quoi bon une halakha ? Dit-on une halakha sur le déroulement de ce passage ? Ces Amoraïm (Sages de la Guemara) ne divergent que sur la lecture des mots de Rabbi Eliézer, non sur la règle.
- מַאי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל? דְּתַנְיָא: ״וּבַת [אִישׁ] כֹּהֵן כִּי תֵחֵל לִזְנוֹת״ – בְּנַעֲרָה וְהִיא אֲרוּסָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Quelle est la source de Rabbi Ichmaël ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et la fille d'[un homme] Cohen (prêtre), si elle se profane en se livrant à la débauche » (Lévitique 21, 9) : le verset parle d'une naara (jeune fille) fiancée.
- אַתָּה אוֹמֵר בְּנַעֲרָה וְהִיא אֲרוּסָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא אֲפִילּוּ נְשׂוּאָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ אֲשֶׁר יִנְאַף אֶת אֵשֶׁת רֵעֵהוּ מוֹת יוּמַת הַנֹּאֵף וְהַנֹּאָפֶת״. הַכֹּל הָיוּ בִּכְלַל ״הַנּוֹאֵף וְהַנּוֹאֶפֶת״. הוֹצִיא הַכָּתוּב בַּת יִשְׂרָאֵל בִּסְקִילָה וּבַת כֹּהֵן בִּשְׂרֵיפָה. מָה כְּשֶׁהוֹצִיא הַכָּתוּב אֶת בַּת יִשְׂרָאֵל לִסְקִילָה – אֲרוּסָה וְלֹא נְשׂוּאָה, אַף כְּשֶׁהוֹצִיא הַכָּתוּב בַּת כֹּהֵן לִשְׂרֵיפָה – אֲרוּסָה וְלֹא נְשׂוּאָה.Tu dis : d'une naara fiancée ; ou bien ne s'agit-il pas même d'une femme mariée ? Le verset enseigne : « Un homme qui commet l'adultère avec la femme de son prochain, celui-ci sera mis à mort, l'adultère et l'adultère » (Lévitique 20, 10). Tous étaient inclus dans « l'adultère et l'adultère » et passibles de strangulation. Le verset a retiré la fille d'Israël fiancée pour la lapidation, et la fille de Cohen pour le feu. De même que lorsque le verset a retiré la fille d'Israël pour la lapidation, il s'agit d'une fiancée et non d'une mariée, de même lorsque le verset a retiré la fille de Cohen pour le feu, il s'agit d'une fiancée et non d'une mariée.
- זוֹמְמֶיהָ וּבוֹעֲלָהּ בִּכְלַל ״וַעֲשִׂיתֶם לוֹ כַּאֲשֶׁר זָמַם וְגוֹ׳״.Ses faux témoins et son amant sont inclus dans « Vous lui ferez comme il a comploté, etc. » (Deutéronome 19, 19).
- בּוֹעֲלָהּ – מַאי ״כַּאֲשֶׁר זָמַם״ אִיכָּא? אֶלָּא: זוֹמְמֶיהָ בִּכְלַל מִיתַת בּוֹעֲלָהּ.La Guemara s'étonne : Pour son amant, quel « comme il a comploté » y a-t-il ? Mais plutôt, lis ainsi : ses faux témoins sont inclus dans la mort de son amant, la strangulation, et non dans la sienne, le feu.
- מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַעֲשִׂיתֶם לוֹ כַּאֲשֶׁר זָמַם לַעֲשׂוֹת לְאָחִיו״, וְלֹא לַאֲחוֹתוֹ. דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.Car il est dit : « Vous lui ferez comme il a comploté de faire à son frère », à son frère et non à sa sœur. Telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַחַת אֲרוּסָה וְאַחַת נְשׂוּאָה יָצָאת לִשְׂרֵיפָה. יָכוֹל אֲפִילּוּ פְּנוּיָה? נֶאֱמַר כָּאן ״אָבִיהָ״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״אָבִיהָ״. מָה לְהַלָּן זְנוּת עִם זִיקַת הַבַּעַל, אַף כָּאן זְנוּת עִם זִיקַת הַבַּעַל.Rabbi Akiva dit : la fiancée comme la mariée ont été retirées pour le feu. On pourrait penser : même une célibataire ? Il est dit ici « son père » et il est dit là-bas « son père » (Deutéronome 22, 21). De même que là-bas il s'agit de débauche avec un lien conjugal, de même ici il s'agit de débauche avec un lien conjugal.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אִי, מָה לְהַלָּן נַעֲרָה וְהִיא אֲרוּסָה, אַף כָּאן נַעֲרָה וְהִיא אֲרוּסָה.Rabbi Ichmaël lui a dit : Alors, de même que là-bas il s'agit d'une naara fiancée, de même ici il s'agit d'une naara fiancée.
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: יִשְׁמָעֵאל אָחִי, ״בַּת״ ״וּבַת״ אֲנִי דּוֹרֵשׁ.Rabbi Akiva lui a dit : Ichmaël, mon frère, j'interprète la différence entre « fille » et « et la fille ».
- אָמַר לוֹ: וְכִי מִפְּנֵי שֶׁאַתָּה דּוֹרֵשׁ ״בַּת״ ״וּבַת״ נוֹצִיא זוֹ לִשְׂרֵיפָה? אִם מַשְׁמַע לְהָבִיא אֶת הַנְּשׂוּאָה, הָבֵיא אֶת הַפְּנוּיָה; וְאִם מַשְׁמַע לְהוֹצִיא אֶת הַפְּנוּיָה, הוֹצֵיא אֶת הַנְּשׂוּאָה.Il lui a dit : Et parce que tu interprètes « fille » et « et la fille », nous ferions sortir celle-ci pour le feu ? Si cela implique d'inclure la mariée, inclus la célibataire ; et si cela implique d'exclure la célibataire, exclus la mariée.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, אַהֲנִי גְּזֵירָה שָׁוָה לְמַעוֹטֵי פְּנוּיָה, וְאַהֲנִי ״בַּת״ ״וּבַת״ לְרַבּוֹת אֶת הַנְּשׂוּאָה.Et Rabbi Akiva : que répond-il ? Selon lui, la guezéra chava (analogie textuelle) sert à exclure la célibataire, et « fille » et « et la fille » servent à inclure la mariée.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: מִדְּקָאָמַר לֵיהּ ״בַּת״ ״וּבַת״, שְׁמַע מִינַּהּ הֲדַר בֵּיהּ מִגְּזֵירָה שָׁוָה.Et Rabbi Ichmaël pensait : du fait qu'il lui a dit « fille » et « et la fille », déduis-en qu'il est revenu sur la guezéra chava.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הַאי ״בַּת״ ״וּבַת״ מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתָנֵי אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל בַּר אָבִין: לְפִי שֶׁמָּצִינוּ שֶׁחִלֵּק הַכָּתוּב בִּזְכָרִים בֵּין תְּמִימִים לְבַעֲלֵי מוּמִין, יָכוֹל נַחְלוֹק בִּבְנוֹתֵיהֶן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּת״ ״וּבַת״.Et Rabbi Ichmaël, que tire-t-il de ce « fille » et « et la fille » ? Il en a besoin pour ce qu'a enseigné le père de Chmouel bar Avin : Puisque nous avons trouvé que le verset distingue, chez les hommes Cohanim, entre ceux qui sont sans défaut et ceux qui ont un défaut, on pourrait penser que nous distinguerons aussi entre leurs filles ? Le verset enseigne : « fille » et « et la fille ».
- וְרַבִּי עֲקִיבָא מִן ״הֵם מַקְרִיבִם וְהָיוּ קֹדֶשׁ״ נָפְקָא.Et Rabbi Akiva, cela découle pour lui de « ils les offrent, et ils seront saints » (Lévitique 21, 6), qui inclut dans la sainteté les Cohanim ayant un défaut.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אִי מֵהַהִיא הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי אִינְהוּ, אֲבָל בְּנוֹתֵיהֶן לָא. קָא מַשְׁמַע לַן.Et Rabbi Ichmaël : si c'était de ce verset, j'aurais dit : cela ne vaut que pour eux-mêmes, mais pas pour leurs filles. Le verset nous enseigne donc que leurs filles aussi sont concernées.
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל,Et Rabbi Ichmaël,
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