Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין לִי אֶלָּא שֶׁנִּיסֵּת לְכֹהֵן. נִיסֵּת לְלֵוִי וּלְיִשְׂרָאֵל, לְכוּתִי, לְחָלָל, לְמַמְזֵר וּלְנָתִין – מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַת אִישׁ כֹּהֵן״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ כֹּהֶנֶת.Je n'ai de source que pour la fille de Cohen (prêtre) qui a épousé un Cohen. Si elle a épousé un Lévi (lévite) ou un Israélite, un Couti (Samaritain), un 'halal (Cohen disqualifié par sa naissance), un mamzer (enfant né d'une union interdite) ou un natin (descendant des Guivonim), d'où sait-on qu'elle est elle aussi condamnée au feu ? Le verset enseigne : « Et la fille d'un homme Cohen » (Lévitique 21, 9) : la règle s'applique même si elle n'est pas à présent une épouse de Cohen.
- ״הִיא״ בִּשְׂרֵיפָה, וְאֵין בּוֹעֲלָהּ בִּשְׂרֵיפָה. ״הִיא״ בִּשְׂרֵיפָה, וְאֵין זוֹמְמֶיהָ בִּשְׂרֵיפָה.Il est écrit « elle sera brûlée » : « elle » est condamnée au feu, mais son amant n'est pas condamné au feu ; il subit la peine de tout homme adultère. « Elle » est condamnée au feu, mais ses faux témoins (zomemim), convaincus d'avoir comploté contre elle, ne sont pas condamnés au feu.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֶת אָבִיהָ בִּשְׂרֵיפָה, וְאֶת חָמִיהָ בִּסְקִילָה.La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conclut : Rabbi Eliézer dit : si elle est avec son père, elle est condamnée au feu ; et si elle est avec son beau-père, elle est condamnée à la lapidation ; la Guemara l'expliquera plus loin.
- אָמַר מָר: יָכוֹל אֲפִילּוּ חִילְּלָה שַׁבָּת? חִילְּלָה שַׁבָּת – בַּת סְקִילָה הִיא!La Guemara analyse maintenant cette baraïta. Le Maître a dit : on pourrait penser que même celle qui a profané le Chabbat serait condamnée au feu. Mais comment le penser ? Celle qui a profané le Chabbat est passible de lapidation ! Pourquoi la fille d'un Cohen aurait-elle une mort plus légère que les autres ?
- אֲמַר רָבָא: הָא מַנִּי? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר שְׂרֵיפָה חֲמוּרָה. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאַחְמֵיר בְּהוּ רַחֲמָנָא בְּכָהֲנֵי, דְּרַבִּי בְּהוּ מִצְוֹת יְתֵירוֹת – תִּידּוֹן בִּשְׂרֵיפָה! קָא מַשְׁמַע לַן.Rava a dit : de qui est cet enseignement ? Il est de Rabbi Chimon, qui dit que le feu est plus grave que la lapidation. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque le Miséricordieux a été plus sévère envers les Cohanim, en ce qu'Il leur a ajouté des mitsvot supplémentaires, sa fille sera jugée par le feu, peine plus grave, pour la profanation du Chabbat. Le verset nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- מַאי שְׁנָא מִינֵּיהּ דִּידֵיהּ?En quoi diffère-t-elle de lui-même, le Cohen ? Un Cohen qui profane le Chabbat est lapidé ; pourquoi aurait-on été plus sévère envers sa fille ?
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: אִיהוּ, דְּאִישְׁתַּרְיָא לֵיהּ שַׁבָּת לְגַבֵּי עֲבוֹדָה; הִיא, כֵּיוָן דְּלָא אִשְׁתַּרְיָא שַׁבָּת לְגַבַּהּ, אֵימָא תִּידּוֹן בִּשְׂרֵיפָה. קָא מַשְׁמַע לַן.Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : lui, à qui le Chabbat a été permis pour le service du Temple, n'est pas traité plus sévèrement là où il lui reste interdit ; mais elle, puisque le Chabbat ne lui a pas été permis du tout, je dirais qu'elle sera jugée par le feu. Le verset nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- יָכוֹל אֲפִילּוּ פְּנוּיָה? הָא ״לִזְנוֹת״ כְּתִיב!La baraïta a enseigné : on pourrait penser que la règle s'applique même à une célibataire qui a eu une relation. Mais comment le penser ? N'est-il pas écrit « en se livrant à la débauche (liznot) » ? Ce terme ne vise qu'une femme liée à un mari.
- כִּדְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר: פָּנוּי הַבָּא עַל הַפְּנוּיָה שֶׁלֹּא לְשׁוּם אִישׁוּת – עֲשָׂאָהּ זוֹנָה.La baraïta est conforme à Rabbi Elazar, qui a dit : un célibataire qui a une relation avec une célibataire sans intention de mariage en a fait une zona (femme disqualifiée par une relation interdite). Selon lui, le terme liznot vise donc aussi ce cas.
- אוֹ אֵינוֹ אוֹמֵר ״אָבִיהָ״ אֶלָּא לְהוֹצִיא אֶת כׇּל אָדָם? אֶלָּא מַאי נִיהוּ – שֶׁזִּינְּתָה מֵאָבִיהָ? מַאי אִירְיָא בַּת כֹּהֵן? אֲפִילּוּ בַּת יִשְׂרָאֵל נָמֵי!La baraïta a enseigné : Ou bien le verset ne dit-il « son père » que pour exclure tout autre homme que son père ? La Guemara s'étonne : Mais alors, de quoi s'agirait-il ? De celle qui a fauté avec son père ? Pourquoi le verset parlerait-il précisément de la fille d'un Cohen ? Même pour la fille d'un Israélite il en est aussi ainsi !
- דְּאָמַר רָבָא: אֲמַר לִי רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי, אָתְיָא ״הֵנָּה״ ״הֵנָּה״.Car Rava a dit : Rav Yits'hak bar Avoudimi m'a dit : l'interdit de la fille propre se déduit par guezéra chava (analogie textuelle) de « héna » et « héna » : ce mot figure à propos de la petite-fille (Lévitique 18, 10) et à propos de la fille de l'épouse (Lévitique 18, 17). L'interdit de la fille est ainsi le même que celui de la petite-fille.
- אָתְיָא ״זִמָּה״ ״זִמָּה״.De même, on déduit la peine du feu de « zima » (débauche) et « zima » : ce mot figure en Lévitique 18, 17 et en Lévitique 20, 14, où il est question du feu.
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: קְרָא לְאַפּוֹקֵי מִדְּרָבָא, מִדְּגַלִּי רַחֲמָנָא בְּבַת כֹּהֵן וְלֹא בְּבַת יִשְׂרָאֵל. קָא מַשְׁמַע לַן.Cela a été nécessaire, car la peine pour la fille propre n'étant déduite que par analogie, il aurait pu te venir à l'esprit de dire : le verset vient exclure l'enseignement de Rava, puisque le feu ne serait dit que pour la fille de Cohen : du fait que le Miséricordieux l'a révélé pour la fille d'un Cohen et non pour la fille d'un Israélite, on déduirait qu'il ne s'applique pas à cette dernière. Le verset nous enseigne donc, par « elle se profane », qu'il s'agit de sa faute avec tout homme.
- בַּת כֹּהֵן – אֵין לִי אֶלָּא שֶׁנִּיסֵּת לְכֹהֵן. נִיסֵּת לְלֵוִי, לְיִשְׂרָאֵל, וּלְכוּתִי, וּלְחַלֵּל, לְנָתִין, וּלְמַמְזֵר מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בַּת אִישׁ כֹּהֵן״ – אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ כֹּהֶנֶת.La baraïta a enseigné : « La fille d'un Cohen » : je n'ai de source que pour celle qui a épousé un Cohen. Si elle a épousé un Lévi, un Israélite, un Couti, un 'halal, un natin ou un mamzer, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « La fille d'un homme Cohen » : même si elle n'est pas une épouse de Cohen.
- מִשּׁוּם דְּאִינַּסְבָא לְהוּ לְהָנֵי, לָאו בַּת כֹּהֵן הִיא? וְתוּ, מִידֵּי ״כֹּהֶנֶת לְכֹהֵן״ כְּתִיב?La Guemara s'étonne : Parce qu'elle a épousé l'un de ceux-là, ne serait-elle plus la fille d'un Cohen ? Et de plus, est-il donc écrit : « une épouse de Cohen mariée à un Cohen » ? Le verset ne parle que de son père.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: כִּי ״תֵחֵל לִזְנוֹת״ אָמַר רַחֲמָנָא, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָא מַתְחֲלָא הַשְׁתָּא, אֲבָל הָא, כֵּיוָן דְּקָא מַתְחֲלָא וְקָיְימָא מֵעִיקָּרָא.Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : lorsque le Miséricordieux dit « si elle se profane en se livrant à la débauche », cela ne vaut que là où elle se profane maintenant, par l'adultère ; mais celle-ci, mariée à un non-Cohen, étant déjà profanée dès l'origine, le verset ne la viserait pas.
- דְּאָמַר מָר: ״וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר״, כֵּיוָן שֶׁנִּבְעֲלָה לְפָסוּל לָהּ – פְּסָלָהּ.En effet, si son mari est de lignée défectueuse, elle est déjà profanée, car le Maître a dit : du verset « Et la fille d'un Cohen, si elle est à un homme étranger » (Lévitique 22, 12), on déduit que dès qu'elle a eu une relation avec un homme qui lui est interdit, il l'a disqualifiée de la terouma (prélèvement donné au Cohen).
- לְלֵוִי וְיִשְׂרָאֵל נָמֵי, ״וְשָׁבָה אֶל בֵּית אָבִיהָ כִּנְעוּרֶיהָ״, מִכְּלָל דְּכִי אִיתֵיהּ גַּבֵּיהּ לָא אָכְלָה,Mariée à un Lévi ou à un Israélite aussi, elle est disqualifiée le temps du mariage, comme il est écrit : « Et elle reviendra à la maison de son père comme en sa jeunesse » (Lévitique 22, 13). On en déduit que, tant qu'elle est auprès de lui, elle n'en mange pas.
- אֵימָא: לָא תִּידּוֹן בִּשְׂרֵיפָה. קָא מַשְׁמַע לַן.Je dirais donc qu'elle ne sera pas jugée par le feu, puisque tout mariage à un non-Cohen la profane déjà. Le verset nous enseigne donc que le feu s'applique dans tous les cas.
- וּדְלָא כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּתַנְיָא: בַּת כֹּהֵן שֶׁנִּיסֵּת לְיִשְׂרָאֵל וְאָכְלָה תְּרוּמָה – מְשַׁלֶּמֶת אֶת הַקֶּרֶן וְאֵינָהּ מְשַׁלֶּמֶת אֶת הַחוֹמֶשׁ, וּמִיתָתָהּ בִּשְׂרֵיפָה.Et cette baraïta n'est pas conforme à Rabbi Méïr, car il a été enseigné dans une baraïta : La fille d'un Cohen qui a épousé un Israélite et a mangé de la terouma par inadvertance paie le principal mais ne paie pas le cinquième supplémentaire, et si elle commet l'adultère, sa mort est par le feu.
- נִיסֵּת לְאֶחָד מִן הַפְּסוּלִין – מְשַׁלֶּמֶת קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, וּמִיתָתָהּ בְּחֶנֶק. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Si elle a épousé l'un des hommes disqualifiés pour elle, elle paie le principal et le cinquième, et sa mort est par strangulation. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: זוֹ וָזוֹ מְשַׁלְּמוֹת קֶרֶן וְלֹא חוֹמֶשׁ, וּמִיתָתָן בִּשְׂרֵיפָה.Et les Sages disent : l'une et l'autre paient le principal et non le cinquième, et leur mort est par le feu.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֶת אָבִיהָ – בִּשְׂרֵיפָה, וְאֶת חָמִיהָ – בִּסְקִילָה. מַאי אֶת אָבִיהָ וְאֶת חָמִיהָ?Rabbi Eliézer dit : avec son père, par le feu ; et avec son beau-père, par la lapidation. Que signifient « avec son père » et « avec son beau-père » ?
- אִילֵּימָא: אֶת אָבִיהָ – מֵאָבִיהָ, וְאֶת חָמִיהָ – מֵחָמִיהָ, מַאי אִירְיָא בַּת כֹּהֵן? אֲפִילּוּ בַּת יִשְׂרָאֵל נָמֵי! בִּתּוֹ – בִּשְׂרֵיפָה, וְכַלָּתוֹ – בִּסְקִילָה.Si l'on dit : « avec son père », c'est une faute commise avec son père, et « avec son beau-père », une faute avec son beau-père, pourquoi dire cela précisément de la fille d'un Cohen ? Même pour la fille d'un Israélite aussi il en est ainsi : sa fille, par le feu, et sa bru, par la lapidation !
- אֶלָּא, אֶת אָבִיהָ – בִּרְשׁוּת אָבִיהָ, וְאֶת חָמִיהָ – בִּרְשׁוּת חָמִיהָ.Mais plutôt : « avec son père » signifie sous l'autorité de son père, c'est-à-dire fiancée, et « avec son beau-père », sous l'autorité de son beau-père, c'est-à-dire mariée.
- כְּמַאן? אִי כְּרַבָּנַן, הָאָמְרִי: נְשׂוּאָה יָצָאת לִשְׂרֵיפָה וְלֹא אֲרוּסָה. אִי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָאָמַר: אַחַת אֲרוּסָה וְאַחַת נְשׂוּאָה בִּשְׂרֵיפָה.Selon qui ? Si c'est selon les Sages, ne disent-ils pas : c'est la femme mariée qui a été retirée de la règle générale pour le feu, et non la fiancée ? Si c'est selon Rabbi Chimon, ne dit-il pas : la fiancée comme la mariée sont condamnées au feu ?
- וְאִי כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הָאָמַר: אֲרוּסָה יָצָאת לִשְׂרֵיפָה, וְלֹא נְשׂוּאָה. אֶת חָמִיהָ – חֶנֶק הוּא!Et si c'est selon Rabbi Ichmaël, ne dit-il pas : c'est la fiancée qui a été retirée pour le feu, et non la mariée ? Dans ce cas, celle qui est sous l'autorité de son beau-père, c'est la strangulation et non la lapidation !
- שְׁלַח רָבִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: כָּךְ הִיא הַצָּעָה שֶׁל מִשְׁנָה, לְעוֹלָם כְּרַבָּנַן, וְהָכִי קָאָמַר: כֹּל שֶׁהִוא לְמַטָּה מִמִּיתַת אָבִיהָ – וּמַאי נִיהוּ? נְשׂוּאָה בַּת יִשְׂרָאֵל. דְּאִילּוּ נְשׂוּאָה בַּת יִשְׂרָאֵל בְּחֶנֶק, הָכָא בְּמִיתַת אָבִיהָ בִּשְׂרֵיפָה.Ravin a envoyé cet enseignement au nom de Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina : Telle est l'explication de cette Michna, c'est-à-dire de la baraïta : en réalité, elle est conforme aux Sages, et voici ce qu'elle veut dire : toute femme dont la peine ordinaire est en dessous de la mort encourue pour son père, et de qui s'agit-il ? De la fille d'Israélite mariée ; alors que la fille d'Israélite mariée est passible de strangulation, ici, pour la fille de Cohen, c'est la mort encourue pour son père, par le feu.
- כֹּל שֶׁהִיא לְמַעְלָה מִמִּיתַת אָבִיהָ, וּמַאי נִיהוּ? אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל. דְּאִילּוּ אֲרוּסָה בַּת יִשְׂרָאֵל בְּעָלְמָא בִּסְקִילָה, הָכָא בְּמִיתַת חָמִיהָ בִּסְקִילָה.Toute femme dont la peine ordinaire est au-dessus de la mort encourue pour son père, et de qui s'agit-il ? De la fille d'Israélite fiancée ; alors que la fille d'Israélite fiancée est en général passible de lapidation, ici aussi, pour la fille de Cohen, c'est la mort encourue pour son beau-père, par la lapidation.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי יִרְמְיָה: מִידֵּי ״לְמַעְלָה״ ״לְמַטָּה״ קָתָנֵי? אֶלָּא, אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה:Rabbi Yirmeya s'y est opposé : la baraïta enseigne-t-elle donc « au-dessus » et « en dessous » ? Mais plutôt, Rabbi Yirmeya a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.