Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַבָּנַן: ״יַרְשִׁיעֻן״ כְּתִיב.Et les Sages, que répondent-ils à Rabbi ? « Condamneront » se lit au pluriel, mais est écrit sans vav, de sorte qu'on peut le lire au singulier ; on n'en déduit donc pas plusieurs juges.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר יוֹסֵי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי, וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן רוֹעֵץ, וּבֵית שַׁמַּאי, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְרַבִּי עֲקִיבָא – כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא.Rabbi Its'hak bar Yossé a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi, Rabbi Yehouda ben Roets, Beit Chamaï, Rabbi Chimon et Rabbi Akiva, tous pensent que yech em lamikra : la lecture du texte fait autorité, et non son orthographe.
- רַבִּי, הָא דַּאֲמַרַן.La Guemara explique pour chacun : Rabbi, c'est ce que nous avons dit (« condamneront », lu au pluriel).
- וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן רוֹעֵץ, דְּתַנְיָא: שָׁאֲלוּ תַּלְמִידִים אֶת רַבִּי יְהוּדָה בֶּן רוֹעֵץ: אֶקְרָא אֲנִי ״שִׁבְעִים״, יָכוֹל תְּהֵא יוֹלֶדֶת נְקֵבָה טְמֵאָה שִׁבְעִים?Et Rabbi Yehouda ben Roets, car il a été enseigné (dans une baraïta) : des disciples ont demandé à Rabbi Yehouda ben Roets : il est écrit : « elle sera impure deux semaines (chevouayim) » (Lévitique 12, 5), mais sans le second vav, si bien que je peux lire « soixante-dix » (chivim). Pourrait-on penser que celle qui enfante une fille soit impure soixante-dix jours ?
- אָמַר לָהֶן: טִימֵּא וְטִיהֵר בַּזָּכָר, וְטִימֵּא וְטִיהֵר בַּנְּקֵבָה. מָה כְּשֶׁטִּיהֵר בַּזָּכָר – בַּנְּקֵבָה כִּפְלַיִם, אַף כְּשֶׁטִּימֵּא בַּזָּכָר – בַּנְּקֵבָה כִּפְלַיִם.Il leur a dit : la Torah a déclaré impure et a déclaré pure pour un garçon, et a déclaré impure et a déclaré pure pour une fille. De même que, lorsqu'elle a déclaré pure pour un garçon (trente-trois jours), c'est pour une fille le double (soixante-six jours), de même, lorsqu'elle a déclaré impure pour un garçon (sept jours), c'est pour une fille le double, soit deux semaines.
- לְאַחַר שֶׁיָּצְאוּ, יָצָא וּמַחֲזִיר אַחֲרֵיהֶם. אָמַר לָהֶן: אִי אַתֶּם זְקוּקִים לְכָךְ. ״שְׁבוּעַיִים״ קָרֵינַן, וְיֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא.Après qu'ils furent sortis, il sortit et courut après eux. Il leur a dit : vous n'avez pas besoin de cela : nous lisons « chevouayim » (deux semaines), et la lecture fait autorité.
- בֵּית שַׁמַּאי, דִּתְנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, כׇּל הַנִּיתָּנִין עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן שֶׁנְּתָנָן בְּמַתָּנָה אַחַת – כִּיפֵּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדַם זְבָחֶיךָ יִשָּׁפֵךְ״. וּבְחַטָּאת – שְׁתֵּי מַתָּנוֹת. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף בְּחַטָּאת שֶׁנְּתָנָן בְּמַתָּנָה אַחַת – כִּיפֵּר.Beit Chamaï, car nous avons appris (dans la Michna, Zeva'him 36b) : Beit Chamaï disent : tous les sangs qui se donnent sur l'autel extérieur, si on les a donnés en une seule aspersion, cela a fait expiation, comme il est dit : « Et le sang de tes sacrifices sera répandu » (Deutéronome 12, 27). Mais pour le sacrifice expiatoire ('hatat), il faut au moins deux aspersions. Et Beit Hillel disent : même pour le 'hatat, si on les a données en une seule aspersion, cela a fait expiation.
- וְאָמַר רַב הוּנָא: מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? ״קַרְנֹת״, ״קַרְנֹת״, ״קַרְנֹת״ – הֲרֵי כָּאן שֵׁשׁ: אַרְבַּע לְמִצְוָה, וּשְׁתַּיִם לְעַכֵּב.Et Rav Houna a dit : quelle est la raison de Beit Chamaï ? « Cornes » (karnot), « cornes », « cornes » (Lévitique 4, 25.30.34) sont trois pluriels, soit deux chacun : en voici six. Quatre pour la mitsva (les quatre cornes de l'autel, à faire a priori), et deux pour rendre indispensable (sans deux aspersions, le sacrifice n'est pas valable).
- וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: קַרְנוֹת, קַרְנַת, קַרְנַת – הֲרֵי כָּאן אַרְבַּע. שָׁלֹשׁ לְמִצְוָה, וְאַחַת לְעַכֵּב.Et Beit Hillel disent : on suit l'orthographe : « karnot » avec vav, deux, et « karnat », « karnat », sans vav, qui peuvent se lire au singulier : en voici quatre. Trois pour la mitsva et une pour rendre indispensable.
- וְאֵימָא: כּוּלְּהוּ לְמִצְוָה? כַּפָּרָה בִּכְדִי לָא אַשְׁכְּחַן!Et dis selon Beit Hillel que toutes sont pour la mitsva, et qu'aucune n'est indispensable ! Nous n'avons pas trouvé d'expiation sans rien : au moins une aspersion est indispensable.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּתַנְיָא: שְׁתַּיִם כְּהִלְכָתָן, וּשְׁלִישִׁית אֲפִילּוּ טֶפַח. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ כְּהִלְכָתָן, וּרְבִיעִית אֲפִילּוּ טֶפַח. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ אֵם לַמָּסוֹרֶת, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא.Rabbi Chimon, car il a été enseigné (dans une baraïta) au sujet des parois de la soucca : deux parois selon leur règle (complètes), et la troisième même d'un téfa'h (un palme). Rabbi Chimon dit : trois selon leur règle et la quatrième même d'un téfa'h. Sur quoi sont-ils en désaccord ? Les Sages pensent : yech em lamassorèt, l'orthographe transmise fait autorité ; et Rabbi Chimon pense : la lecture fait autorité.
- רַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ אֵם לַמָּסוֹרֶת. ״בַּסֻּכָּת״, ״בַּסֻּכָּת״, ״בַּסֻּכּוֹת״ – הֲרֵי כָּאן אַרְבַּע. דַּל חַד קְרָא לְגוּפֵיהּ, פָּשׁוּ לְהוּ תְּלָת. אֲתַאי הִלְכְתָא, גְרַעְתָּא לִשְׁלִישִׁית, וְאוֹקֵימְתָּא אַטֶּפַח.Les Sages pensent : l'orthographe transmise fait autorité : « bassoukat », « bassoukat » (sans vav, comme un singulier), « bassoukot » (avec vav, un pluriel : Lévitique 23, 42-43) : en voici quatre. Retire un mot, le verset étant nécessaire pour lui-même (la mitsva de la soucca) : il leur reste trois. La halakha transmise à Moché au Sinaï est venue, a réduit la troisième et l'a établie à un téfa'h.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: ״בַּסֻּכֹּת״, ״בַּסֻּכֹּת״, ״בַּסֻּכּוֹת״ – הֲרֵי כָּאן שֵׁשׁ. דַּל חַד קְרָא לְגוּפֵיהּ, פָּשׁוּ לְהוּ אַרְבַּע. אֲתַאי הִלְכְתָא גְרַעְתָּא לִרְבִיעִית, וְאוֹקְמֵיהּ אַטֶּפַח.Et Rabbi Chimon pense : la lecture fait autorité : « bassoukot », « bassoukot », « bassoukot » : en voici six. Retire un mot, le verset étant nécessaire pour lui-même : il leur reste quatre. La halakha est venue, a réduit la quatrième et l'a établie à un téfa'h.
- רַבִּי עֲקִיבָא, דְּתַנְיָא: רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, מִנַּיִין לִרְבִיעִית דָּם שֶׁיָּצְאָה מִשְּׁנֵי מֵתִים שֶׁמְּטַמֵּא בְּאֹהֶל? שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל כׇּל נַפְשֹׁת מֵת לֹא יָבֹא״ – שְׁתֵּי נְפָשׁוֹת וְשִׁיעוּר אֶחָד. וְרַבָּנַן: ״נפשת״ כְּתִיב.Rabbi Akiva, car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Akiva dit : d'où savons-nous qu'un revi'it (quart de log) de sang sorti de deux morts rend impur sous une tente ? Comme il est dit : « Il ne viendra auprès d'aucun corps (nafchot) de mort » (Lévitique 21, 11) : deux âmes (le pluriel se lit à deux) et une seule mesure (le sang, appelé « âme »). Et les Sages : « nafchat », sans vav, est écrit (singulier), de sorte qu'il faut que le sang provienne d'un seul mort.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: מִי אִיכָּא דְּלֵית לֵיהּ ״יֵשׁ אֵם לַמִּקְרָא״? וְהָתַנְיָא: ״בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – יָכוֹל ״בְּחֵלֶב״?Rav A'ha bar Yaakov a objecté : y a-t-il quelqu'un qui n'admet pas que la lecture fait autorité ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : « Dans le lait (ba'halev) de sa mère » (Exode 23, 19) : pourrait-on lire « dans la graisse (be'helev) » ?
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