Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אַרְבַּע מִיתוֹת נִמְסְרוּ לְבֵית דִּין: סְקִילָה, שְׂרֵיפָה, הֶרֶג, וָחֶנֶק. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׂרֵיפָה, סְקִילָה, חֶנֶק, וָהֶרֶג. זוֹ מִצְוַת הַנִּסְקָלִין.MICHNA : Quatre peines de mort ont été confiées au tribunal : par ordre décroissant de gravité, la lapidation, le feu, la mise à mort par l'épée et la strangulation. Rabbi Chimon dit : l'ordre est le feu, la lapidation, la strangulation et la mise à mort par l'épée. Ceci, décrit au chapitre précédent, est la procédure de ceux qui sont lapidés.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא אָמַר רַב סְחוֹרָא אָמַר רַב הוּנָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנוּ חֲכָמִים דֶּרֶךְ מִנְיָין, אֵין מוּקְדָּם וּמְאוּחָר, חוּץ מִשִּׁבְעָה סַמָּנִין.GUEMARA : Rava a dit au nom de Rav Se'hora, au nom de Rav Houna : partout où les Sages ont enseigné une règle sous forme d'énumération, il n'y a ni avant ni après : l'ordre de la liste n'a pas de portée, sauf pour les sept substances abrasives.
- דִּתְנַן: שִׁבְעָה סַמָּנִין מַעֲבִירִין עַל הַכֶּתֶם – רוֹק תָּפֵל, וּמֵי גְרִיסִין, וּמֵי רַגְלַיִם, וְנֶתֶר, וּבוֹרִית, קִמוֹלְיָא, וְאַשְׁלָךְ.Car nous avons appris (dans la Michna, enseignement des Tannaïm, Nida 61b) : on passe sept substances sur la tache trouvée sur un vêtement, pour savoir s'il s'agit de sang menstruel : de la salive insipide, de l'eau de gruau, de l'urine, du natron, du borit (lessive végétale), de la terre de Cimolie (kimolia) et de la potasse (achlakh).
- וְקָתָנֵי סֵיפָא: הֶעֱבִירָן שֶׁלֹּא כְּסִידְרָן, אוֹ שֶׁהֶעֱבִירָן שִׁבְעָתָן כְּאֶחָד – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם.Et il est enseigné à la fin de cette Michna : si on les a passées dans le désordre, ou si on les a passées toutes les sept à la fois, on n'a rien fait du tout.
- רַב פָּפָּא סָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: אַף אַרְבַּע מִיתוֹת. מִדְּקָא מִפְּלִיג רַבִּי שִׁמְעוֹן, שְׁמַע מִינַּהּ דַּוְקָא קָתָנֵי. וְאִידָּךְ, בִּפְלוּגְתָּא לָא קָא מַיְירֵי.Rav Pappa l'Ancien a dit au nom de Rav : il en va de même des quatre peines de mort, dont l'ordre est significatif. Du fait que Rabbi Chimon conteste cet ordre, déduis-en qu'il est enseigné précisément. Et l'autre, Rav Houna ? Il ne parle pas d'un cas de divergence sur l'ordre.
- רַב פָּפָּא אָמַר: אַף סֵדֶר יוֹמָא, דִּתְנַן: כׇּל מַעֲשֵׂה יוֹם הַכִּפּוּרִים הָאֲמוּרִים עַל הַסֵּדֶר, אִם הִקְדִּים מַעֲשֶׂה לַחֲבֵירוֹ – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם.Rav Pappa a dit : il en va de même de l'ordre du service du Jour de Kippour, car nous avons appris (Yoma 60a) : tous les actes de Yom Kippour énoncés dans l'ordre : si le grand Cohen a fait passer un acte avant un autre, il n'a rien fait du tout.
- וְאִידָּךְ, הָהוּא חוּמְרָא בְּעָלְמָא.Et l'autre, Rav Houna ? C'est là une simple rigueur propre à ce jour, et non un effet de l'importance relative des actes.
- רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: אַף סֵדֶר תָּמִיד, דְּקָתָנֵי עֲלַהּ ״זֶהוּ סֵדֶר תָּמִיד״. וְאִידָּךְ – הָהוּא לְמִצְוָה בְּעָלְמָא.Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit : il en va de même de l'ordre du tamid (le sacrifice quotidien), car il est enseigné à son sujet : « Tel est l'ordre du tamid ». Et l'autre, Rav Houna ? Cela n'est qu'une simple mitsva (une prescription à respecter a priori), sans invalider l'acte en cas de changement.
- וּלְאַפּוֹקֵי מִמִּצְוַת חֲלִיצָה, דִּתְנַן: מִצְוַת חֲלִיצָה – בָּא הוּא וִיבִמְתּוֹ לִפְנֵי בֵּית דִּין, הָיוּ נוֹתְנִין לוֹ עֵצָה הַהוֹגֶנֶת לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקָרְאוּ לוֹ זִקְנֵי עִירוֹ וְדִבְּרוּ אֵלָיו״.Et la règle de Rav Houna vient exclure la mitsva de la 'halitsa (rite libérant du lévirat le beau-frère, le yavam, et la veuve de son frère mort sans enfant, la yevama), dont l'ordre n'est pas indispensable. Car nous avons appris (Yevamot 106b) : la mitsva de la 'halitsa : lui et sa yevama viennent devant le tribunal, et on lui donne le conseil qui lui convient, comme il est dit : « Les anciens de sa ville l'appelleront et lui parleront » (Deutéronome 25, 8).
- וְהִיא אוֹמֶרֶת: ״מֵאֵן יְבָמִי וְגוֹ׳״, וְהוּא אוֹמֵר: ״לֹא חָפַצְתִּי לְקַחְתָּהּ״. וּבִלְשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ הָיוּ אוֹמְרִין.Et elle dit : « Mon beau-frère refuse, etc. » (Deutéronome 25, 7), et il dit : « Je ne veux pas la prendre » (Deutéronome 25, 8). Et ils le disaient en langue sainte, en hébreu.
- ״וְנִגְּשָׁה יְבִמְתּוֹ אֵלָיו לְעֵינֵי הַזְּקֵנִים וְחָלְצָה נַעֲלוֹ וְיָרְקָה בְּפָנָיו״ – רוֹק הַנִּרְאֶה לַדַּיָּינִין. ״וְעָנְתָה וְאָמְרָה כָּכָה יֵעָשֶׂה לְאִישׁ וְגוֹ׳ וְנִקְרָא שְׁמוֹ בְּיִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״.« Sa yevama s'approchera de lui devant les anciens, lui ôtera sa chaussure et crachera devant lui » (Deutéronome 25, 9) : un crachat visible pour les juges. « Et elle prendra la parole et dira : ainsi sera-t-il fait à l'homme, etc. Et son nom sera appelé en Israël, etc. » (Deutéronome 25, 9-10).
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה: מִצְוַת חֲלִיצָה – קוֹרְאָה וְקוֹרֵא, חוֹלֶצֶת וְרוֹקֶקֶת, וְקוֹרְאָה.Et Rav Yehouda a dit : la mitsva de la 'halitsa se déroule ainsi : elle récite, puis il récite ; elle déchausse, crache, et récite.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? מַתְנִיתִין הִיא! הָא קָא מַשְׁמַע לַן: מִצְוָה הָכִי, וְאִי אָפֵיךְ – לֵית לַן בַּהּ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בֵּין שֶׁהִקְדִּים חֲלִיצָה לִרְקִיקָה, אוֹ רְקִיקָה לַחֲלִיצָה – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי.Et nous en avons discuté : que nous apprend-il ? C'est déjà dans notre Michna ! Voici ce qu'il nous apprend : la mitsva est ainsi, mais si l'on a inversé, cela ne nous pose pas de problème. Il a été enseigné de même (dans une baraïta, enseignement tannaïtique hors de la Michna) : qu'elle ait fait passer le déchaussement avant le crachat ou le crachat avant le déchaussement, ce qu'elle a fait est fait.
- וּלְאַפּוֹקֵי מֵהָא דִּתְנַן: כֹּהֵן גָּדוֹל מְשַׁמֵּשׁ בִּשְׁמוֹנָה כֵּלִים, וְהֶדְיוֹט בְּאַרְבָּעָה. בִּכְתוֹנֶת, בְּמִכְנָסַיִם, בְּמִצְנֶפֶת, וְאַבְנֵט. מוֹסִיף עֲלֵיהֶן כֹּהֵן גָּדוֹל: חוֹשֶׁן וְאֵפוֹד וּמְעִיל וְצִיץ.Et la règle de Rav Houna vient exclure ce que nous avons appris (Yoma 71b) : le grand Cohen officie avec huit vêtements, et le simple Cohen avec quatre : la tunique, le caleçon, le turban et la ceinture. Le grand Cohen y ajoute : le pectoral, l'éphod, la robe et le frontal.
- וְתַנְיָא: מִנַּיִן שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר קוֹדֵם לַמִּכְנָסַיִם? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִכְנְסֵי בַד יִהְיוּ עַל בְּשָׂרוֹ״.Et il a été enseigné : d'où savons-nous que rien ne doit précéder le caleçon ? Comme il est dit : « Et un caleçon de lin sera sur sa chair » (Lévitique 16, 4). Le caleçon est donc revêtu le premier, bien que la Michna cite d'abord la tunique.
- וְתַנָּא, מַאי טַעְמָא אַקְדְּמֵיהּ לִכְתוֹנֶת? מִשּׁוּם דְּאַקְדְּמֵיהּ קְרָא. וּקְרָא, מַאי טַעְמָא אַקְדְּמֵיהּ? מִשּׁוּם דִּמְכַסְּיָא כּוּלֵּהּ גּוּפֵיהּ, עֲדִיפָא לֵיהּ.Et le Tanna (Sage de la Michna), pourquoi a-t-il placé le caleçon après la tunique ? Parce que le verset a placé celle-ci en premier. Et le verset, pourquoi l'a-t-il placée en premier ? Parce qu'elle couvre tout son corps, il la préfère.
- סְקִילָה שְׂרֵיפָה כּוּ׳. סְקִילָה חֲמוּרָה מִשְּׂרֵיפָה, שֶׁכֵּן נִיתְּנָה לִמְגַדֵּף וּלְעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה. מַאי חוּמְרָא? שֶׁכֵּן פּוֹשֵׁט יָדוֹ בָּעִיקָּר.La Michna enseigne : la lapidation, le feu, etc. La lapidation est plus grave que le feu, car elle a été prescrite pour le blasphémateur et pour l'idolâtre. Quelle est cette gravité ? C'est qu'il porte la main contre le Principe fondamental de la foi.
- אַדְּרַבָּה: שְׂרֵיפָה חֲמוּרָה, שֶׁכֵּן נִיתְּנָה לְבַת כֹּהֵן שֶׁזִּינְּתָה. וּמַאי חוּמְרָא? שֶׁכֵּן מְחַלֶּלֶת אֶת אָבִיהָ.Au contraire : le feu est plus grave, car il a été prescrit pour la fille de Cohen qui a commis l'adultère. Et quelle est cette gravité ? C'est qu'elle profane son père.
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