Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּא שְׁמַע: ״נִבְזֶה בְּעֵינָיו נִמְאָס״ – זֶה חִזְקִיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה, שֶׁגֵּירַר עַצְמוֹת אָבִיו עַל מִטָּה שֶׁל חֲבָלִים. וְאִי מִשּׁוּם יְקָרָא דְחַיֵּי הוּא, מַאי טַעְמָא?Viens et entends une preuve de ce qui a été enseigné au sujet du verset : « Le méprisable est rejeté à ses yeux » (Psaumes 15, 4) : c'est 'Hizkiyahou, roi de Juda, qui a traîné les ossements de son père A'haz sur une civière de cordes, sans lui donner une sépulture digne d'un roi. Or si l'oraison funèbre et les honneurs funèbres sont pour l'honneur des vivants, quelle est la raison pour laquelle il a agi ainsi, attirant le déshonneur sur lui-même et sur tout Israël ?
- כִּי הֵיכִי דְּתִיהְוֵי לֵיהּ כַּפָּרָה לַאֲבוּהּ, וּמִשּׁוּם כַּפָּרָה דַּאֲבוּהּ מְשַׁהוּ לֵיהּ לִיקָרָא דְיִשְׂרָאֵל? יִשְׂרָאֵל גּוּפַיְיהוּ נִיחָא לְהוּ דְּמַחֲלִי יְקָרַיְיהוּ לְגַבֵּיהּ.La Guemara répond : Il a agi ainsi afin que son père obtienne une expiation par cette humiliation. La Guemara demande : Et pour l'expiation de son père, on retarderait (on négligerait) l'honneur d'Israël, qui aurait été honoré par l'oraison funèbre de son roi ? La Guemara répond : Israël eux-mêmes étaient satisfaits de renoncer à leur honneur en sa faveur, afin que leur ancien roi obtienne l'expiation.
- תָּא שְׁמַע, אָמַר לָהֶן: אַל תִּסְפְּדוּנִי בָּעֲיָירוֹת. וְאִי אָמְרַתְּ יְקָרָא דְחַיֵּי, מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינַּהּ? קָסָבַר: לִיתְיַיקְּרוּ בֵּיהּ יִשְׂרָאֵל טְפֵי.Viens et entends une preuve : Avant de mourir, Rabbi Yehouda HaNassi leur a dit : Ne me faites pas d'oraison funèbre dans les petites bourgades que vous traverserez en portant mon corps, mais seulement dans les grandes villes. Or si tu dis que c'est pour l'honneur des vivants, quelle différence cela fait-il pour lui ? La Guemara répond : Il pensait : Qu'Israël soit honoré davantage par moi, en se rassemblant dans les grandes villes.
- תָּא שְׁמַע: הֱלִינוֹ לִכְבוֹדוֹ, לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִין – אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. מַאי לָאו לִכְבוֹדוֹ שֶׁל מֵת? לֹא, לִכְבוֹדוֹ שֶׁל חַי.Viens et entends une preuve de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Si on l'a laissé sans sépulture pendant la nuit pour son honneur, afin de lui apporter un cercueil et des linceuls, on ne transgresse pas pour lui l'interdit de laisser passer la nuit au mort. N'est-ce pas une référence à l'honneur du mort ? La Guemara répond : Non, il s'agit de l'honneur du vivant, c'est-à-dire de ses proches.
- וּמִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ שֶׁל חַי מֵבִית לֵיהּ לְמֵת? אִין, כִּי אָמַר רַחֲמָנָא: ״לֹא תָלִין נִבְלָתוֹ עַל הָעֵץ״, דּוּמְיָא דְּתָלוּי דְּאִית בֵּיהּ בִּזָּיוֹן. אֲבָל הָכָא, כֵּיוָן דְּלֵית בֵּיהּ בִּזָּיוֹן – לָא.La Guemara demande : Et à cause de l'honneur du vivant, on laisserait passer la nuit au mort sans sépulture ? La Guemara répond : Oui, car lorsque le Miséricordieux a dit : « Son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois » (Deutéronome 21, 23), cela vise un cas semblable à celui du pendu, pour lequel il y a déshonneur. Mais ici, puisqu'il n'y a pas de déshonneur pour le mort, le retard ayant pour but de l'enterrer plus dignement, non, il n'y a pas d'interdit.
- תָּא שְׁמַע: הֱלִינוֹ לִכְבוֹדוֹ, לְשַׁמֵּעַ עָלָיו עֲיָירוֹת, לְהָבִיא לוֹ מְקוֹנְנוֹת, לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִין – אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו, שֶׁכׇּל הָעוֹשֶׂה אֵינוֹ אֶלָּא לִכְבוֹדוֹ שֶׁל מֵת. הָכִי קָאָמַר: כׇּל הָעוֹשֶׂה לִכְבוֹדוֹ שֶׁל חַי, אֵין בּוֹ בִּזָּיוֹן לַמֵּת.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si on l'a laissé sans sépulture pendant la nuit pour son honneur, pour rassembler pour lui les gens des bourgades, pour lui amener des pleureuses, pour lui apporter un cercueil et des linceuls, on ne transgresse pas pour lui l'interdit, car tout ce que l'on fait n'est que pour l'honneur du mort. Cela prouve que ces rites sont pour l'honneur du défunt. La Guemara rejette : Voici ce qu'elle veut dire : Quiconque agit pour l'honneur du vivant ne transgresse pas, car il n'y a là aucun déshonneur pour le mort.
- תָּא שְׁמַע, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: סִימָן יָפֶה לַמֵּת שֶׁנִּפְרָעִין מִמֶּנּוּ לְאַחַר מִיתָה. מֵת שֶׁלֹּא נִסְפַּד וְלֹא נִקְבַּר, אוֹ שֶׁחַיָּה גּוֹרַרְתּוֹ, אוֹ שֶׁהָיוּ גְּשָׁמִים מְזַלְּפִין עַל מִטָּתוֹ – זֶהוּ סִימָן יָפֶה לַמֵּת. שְׁמַע מִינַּהּ: יְקָרָא דְשָׁכְבֵי הוּא. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends une preuve : Rabbi Natan dit : C'est un bon signe pour le mort lorsqu'on le punit après sa mort, car il obtient par là l'expiation. Un mort qui n'a pas eu d'oraison funèbre et n'a pas été enterré, ou qu'une bête sauvage a traîné, ou sur la civière duquel la pluie tombait, c'est un bon signe pour le mort. Déduis-en que l'oraison funèbre est pour l'honneur des défunts, puisque c'est sa privation qui lui vaut l'expiation. La Guemara conclut : Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- לֹא הָיוּ קוֹבְרִין כּוּ׳. וְכׇל כָּךְ לָמָּה? לְפִי שֶׁאֵין קוֹבְרִין רָשָׁע אֵצֶל צַדִּיק, דְּאָמַר רַבִּי אַחָא בַּר חֲנִינָא: מִנַּיִן שֶׁאֵין קוֹבְרִין רָשָׁע אֵצֶל צַדִּיק? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְהִי הֵם קֹבְרִים אִישׁ וְהִנֵּה רָאוּ אֶת הַגְּדוּד וַיַּשְׁלִיכוּ אֶת הָאִישׁ בְּקֶבֶר אֱלִישָׁע וַיִּגַּע הָאִישׁ בְּעַצְמוֹת אֱלִישָׁע וַיְחִי וַיָּקׇם עַל רַגְלָיו״.La Michna enseigne : On n'enterrait pas, etc. le condamné dans le tombeau de ses pères. Et pourquoi tout cela ? Parce qu'on n'enterre pas un impie à côté d'un juste, comme l'a dit Rav A'ha bar 'Hanina : D'où savons-nous qu'on n'enterre pas un impie à côté d'un juste ? Comme il est dit : « Et il advint, comme ils enterraient un homme, qu'ils aperçurent la troupe, et ils jetèrent l'homme dans le tombeau d'Élicha ; et l'homme toucha les ossements d'Élicha, et il revécut et se dressa sur ses pieds » (II Rois 13, 21). Cet homme, qui n'était pas juste, fut ressuscité afin de ne pas rester enterré auprès d'Élicha.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא: וְדִילְמָא לְאִיקְּיוֹמֵי ״וִיהִי נָא פִּי שְׁנַיִם בְּרוּחֲךָ אֵלָי״? אֲמַר לֵיהּ: אִי הָכִי, הַיְינוּ דְּתַנְיָא: עַל רַגְלָיו עָמַד, וּלְבֵיתוֹ לֹא הָלַךְ.Rav Pappa lui a dit : Quelle preuve y a-t-il ici ? Peut-être cet homme a-t-il été ressuscité pour accomplir la demande d'Élicha à Éliyahou : « Qu'il y ait, je te prie, une double part de ton esprit sur moi » (II Rois 2, 9), car Élicha aurait ainsi ressuscité deux morts, alors qu'Éliyahou n'en avait ressuscité qu'un ? Rav A'ha bar 'Hanina lui a dit : S'il en est ainsi, est-ce conforme à ce qui a été enseigné dans une baraïta : Il s'est dressé sur ses pieds, mais il n'est pas allé chez lui ? Il n'a donc pas vraiment revécu, et cela ne peut pas être l'accomplissement de la demande d'Élicha.
- אֶלָּא ״וִיהִי נָא פִּי שְׁנַיִם״, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דְּאַחֲיֵיא? אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁרִיפֵּא צָרַעַת נַעֲמָן, שֶׁהִיא שְׁקוּלָה כְּמֵת, דִּכְתִיב ״אַל נָא תְהִי כַּמֵּת״.La Guemara demande : Mais alors, le verset « Qu'il y ait, je te prie, une double part », où trouves-tu qu'il a ressuscité un second mort ? Rabbi Yo'hanan lui a dit : Elle s'est accomplie lorsqu'il a guéri la lèpre de Naaman, laquelle équivaut à la mort, comme il est écrit au sujet de Myriam : « Qu'elle ne soit pas, je t'en prie, comme une morte » (Nombres 12, 12).
- וּכְשֵׁם שֶׁאֵין קוֹבְרִין רָשָׁע אֵצֶל צַדִּיק, כָּךְ אֵין קוֹבְרִין רָשָׁע חָמוּר אֵצֶל רָשָׁע קַל. וְלִיתְקוֹן אַרְבַּע קְבָרוֹת! שְׁנֵי קְבָרוֹת גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ.Et de même qu'on n'enterre pas un impie à côté d'un juste, ainsi on n'enterre pas un grand impie à côté d'un moindre impie. La Guemara objecte : Mais qu'on établisse quatre cimetières, un pour chaque mode d'exécution ! La Guemara répond : Deux cimetières, c'est une tradition qu'ils ont apprise.
- אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָכַל חֵלֶב וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְהִשְׁתַּמֵּד וְחָזַר בּוֹ – הוֹאִיל וְנִדְחָה, יִדָּחֶה.Oulla a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : S'il a mangé du 'helev (graisse interdite) par inadvertance et a prélevé un sacrifice pour cette faute, puis a apostasié et s'en est repenti, puisque le sacrifice a été rejeté, il restera rejeté.
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָכַל חֵלֶב וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְנִשְׁתַּטָּה, וְחָזַר וְנִשְׁתַּפָּה – הוֹאִיל וְנִדְחָה, יִדָּחֶה.Il a été dit aussi : Rabbi Yirmeya a dit que Rabbi Abahou a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : S'il a mangé du 'helev et a prélevé un sacrifice, puis est devenu fou et a recouvré la raison, puisque le sacrifice a été rejeté, il restera rejeté.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן קַמַּיְיתָא – מִשּׁוּם דְּאִיהוּ דְּחָה נַפְשֵׁיהּ בְּיָדַיִם, אֲבָל הַאי דְּמִמֵּילָא קָא דָחֵי – אֵימָא כְּיָשֵׁן דָּמֵי.Et les deux enseignements sont nécessaires, car s'il nous avait enseigné seulement le premier, on aurait dit qu'il en est ainsi parce qu'il s'est rejeté lui-même de ses propres mains en apostasiant ; mais celui-ci, qui est rejeté de lui-même, sans l'avoir choisi, je dirais qu'il est semblable à un dormeur, et que son sacrifice redevient valable dès qu'il recouvre la raison.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָכָא, מִשּׁוּם דְּאֵין בְּיָדוֹ לַחְזוֹר, אֲבָל הָתָם דִּבְיָדוֹ לַחְזוֹר, אֵימָא לָא. צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné seulement ce cas-ci, on aurait dit qu'il en est ainsi parce qu'il n'est pas en son pouvoir de revenir à la raison ; mais là-bas, pour l'apostat, où il est en son pouvoir de revenir, je dirais que non, ce n'est pas un rejet définitif. Les deux enseignements sont donc nécessaires.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, הָיוּ בָּהּ קֳדָשִׁים, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ יָמוּתוּ, קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת יִפָּדוּ. וְהָוֵינַן בַּהּ: אַמַּאי יָמוּתוּ? כֵּיוָן דְּאִיקְּטוּל הָוְיָא לְהוּ כַּפָּרָה, וְלִיסְּקוּ לְגָבוֹהַּ! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: הוֹאִיל וְנִדְחוּ, יִדָּחוּ?Rav Yossef a dit : Nous aussi, nous avons appris un enseignement semblable : S'il y avait dans la ville égarée (idolâtre) des choses consacrées, celles consacrées à l'autel seront laissées à mourir, celles consacrées à l'entretien du Temple seront rachetées. Et nous avons discuté à ce sujet : Pourquoi seront-elles laissées à mourir ? Puisqu'ils ont été tués, ils ont obtenu l'expiation, qu'elles montent donc vers le Très-Haut ! N'est-ce pas parce que nous disons : Puisqu'elles ont été rejetées, elles resteront rejetées ?
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי סָבְרַתְּ מֵת מִתּוֹךְ רִשְׁעוֹ הָוְיָא לֵיהּ כַּפָּרָה? מֵת מִתּוֹךְ רִשְׁעוֹ לָא הָוְיָא לֵיהּ כַּפָּרָה, דְּתָנֵי רַב שְׁמַעְיָה: יָכוֹל אֲפִילּוּ פֵּירְשׁוּ אֲבוֹתָיו מִדַּרְכֵי צִיבּוּר יִטַּמֵּא? תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְּעַמָּיו״ – בְּעוֹשֶׂה מַעֲשֵׂה עַמָּיו.Abayé lui a dit : Penses-tu qu'un homme mort dans son impiété, sans repentir, obtient l'expiation ? Celui qui est mort dans son impiété n'obtient pas l'expiation, comme l'a enseigné Rav Chemaya : Il est écrit à propos des Cohanim (prêtres) : « Il ne se rendra pas impur pour un mort parmi ses peuples, sauf pour ses proches parents » (Lévitique 21, 1-2). On pourrait croire que même si ses parents se sont écartés des voies de la communauté, il se rendra impur pour eux. Le verset dit : « Parmi ses peuples » : pour celui qui agit comme agissent ses peuples. Cela montre que celui qui meurt sans se repentir n'obtient pas l'expiation.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִי קָא מְדַמֵּית נֶהֱרָג מִתּוֹךְ רִשְׁעוֹ לְמֵת מִתּוֹךְ רִשְׁעוֹ? מֵת מִתּוֹךְ רִשְׁעוֹ, כֵּיוָן דְּכִי אוֹרְחֵיהּ קָמָיֵית – לָא הָוְיָא לֵיהּ כַּפָּרָה. נֶהֱרָג מִתּוֹךְ רִשְׁעוֹ, כֵּיוָן דְּלָאו כִּי אוֹרְחֵיהּ מָיֵית – הָוְיָא לֵיהּ כַּפָּרָה.Rava lui a dit : Compares-tu celui qui a été tué dans son impiété à celui qui est mort dans son impiété ? Celui qui est mort dans son impiété, puisqu'il meurt de façon naturelle, n'obtient pas l'expiation. Celui qui a été tué dans son impiété, puisqu'il ne meurt pas de façon naturelle, obtient l'expiation, même sans repentir.
- תִּדַּע, דִּכְתִיב: מִזְמוֹר לְאָסָף אֱלֹהִים בָּאוּ גוֹיִם בְּנַחֲלָתֶךָ טִמְּאוּ אֶת הֵיכַל קׇדְשֶׁךָ [וְגוֹ׳] נָתְנוּ אֶת נִבְלַת עֲבָדֶיךָ מַאֲכָל לְעוֹף הַשָּׁמָיִם בְּשַׂר חֲסִידֶיךָ לְחַיְתוֹ אָרֶץ״. מַאי ״עֲבָדֶיךָ״ וּמַאי ״חֲסִידֶיךָ״? לָאו ״חֲסִידֶיךָ״ – חֲסִידֶיךָ מַמָּשׁ, ״עֲבָדֶיךָ״ – הָנָךְ דִּמְחַיְּיבִי דִּינָא דְּמֵעִיקָּרָא, וְכֵיוָן דְּאִיקְּטוּל קָרֵי לְהוּ ״עֲבָדֶיךָ״.Sache-le, car il est écrit : « Psaume d'Assaf. D.ieu, des nations sont entrées dans Ton héritage, elles ont souillé Ton saint Temple, etc. elles ont donné le cadavre de Tes serviteurs en pâture aux oiseaux du ciel, la chair de Tes pieux aux bêtes de la terre » (Psaumes 79, 1-2). Que signifie « Tes serviteurs » et que signifie « Tes pieux » ? N'est-ce pas que « Tes pieux » désigne véritablement Tes pieux, et « Tes serviteurs » ceux qui étaient d'abord passibles de punition, mais que, une fois tués, ils sont appelés « Tes serviteurs » ? Cela prouve qu'un fauteur tué obtient l'expiation même sans repentir.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי קָא מְדַמֵּיתAbayé lui a dit : Compares-tu
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