Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַשְׁתָּא דִּמְרַחֲקִי מֵהֲדָדֵי, אַהֲנִי לְרַבּוֹיֵי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּדָמֵי לֵיהּ בְּכֹל מִילֵּי.Maintenant qu'ils sont éloignés l'un de l'autre, la généralité et la particularité étant dans deux versets distincts, cela sert à inclure l'idolâtrie, qui lui ressemble en toutes choses.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דָּרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי, ״וְהוּמָת וְתָלִיתָ״ – רִבּוּי, ״כִּי קִלְלַת״ – מִיעוּט. אִי הֲווֹ מְקָרְבִי לַהֲדָדֵי, לָא הֲווֹ מְרַבִּינַן אֶלָּא עֲבוֹדָה זָרָה דְּדָמֵי לֵהּ בְּכֹל מִילֵּי. הַשְׁתָּא דִּמְרַחֲקִי מֵהֲדָדֵי, אַהֲנִי לְרַבּוֹיֵי שְׁאָר הַנִּסְקָלִין.Et Rabbi Eliézer interprète selon les ribouyé oumiouté (amplifications et restrictions) : « Et il sera mis à mort, et tu le pendras » est une amplification, « Car malédiction » est une restriction. S'ils avaient été proches l'un de l'autre, nous n'aurions inclus que l'idolâtrie, qui lui ressemble en toutes choses. Maintenant qu'ils sont éloignés l'un de l'autre, cela sert à inclure les autres lapidés.
- הָאִישׁ תּוֹלִין וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? אָמַר קְרָא: ״וְתָלִיתָ אֹתוֹ״ – אוֹתוֹ, וְלֹא אוֹתָהּ. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: ״אוֹתוֹ״ – בְּלֹא כְּסוּתוֹ.L'homme, on le pend, etc. Quel est le motif de nos Maîtres, qui excluent la femme ? Le verset dit : « Et tu le pendras » (Deutéronome 21, 22) : lui, et non elle. Et Rabbi Eliézer répond : « le » enseigne qu'on le pend sans son vêtement.
- וְרַבָּנַן, אִין הָכִי נָמֵי. אֶלָּא אָמַר קְרָא: ״וְכִי יִהְיֶה בְאִישׁ חֵטְא״ – אִישׁ, וְלֹא אִשָּׁה.Et nos Maîtres, d'où tirent-ils cette règle du vêtement ? Oui, en effet, ils l'admettent. Mais le verset dit : « Et s'il y a chez un homme un péché » (Deutéronome 21, 22) : un homme, et non une femme.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הַאי ״וְכִי יִהְיֶה בְאִישׁ״ מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הָהוּא לְמַעוֹטֵי בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה. וְהָתַנְיָא: בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה נִסְקָל וְנִתְלֶה, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר! אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְרַבּוֹת בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה. מַאי טַעְמָא?Et Rabbi Eliézer, que tire-t-il de ce « Et s'il y a chez un homme » ? Rech Lakich a dit : Cela vient exclure le ben sorer oumoré (fils rebelle et dévoyé), qui n'est pas un homme. Or il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : Le ben sorer oumoré est lapidé et pendu : paroles de Rabbi Eliézer ! Mais Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Cela vient inclure le ben sorer oumoré. Quel en est le motif ?
- דְּאָמַר קְרָא: ״וְכִי יִהְיֶה בְאִישׁ חֵטְא״ – אִישׁ, וְלֹא בֵּן. ״חֵטְא״ – מִי שֶׁעַל חֶטְאוֹ נֶהֱרָג, יָצָא בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה שֶׁעַל שׁוּם סוֹפוֹ נֶהֱרָג. הָוֵי מִיעוּט אַחַר מִיעוּט, וְאֵין מִיעוּט אַחַר מִיעוּט אֶלָּא לְרַבּוֹת.Car le verset dit : « Et s'il y a chez un homme un péché » : un homme, et non un fils ; « un péché » : celui qui est tué pour son péché, à l'exclusion du ben sorer oumoré, qui est tué en raison de sa fin, de ce qu'il deviendrait. C'est une restriction après une restriction, et une restriction après une restriction ne vient qu'inclure.
- אָמַר לָהֶן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וַהֲלֹא שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח תָּלָה נָשִׁים כּוּ׳? אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּשְׁתֵּי מִיתוֹת, אֲבָל בְּמִיתָה אַחַת – דָּנִין. וְהָא מַעֲשֶׂה דְּשִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח דְּמִיתָה אַחַת הֲוַאי, וְקָא אָמְרוּ לֵיהּ דְּאֵין דָּנִין!Rabbi Eliézer leur dit : Chimon ben Cheta'h n'a-t-il pas pendu des femmes, etc. ? Rav 'Hisda a dit : Ils n'ont enseigné qu'on ne juge pas deux accusés en un jour que pour deux peines de mort différentes ; mais pour une seule peine de mort, on juge le même jour. Or l'épisode de Chimon ben Cheta'h était une seule peine de mort, et on lui a dit qu'on ne juge pas !
- אֶלָּא, אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּמִיתָה אַחַת כְּעֵין שְׁתֵּי מִיתוֹת. וְהֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן שְׁתֵּי עֲבֵירוֹת. אֲבָל בְּמִיתָה אַחַת וַעֲבֵירָה אַחַת – דָּנִין.Mais si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Ils n'ont enseigné cela que pour une seule peine de mort semblable à deux peines de mort. De quel cas s'agit-il ? De deux transgressions. Mais pour une seule peine de mort et une seule transgression, on juge le même jour.
- מֵתִיב רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אֵין דָּנִין שְׁנַיִם בְּיוֹם אֶחָד, וַאֲפִילּוּ בְּנוֹאֵף וְנוֹאֶפֶת. תַּרְגְּמָא רַב חִסְדָּא: בְּבַת כֹּהֵן וּבוֹעֲלָהּ,Rav Adda bar Ahava a objecté : On ne juge pas deux accusés en un seul jour, même un homme adultère et une femme adultère, qui relèvent pourtant d'une même peine et d'une même transgression. Rav 'Hisda l'a interprétée du cas de la fille d'un Cohen (prêtre) et de celui qui a eu commerce avec elle, car elle est brûlée, tandis que lui subit une autre peine,
- אוֹ בְּבַת כֹּהֵן וְזוֹמְמֵי זוֹמְמֶיהָ.ou de la fille d'un Cohen et de ceux qui ont convaincu de faux les témoins qui avaient convaincu de faux ses propres témoins.
- תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: שָׁמַעְתִּי שֶׁבֵּית דִּין מַכִּין וְעוֹנְשִׁין שֶׁלֹּא מִן הַתּוֹרָה, וְלֹא לַעֲבוֹר עַל דִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא כְּדֵי לַעֲשׂוֹת סְיָיג לַתּוֹרָה.Il a été enseigné : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : J'ai entendu que le tribunal fait infliger des coups et des châtiments hors de ce que prescrit la Torah, non pour enfreindre les paroles de la Torah, mais afin de faire une clôture à la Torah, pour que le peuple craigne de fauter.
- וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁרָכַב עַל סוּס בְּשַׁבָּת בִּימֵי יְוָנִים, וֶהֱבִיאוּהוּ לְבֵית דִּין וּסְקָלוּהוּ, לֹא מִפְּנֵי שֶׁרָאוּי לְכָךְ, אֶלָּא שֶׁהַשָּׁעָה צְרִיכָה לְכָךְ. שׁוּב מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהֵטִיחַ אֶת אִשְׁתּוֹ תַּחַת הַתְּאֵנָה, וֶהֱבִיאוּהוּ לְבֵית דִּין וְהִלְקוּהוּ, לֹא מִפְּנֵי שֶׁרָאוּי לְכָךְ, אֶלָּא שֶׁהַשָּׁעָה צְרִיכָה לְכָךְ.Et il arriva qu'un homme monta à cheval le Chabbat, à l'époque des Grecs ; on l'amena au tribunal et on le lapida, non parce qu'il le méritait, cet acte n'étant interdit que par décret rabbinique, mais parce que l'heure l'exigeait. Il arriva encore qu'un homme eut commerce avec sa femme sous le figuier, en lieu découvert ; on l'amena au tribunal et on le flagella, non parce qu'il le méritait, mais parce que l'heure l'exigeait.
- מַתְנִי׳ כֵּיצַד תּוֹלִין אוֹתוֹ? מְשַׁקְּעִין אֶת הַקּוֹרָה בָּאָרֶץ, וְהָעֵץ יוֹצֵא וּמַקִּיף שְׁתֵּי יָדָיו זוֹ עַל גַּב זוֹ, וְתוֹלֶה אוֹתוֹ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הַקּוֹרָה מוּטָּה עַל הַכּוֹתֶל, וְתוֹלֶה אוֹתוֹ כְּדֶרֶךְ שֶׁהַטַּבָּחִין עוֹשִׂין.MICHNA : Comment le pend-on ? On enfonce la poutre dans la terre, et une pièce de bois en sort ; on joint ses deux mains l'une sur l'autre et on le pend. Rabbi Yossé dit : La poutre est appuyée contre le mur, et on le pend à la manière dont font les bouchers.
- וּמַתִּירִין אוֹתוֹ מִיָּד, וְאִם לָן – עוֹבֵר עָלָיו בְּלֹא תַעֲשֶׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תָלִין נִבְלָתוֹ עַל הָעֵץ כִּי קָבוֹר תִּקְבְּרֶנּוּ כִּי קִלְלַת אֱלֹהִים תָּלוּי וְגוֹ׳״. כְּלוֹמַר, מִפְּנֵי מָה זֶה תָּלוּי? מִפְּנֵי שֶׁבֵּירַךְ אֶת הַשֵּׁם, וְנִמְצָא שֵׁם שָׁמַיִם מִתְחַלֵּל.Et on le détache aussitôt. S'il passe la nuit pendu, on enfreint à son sujet un interdit, comme il est dit : « Son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois, car tu l'enterreras, car malédiction de D.ieu est le pendu », etc. (Deutéronome 21, 23). C'est-à-dire : pourquoi celui-ci est-il pendu ? Parce qu'il a « béni » le Nom, euphémisme pour le blasphème ; et le Nom du Ciel se trouve profané.
- אָמַר רַבִּי מֵאִיר: בְּשָׁעָה שֶׁאָדָם מִצְטַעֵר, שְׁכִינָה מָה לָשׁוֹן אוֹמֶרֶת? ״קַלַּנִי מֵרֹאשִׁי, קַלַּנִי מִזְּרוֹעִי״. אִם כֵּן הַמָּקוֹם מִצְטַעֵר עַל דָּמָן שֶׁל רְשָׁעִים שֶׁנִּשְׁפָּךְ, קַל וְחוֹמֶר עַל דָּמָן שֶׁל צַדִּיקִים.Rabbi Méïr a dit : Lorsqu'un homme souffre à cause de sa faute, la Chekhina (Présence divine) quelle expression emploie-t-elle ? « Je suis accablé (kalani) par Ma tête, Je suis accablé par Mon bras. » Si l'Omniprésent souffre ainsi du sang versé des méchants, à plus forte raison du sang des justes.
- וְלֹא זוֹ בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כָּל הַמֵּלִין אֶת מֵתוֹ עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה. הֱלִינוֹ לִכְבוֹדוֹ, לְהָבִיא לוֹ אָרוֹן וְתַכְרִיכִים – אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו.Et ils n'ont pas dit cela seulement du condamné, mais quiconque laisse son mort passer la nuit sans sépulture enfreint un interdit. S'il l'a laissé passer la nuit pour son honneur, pour lui apporter un cercueil et des linceuls, il n'enfreint pas.
- וְלֹא הָיוּ קוֹבְרִין אוֹתוֹ בְּקִבְרוֹת אֲבוֹתָיו, אֶלָּא שְׁתֵּי בָּתֵּי קְבָרוֹת הָיוּ מְתוּקָּנִין לְבֵית דִּין: אַחַת לַנֶּהֱרָגִין וְלַנֶּחְנָקִין, וְאַחַת לַנִּסְקָלִין וְלַנִּשְׂרָפִין. נִתְעַכֵּל הַבָּשָׂר, מְלַקְּטִין אֶת הָעֲצָמוֹת וְקוֹבְרִין אוֹתָן בִּמְקוֹמָן. וְהַקְּרוֹבִים בָּאִים וְשׁוֹאֲלִים בִּשְׁלוֹם הַדַּיָּינִין וּבִשְׁלוֹם הָעֵדִים, כְּלוֹמַר שֶׁאֵין בְּלִבֵּנוּ עֲלֵיכֶם שֶׁדִּין אֱמֶת דַּנְתֶּם.Et on ne l'enterrait pas dans le tombeau de ses pères, mais deux cimetières étaient préparés pour le tribunal : l'un pour les décapités et les étranglés, et l'autre pour les lapidés et les brûlés. Lorsque la chair s'était décomposée, on recueillait les ossements et on les enterrait à leur place, dans le tombeau familial. Et les proches venaient saluer les juges et saluer les témoins, comme pour dire : Nous n'avons rien sur le cœur contre vous, car vous avez jugé un jugement de vérité.
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