Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ: אֶמֶשׁ בִּיטַּלְתֶּם תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם, וְעַכְשָׁיו בִּיטַּלְתֶּם תַּלְמוּד תּוֹרָה. עַל אֵיזֶה מֵהֶן בָּאתָ? אֲמַר לֵיהּ: ״עַתָּה בָּאתִי״.L'ange lui a dit : Hier soir, vous avez négligé le sacrifice perpétuel de l'après-midi, à cause de la guerre, et maintenant, alors qu'il fait nuit, vous avez négligé l'étude de la Torah. Pour laquelle de ces fautes es-tu venu ? demanda Yehochoua. Il lui a dit : « À présent je suis venu » (Josué 5, 14) : c'est pour la faute de maintenant, la plus grave.
- מִיָּד ״וַיָּלֶן יְהוֹשֻׁעַ בַּלַּיְלָה הַהוּא בְּתוֹךְ הָעֵמֶק״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מְלַמֵּד שֶׁלָּן בְּעוּמְקָהּ שֶׁל הֲלָכָה.Aussitôt : « Et Yehochoua passa cette nuit-là » (Josué 8, 9) « au milieu de la vallée [haémèk] » (Josué 8, 13). Et Rabbi Yo'hanan a dit : Cela enseigne qu'il a passé la nuit dans la profondeur [beomka] de la halakha (loi, règle pratique).
- אָמַר שְׁמוּאֵל בַּר אִינְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: גָּדוֹל תַּלְמוּד תּוֹרָה יוֹתֵר מֵהַקְרָבַת תְּמִידִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַתָּה בָאתִי״.Chmouel bar Inia a dit au nom de Rav : L'étude de la Torah est plus grande que l'offrande des sacrifices perpétuels, comme il est dit : « À présent je suis venu ».
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי: הַאי קְרָא בְּמַעְרְבָא בְּמַאי מוֹקְמִיתוּ לֵיהּ: ״אַל תֵּצֵא לָרִיב מַהֵר פֶּן מַה תַּעֲשֶׂה בְּאַחֲרִיתָהּ בְּהַכְלִים אֹתְךָ רֵעֶךָ. רִיבְךָ רִיב אֶת רֵעֶךָ וְסוֹד אַחֵר אַל תְּגָל״?Abayé a dit à Rav Dimi, venu de la terre d'Israël : Ce verset, en Occident, en terre d'Israël, à quoi l'appliquez-vous : « Ne sors pas à la hâte pour la querelle, de peur que tu ne saches que faire à la fin, quand ton prochain t'aura fait honte. Plaide ta cause avec ton prochain, et ne dévoile pas le secret d'autrui » (Proverbes 25, 8-9) ?
- בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לִיחֶזְקֵאל: לֵךְ אֱמוֹר לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל ״אָבִיךְ הָאֱמֹרִי וְאִמֵּךְ חִתִּית״, אָמְרָה רוּחַ פִּסְקוֹנִית לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, אִם יָבוֹאוּ אַבְרָהָם וְשָׂרָה וְיַעַמְדוּ לְפָנֶיךָ, אַתָּה אוֹמֵר לָהֶם וּמַכְלִים אוֹתָם? ״רִיבְךָ רִיב אֶת רֵעֶךָ וְסוֹד אַחֵר אַל תְּגָל״!Au moment où le Saint, béni soit-Il, a dit à Ye'hezkel : Va, dis à Israël : « Ton père est l'Émorite et ta mère une 'Hittite » (Ézéchiel 16, 3), l'esprit Piskonit, c'est-à-dire l'ange Gabriel, a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître du monde, si Avraham et Sarah venaient se tenir devant Toi, le leur dirais-Tu et leur ferais-Tu honte ? « Plaide ta cause avec ton prochain, et ne dévoile pas le secret d'autrui ! »
- וּמִי אִית לֵיהּ רְשׁוּתָא כּוּלֵּי הַאי? אִין, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שָׁלֹשׁ שֵׁמוֹת יֵשׁ לוֹ – פִּיסְקוֹן, אִיטְמוֹן, סִיגְרוֹן. פִּיסְקוֹן – שֶׁפּוֹסֵק דְּבָרִים כְּלַפֵּי מַעְלָה, אִיטְמוֹן – שֶׁאוֹטֵם עֲוֹנוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל, סִיגְרוֹן – כֵּיוָן שֶׁסּוֹגֵר שׁוּב אֵינוֹ פּוֹתֵחַ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : A-t-il donc une telle autorité ? Elle répond : Oui, car Rabbi Yossé beRabbi 'Hanina a dit : Il a trois noms : Piskon, Itmon, Sigron. Piskon, car il tranche des paroles envers le Très-Haut ; Itmon, car il obture les fautes d'Israël ; Sigron, car lorsqu'il ferme, on ne rouvre plus.
- ״הֲיַעֲרֹךְ שׁוּעֲךָ לֹא בְצָר״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְעוֹלָם יַקְדִּים אָדָם תְּפִלָּה לַצָּרָה, שֶׁאִילְמָלֵא לֹא הִקְדִּים אַבְרָהָם תְּפִלָּה לַצָּרָה בֵּין בֵּית אֵל וּבֵין הָעַי, לֹא נִשְׁתַּיֵּיר מִשּׂוֹנְאֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל שָׂרִיד וּפָלִיט. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: כׇּל הַמְאַמֵּץ עַצְמוֹ בִּתְפִלָּה מִלְּמַטָּה, אֵין לוֹ צָרִים מִלְּמַעְלָה. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְעוֹלָם יְבַקֵּשׁ אָדָם רַחֲמִים שֶׁיְּהוּ הַכֹּל מְאַמְּצִין אֶת כֹּחוֹ, וְאַל יְהוּ לוֹ צָרִים מִלְּמַעְלָה.« Ta prière serait-elle préparée, avant la détresse ? » (Job 36, 19). Rabbi Élazar a dit : Qu'un homme fasse toujours précéder la détresse par la prière, car si Avraham n'avait pas fait précéder la détresse par la prière entre Beit El et Aï, il ne serait resté des ennemis d'Israël – euphémisme pour Israël même – ni rescapé ni survivant. Rech Lakich a dit : Quiconque s'affermit dans la prière ici-bas n'a pas d'adversaires là-haut. Rabbi Yo'hanan a dit : Qu'un homme implore toujours la miséricorde pour que tous affermissent sa force, et qu'il n'ait pas d'adversaires là-haut.
- מִנַּיִן שֶׁכִּיפֵּר לוֹ וִידּוּיוֹ וְכוּ׳? תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁכִּיפֵּר לוֹ וִידּוּיוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר לוֹ יְהוֹשֻׁעַ מֶה עֲכַרְתָּנוּ יַעְכֳּרְךָ ה׳ הַיּוֹם הַזֶּה״. הַיּוֹם הַזֶּה אַתָּה עָכוּר, וְאִי אַתָּה עָכוּר לָעוֹלָם הַבָּא. וּכְתִיב: ״וּבְנֵי זֶרַח זִמְרִי וְאֵיתָן וְהֵימָן וְכַלְכֹּל וְדַרְדַּע כֻּלָּם חֲמִשָּׁה״. מַאי ״כּוּלָּם חֲמִשָּׁה״? כּוּלָּן חֲמִשָּׁה הֵן לָעוֹלָם הַבָּא.La Michna enseigne : « D'où sait-on que sa confession lui a obtenu l'expiation, etc. ? » Nos Maîtres ont enseigné : D'où sait-on que sa confession lui a obtenu l'expiation ? Comme il est dit : « Et Yehochoua lui dit : Pourquoi nous as-tu troublés ? Hachem te troublera en ce jour » (Josué 7, 25) : en ce jour tu es troublé, mais tu ne seras pas troublé dans le monde à venir. Et il est écrit : « Et les fils de Zéra'h : Zimri, Eitan, Héman, Kalkol et Darda : tous cinq » (I Chroniques 2, 6). Que signifie « tous cinq » ? Tous les cinq sont destinés au monde à venir. Or Zimri est Akhan, comme on va l'expliquer.
- כְּתִיב ״זִמְרִי״, וּכְתִיב ״עָכָן״. רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר, עָכָן שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ זִמְרִי? שֶׁעָשָׂה מַעֲשֵׂה זִמְרִי. וְחַד אָמַר, זִמְרִי שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ עָכָן? שֶׁעִיכֵּן עֲוֹנוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל.Il est écrit « Zimri », et il est écrit « Akhan ». Rav et Chmouel s'accordent à dire que c'est le même homme. L'un dit : Son nom est Akhan ; et pourquoi fut-il appelé Zimri ? Parce qu'il a agi comme Zimri. Et l'autre dit : Son nom est Zimri ; et pourquoi fut-il appelé Akhan ? Parce qu'il a enroulé, tel un serpent, les fautes d'Israël, attirant sur eux leur punition.
- אִם אֵינוֹ יוֹדֵעַ לְהִתְוַודּוֹת כּוּ׳. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר כּוּ׳. לְנַקּוֹת עַצְמָן, וִינַקּוּ עַצְמָן! כְּדֵי שֶׁלֹּא לְהוֹצִיא לַעַז עַל בָּתֵּי דִינִין וְעַל הָעֵדִים.La Michna enseigne : « S'il ne sait pas se confesser, etc. Rabbi Yehouda dit, etc. » Les Sages objectent que chacun le dira pour se disculper. La Guemara demande : Eh bien, qu'ils se disculpent ! Elle répond : C'est afin de ne pas jeter le discrédit sur les tribunaux et sur les témoins.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁיָּצָא לֵיהָרֵג. אָמַר: אִם יֵשׁ בִּי עָוֹן זֶה, לֹא תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה לְכׇל עֲוֹנוֹתַי. וְאִם אֵין בִּי עָוֹן זֶה, תְּהֵא מִיתָתִי כַּפָּרָה לְכׇל עֲוֹנוֹתַי, וּבֵית דִּין וְכׇל יִשְׂרָאֵל מְנוּקִּין, וְהָעֵדִים לֹא תְּהֵא לָהֶם מְחִילָה לְעוֹלָם. וּכְשֶׁשָּׁמְעוּ חֲכָמִים בַּדָּבָר, אָמְרוּ: לְהַחְזִירוֹ אִי אֶפְשָׁר, שֶׁכְּבָר נִגְזְרָה גְּזֵירָה. אֶלָּא יֵהָרֵג, וִיהֵא קוֹלָר תָּלוּי בְּצַוַּאר עֵדִים.Nos Maîtres ont enseigné : Il arriva qu'un homme sortit pour être mis à mort. Il dit : Si cette faute est en moi, que ma mort ne soit pas une expiation pour toutes mes fautes. Et si cette faute n'est pas en moi, que ma mort soit une expiation pour toutes mes fautes ; le tribunal et tout Israël sont innocents, mais les témoins, qu'ils n'aient jamais de pardon. Quand les Sages l'apprirent, ils dirent : Le ramener est impossible, car le décret a déjà été décrété. Qu'il soit plutôt mis à mort, et que le collier soit suspendu au cou des témoins.
- פְּשִׁיטָא, כֹּל כְּמִינֵּיהּ? לָא צְרִיכָא דְּקָא הָדְרִי בְּהוּ סָהֲדִי.La Guemara demande : C'est évident ! Est-ce en son pouvoir de faire annuler sa condamnation ? Elle répond : Non, c'est nécessaire pour le cas où les témoins se sont rétractés.
- וְכִי הָדְרִי בְּהוּ, מַאי הָוֵי? כֵּיוָן שֶׁהִגִּיד, שׁוּב אֵינוֹ חוֹזֵר וּמַגִּיד! לָא צְרִיכָא, דְּאַף עַל גַּב דְּקָא יָהֲבִי טַעְמָא לְמִילְּתַיְיהוּ, כִּי הָהוּא מַעֲשֶׂה דְּבַעְיָא מֹכְסָא.La Guemara demande : Et s'ils se sont rétractés, qu'en est-il ? Dès lors qu'il a témoigné, il ne peut plus revenir témoigner autrement ! Elle répond : Non, c'est nécessaire pour enseigner que c'est même s'ils donnent une raison à leurs paroles, comme dans cet incident de Baya le douanier.
- מַתְנִי׳ הָיָה רָחוֹק מִבֵּית הַסְּקִילָה אַרְבַּע אַמּוֹת, מַפְשִׁיטִין אוֹתוֹ אֶת בְּגָדָיו. הָאִישׁ מְכַסִּין אוֹתוֹ מִלְּפָנָיו, וְהָאִשָּׁה מִלְּפָנֶיהָ וּמֵאַחֲרֶיהָ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הָאִישׁ נִסְקָל עָרוֹם, וְאֵין הָאִשָּׁה נִסְקֶלֶת עֲרוּמָּה.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Quand le condamné était éloigné du lieu de lapidation de quatre coudées, on lui ôte ses vêtements. L'homme, on le couvre par-devant, et la femme par-devant et par-derrière ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : L'homme est lapidé nu, et la femme n'est pas lapidée nue.
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