Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵימָא: חֲדָא חֲדָא כְּדִכְתִיבָא? דְּאִם כֵּן, לִיכְתְּבִינְהוּ רַחֲמָנָא בַּחֲדָא! כֵּיוָן דְּכוּלְּהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי כְּתִיבָא, מֵהֲדָדֵי יָלְפִי, וְכֵיוָן דְּיָלְפִי מֵהֲדָדֵי, כְּמַאן דִּכְתִיב בַּחֲדָא דָּמֵי.Mais disons : chacune de ces affaires telle qu'elle est écrite : trois questions pour la ville égarée, deux pour l'idolâtre, deux pour les témoins démentis ? Car s'il en était ainsi, si les sept valaient partout, que le Miséricordieux les écrive en un seul endroit ! La Guemara répond : Puisqu'elles sont toutes écrites les unes avec les autres, en termes semblables, on les apprend les unes des autres, et puisqu'on les apprend les unes des autres, c'est comme si elles étaient écrites en un seul endroit.
- וְהָא לָא דָּמְיָאן לַהֲדָדֵי? (סִימָן: פָּלֵט, סַיִיף, הַתְרָאָה.)Mais elles ne se ressemblent pas ! (Moyen mnémotechnique : Échappe, épée, avertissement.)
- עִיר הַנִּדַּחַת לְהָנָךְ תַּרְתֵּי לָא דָּמְיָא, שֶׁכֵּן מָמוֹנָן פָּלֵט. עֲבוֹדָה זָרָה לְהָנָךְ תַּרְתֵּי לָא דָּמְיָא, שֶׁכֵּן בְּסַיִיף. עֵדִים זוֹמְמִין לְהָנָךְ תַּרְתֵּי לָא דָּמְיָא, שֶׁכֵּן צְרִיכִים הַתְרָאָה.La ville égarée ne ressemble pas à ces deux-là, car pour celles-ci leurs biens échappent à la destruction. L'idolâtrie ne ressemble pas à ces deux-là, car celles-ci sont punies par l'épée. Les témoins démentis ne ressemblent pas à ces deux-là, car celles-ci exigent un avertissement.
- בְּ״הֵיטֵב״ ״הֵיטֵב״ יָלְפִינַן מֵהֲדָדֵי, וּגְזֵירָה שָׁוָה מוּפְנָה. דְּאִי לָא מוּפְנָה, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ. לָאיֵי, אַפְנוֹיֵי מוּפְנֵי. מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִיכְתַּב ״וְדָרְשׁוּ וְחָקְרוּ״, וְשַׁנִּי קְרָא בְּדִיבּוּרֵיהּ בְּ״הֵיטֵב״, שְׁמַע מִינַּהּ לְאַפְנוֹיֵי.Nous apprenons les unes des autres par « bien » et « bien », et il s'agit d'une guezéra chava (analogie textuelle) libre, dont les mots sont superflus dans leur contexte. Car si elle n'était pas libre, on pourrait la réfuter. Laïei – il n'en est rien : elle est bien libre. Puisque le verset aurait pu écrire « ils rechercheront et investigueront » et qu'il a changé son expression par « bien », déduis-en que c'est pour la rendre libre.
- וְאַכַּתִּי מוּפְנֶה מִצַּד אֶחָד הוּא! בִּשְׁלָמָא הָנָךְ תַּרְתֵּי מוּפְנֶה הוּא, מִשּׁוּם דַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב. אֶלָּא עִיר הַנִּדַּחַת, מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב? הָא כְּתִיבָא כּוּלְּהוּ!Mais elle n'est encore libre que d'un seul côté ! Cela se comprend pour ces deux-là, l'idolâtrie et les témoins démentis : elle est libre, car le verset aurait pu écrire autrement. Mais pour la ville égarée, qu'aurait-il pu écrire ? Ils y sont tous écrits !
- הָתָם נָמֵי אַפְנוֹיֵי מוּפְנֵה, מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמִכְתַּב ״דָּרוֹשׁ תִּדְרֹשׁ״ אוֹ ״חָקוֹר תַּחְקֹר״, וְשַׁנִּי קְרָא בְּדִיבּוּרֵיהּ בְּ״הֵיטֵב״ – שְׁמַע מִינַּהּ לְאַפְנוֹיֵי.Là aussi, elle est libre, puisqu'il aurait pu écrire « darosh tidrosh » (tu rechercheras à fond) ou « 'hakor ta'hkor » (tu investigueras à fond) ; et comme le verset a changé son expression par « bien », déduis-en que c'est pour la rendre libre.
- וְאָתוּ נֶחְנָקִין בְּקַל וָחוֹמֶר מִנִּסְקָלִין וּמִנֶּהֱרָגִין, וְאָתוּ נִשְׂרָפִין בְּקַל וָחוֹמֶר מִנִּסְקָלִין.Et viennent s'y ajouter ceux qui sont passibles de strangulation, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) tiré de ceux qui sont lapidés et de ceux qui sont tués par l'épée. Et viennent ceux qui sont brûlés, par un kal va'homer tiré de ceux qui sont lapidés.
- הָנִיחָא לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי סְקִילָה חֲמוּרָה, אֶלָּא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר שְׂרֵיפָה חֲמוּרָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon les Rabbanan, qui disent que la lapidation est plus sévère que le feu. Mais selon Rabbi Chimon, qui dit que le feu est plus sévère, que peut-on dire ?
- אֶלָּא אָמַר רַב יְהוּדָה: ״וְהִנֵּה אֱמֶת נָכוֹן״, ״וְהִנֵּה אֱמֶת נָכוֹן״ – הָא חַד סְרֵי. שֶׁבַע – לְשֶׁבַע חֲקִירוֹת, דַּל תְּלָת – לִגְזֵירָה שָׁוָה, פָּשָׁא לְהוּ חֲדָא.Plutôt, Rav Yehouda a dit : Il est écrit deux fois : « Et voici, c'est vrai, établi » (Deutéronome 13, 15), « Et voici, c'est vrai, établi » (Deutéronome 17, 4). Cela fait onze termes : sept pour les sept interrogatoires ; retire trois pour la guezéra chava, il leur en reste un.
- לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, לְאֵתוֹיֵי נִשְׂרָפִין. לְרַבָּנַן, מִילְּתָא דְּאָתְיָא בְּקַל וָחוֹמֶר – טָרַח וְכָתַב לַהּ קְרָא.Selon Rabbi Chimon, celui-ci sert à inclure ceux qui sont brûlés. Selon les Rabbanan, c'est que pour une chose qui découle d'un kal va'homer, le verset prend la peine de l'écrire.
- מְגַדֵּף בַּהּ רַבִּי אֲבָהוּ: אֵימָא לְאֵתוֹיֵי שְׁמֹנֶה חֲקִירוֹת! וּשְׁמֹנֶה חֲקִירוֹת מִי אִיכָּא?! אַלְּמָה לָא? וְהָאִיכָּא לְאֵתוֹיֵי בְּכַמָּה בְּשָׁעָה. וְתַנְיָא נָמֵי הָכִי: הָיוּ בּוֹדְקִין אוֹתוֹ בִּשְׁמֹנֶה חֲקִירוֹת.Rabbi Abahou a tourné cela en dérision : Dis plutôt qu'il sert à inclure huit interrogatoires ! La Guemara demande : Mais y a-t-il huit interrogatoires ? Pourquoi pas ? Il y a bien à inclure : « À quel moment de l'heure ? » Et il a été enseigné ainsi : Ils l'examinaient par huit interrogatoires.
- הָנִיחָא לְאַבָּיֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אֵין אָדָם טוֹעֶה וְלֹא כְּלוּם, וּלְהַךְ לִישָּׁנָא נָמֵי דְּאָמַר: אָדָם טוֹעֶה מַשֶּׁהוּ – שַׁפִּיר. אֶלָּא לְאַבָּיֵי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: אָדָם טוֹעֶה חֲצִי שָׁעָה, וּלְרָבָא דְּאָמַר: טָעוּ אִינָשֵׁי טוּבָא – מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon Abayé d'après Rabbi Méïr, qui dit : Personne ne se trompe du tout, et aussi selon la version qui dit : Une personne se trompe d'un rien, c'est juste. Mais selon Abayé d'après Rabbi Yehouda, qui dit : Une personne se trompe d'une demi-heure, et selon Rava, qui dit : Les gens se trompent largement, que peut-on dire ?
- אֶלָּא, לְאֵתוֹיֵי בְּכַמָּה בַּיּוֹבֵל.Plutôt, c'est pour inclure : Quelle année du jubilé ?
- הַיְינוּ בְּאֵיזֶה שָׁבוּעַ! אֶלָּא, לְאֵתוֹיֵי בְּאֵיזֶה יוֹבֵל. וְאִידַּךְ: כֵּיוָן דְּאָמַר בְּאֵיזֶה שָׁבוּעַ, לָא בָּעֵי בְּאֵיזֶה יוֹבֵל.C'est la même chose que : En quel cycle de sept ans ! Plutôt, pour inclure : En quel jubilé ? Et l'autre (Rabbi Abahou) : puisqu'il a dit en quel cycle de sept ans, il n'est pas nécessaire de préciser en quel jubilé.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר. תַּנְיָא, אָמַר לָהֶם רַבִּי יוֹסֵי לַחֲכָמִים: לְדִבְרֵיכֶם, מִי שֶׁבָּא וְאָמַר ״אֶמֶשׁ הֲרָגוֹ״, אוֹמֵר לוֹ ״בְּאֵיזוֹ שָׁבוּעַ?״, ״בְּאֵיזוֹ שָׁנָה?״, ״בְּאֵיזֶה חֹדֶשׁ?״, ״בְּכַמָּה בַּחֹדֶשׁ?״Rabbi Yossé dit. La Michna a ainsi enseigné. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé a dit aux Sages : Selon vos paroles, à celui qui vient dire : Il l'a tué hier soir, on lui dirait : En quel cycle de sept ans ? En quelle année ? En quel mois ? Quel jour du mois ?
- אָמְרוּ לוֹ: לִדְבָרֶיךָ, מִי שֶׁבָּא וְאָמַר ״עַכְשָׁו הֲרָגוֹ״, אוֹמֵר לוֹ ״בְּאֵיזֶה יוֹם?״, ״בְּאֵיזֶה שָׁעָה?״, ״בְּאֵיזֶה מָקוֹם?״Ils lui ont dit : Selon tes paroles, à celui qui vient dire : Il l'a tué à l'instant, on lui dirait : Quel jour ? À quelle heure ? En quel lieu ?
- אֶלָּא, אַף עַל גַּב דְּלָא צָרִיךְ, רָמֵינַן עֲלֵיהּ כִּדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. הָכָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּלָא צָרִיךְ, רָמֵינַן עֲלֵיהּ כִּדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר.Plutôt, bien que ce ne soit pas nécessaire, nous lui imposons ces questions, comme Rabbi Chimon ben Elazar, pour accabler les témoins. Ici aussi, bien que ce ne soit pas nécessaire, nous lui imposons ces questions, comme Rabbi Chimon ben Elazar.
- וְרַבִּי יוֹסֵי: ״אֶמֶשׁ הֲרָגוֹ״ – שְׁכִיחַ בְּרוֹב עֵדִיּוֹת, ״עַכְשָׁיו הֲרָגוֹ״ – לָא שְׁכִיחַ בְּרוֹב עֵדִיּוֹת.Et Rabbi Yossé ? « Il l'a tué hier soir » est fréquent dans la plupart des témoignages ; « Il l'a tué à l'instant » n'est pas fréquent dans la plupart des témoignages.
- מַכִּירִים אַתֶּם אוֹתוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: מַכִּירִים אַתֶּם אוֹתוֹ? נׇכְרִי הָרַג? יִשְׂרָאֵל הָרַג? הִתְרִיתֶם בּוֹ? קִיבֵּל עָלָיו הַתְרָאָה? הִתִּיר עַצְמוֹ לְמִיתָה? הֵמִית בְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר?Le reconnaissez-vous ? La Michna a ainsi enseigné. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Le reconnaissez-vous ? A-t-il tué un non-Juif ? A-t-il tué un Juif ? L'avez-vous averti ? A-t-il accepté l'avertissement ? S'est-il livré lui-même à la mort ? A-t-il tué dans le temps d'une parole après l'avertissement ?
- הָעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה. אֶת מִי עָבַד: לִפְעוֹר עָבַד? לְמַרְקוּלִיס עָבַד? וּבַמָּה עָבַד: בְּזִיבּוּחַ? בְּקִיטּוּר? בְּנִיסּוּךְ? בְּהִשְׁתַּחֲוָאָה?Celui qui pratique l'idolâtrie. On demande : qui a-t-il adoré : a-t-il adoré Péor ? A-t-il adoré Mercure ? Et par quel acte a-t-il adoré : par sacrifice ? Par encens ? Par libation ? Par prosternation ?
- אָמַר עוּלָּא: מִנַּיִין לְהַתְרָאָה מִן הַתּוֹרָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִישׁ אֲשֶׁר יִקַּח אֶת אֲחֹתוֹ בַּת אָבִיו אוֹ בַת אִמּוֹ וְרָאָה אֶת עֶרְוָתָהּ״. אַטּוּ בִּרְאִיָּה תַּלְיָא מִילְּתָא? אֶלָּא עַד שֶׁיַּרְאוּהוּ טַעְמוֹ שֶׁל דָּבָר. אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְכָרֵת –Oula a dit : D'où vient l'avertissement dans la Torah ? Car il est dit : « Et un homme qui prendra sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, et verra sa nudité » (Lévitique 20, 17). La chose dépend-elle donc de la vue ? Plutôt, cela signifie : il n'est passible que si on lui a fait voir la raison de la chose. Si ce n'est pas utile pour le karet (retranchement), –
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