Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִשְׁפַּט אֶחָד יִהְיֶה לָכֶם״. וּמָה טַעַם אָמְרוּ דִּינֵי מָמוֹנוֹת לָא בָּעֵינַן דְּרִישָׁה וַחֲקִירָה? כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּנְעוֹל דֶּלֶת בִּפְנֵי לוֹוִין.La source de cette exigence est qu'il est dit : « Vous aurez une seule loi » (Lévitique 24, 22) : tous les procès doivent être jugés de la même manière, et ce qui est exigé pour les affaires capitales devrait valoir aussi pour les affaires d'argent. Et pour quelle raison les Sages ont-ils dit que, dans les affaires d'argent, nous n'exigeons pas la derisha et la 'hakira (l'interrogatoire et l'examen approfondi des témoins) ? Afin de ne pas fermer la porte devant les emprunteurs : si l'on rendait la preuve difficile, les prêteurs cesseraient de prêter. C'est pour la même raison que les Sages n'ont pas exigé de juges experts dans ces affaires.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, טָעוּ – לֹא יְשַׁלְּמוּ?! כׇּל שֶׁכֵּן אַתָּה נוֹעֵל דֶּלֶת בִּפְנֵי לוֹוִין!La Guemara demande : mais alors, désormais, si ces juges profanes se sont trompés, qu'ils ne paient pas de dédommagement, puisqu'ils siègent avec l'autorisation des Sages, comme des experts ! Elle répond : à plus forte raison tu fermerais la porte devant les emprunteurs, car le riche craindrait que des juges profanes ne le fassent perdre sans aucun recours.
- אִי הָכִי, תַּרְתֵּי קָתָנֵי: דִּינֵי מָמוֹנוֹת בִּשְׁלֹשָׁה הֶדְיוֹטוֹת, גְּזֵילוֹת וַחֲבָלוֹת בִּשְׁלֹשָׁה מוּמְחִין.La Guemara revient à l'explication de Rabbi Abahou : s'il en est ainsi, qu'il dise simplement que la Michna enseigne deux choses distinctes : les affaires d'argent (aveux et prêts) sont jugées par trois juges profanes, et les vols et les blessures par trois experts.
- וְעוֹד, שְׁלֹשָׁה שְׁלֹשָׁה לְמָה לִי?Et de plus, si « vols et blessures » ne fait qu'expliquer « affaires d'argent », pourquoi ai-je besoin de la répétition « trois » et « trois » ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: תַּרְתֵּי קָתָנֵי, מִשּׁוּם דְּרַבִּי חֲנִינָא. רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא אָמַר: מִדְּאוֹרָיְיתָא חַד נָמֵי כָּשֵׁר, שֶׁנֶּאֱמַר ״בְּצֶדֶק תִּשְׁפֹּט עֲמִיתֶךָ״. אֶלָּא מִשּׁוּם יוֹשְׁבֵי קְרָנוֹת.Mais plutôt, Rava a dit : la Michna enseigne bien deux choses, et les juges profanes suffisent pour les prêts à cause de l'enseignement de Rabbi 'Hanina (ne pas fermer la porte devant les emprunteurs). Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : selon la Torah, un seul juge aussi est valable pour les aveux et les prêts, comme il est dit : « Avec justice tu jugeras ton prochain » (Lévitique 19, 15), au singulier. Mais les Sages ont exigé trois juges à cause de ceux qui sont assis aux coins de rue, c'est-à-dire des gens incultes, de peur qu'un seul juge ne soit de ceux-là et ne juge de travers.
- אַטּוּ בִּתְלָתָא מִי לָא הָווּ יוֹשְׁבֵי קְרָנוֹת? אִי אֶפְשָׁר דְּלֵית בְּהוּ חַד דִּגְמִיר. אֶלָּא מֵעַתָּה, טָעוּ – לֹא יְשַׁלְּמוּ?! כׇּל שֶׁכֵּן דִּנְפִישִׁי יוֹשְׁבֵי קְרָנוֹת!La Guemara demande : est-ce à dire qu'à trois ils ne seraient pas eux aussi de ceux qui sont assis aux coins de rue ? Elle répond : à trois, il est impossible qu'il n'y en ait pas parmi eux un qui ait étudié. La Guemara demande : mais alors, désormais, s'ils se sont trompés, qu'ils ne paient pas, puisqu'ils siègent avec autorisation ! Elle répond : au contraire, s'ils ne payaient pas, à plus forte raison se multiplieraient ceux qui sont assis aux coins de rue, car ils ne prendraient plus la peine d'étudier.
- מַאי אִיכָּא בֵּין רָבָא לְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ – דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁנַיִם שֶׁדָּנוּ, דִּינֵיהֶן דִּין, אֶלָּא שֶׁנִּקְרְאוּ בֵּית דִּין חָצוּף. לְרָבָא לֵית לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל, לְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא אִית לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל.Quelle différence y a-t-il entre Rava et Rav A'ha, fils de Rav Ika ? Il y a entre eux une différence concernant ce qu'a dit Chmouel : si deux personnes ont jugé, leur jugement est un jugement valable, mais ils sont appelés un tribunal impudent. Pour Rava, qui exige trois juges selon la Torah, il n'admet pas l'avis de Chmouel ; pour Rav A'ha, fils de Rav Ika, il admet l'avis de Chmouel, puisque selon la Torah un seul juge suffit.
- נֶזֶק וַחֲצִי נֶזֶק וְכוּ׳. נֶזֶק הַיְינוּ חֲבָלוֹת? מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵא חֲצִי נֶזֶק, תָּנֵי נָמֵי נֶזֶק שָׁלֵם.La Michna a enseigné : « les dommages et les demi-dommages, etc. » sont jugés par trois. La Guemara demande : le dommage, n'est-ce pas la même chose que les blessures ? Elle répond : parce qu'il voulait enseigner le demi-dommage, il a aussi enseigné le dommage complet.
- חֲצִי נֶזֶק נָמֵי – הַיְינוּ חֲבָלוֹת! תְּנָא מָמוֹנָא, וְקָתָנֵי קְנָסָא.La Guemara objecte : le demi-dommage aussi, c'est la même chose que les blessures ! Elle répond : il y a une différence, car le Tanna a enseigné le cas d'un paiement d'argent (les blessures) et il enseigne aussi le cas d'une amende (le demi-dommage dû pour le bœuf qui n'est pas réputé dangereux).
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: ״פַּלְגָא נִיזְקָא קְנָסָא״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: ״פַּלְגָא נִיזְקָא מָמוֹנָא״, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara demande : cela convient à celui qui dit que le demi-dommage est une amende. Mais selon celui qui dit que le demi-dommage est un paiement d'argent normal, que peut-on dire ?
- אֶלָּא, אַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵא תַּשְׁלוּמֵי כֶּפֶל וְתַשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה, דְּמָמוֹןMais plutôt : c'est parce qu'il voulait enseigner le paiement du double et le paiement du quadruple et du quintuple, qui sont de l'argent
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