Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה לָנוּ וְלַצָּרָה הַזֹּאת? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״וְהוּא עֵד אוֹ רָאָה אוֹ יָדָע אִם לוֹא יַגִּיד וְגוֹ׳״. וְשֶׁמָּא תֹּאמְרוּ: מָה לָנוּ לָחוּב בְּדָמוֹ שֶׁל זֶה? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״בַּאֲבֹד רְשָׁעִים רִנָּה״.Qu'avons-nous à faire de ce tourment ? Mieux vaudrait ne pas témoigner. Or n'est-il pas déjà dit : « Et il est témoin, ou il a vu ou il a su ; s'il ne le rapporte pas, etc. » (Lévitique 5, 1) ? Et peut-être direz-vous : Qu'avons-nous à être coupables du sang de celui-ci ? Or n'est-il pas déjà dit : « À la perte des méchants, chant de joie » (Proverbes 11, 10) ?
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד מֵאוֹמֶד? אוֹמֵר לָהֶן: שֶׁמָּא כָּךְ רְאִיתֶם? שֶׁרָץ אַחַר חֲבֵירוֹ לְחוּרְבָּה, וְרַצְתֶּם אַחֲרָיו, וּמְצָאתֶם סַיִיף בְּיָדוֹ וְדָמוֹ מְטַפְטֵף, וְהָרוּג מְפַרְפֵּר. אִם כָּךְ רְאִיתֶם – לֹא רְאִיתֶם כְּלוּם.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Qu'entend-on par « d'après une estimation » ? On leur dit : Peut-être est-ce ainsi que vous avez vu : qu'il a couru après son prochain dans une ruine, que vous avez couru après lui, que vous avez trouvé une épée dans sa main, dégouttant de sang, et le tué agité de convulsions. Si c'est ainsi que vous avez vu, vous n'avez rien vu.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח: אֶרְאֶה בְּנֶחָמָה אִם לֹא רָאִיתִי אֶחָד שֶׁרָץ אַחַר חֲבֵירוֹ לְחוּרְבָּה, וְרַצְתִּי אַחֲרָיו וְרָאִיתִי סַיִיף בְּיָדוֹ וְדָמוֹ מְטַפְטֵף וְהָרוּג מְפַרְפֵּר. וְאָמַרְתִּי לוֹ: רָשָׁע, מִי הֲרָגוֹ לָזֶה? אוֹ אֲנִי אוֹ אַתָּה. אֲבָל מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁאֵין דָּמְךָ מָסוּר בְּיָדִי, שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה ״עַל פִּי שְׁנַיִם עֵדִים יוּמַת הַמֵּת״. הַיּוֹדֵעַ מַחְשָׁבוֹת יִפָּרַע מֵאוֹתוֹ הָאִישׁ שֶׁהָרַג אֶת חֲבֵירוֹ. אָמְרוּ: לֹא זָזוּ מִשָּׁם עַד שֶׁבָּא נָחָשׁ וְהִכִּישׁוֹ וָמֵת.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Chéta'h a dit : Que je ne voie pas la consolation d'Israël si je n'ai pas vu un jour un homme courir après son prochain dans une ruine ; j'ai couru après lui et j'ai vu une épée dans sa main, dégouttant de sang, et le tué agité de convulsions. Je lui ai dit : Méchant, qui a tué celui-ci ? Soit moi, soit toi. Mais que puis-je faire, puisque ton sang n'est pas livré entre mes mains, car la Torah a dit : « Sur la déposition de deux témoins sera mis à mort celui qui doit mourir » (Deutéronome 17, 6). Celui qui connaît les pensées punira cet homme qui a tué son prochain. Ils ont dit : Ils n'avaient pas bougé de là qu'un serpent vint et le mordit, et il mourut.
- וְהַאי בַּר נָחָשׁ הוּא? וְהָאָמַר רַב יוֹסֵף, וְכֵן תָּנֵי דְּבֵי חִזְקִיָּה: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, אַף עַל פִּי שֶׁבָּטְלָה סַנְהֶדְרִי, אַרְבַּע מִיתוֹת לֹא בָּטְלוּ. לֹא בָּטְלוּ? וְהָא בָּטְלוּ! אֶלָּא, דִּין אַרְבַּע מִיתוֹת לֹא בָּטְלוּ.La Guemara s'étonne : Et celui-ci méritait-il la mort par un serpent ? Rav Yossef n'a-t-il pas dit, et ainsi a enseigné l'école de 'Hizkiya : Depuis le jour où le Temple a été détruit, bien que le Sanhédrin ait cessé, les quatre peines de mort n'ont pas cessé ? N'ont pas cessé ? Mais elles ont cessé ! Plutôt : le jugement des quatre morts n'a pas cessé.
- מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב סְקִילָה – אוֹ נוֹפֵל מִן הַגָּג, אוֹ חַיָּה דּוֹרַסְתּוֹ. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב שְׂרֵיפָה – אוֹ נוֹפֵל בִּדְלֵיקָה, אוֹ נָחָשׁ מַכִּישׁוֹ. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב הֲרִיגָה – אוֹ נִמְסָר לַמַּלְכוּת, אוֹ לִיסְטִין בָּאִין עָלָיו. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב חֶנֶק – אוֹ טוֹבֵעַ בַּנָּהָר, אוֹ מֵת בִּסְרוֹנְכֵי.Voici comment : Celui qui a été condamné à la lapidation, soit il tombe d'un toit, soit une bête sauvage le déchire. Celui qui a été condamné au bûcher, soit il tombe dans un incendie, soit un serpent le mord, car le venin brûle. Celui qui a été condamné à la mort par l'épée, soit il est livré au pouvoir qui le fait décapiter, soit des brigands surviennent contre lui. Celui qui a été condamné à la strangulation, soit il se noie dans le fleuve, soit il meurt de sronkhi (diphtérie). Or un meurtrier est passible de l'épée, et non du serpent.
- אָמְרִי: הָהוּא חֵטְא אַחֲרִיתִי הֲוָה בֵּיהּ, דְּאָמַר מָר: מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב שְׁתֵּי מִיתוֹת בֵּית דִּין – נִידּוֹן בַּחֲמוּרָה.Ils disent : Cet homme avait une autre faute passible du bûcher, car le Maître a dit : Celui qui a été condamné à deux peines de mort du tribunal est jugé par la plus grave, et le bûcher est plus grave que l'épée (voir 50a).
- מֵאוֹמֶד וְכוּ׳. בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת הוּא דְּלָא אָמְדִינַן, הָא בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת אָמְדִינַן. כְּמַאן? כְּרַבִּי אַחָא, דְּתַנְיָא, רַבִּי אַחָא אוֹמֵר: גָּמָל הָאוֹחֵר בֵּין הַגְּמַלִּים וְנִמְצָא גָּמָל הָרוּג בְּצִידּוֹ – בְּיָדוּעַ שֶׁזֶּה הֲרָגוֹ.« D'après une estimation, etc. » On en déduit que c'est dans les affaires capitales qu'on ne procède pas par estimation ; mais dans les affaires d'argent, on procède par estimation. Selon qui ? Selon Rabbi A'ha, comme il a été enseigné : Rabbi A'ha dit : Un chameau en rut parmi les chameaux, et l'on a trouvé un chameau tué à son côté : il est établi que c'est celui-ci qui l'a tué, et le propriétaire doit payer.
- וְלִיטַעְמָיךְ, עֵד מִפִּי עֵד דְּקָתָנֵי בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת הוּא דְּלָא אָמְרִינַן, הָא בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת אָמְרִינַן? וְהָתְנַן: אִם אָמַר ״הוּא אָמַר לִי שֶׁאֲנִי חַיָּיב לוֹ״, ״אִישׁ פְּלוֹנִי אָמַר לִי שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ״ – לֹא אָמַר כְּלוּם, עַד שֶׁיֹּאמַר ״בְּפָנֵינוּ הוֹדָה לוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ מָאתַיִם זוּז״.La Guemara rejette cette déduction : Et selon ton raisonnement, « un témoin de la bouche d'un témoin », qui est enseigné : c'est dans les affaires capitales qu'on ne l'admet pas, mais dans les affaires d'argent on l'admet ? Or nous avons appris dans la Michna (29a) : S'il a dit : « Il m'a dit : Je lui dois », ou « Untel m'a dit qu'il lui doit », il n'a rien dit, jusqu'à ce qu'il dise : « En notre présence il lui a reconnu qu'il lui doit deux cents zouz » (pièces d'argent).
- אַלְמָא, אַף עַל גַּב דִּפְסִילִי בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת, אָמְרִינַן לְהוּ בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת. הָכָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דִּפְסִילִי בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת, אָמְרִינַן לְהוּ בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת.Il en ressort que, bien qu'ils soient invalides dans les affaires d'argent, on le leur dit avec insistance dans les affaires capitales. Ici aussi, pour l'estimation, bien qu'ils soient invalides dans les affaires d'argent, on le leur dit dans les affaires capitales.
- הֱווּ יוֹדְעִים כּוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא: מְלַמֵּד שֶׁעָשָׂה קַיִן בְּהֶבֶל אָחִיו חַבּוּרוֹת חַבּוּרוֹת, פְּצִיעוֹת פְּצִיעוֹת, שֶׁלֹּא הָיָה יוֹדֵעַ מֵהֵיכָן נְשָׁמָה יוֹצְאָה, עַד שֶׁהִגִּיעַ לְצַוָּארוֹ.« Sachez, etc. » Rav Yehouda, fils de Rabbi 'Hiya, a dit : Le pluriel « les sangs de ton frère » enseigne que Kayin fit à Hével son frère de multiples meurtrissures, de multiples plaies, car il ne savait pas d'où l'âme sort, jusqu'à ce qu'il arrive à son cou.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא: מִיּוֹם שֶׁפָּתְחָה הָאָרֶץ אֶת פִּיהָ וְקִיבְּלַתּוּ לְדָמוֹ שֶׁל הֶבֶל, שׁוּב לֹא פָּתְחָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִכְּנַף הָאָרֶץ זְמִרֹת שָׁמַעְנוּ צְבִי לַצַּדִּיק״ – מִכְּנַף הָאָרֶץ וְלֹא מִפִּי הָאָרֶץ. אֵיתִיבֵיהּ חִזְקִיָּה אָחִיו: ״וַתִּפְתַּח הָאָרֶץ אֶת פִּיהָ״! אֲמַר לֵיהּ: לְרָעָה פָּתְחָה, לְטוֹבָה לֹא פָּתְחָה.Et Rav Yehouda, fils de Rabbi 'Hiya, a dit : Depuis le jour où la terre a ouvert sa bouche et a reçu le sang de Hével, elle ne l'a plus ouverte, comme il est dit : « Du coin de la terre nous avons entendu des chants : Gloire au juste » (Isaïe 24, 16) – du coin de la terre, et non de la bouche de la terre. 'Hizkiya, son frère, lui a objecté : « Et la terre ouvrit sa bouche » (Nombres 16, 32), au sujet de Kora'h ! Il lui a dit : Pour le mal elle s'est ouverte ; pour le bien, elle ne s'est pas ouverte.
- וְאָמַר רַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא: גָּלוּת מְכַפֶּרֶת עָוֹן מֶחֱצָה. מֵעִיקָּרָא כְּתִיב: ״וְהָיִיתִי נָע וְנָד״, וּלְבַסּוֹף כְּתִיב: ״וַיֵּשֶׁב בְּאֶרֶץ נוֹד״.Et Rav Yehouda, fils de Rabbi 'Hiya, a dit : L'exil expie la moitié de la faute. Au début il est écrit : « Et je serai errant et vagabond (na vanad) » (Genèse 4, 14), et à la fin il est écrit : « Et il s'établit dans le pays de Nod » (Genèse 4, 16) : il ne reste que « vagabond », l'exil ayant effacé la moitié de la peine.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: גָּלוּת מְכַפֶּרֶת שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ וְגוֹ׳ הַיֹּשֵׁב בָּעִיר הַזֹּאת יָמוּת בַּחֶרֶב בָּרָעָב וּבַדָּבֶר וְהַיּוֹצֵא וְנָפַל עַל הַכַּשְׂדִּים הַצָּרִים עֲלֵיכֶם וְחָיָה וְהָיְתָה לּוֹ נַפְשׁוֹ לְשָׁלָל״.Rav Yehouda a dit : L'exil expie trois choses, trois sortes de mort, comme il est dit : « Ainsi a dit Hachem, etc. : Celui qui reste dans cette ville mourra par l'épée, par la famine et par la peste ; et celui qui en sort et se rend aux Kasdim qui vous assiègent vivra, et sa vie sera pour lui un butin » (Jérémie 21, 8-9).
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: גָּלוּת מְכַפֶּרֶת עַל הַכֹּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ כִּתְבוּ אֶת הָאִישׁ הַזֶּה עֲרִירִי גֶּבֶר לֹא יִצְלַח בְּיָמָיו כִּי לֹא יִצְלַח מִזַּרְעוֹ אִישׁ יֹשֵׁב עַל כִּסֵּא דָוִד וּמֹשֵׁל עוֹד בִּיהוּדָה״. וּבָתַר דִּגְלָה כְּתִיב: ״וּבְנֵי יְכָנְיָה אַסִּר (בְּנוֹ) שַׁלְתִּיאֵל בְּנוֹ״. אַסִּר – שֶׁעִיבְּרַתּוּ אִמּוֹ בְּבֵית הָאֲסוּרִין. שַׁלְתִּיאֵל – שֶׁשְּׁתָלוֹ אֵל שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הַנִּשְׁתָּלִין: גְּמִירִי שֶׁאֵין הָאִשָּׁה מִתְעַבֶּרֶת מְעוּמָּד,Rabbi Yo'hanan a dit : L'exil expie tout, comme il est dit : « Ainsi a dit Hachem : Inscrivez cet homme sans enfants, homme qui ne réussira pas de ses jours ; car de sa descendance nul ne réussira à s'asseoir sur le trône de David et à régner encore en Juda » (Jérémie 22, 30), au sujet du roi Yekhonia. Et après qu'il a été exilé, il est écrit : « Et les fils de Yekhonia : Assir, (son fils) Chealtiel son fils » (I Chroniques 3, 17). Assir – car sa mère l'a conçu dans la prison (beit haassourin). Chealtiel – car D.ieu (El) l'a planté (chetalo) autrement que ne sont plantés les autres : on a appris par tradition qu'une femme ne conçoit pas debout,
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