Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵין מַחְזִירִין לְחוֹבָה. מַחְזִירִין לִזְכוּת – זְכוּת גְּרֵידְתָּא, וְאֵין מַחְזִירִין לְחוֹבָה – לִזְכוּת שֶׁהִיא חוֹבָה.mais on ne fait pas revenir pour condamner. Ainsi : « on fait revenir pour acquitter » vise un acquittement pur et simple, qui ne nuit à personne, et « on ne fait pas revenir pour condamner » vise un acquittement qui est une condamnation pour autrui.
- חוֹבְתֵיהּ דְּמַאן? הָא לָא קַשְׁיָא, חוֹבְתֵיהּ דְּגוֹאֵל הַדָּם. מִשּׁוּם חוֹבְתֵיהּ דְּגוֹאֵל הַדָּם קָטְלִינַן לֵיהּ לְהַאי? וְעוֹד, מַאי ״בֵּין״ ״בֵּין״? קַשְׁיָא.La Guemara s'étonne : La condamnation de qui ? Il n'y a pas de partie adverse dans une affaire capitale. Cela n'est pas difficile : la condamnation du goël hadam (le vengeur du sang, proche parent de la victime), qui souhaite la mort du meurtrier. La Guemara réplique : À cause de la condamnation du goël hadam, nous tuerions celui-ci ? De plus, que signifie « aussi bien » … « que » ? Cela indique deux choses distinctes, et non deux sortes d'acquittement. C'est une difficulté.
- רָבִינָא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁהָיָה לוֹ בְּיָדוֹ מַשְׁכּוֹן, וּנְטָלוֹ מִמֶּנּוּ.Autre réponse à la question : comment le juge qui innocente le coupable a-t-il pu prendre et donner de sa main ? Ravina a dit : par exemple quand le demandeur avait en sa main un gage, et que le juge le lui a pris pour le rendre au défendeur.
- טִימֵּא אֶת הַטָּהוֹר, דְּאַגַּע בֵּיהּ שֶׁרֶץ. טִיהֵר אֶת הַטָּמֵא, שֶׁעֵירְבָן בֵּין פֵּירוֹתָיו.Et comment a-t-il pris et donné de sa main quand il a déclaré impur ce qui est pur ? C'est le cas où il y a fait toucher un reptile, pour marquer qu'il tenait la chose pour impure. Et quand il a déclaré pur ce qui est impur ? C'est le cas où il les a mélangés à ses fruits, rendant ainsi tout l'ensemble impur.
- דִּינֵי נְפָשׁוֹת כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִין לְיוֹצֵא מִבֵּית דִּין חַיָּיב, וְאָמַר אֶחָד ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת״, מִנַּיִין שֶׁמַּחְזִירִין אוֹתוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר ״נָקִי אַל תַּהֲרֹג״.La Michna a enseigné : Dans les affaires capitales, etc., on fait revenir pour acquitter, mais non pour condamner. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : D'où sait-on que celui qui sort du tribunal condamné, si quelqu'un a dit : « j'ai à apporter en sa faveur un argument à décharge », d'où sait-on qu'on le fait revenir ? Le verset dit : « L'innocent… ne le tue pas » (Exode 23, 7). Il est peut-être innocent du fait reproché.
- וּמִנַּיִין לְיוֹצֵא מִבֵּית דִּין זַכַּאי, וְאָמַר אֶחָד: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו חוֹבָה״, מִנַּיִין שֶׁאֵין מַחְזִירִין אוֹתוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״צַדִּיק אַל תַּהֲרֹג״.Et d'où sait-on que celui qui sort du tribunal acquitté, si quelqu'un a dit : « j'ai à apporter contre lui un argument à charge », d'où sait-on qu'on ne le fait pas revenir ? Le verset dit : « Le juste, ne le tue pas » (Exode 23, 7). Il a été reconnu juste par son jugement.
- אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: וְחִילּוּפָא לְמֵסִית, דִּכְתִיב ״לֹא תַחְמֹל וְלֹא תְכַסֶּה עָלָיו״. רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי מִ״כִּי הָרֹג תַּהַרְגֶנּוּ״.Rav Chimi bar Achi a dit : Et c'est l'inverse pour le messit (celui qui incite à l'idolâtrie) : on le fait revenir pour le condamner, mais non pour l'acquitter, comme il est écrit : « Tu n'auras pas pitié et tu ne le couvriras pas » (Deutéronome 13, 9). Rav Kahana enseigne cela à partir de : « Car tuer, tu le tueras » (Deutéronome 13, 10).
- בְּעָא מִנֵּיהּ רַבִּי זֵירָא מֵרַב שֵׁשֶׁת: חַיָּיבֵי גָּלִיּוֹת מִנַּיִין? אָתְיָא ״רֹצֵחַ״ ״רֹצֵחַ״.Rabbi Zeira a demandé à Rav Chéchèt : Ceux qui sont passibles d'exil pour un meurtre par imprudence : d'où savons-nous que leur jugement suit les mêmes règles de révision que les affaires capitales ? Il lui a répondu : cela se déduit par guezéra chava (analogie textuelle) de « meurtrier » et « meurtrier », mot dit à propos de l'un et de l'autre.
- חַיָּיבֵי מַלְקִיּוֹת מִנַּיִין? אָתְיָא ״רָשָׁע״ ״רָשָׁע״.Ceux qui sont passibles de flagellation, d'où savons-nous qu'ils suivent ces règles ? Cela se déduit de « méchant » et « méchant », mot employé pour le condamné à mort et pour le condamné à la flagellation.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: חַיָּיבֵי גָּלִיּוֹת מִנַּיִין? אַתְיָא ״רֹצֵחַ״ ״רֹצֵחַ״. חַיָּיבֵי מַלְקוֹת מִנַּיִין? אָתְיָא ״רָשָׁע״ ״רָשָׁע״.Il a été enseigné de même dans une baraïta (Tossefta 7, 3) : Ceux qui sont passibles d'exil, d'où savons-nous cela ? Cela se déduit de « meurtrier » et « meurtrier ». Ceux qui sont passibles de flagellation, d'où savons-nous cela ? Cela se déduit de « méchant » et « méchant ».
- וְאֵין מַחְזִירִין לְחוֹבָה. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁטָּעָה בְּדָבָר שֶׁאֵין הַצַּדּוּקִין מוֹדִין בּוֹ, אֲבָל טָעָה בִּדְבַר שֶׁהַצַּדּוּקִין מוֹדִין בּוֹ – זִיל קְרִי בֵּי רַב הוּא.La Michna a enseigné : Et on ne fait pas revenir pour condamner. Rabbi 'Hiya bar Abba a dit, au nom de Rabbi Yo'hanan : Et cela ne vaut que lorsqu'il s'est trompé sur une chose que les Sadducéens n'admettent pas, connue par la seule tradition ; mais s'il s'est trompé sur une chose que les Sadducéens admettent, car explicite dans la Torah, c'est un sujet tel qu'on peut dire : va le lire à l'école des enfants ; une telle erreur est nulle et l'on revient sur le jugement.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא מֵרַבִּי יוֹחָנָן: טָעָה בְּנוֹאֵף וְנוֹאֶפֶת מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: אַדְּמוֹקְדָךְ יְקִיד, זִיל קוּץ קָרָךְ וּצְלִי. אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: טָעָה בְּנוֹאֵף – חוֹזֵר.Rabbi 'Hiya bar Abba a demandé à Rabbi Yo'hanan : S'il s'est trompé à propos de l'homme adultère et de la femme adultère, qu'en est-il ? On ne voit pas quelle erreur pourrait relever de la seule tradition. Il lui a dit : Tant que ton feu brûle, va couper ta citrouille et fais-la griller ! – profite de l'enseignement que je viens de te donner pour en tirer la conséquence. Il a aussi été dit : Rabbi Ami a dit, au nom de Rabbi Yo'hanan : S'il s'est trompé à propos de l'adultère, on revient sur le jugement.
- אֶלָּא הֵיכִי דָּמֵי אֵין חוֹזְרִין? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּגוֹן שֶׁטָּעָה שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ.Mais alors, comment se présente le cas où on ne revient pas sur l'acquittement ? Rabbi Abahou a dit, au nom de Rabbi Yo'hanan : Par exemple s'il s'est trompé sur la relation qui n'est pas de manière naturelle, dont l'interdit n'est pas explicite dans le verset.
- דִּינֵי מָמוֹנוֹת הַכֹּל כּוּ׳. הַכֹּל, וַאֲפִילּוּ עֵדִים? נֵימָא מַתְנִיתִין רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא, וְלָא רַבָּנַן?La Michna a enseigné : Dans les affaires d'argent, tous, etc., peuvent apporter un argument. La Guemara demande : Dans les affaires capitales, tous, même les témoins ? Disons-nous que notre Michna est l'avis de Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda, et non des Rabbanan ?
- דְּתַנְיָא: ״וְעֵד אֶחָד לֹא יַעֲנֶה בְנֶפֶשׁ״ – בֵּין לִזְכוּת בֵּין לְחוֹבָה. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עוֹנֶה לִזְכוּת, וְאֵין עוֹנֶה לְחוֹבָה.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Et un seul témoin ne répondra pas contre une personne » (Nombres 35, 30) : ni à décharge ni à charge ; c'est l'avis des Rabbanan. Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda dit : il répond à décharge, mais il ne répond pas à charge.
- אָמַר רַב פָּפָּא: בְּאֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים, וְדִבְרֵי הַכֹּל.Rav Pappa a dit : « Tous » vise l'un des disciples assis devant les juges, et non les témoins, et c'est l'avis de tous.
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