Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּוִילֵי. בְּעוֹ מִינֵּיהּ: מַהוּ שֶׁיָּעִיד אָדָם בְּאֵשֶׁת חוֹרְגוֹ?des parchemins. Ils lui demandèrent là-bas : un homme peut-il témoigner à propos de la femme de son beau-fils ?
- בְּסוּרָא אָמְרִי: בַּעַל כְּאִשְׁתּוֹ.À Soura, ils disent que Rav a répondu : le mari est comme sa femme ; marié à la mère du beau-fils, il est donc comme le beau-père de cette femme, et il est inapte.
- בְּפוּמְבְּדִיתָא אָמְרִי: אִשָּׁה כְּבַעְלָהּ. דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב נַחְמָן: מִנַּיִין שֶׁהָאִשָּׁה כְּבַעְלָהּ? דִּכְתִיב: ״עֶרְוַת אֲחִי אָבִיךָ לֹא תְגַלֵּה אֶל אִשְׁתּוֹ לֹא תִקְרָב דֹּדָתְךָ הִיא״. וַהֲלֹא אֵשֶׁת דּוֹדוֹ הִיא! מִכְּלָל דְּאִשָּׁה כְּבַעְלָהּ.À Poumbedita, ils disent qu'il a répondu : la femme est comme son mari ; la femme du beau-fils est donc comme le beau-fils lui-même. Car Rav Houna a dit au nom de Rav Na'hman : d'où savons-nous que la femme est comme son mari ? Car il est écrit : « La nudité du frère de ton père, tu ne la découvriras pas ; de sa femme tu ne t'approcheras pas, elle est ta tante » (Lévitique 18, 14). Or n'est-elle pas la femme de son oncle, et non sa tante par le sang ? On en conclut que la femme est comme son mari.
- וּבַעַל אִמּוֹ, הוּא וּבְנוֹ וַחֲתָנוֹ. בְּנוֹ – הַיְינוּ אָחִיו?La Michna (enseignement des Tannaïm) a enseigné : « le mari de sa mère, lui, son fils et son gendre ». Son fils ? C'est son frère !
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לַאֲחִי הָאָח.Rabbi Yirmeya a dit : cela n'est nécessaire que pour le frère du frère, le fils que le mari de sa mère a eu d'une autre femme : sans lien de sang avec lui, il lui est néanmoins inapte.
- רַב חִסְדָּא אַכְשַׁר בַּאֲחִי הָאָח. אֲמַרוּ לֵיהּ: לָא שְׁמִיעַ לָךְ הָא דְּרַבִּי יִרְמְיָה? אֲמַר לְהוּ: לָא שְׁמִיעַ לִי, כְּלוֹמַר, לָא סְבִירָא לִי.Rav 'Hisda a validé le frère du frère. Ils lui dirent : n'as-tu pas entendu ce qu'a dit Rabbi Yirmeya ? Il leur dit : je ne l'ai pas entendu, c'est-à-dire : je ne partage pas cet avis.
- אִי הָכִי, הַיְינוּ אָחִיו! תְּנָא אָחִיו מִן הָאָב, וְקָתָנֵי אָחִיו מִן הָאֵם.S'il en est ainsi, le fils du mari de sa mère, c'est son frère ! On répond : elle a enseigné son frère de père, et elle enseigne ici son frère de mère.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: אֲבִי חָתָן וַאֲבִי כַּלָּה מְעִידִין זֶה עַל זֶה, וְלָא דָּמוּ לַהֲדָדֵי אֶלָּא כִּי אַכְלָא לְדַנָּא.Rav 'Hisda a dit : le père du marié et le père de la mariée peuvent témoigner l'un à propos de l'autre, car ils ne se ressemblent l'un à l'autre que comme le bouchon à la jarre, qui n'en fait pas partie.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: מֵעִיד אָדָם לְאִשְׁתּוֹ אֲרוּסָה. אָמַר רָבִינָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא לְאַפּוֹקֵי מִינַּהּ, אֲבָל לְעַיּוֹלֵי לַהּ – לָא מְהֵימַן.Rabba bar bar 'Hana a dit : un homme peut témoigner pour sa femme fiancée. Ravina a dit : nous n'avons parlé que pour lui retirer de l'argent ; mais pour lui en attribuer, il n'est pas crédible, car il l'épousera et en profitera.
- וְלָא הִיא, לָא שְׁנָא לְאַפּוֹקֵי וְלָא שְׁנָא לְעַיּוֹלֵי – לָא מְהֵימַן.Et il n'en est pas ainsi : aucune différence entre lui retirer et lui attribuer, il n'est pas crédible.
- מַאי דַּעְתָּיךְ? כִּדְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: אִשְׁתּוֹ אֲרוּסָה לֹא אוֹנֵן וְלֹא מִטַּמֵּא לַהּ, וְכֵן הִיא לֹא אוֹנֶנֶת וְלֹא מִטַּמְּאָה לוֹ. מֵתָה – אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ, מֵת הוּא – גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ.Quelle est ta pensée, pour le juger apte à témoigner sur sa fiancée ? Ce qu'a dit Rabbi 'Hiya bar Ami au nom de Oula : pour sa femme fiancée, il n'est pas en deuil aigu et il ne se rend pas impur pour elle s'il est Cohen (prêtre) ; et de même, elle n'est pas en deuil aigu et elle ne se rend pas impure pour lui. Si elle meurt, il n'hérite pas d'elle ; s'il meurt, elle perçoit sa ketouba (somme prévue au contrat de mariage). On voit donc qu'elle n'est pas considérée comme sa proche.
- הָתָם, בִּשְׁאֵרוֹ תְּלָה רַחֲמָנָא, אַכַּתִּי לָאו שְׁאֵרוֹ הִיא. הָכָא, מִשּׁוּם אִיקָּרוֹבֵי דַּעְתָּא הוּא, וְהָא אִיקָּרַבָא דַּעְתֵּיהּ לְגַבַּהּ.On répond : là-bas, le Miséricordieux a fait dépendre la chose de « sa parente » (Lévitique 21, 2), et elle n'est pas encore sa parente. Ici, c'est en raison de la proximité d'esprit, et son esprit s'est bien rapproché d'elle.
- חוֹרְגוֹ לְבַדּוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: חוֹרְגוֹ לְבַדּוֹ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גִּיסוֹ. וְתַנְיָא אִידַּךְ: גִּיסוֹ לְבַדּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חוֹרְגוֹ.La Michna enseigne : « son beau-fils, seul ». Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « son beau-fils, seul ». Rabbi Yossé dit : « son beau-frère ». Et il a été enseigné dans une autre : « son beau-frère, seul ». Rabbi Yehouda dit : « son beau-fils ».
- מַאי קָאָמַר? אִילֵּימָא הָכִי קָאָמַר: חוֹרְגוֹ לְבַדּוֹ, וְהוּא הַדִּין לְגִיסוֹ. וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר: גִּיסוֹ לְבַדּוֹ, וְהוּא הַדִּין לְחוֹרְגוֹ. אֶלָּא מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי: גִּיסוֹ הוּא וּבְנוֹ וַחֲתָנוֹ, מַנִּי? לָא רַבִּי יְהוּדָה וְלָא רַבִּי יוֹסֵי.Que dit-il ? Si l'on dit qu'il veut dire ceci : « son beau-fils, seul, et il en va de même de son beau-frère » ; et que Rabbi Yossé vient dire : « son beau-frère, seul, et il en va de même de son beau-fils » ; mais alors, la Michna qui enseigne : « son beau-frère, lui, son fils et son gendre », selon qui est-elle ? Ni Rabbi Yehouda ni Rabbi Yossé !
- וְאֶלָּא הָכִי קָאָמַר: חוֹרְגוֹ לְבַדּוֹ, אֲבָל גִּיסוֹ – הוּא וּבְנוֹ וַחֲתָנוֹ. וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר: גִּיסוֹ לְבַדּוֹ, אֲבָל חוֹרְגוֹ – הוּא וּבְנוֹ וַחֲתָנוֹ.Mais il veut dire ceci : « son beau-fils, seul, mais son beau-frère, lui, son fils et son gendre ». Et Rabbi Yossé vient dire : « son beau-frère, seul, mais son beau-fils, lui, son fils et son gendre ».
- וְאֶלָּא, הָא דְתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: שְׁמוֹנָה אָבוֹת, שֶׁהֵן עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה, כְּמַאן? לָא כְּרַבִּי יוֹסֵי וְלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה!Mais alors, ce qu'a enseigné Rabbi 'Hiya : « huit pères, qui font vingt-quatre », selon qui est-ce ? Ni selon Rabbi Yossé ni selon Rabbi Yehouda !
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: חוֹרְגוֹ לְבַדּוֹ, אֲבָל גִּיסוֹ – הוּא וּבְנוֹ וַחֲתָנוֹ. וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר: גִּיסוֹ לְבַדּוֹ, וְכׇל שֶׁכֵּן חוֹרְגוֹ. וּמַתְנִיתִין – רַבִּי יְהוּדָה, בָּרַיְיתָא – רַבִּי יוֹסֵי.Mais il veut dire ceci : « son beau-fils, seul, mais son beau-frère, lui, son fils et son gendre ». Et Rabbi Yossé vient dire : « son beau-frère, seul, et à plus forte raison son beau-fils ». Et la Michna est selon Rabbi Yehouda, la baraïta de Rabbi 'Hiya selon Rabbi Yossé.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Yossé.
- הָהִיא מַתַּנְתָּא דַּהֲווֹ חֲתִימִי עֲלַהּ תְּרֵי גִּיסֵי, סְבַר רַב יוֹסֵף לְאַכְשׁוֹרַהּ, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.Il y eut un acte de donation sur lequel avaient signé deux beaux-frères. Rav Yossef pensa le valider, car Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yossé ; il pensait qu'il s'agissait du Rabbi Yossé de la Michna, pour lequel seuls les héritiers potentiels sont inaptes.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִמַּאי דְּרַבִּי יוֹסֵי דְּמַתְנִיתִין, דְּמַכְשַׁר בְּגִיסוֹ? דִּילְמָא רַבִּי יוֹסֵי דְּבָרַיְיתָא, דְּפָסֵיל בְּגִיסוֹ?Abayé lui dit : d'où sais-tu qu'il s'agit du Rabbi Yossé de la Michna, qui valide son beau-frère ? Peut-être s'agit-il du Rabbi Yossé de la baraïta, qui disqualifie son beau-frère ?
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: כְּגוֹן אֲנָא וּפִנְחָס דְּהָוֵינַן אֲחֵי וְגִיסֵי, אֲבָל גִּיסֵי דְּעָלְמָא שַׁפִּיר דָּמֵי.Tu ne saurais le penser, car Chmouel a dit : par exemple moi et Pin'has, qui sommes frères et beaux-frères ; mais les beaux-frères ordinaires, c'est permis.
- וְדִילְמָא, כְּגוֹן אֲנָא וּפִנְחָס, מִשּׁוּם גִיסוֹ קָאָמַר?!Abayé objecta : et peut-être a-t-il dit « par exemple moi et Pin'has » en raison du beau-frère ?!
- אֲמַר לֵיהּ: זִיל, קַנְיַהּ בְּעֵדֵי מְסִירָה, כְּרַבִּי אֶלְעָזָר.Il lui dit (Rav Yossef au bénéficiaire) : va, acquiers-la par les témoins de la remise, selon Rabbi Elazar, pour qui ce sont les témoins de la remise de l'acte qui opèrent l'acquisition.
- וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא: מוֹדֶה רַבִּי אֶלְעָזָר בִּמְזוּיָּף מִתּוֹכוֹ שֶׁהוּא פָּסוּל? אֲמַר לֵיהּ: זִיל, לָא שָׁבְקִי לִי דְּאוֹתְבִינֵּיהּ לָךְ.Abayé objecta : mais Rabbi Abba n'a-t-il pas dit : Rabbi Elazar reconnaît qu'un acte falsifié de l'intérieur est nul ? Il lui dit : va, on ne me laisse pas te faire gagner.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר כּוּ׳. אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם אָמַר רַבִּי טַבְלָא אָמַר רַבִּי בְּרוֹנָא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְכֵן אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.La Michna enseigne : « Rabbi Yehouda dit, etc. » Rabbi Tan'houm a dit au nom de Rabbi Tavla au nom de Rabbi Berona au nom de Rav : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda. Rava a dit au nom de Rav Na'hman : la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Et de même, Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yehouda.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ לְהָא דְּרַבָּה בַּר בַּר חָנָה אַהָא: אֶת זוֹ דָּרַשׁ רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, ״וּבָאתָ אֶל הַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם וְאֶל הַשֹּׁפֵט אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם״. וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁאָדָם הוֹלֵךְ אֵצֶל שׁוֹפֵט שֶׁלֹּא הָיָה בְּיָמָיו? אֶלָּא זֶה שֶׁהָיָה קָרוֹב וְנִתְרַחֵק.Il y en a qui rapportent ce propos de Rabba bar bar 'Hana à ceci : c'est ce qu'a interprété Rabbi Yossé HaGuelili : « Et tu viendras vers les Cohanim, les Léviim, et vers le juge qui sera en ces jours-là » (Deutéronome 17, 9). Te viendrait-il à l'esprit qu'un homme aille auprès d'un juge qui ne serait pas de son temps ? Mais il s'agit de celui qui était proche et s'est éloigné : on ne peut venir devant lui qu'à l'époque où il n'est plus son parent.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la halakha est conforme à Rabbi Yossé HaGuelili.
- בְּנֵי חֲמוּהּ דְּמָר עוּקְבָאLes fils du beau-père de Mar Oukva
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