Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קְרוֹבִים וְנִתְרַחֲקוּ הֲווֹ. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ לְדִינָא. אֲמַר לְהוּ: פְּסִילְנָא לְכוּ לְדִינָא.Ils étaient des parents de Mar Oukva et ils avaient cessé de l'être, car leur sœur, l'épouse de Mar Oukva, était morte. Ils vinrent devant lui pour un jugement. Il leur dit : Je suis disqualifié pour vous juger en justice.
- אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי דַּעְתָּיךְ? כְּרַבִּי יְהוּדָה? אֲנַן מַיְיתִינַן אִיגַּרְתָּא מִמַּעְרְבָא דְּאֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Ils lui dirent : Quelle est ton opinion ? Te disqualifies-tu selon Rabbi Yehouda, pour qui nous restons parents puisque tu as des enfants de notre sœur ? Nous apporterons une lettre d'Occident, c'est-à-dire de la terre d'Israël, attestant que la halakha (la règle pratique) n'est pas conforme à Rabbi Yehouda.
- אֲמַר לְהוּ: אַטּוּ בְּקַבָּא דְקִירָא אִידְּבַקְנָא בְּכוּ? דְּלָא קָאָמֵינָא פְּסִילְנָא לְכוּ לְדִינָא, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּלָא צָיְיתִיתוּ דִּינָא.Mar Oukva leur dit : Est-ce à dire que je suis collé à vous avec un kav (une mesure de capacité) de cire ? Je ne vous suis nullement attaché, car je ne dis : Je suis disqualifié pour vous juger en justice, que parce que vous n'obéissez pas au jugement.
- אוֹהֵב זֶה שׁוֹשְׁבִינוֹ וְכוּ׳.La Michna (l'enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque) a enseigné : « Celui qui aime » : celui-ci désigne son garçon d'honneur (chochvin), etc.
- וְכַמָּה? אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַב: כׇּל שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה. וְרַבָּנַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמְרִי: אֲפִילּוּ מִיּוֹם רִאשׁוֹן וְאֵילָךְ.Et combien de temps ce garçon d'honneur est-il disqualifié ? Rabbi Abba a dit au nom de Rabbi Yirmeya, qui a dit au nom de Rav : Durant tous les sept jours du festin. Et les Sages disent au nom de Rava : Même à partir du premier jour et au-delà après la noce, il n'est plus disqualifié.
- הַשּׂוֹנֵא כֹּל שֶׁלֹּא דִּבֵּר כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהוּא לֹא אוֹיֵב לוֹ״ – יְעִידֶנּוּ, ״וְלֹא מְבַקֵּשׁ רָעָתוֹ״ – יְדִינֶנּוּ.La Michna a enseigné : « Celui qui hait » : quiconque n'a pas parlé à son adversaire pendant trois jours par inimitié, etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il est écrit : « Et lui n'était pas son ennemi » (Nombres 35, 23) : celui-là seul pourra témoigner à son sujet ; « et il ne cherchait pas son mal » (ibid.) : celui-là seul pourra le juger.
- אַשְׁכְּחַן שׂוֹנֵא, אוֹהֵב מְנָלַן?La Guemara demande : Nous avons trouvé une source pour disqualifier celui qui hait ; celui qui aime, d'où le savons-nous ?
- קָרֵי בֵּיהּ הָכִי: וְהוּא לֹא אוֹיֵב לוֹ וְלֹא אוֹהֵב לוֹ – יְעִידֶנּוּ, וְלֹא מְבַקֵּשׁ רָעָתוֹ וְלֹא טוֹבָתוֹ – יְדִינֶנּוּ.Elle répond : Lis-y ainsi : Celui dont on peut dire : « Et lui n'était pas son ennemi ni son ami » pourra témoigner à son sujet ; et celui dont on peut dire : « il ne cherchait pas son mal ni son bien » pourra le juger.
- מִידֵּי ״אוֹהֵב״ כְּתִיב? אֶלָּא סְבָרָא הוּא. אוֹיֵב – מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דִּמְרַחֲקָא דַּעְתֵּיהּ. אוֹהֵב נָמֵי – מְקָרְבָא דַּעְתֵּיהּ.La Guemara objecte : Est-ce que « ami » est écrit dans le verset ? C'est plutôt une déduction de la logique. L'ennemi, quelle est la raison de sa disqualification ? C'est parce que son esprit s'en éloigne et qu'il pourrait témoigner faussement contre lui. L'ami aussi : son esprit s'en rapproche et il pourrait témoigner faussement en sa faveur.
- וְרַבָּנַן, הַאי ״לֹא אוֹיֵב לוֹ וְלֹא מְבַקֵּשׁ רָעָתוֹ״ מַאי דָּרְשִׁי בֵּיהּ?La Guemara demande : Et les Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Yehouda, que déduisent-ils de ce verset : « et il n'était pas son ennemi et il ne cherchait pas son mal » ?
- חַד לְדַיָּין.Elle répond : L'un des deux membres de phrase sert pour le juge : même les Sages reconnaissent qu'un juge qui hait une partie est disqualifié.
- אִידַּךְ, כִּדְתַנְיָא: אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, ״וְהוּא לֹא אוֹיֵב לוֹ וְלֹא מְבַקֵּשׁ רָעָתוֹ״ – מִכָּאן לִשְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁשּׂוֹנְאִין זֶה אֶת זֶה, שֶׁאֵין יוֹשְׁבִין בַּדִּין כְּאֶחָד.L'autre s'interprète comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda a dit : Il est écrit : « Et lui n'était pas son ennemi et il ne cherchait pas son mal » ; de là nous apprenons, concernant deux érudits en Torah qui se haïssent l'un l'autre, qu'ils ne siègent pas en justice ensemble. Par haine, ils en viendraient à se contredire injustement.
- מַתְנִי׳ כֵּיצַד בּוֹדְקִים אֶת הָעֵדִים? הָיוּ מַכְנִיסִין אוֹתָן לַחֶדֶר, וּמְאַיְּימִין עֲלֵיהֶן, וּמוֹצִיאִין אֶת כׇּל הָאָדָם לַחוּץ, וּמְשַׁיְּירִין אֶת הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶן.MICHNA : Comment examine-t-on les témoins ? On les fait entrer dans une pièce du tribunal, on les intimide afin qu'ils ne disent que la vérité, on fait sortir tout le monde dehors, y compris les autres témoins, et on garde le plus âgé d'entre eux.
- וְאוֹמְרִים לוֹ: אֱמוֹר הֵיאַךְ אַתָּה יוֹדֵעַ שֶׁזֶּה חַיָּיב לָזֶה? אִם אָמַר: ״הוּא אָמַר לִי שֶׁאֲנִי חַיָּיב לוֹ״, ״אִישׁ פְּלוֹנִי אָמַר לִי שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ״ – לֹא אָמַר כְּלוּם, עַד שֶׁיֹּאמַר: ״בְּפָנֵינוּ הוֹדָה לוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ מָאתַיִם זוּז״.Et on lui dit : Dis comment tu sais que celui-ci doit de l'argent à celui-là. S'il a dit : « Il m'a dit : C'est vrai, je lui dois », ou : « Un tel m'a dit qu'il lui doit », le témoin n'a rien dit, et son témoignage est sans valeur, tant qu'il ne dit pas : « En notre présence, il lui a reconnu qu'il lui doit deux cents zouz » (pièces d'argent).
- וְאַחַר כָּךְ מַכְנִיסִין אֶת הַשֵּׁנִי, וּבוֹדְקִין אוֹתוֹ. אִם נִמְצְאוּ דִּבְרֵיהֶן מְכוּוָּנִין, נוֹשְׂאִין וְנוֹתְנִין בַּדָּבָר.Et ensuite, on fait entrer le second témoin et on l'examine de la même manière. Si leurs paroles se trouvent concorder, les juges délibèrent sur l'affaire.
- שְׁנַיִם אוֹמְרִים: זַכַּאי, וְאֶחָד אוֹמֵר: חַיָּיב – זַכַּאי. שְׁנַיִם אוֹמְרִים: חַיָּיב, וְאֶחָד אוֹמֵר: זַכַּאי – חַיָּיב. אֶחָד אוֹמֵר: חַיָּיב, וְאֶחָד אוֹמֵר: זַכַּאי, אֲפִילּוּ שְׁנַיִם מְזַכִּין אוֹ שְׁנַיִם מְחַיְּיבִין וְאֶחָד אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ – יוֹסִיפוּ הַדַּיָּינִין.Si les juges sont divisés : si deux disent : « Il est acquitté » (zakaï), et un dit : « Il est condamné » ('hayav), il est acquitté. Si deux disent : « Il est condamné », et un dit : « Il est acquitté », il est condamné. Si un dit : « Il est condamné », et un dit : « Il est acquitté », ou même si deux acquittent ou deux condamnent, et que le troisième, un seul, dit : « Je ne sais pas », le tribunal doit ajouter des juges.
- גָּמְרוּ אֶת הַדָּבָר, הָיוּ מַכְנִיסִין אוֹתָן. הַגָּדוֹל שֶׁבַּדַּיָּינִין אוֹמֵר: אִישׁ פְּלוֹנִי, אַתָּה זַכַּאי. אִישׁ פְּלוֹנִי, אַתָּה חַיָּיב.Une fois l'affaire terminée, on les fait entrer, à savoir les parties. Le plus grand des juges dit : « Un tel, tu es acquitté. Un tel, tu es condamné. »
- וּמִנַּיִין לִכְשֶׁיֵּצֵא, לֹא יֹאמַר: אֲנִי מְזַכֶּה וַחֲבֵירַיי מְחַיְּיבִים, אֲבָל מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁחֲבֵירַיי רַבּוּ עָלַי? עַל זֶה נֶאֱמַר: ״לֹא תֵלֵךְ רָכִיל בְּעַמֶּיךָ״, וְאוֹמֵר: ״הוֹלֵךְ רָכִיל מְגַלֶּה סּוֹד״.Et d'où savons-nous que, lorsqu'il sortira, un juge ne dira pas : « Moi, je t'acquittais et mes collègues te condamnaient, mais que puis-je faire, puisque mes collègues m'ont mis en minorité ? » À ce sujet, il est dit : « Tu n'iras pas colportant parmi ton peuple » (Lévitique 19, 16), et il est dit aussi : « Celui qui va colportant révèle le secret » (Proverbes 11, 13).
- גְּמָ׳ הֵיכִי אָמְרִינַן לְהוּ? אָמַר רַב יְהוּדָה: הָכִי אָמְרִינַן לְהוּ, ״נְשִׂיאִים וְרוּחַ וְגֶשֶׁם אָיִן אִישׁ מִתְהַלֵּל בְּמַתַּת שָׁקֶר״.GUEMARA : La Michna a enseigné qu'on intimide les témoins. Que leur disons-nous ? Rav Yehouda a dit : Voici ce que nous leur disons : « Des nuages et du vent, et de pluie point : tel est l'homme qui se vante d'un don mensonger » (Proverbes 25, 14). Autrement dit, à cause de faux témoignages, la pluie ne tombera pas.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא, יָכְלִי לְמֵימַר: שַׁב שְׁנֵי הֲוָה כַּפְנָא, וְאַבָּבָא אוּמָּנָא לָא חֲלֵיף.Rava lui dit : Les faux témoins peuvent dire en eux-mêmes, selon le proverbe : Sept ans a duré la famine, et elle n'a pas franchi la porte de l'artisan. Celui qui n'est pas cultivateur ne craint pas le manque de pluie.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, אָמְרִינַן לְהוּ: ״מֵפִיץ וְחֶרֶב וְחֵץ שָׁנוּן אִישׁ עֹנֶה בְרֵעֵהוּ עֵד שָׁקֶר״.Mais Rava a dit plutôt : Nous leur disons : « Un marteau, une épée et une flèche aiguë : tel est l'homme qui répond contre son prochain en faux témoin » (Proverbes 25, 18), c'est-à-dire qu'à cause du faux témoignage vient la peste.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי, יָכְלִי לְמֵימַר: שַׁב שְׁנֵי הֲוָה מוֹתָנָא, וְאִינִישׁ בְּלָא שְׁנֵיהּ לָא שְׁכֵיב.Rav Achi lui dit : Là aussi, ils peuvent dire selon le proverbe : Sept ans a duré la peste, et nul homme n'est mort avant son heure. Ils ne craindront donc pas davantage.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: אָמַר לִי נָתָן בַּר מָר זוּטְרָא, אָמְרִינַן לְהוּ: סָהֲדֵי שַׁקָּרֵי אַאוֹגְרַיְיהוּ זִילִי, דִּכְתִיב: ״וְהוֹשִׁיבוּ שְׁנַיִם אֲנָשִׁים בְּנֵי בְלִיַּעַל נֶגְדּוֹ וִיעִדֻהוּ לֵאמֹר בֵּרַכְתָּ אֱלֹהִים וָמֶלֶךְ״.Mais Rav Achi a dit plutôt : Natan bar Mar Zoutra m'a dit : Nous leur disons : Les faux témoins sont méprisés même de ceux qui les engagent, comme il est écrit à propos de ce qu'ordonna Izével contre Navot : « Et faites asseoir deux hommes, des vauriens, en face de lui, et qu'ils témoignent contre lui en disant : Tu as maudit D.ieu et le roi » (I Rois 21, 10). Celle-là même qui les engageait les appelait « vauriens ».
- אִם אָמַר ״הוּא אָמַר לִי כּוּ׳״. עַד שֶׁיֹּאמְרוּ: ״בְּפָנֵינוּ הוֹדָה לוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב לוֹ מָאתַיִם זוּז״.La Michna a enseigné : « S'il a dit : Il m'a dit, etc. », son témoignage est sans valeur, tant qu'ils ne disent pas : « En notre présence, il lui a reconnu qu'il lui doit deux cents zouz. »
- מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר ״אַתֶּם עֵדַיי״.La Guemara commente : Ceci soutient Rav Yehouda, car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Le débiteur doit dire aux témoins de son aveu : « Vous êtes mes témoins. »
- אִיתְּמַר נָמֵי: אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״מָנֶה לִי בְּיָדֶךָ״, אָמַר לוֹ: ״הֵן״. לְמָחָר אָמַר לוֹ: ״תְּנֵהוּ לִי״, אָמַר: ״מְשַׁטֶּה אֲנִי בָּךְ״ – פָּטוּר.Il a aussi été dit (par les Amoraïm, Sages de la Guemara) : Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Si quelqu'un a dit à un autre : « J'ai un mané (cent zouz) entre tes mains », et que celui-ci lui a dit : « Oui » ; le lendemain, il lui a dit : « Donne-le-moi », et que l'autre a dit : « Je plaisantais avec toi », il est patour (exempt).
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״מָנֶה לִי בְּיָדֶךָ״, אָמַר לוֹ ״הֵן״. לְמָחָר אָמַר לוֹ ״תְּנֵהוּ לִי״, אָמַר לוֹ ״מְשַׁטֶּה אֲנִי בָּךְ״ – פָּטוּר.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : « J'ai un mané entre tes mains », et l'autre lui a dit : « Oui » ; le lendemain, il lui a dit : « Donne-le-moi », et l'autre lui a dit : « Je plaisantais avec toi » : il est patour.
- וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ הִכְמִין לוֹ עֵדִים אֲחוֹרֵי גָּדֵר, וְאָמַר לוֹ: ״מָנֶה לִי בְּיָדֶךָ״, אָמַר לוֹ: ״הֵן״. ״רְצוֹנְךָ שֶׁתּוֹדֶה בִּפְנֵי פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי?״ אָמַר לוֹ: ״מִתְיָירֵא אֲנִי שֶׁמָּא תִּכְפֵּינִי לְדִין״. לְמָחָר אָמַר לוֹ: ״תְּנֵיהוּ לִי״, אָמַר לוֹ: ״מְשַׁטֶּה אֲנִי בָּךְ״ – פָּטוּר.Et ce n'est pas tout : même s'il lui a dissimulé des témoins derrière une clôture et lui a dit : « J'ai un mané entre tes mains », que l'autre lui a dit : « Oui », que le premier a repris : « Veux-tu l'avouer devant untel et untel ? » et que l'autre lui a dit : « Je crains que tu ne me contraignes en justice » ; le lendemain, il lui a dit : « Donne-le-moi », et l'autre lui a dit : « Je plaisantais avec toi » : il est patour, car il a parlé sans savoir qu'il y avait des témoins et pour apaiser son créancier.
- וְאֵין טוֹעֲנִין לַמֵּסִית.Mais on ne plaide pas d'argument en faveur de l'instigateur (messit), celui qui incite autrui à l'idolâtrie.
- מֵסִית? מַאן דְּכַר שְׁמֵיהּ! חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אִם לֹא טָעַן, אֵין טוֹעֲנִין לוֹ. וּבְדִינֵי נְפָשׁוֹת, אַף עַל גַּב דְּלָא טָעַן, טוֹעֲנִין לוֹ. וְאֵין טוֹעֲנִין לַמֵּסִית.La Guemara s'étonne : L'instigateur ? Qui a mentionné son nom ? Elle répond : Il manque un passage dans la baraïta, et voici ce qu'elle enseigne : Dans une affaire d'argent, s'il n'a pas plaidé qu'il plaisantait, on ne plaide pas pour lui. Mais dans les affaires capitales, bien qu'il n'ait pas plaidé, on plaide pour lui. Mais on ne plaide pas en faveur de l'instigateur.
- מַאי שְׁנָא מֵסִית? אָמַר רַבִּי חָמָא בַּר חֲנִינָא: מִפִּירְקֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא שְׁמִיעַ לִי, שָׁאנֵי מֵסִית דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״לֹא תַחְמֹל וְלֹא תְכַסֶּה עָלָיו״.En quoi l'instigateur est-il différent ? Rabbi 'Hama bar 'Hanina a dit : Je l'ai entendu du cours de Rabbi 'Hiyya bar Abba : L'instigateur est différent, car le Miséricordieux a dit à son sujet : « Tu ne l'épargneras pas et tu ne le couvriras pas » (Deutéronome 13, 9).
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: מִנַּיִין שֶׁאֵין טוֹעֲנִין לַמֵּסִית? מִנָּחָשׁ הַקַּדְמוֹנִי. דְּאָמַר רַבִּי שִׂמְלַאי: הַרְבֵּה טְעָנוֹת הָיָה לוֹ לַנָּחָשׁ לִטְעוֹן, וְלֹא טָעַן. וּמִפְּנֵי מָה לֹא טָעַן לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא? לְפִי שֶׁלֹּא טָעַן הוּא.Rabbi Chmouel bar Na'hman a dit au nom de Rabbi Yonatan : D'où savons-nous qu'on ne plaide pas en faveur de l'instigateur ? Du serpent originel, qui a tenté 'Hava et fut le premier instigateur. Car Rabbi Simlaï a dit : Le serpent aurait eu beaucoup d'arguments à plaider, mais il n'a pas plaidé. Et pourquoi le Saint, béni soit-Il, n'a-t-Il pas plaidé pour lui ? Parce qu'il n'avait pas plaidé lui-même.
- מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר? דִּבְרֵי הָרַב וְדִבְרֵי תַּלְמִיד – דִּבְרֵי מִי שׁוֹמְעִין? דִּבְרֵי הָרַב שׁוֹמְעִין.Qu'aurait-il pu dire ? Il aurait pu dire : Entre les paroles du maître et les paroles de l'élève, lesquelles écoute-t-on ? On écoute les paroles du maître. Adam et 'Hava devaient écouter D.ieu, et non le serpent.
- אָמַר חִזְקִיָּה: מִנַּיִין שֶׁכׇּל הַמּוֹסִיף גּוֹרֵעַ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָמַר אֱלֹהִים לֹא תֹאכְלוּ מִמֶּנּוּ וְלֹא תִגְּעוּ בּוֹ״.'Hizkiya a dit : D'où savons-nous que quiconque ajoute retranche ? Car il est dit que 'Hava déclara : « D.ieu a dit : Vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas » (Genèse 3, 3). D.ieu n'avait interdit que d'en manger (Genèse 2, 17) ; c'est à cause de cet ajout qu'elle en est venue à fauter.
- רַב מְשַׁרְשְׁיָא אָמַר, מֵהָכָא: ״אַמָּתַיִם וָחֵצִי אׇרְכּוֹ״.Rav Mecharchiya a dit que le principe se déduit d'ici : « Deux coudées [amatayim] et demie sera sa longueur » (Exode 25, 10). Sans le alef initial, on lirait matayim, « deux cents » ; le alef ajouté réduit donc ce nombre à deux.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: ״עַשְׁתֵּי עֶשְׂרֵה יְרִיעֹת״.Rav Achi a dit que cela se déduit de : « Onze [achté esré] tentures » (Exode 26, 7). Sans le ayin initial, on lirait chté esré, « douze » ; le ayin ajouté réduit donc le nombre à onze.
- אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דְּאָמַר ״מְשַׁטֶּה אֲנִי בָּךְ״, אֲבָל אָמַרAbayé a dit : Concernant celui qui nie son aveu devant des témoins dissimulés, on n'a enseigné qu'il est exempt que lorsqu'il a dit : « Je plaisantais avec toi » ; mais s'il a dit :
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