Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קַתָּא דְבוּרְטְיָא.le manche d'une lance.
- אֲמַר לֵיהּ: מַאי דַּעְתָּיךְ? כְּרַבִּי מֵאִיר? רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי – הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי, וְרַבִּי יוֹסֵי הָאָמַר: הוּזַם בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – כָּשֵׁר לְדִינֵי נְפָשׁוֹת!Rav Abba bar Yaakov lui dit (à Bar 'Hama) : Quelle est ta pensée ? Tu suis Rabbi Méïr ? Pourtant, entre Rabbi Méïr et Rabbi Yossé, la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Yossé, et Rabbi Yossé n'a-t-il pas dit : s'il a été convaincu de faux en matière de droit pécuniaire, il est apte pour le droit capital ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב פַּפֵּי: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא סְתַם לַן תַּנָּא כְּרַבִּי מֵאִיר. הָכָא סְתַם לַן תַּנָּא כְּרַבִּי מֵאִיר.Rav Pappi lui dit : ces paroles ne valent que là où le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ne nous a pas enseigné de façon anonyme une Michna conforme à Rabbi Méïr. Or ici, le Tanna nous a enseigné de façon anonyme une Michna conforme à Rabbi Méïr.
- מִמַּאי? אִילֵּימָא מֵהָא דִּתְנַן: כׇּל הָרָאוּי לָדוּן דִּינֵי נְפָשׁוֹת רָאוּי לָדוּן דִּינֵי מָמוֹנוֹת. מַנִּי? אִילֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי הִיא, הָא אִיכָּא עֵד זוֹמֵם דְּמָמוֹן, דְּכָשֵׁר לְדִינֵי נְפָשׁוֹת וּפָסוּל לְדִינֵי מָמוֹנוֹת! אֶלָּא לָאו, רַבִּי מֵאִיר הִיא.D'où le sait-on ? Si l'on dit que c'est de ce que nous avons appris dans la Michna (Nida 49b) : « Quiconque est apte à juger les affaires capitales est apte à juger les affaires pécuniaires. » Selon qui est-ce ? Si l'on dit que c'est Rabbi Yossé, il y a pourtant le témoin zomèm (convaincu de faux) en matière pécuniaire, qui est apte pour le droit capital et inapte pour le droit pécuniaire ! N'est-ce donc pas Rabbi Méïr ?
- מִמַּאי? דִּילְמָא בִּפְסוּלֵי יוּחֲסִין קָאֵי!D'où le tires-tu ? Peut-être cette Michna traite-t-elle des inaptes en raison de leur ascendance, comme les convertis ou les mamzerim (enfants nés d'une union interdite), et non des inaptes en raison d'une faute !
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, סֵיפָא דְּקָתָנֵי: יֵשׁ רָאוּי לָדוּן דִּינֵי מָמוֹנוֹת וְאֵין רָאוּי לָדוּן דִּינֵי נְפָשׁוֹת, אַמַּאי אֵינוֹ רָאוּי? דְּאִיתַּזַּם בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת רָאוּי לָדוּן דִּינֵי מָמוֹנוֹת? וְהָא דִּבְרֵי הַכֹּל פָּסוּל הוּא! אֶלָּא בִּפְסוּל יוּחֲסִין קָאֵי. הָכָא נָמֵי בִּפְסוּל יוּחֲסִין קָאֵי.Car si tu ne dis pas cela, à propos de la fin de la Michna, qui enseigne : « Il en est qui sont aptes à juger les affaires pécuniaires et ne sont pas aptes à juger les affaires capitales », pourquoi n'est-il pas apte ? Serait-ce qu'il a été convaincu de faux en matière de droit capital ? Serait-il apte à juger les affaires pécuniaires ? N'est-il pas inapte de l'avis de tous ? Il s'agit donc plutôt de l'inaptitude liée à l'ascendance. Ici aussi, dans la première partie, il s'agit de l'inaptitude liée à l'ascendance.
- אֶלָּא, הָכָא קָא סָתַם לַן תְּנָא, דִּתְנַן: אֵלּוּ הֵן הַפְּסוּלִים – הַמְשַׂחֵק בְּקוּבְיָא, וּמַלְוֵי בְּרִבִּית, וּמַפְרִיחֵי יוֹנִים, וְסוֹחֲרֵי שְׁבִיעִית, וְהָעֲבָדִים. זֶה הַכְּלָל: כׇּל עֵדוּת שֶׁאֵין הָאִשָּׁה כְּשֵׁירָה לָהּ, אַף הֵן אֵין כְּשֵׁירִין לָהּ.Mais c'est ici que le Tanna nous a enseigné de façon anonyme, car nous avons appris (Roch Hachana 22a) : « Voici ceux qui sont inaptes : celui qui joue aux dés, ceux qui prêtent à intérêt, ceux qui font voler des pigeons, ceux qui font commerce des produits de la septième année, et les esclaves. Voici la règle : tout témoignage pour lequel la femme n'est pas apte, eux non plus n'y sont pas aptes. »
- מַנִּי? אִילֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי – וְהָאִיכָּא עֵדוּת בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת, שֶׁאֵין הָאִשָּׁה כְּשֵׁרָה לָהּ, וְהֵן כְּשֵׁרִין לַהּ? אֶלָּא לָאו רַבִּי מֵאִיר הִיא!Selon qui est-ce ? Si l'on dit que c'est Rabbi Yossé, il y a pourtant le témoignage en matière de droit capital, pour lequel la femme n'est pas apte alors qu'eux y sont aptes, puisqu'ils n'ont fauté qu'en matière pécuniaire ! N'est-ce donc pas Rabbi Méïr ? Cette Michna anonyme suit donc Rabbi Méïr, et la halakha est ainsi.
- קָם בַּר חָמָא, נַשְּׁקֵיהּ אַכַּרְעֵיהּ, וְקַבְּלֵיהּ לִכְרָגֵיהּ דְּכוּלֵּי שְׁנֵיהּ.L'un des témoins étant ainsi disqualifié, Bar 'Hama fut sauvé. Bar 'Hama se leva, lui embrassa les pieds et prit à sa charge son impôt pour toutes ses années.
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ הֵן הַקְּרוֹבִין: אָחִיו, וַאֲחִי אָבִיו, וַאֲחִי אִמּוֹ, וּבַעַל אֲחוֹתוֹ, וּבַעַל אֲחוֹת אָבִיו, וּבַעַל אֲחוֹת אִמּוֹ, וּבַעַל אִמּוֹ, וְחָמִיו, וְגִיסוֹ. הֵן וּבְנֵיהֶן וְחַתְנֵיהֶן, וְחוֹרְגוֹ לְבַדּוֹ.MICHNA : Et voici les proches, inaptes à témoigner et à juger : son frère, le frère de son père, le frère de sa mère, le mari de sa sœur, le mari de la sœur de son père, le mari de la sœur de sa mère, le mari de sa mère, son beau-père et son beau-frère (le mari de la sœur de sa femme). Eux, leurs fils et leurs gendres. Et son beau-fils, seul.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: זוֹ מִשְׁנַת רַבִּי עֲקִיבָא, אֲבָל מִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה – דּוֹדוֹ וּבֶן דּוֹדוֹ וְכׇל הָרָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ, וְכׇל הַקָּרוֹב לוֹ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה.Rabbi Yossé a dit : ceci est la Michna de Rabbi Akiva. Mais la première Michna disait : son oncle, le fils de son oncle, et quiconque est apte à hériter de lui, soit uniquement la parenté paternelle ; et quiconque est son proche à ce moment-là.
- הָיָה קָרוֹב וְנִתְרַחֵק, הֲרֵי זֶה כָּשֵׁר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ מֵתָה בִּתּוֹ וְיֵשׁ לוֹ בָּנִים מִמֶּנָּה, הֲרֵי זֶה קָרוֹב.S'il était un proche et s'est éloigné, par exemple un gendre dont la femme est morte, celui-ci est apte. Rabbi Yehouda dit : même si sa fille est morte, s'il (le gendre) a d'elle des enfants, celui-ci est un proche.
- הָאוֹהֵב וְהַשּׂוֹנֵא. אוֹהֵב – זֶה שׁוֹשְׁבִינוֹ. שׂוֹנֵא – כֹּל שֶׁלֹּא דִּבֵּר עִמּוֹ שְׁלֹשָׁה יָמִים בְּאֵיבָה. אָמְרוּ לוֹ: לֹא נֶחְשְׁדוּ יִשְׂרָאֵל עַל כָּךְ.Celui qui aime et celui qui hait l'une des parties sont aussi inaptes. Celui qui aime : c'est son garçon d'honneur. Celui qui hait : quiconque ne lui a pas parlé durant trois jours par inimitié. Les Sages lui dirent (à Rabbi Yehouda) : on ne soupçonne pas Israël de cela.
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״לֹא יוּמְתוּ אָבוֹת עַל בָּנִים״. מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? אִם לְלַמֵּד שֶׁלֹּא יוּמְתוּ אָבוֹת בַּעֲוֹן בָּנִים וּבָנִים בַּעֲוֹן אָבוֹת, הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר: ״אִישׁ בְּחֶטְאוֹ יוּמָתוּ״.GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Les pères ne seront pas mis à mort à cause des fils, et les fils ne seront pas mis à mort à cause des pères ; chacun sera mis à mort pour son propre péché » (Deutéronome 24, 16). Que vient enseigner le verset ? S'il s'agit d'enseigner que les pères ne seront pas mis à mort pour la faute des fils, ni les fils pour la faute des pères, il est déjà dit : « Chacun sera mis à mort pour son propre péché » !
- אֶלָּא, ״לֹא יוּמְתוּ אָבוֹת עַל בָּנִים״ – בְּעֵדוּת בָּנִים, ״וּבָנִים לֹא יוּמְתוּ עַל אָבוֹת״ – בְּעֵדוּת אָבוֹת.Mais il faut comprendre : « Les pères ne seront pas mis à mort à cause des fils » : par le témoignage des fils ; « et les fils ne seront pas mis à mort à cause des pères » : par le témoignage des pères.
- וּבָנִים בַּעֲוֹן אָבוֹת לָא? וְהָכְתִיב: ״פֹּקֵד עֲוֹן אָבוֹת עַל בָּנִים״!Et les fils ne seraient-ils pas punis pour la faute des pères ? N'est-il pas écrit : « Il fait répondre de la faute des pères sur les fils et sur les petits-fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération » (Exode 34, 7) ?
- הָתָם, כְּשֶׁאוֹחֲזִין מַעֲשֵׂה אֲבוֹתֵיהֶן בִּידֵיהֶן.Là-bas, il s'agit du cas où ils perpétuent de leurs mains les actes de leurs pères.
- כִּדְתַנְיָא: ״וְאַף בַּעֲוֹנֹת אֲבֹתָם אִתָּם יִמָּקּוּ״ – כְּשֶׁאוֹחֲזִין מַעֲשֵׂה אֲבוֹתֵיהֶם בִּידֵיהֶם. אַתָּה אוֹמֵר כְּשֶׁאוֹחֲזִין, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא כְּשֶׁאֵין אוֹחֲזִין? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אִישׁ בְּחֶטְאוֹ יוּמָתוּ״, הֲרֵי כְּשֶׁאוֹחֲזִין מַעֲשֵׂה אֲבוֹתֵיהֶן בִּידֵיהֶן.Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et aussi à cause des fautes de leurs pères, ils se consumeront avec eux » (Lévitique 26, 39) : lorsqu'ils perpétuent de leurs mains les actes de leurs pères. Toi, tu dis : lorsqu'ils les perpétuent ; mais peut-être n'est-ce que lorsqu'ils ne les perpétuent pas ? Lorsqu'il est dit : « Chacun sera mis à mort pour son propre péché », voici qu'il s'agit forcément du cas où ils perpétuent de leurs mains les actes de leurs pères.
- וְלָא? וְהָכְתִיב: ״וְכָשְׁלוּ אִישׁ בְּאָחִיו״ – אִישׁ בַּעֲוֹן אָחִיו, מְלַמֵּד שֶׁכּוּלָּן עֲרֵבִים זֶה בָּזֶה.Et non ? N'est-il pas écrit : « Ils trébucheront l'un sur l'autre » (Lévitique 26, 37) : l'un à cause de la faute de l'autre, ce qui enseigne que tous sont garants les uns des autres ?
- הָתָם, שֶׁהָיָה בְּיָדָם לִמְחוֹת וְלֹא מִיחוּ.Là-bas, il s'agit du cas où il était en leur pouvoir de protester et où ils n'ont pas protesté : ils sont punis pour cette abstention.
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