Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָמַר רַב דִּימִי בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף: כְּגוֹן דְּקַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ בְּחַד.Et Rav Dimi, fils de Rav Na'hman, fils de Rav Yossef, a dit : Il s'agit du cas où le plaideur l'a accepté sur lui comme l'un des juges, aux côtés de deux juges aptes. Pourquoi donc répéter ici la même divergence que dans l'autre Michna (enseignement tannaïtique) ?
- צְרִיכָא, דְּאִי תְּנָא ״אַבָּא״ וְ״אָבִיךְ״ – בְּהָא קָאָמְרִי רַבָּנַן דְּלָא מָצֵי הָדַר בֵּיהּ, מִשּׁוּם דְּאַבָּא וְאָבִיךְ חֲזוּ לְעָלְמָא. אֲבָל חַד כְּבֵי תְרֵי, דִּלְעָלְמָא לָא חֲזֵי – אֵימָא: מוֹדוּ לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר.Réponse : C'est nécessaire. Car si la Michna avait enseigné seulement « mon père » et « ton père », on aurait pu penser que c'est dans ce cas que les Sages disent qu'il ne peut pas se rétracter, parce que mon père et ton père sont aptes pour le reste du monde. Mais s'il accepte un seul témoin comme deux, qui n'est pas apte pour le reste du monde, dis qu'ils admettent l'avis de Rabbi Méïr : il peut se rétracter.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל בְּהַהִיא – אֵימָא מוֹדוּ לְהוּ לְרַבָּנַן. צְרִיכָא.Et si elle nous avait appris seulement ce cas-ci, on aurait pu penser que c'est dans ce cas que Rabbi Méïr le dit, mais dans l'autre cas, celui du père, dis qu'il admet l'avis des Sages. C'est donc nécessaire d'enseigner les deux.
- הָא מִדְּקָתָנֵי רֵישָׁא ״דַּיָּינוֹ״, וְסֵיפָא ״עֵדָיו״ – אַלְמָא דַּוְקָא קָתָנֵי.La Guemara (discussion des Amoraïm) objecte à l'explication de Rech Lakich : Mais puisque le début enseigne « son juge », au singulier, et la suite « ses témoins », au pluriel, il en ressort qu'elle enseigne cela précisément ; il ne faut donc pas corriger en « son témoin ».
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בְּבָא הוּא וְאַחֵר לְפוֹסְלָן.Rabbi Elazar a dit : Il s'agit du cas où lui-même et un autre viennent les récuser : le plaideur et une autre personne attestent que les témoins sont inaptes.
- כֹּל כְּמִינֵּיהּ? נוֹגֵעַ בְּעֵדוּתוֹ הוּא!La Guemara demande : Est-ce en son pouvoir ? Il est intéressé par son témoignage !
- אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: כְּגוֹן שֶׁקָּרָא עָלָיו עַרְעָר.Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : Il s'agit du cas où il a soulevé contre lui une contestation.
- עַרְעָר דְּמַאי? אִילֵּימָא עַרְעָר דְּגַזְלָנוּתָא, כֹּל כְּמִינֵּיהּ? נוֹגֵעַ בְּעֵדוּתוֹ הוּא!La Guemara demande : Une contestation de quoi ? Si l'on dit une contestation pour vol, est-ce en son pouvoir ? Il est intéressé par son témoignage !
- אֶלָּא: עַרְעָר דִּפְגַם מִשְׁפָּחָה. רַבִּי מֵאִיר סָבַר: הָנֵי אַמִּשְׁפָּחָה קָמַסְהֲדִי, וְאִיהוּ מִמֵּילָא קָפָסֵיל. וְרַבָּנַן סָבְרִי: סוֹף סוֹף נוֹגֵעַ בְּעֵדוּתוֹ הוּא.Plutôt, il s'agit d'une contestation pour tare familiale : il atteste que le témoin descend d'une famille d'esclaves. Rabbi Méïr estime : Ceux-ci témoignent sur la famille, et lui se trouve disqualifié de lui-même ; le plaideur n'est donc pas considéré comme intéressé. Et les Sages estiment : En fin de compte, il est intéressé par son témoignage.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַחֲלוֹקֶת בִּשְׁתֵּי כִּיתֵּי עֵדִים.Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) porte sur le cas de deux groupes de témoins : le plaideur a annoncé deux groupes de témoins, et l'adversaire affirme que le premier est inapte. Il n'est pas forcément intéressé, puisqu'il reste un autre groupe.
- דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: צָרִיךְ לְבָרֵר, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵינוֹ צָרִיךְ לְבָרֵר. אֲבָל בְּכַת אַחַת – דִּבְרֵי הַכֹּל אֵין יָכוֹל לְפוֹסְלָן.Car Rabbi Méïr estime : Il doit établir ses dires et produire aussi l'autre groupe ; l'adversaire peut donc récuser le premier. Et les Sages estiment : Il n'a pas à établir ses dires ; il risque de s'en tenir au premier groupe, et son adversaire est donc intéressé. Mais pour un seul groupe, de l'avis de tous, il ne peut pas les récuser.
- אָמְרוּ לְפָנָיו רַב אַמֵּי וְרַב אַסִּי: אֵין שָׁם אֶלָּא כַּת אַחַת, מַהוּ?Rav Ami et Rav Assi ont dit devant lui : S'il n'y a là qu'un seul groupe, qu'en est-il ?
- אֵין שָׁם אֶלָּא כַּת אַחַת? וְהָאָמְרַתְּ: אֲבָל בְּכַת אַחַת דִּבְרֵי הַכֹּל אֵין יָכוֹל לְפוֹסְלָן! אֶלָּא, נִמְצֵאת כַּת שְׁנִיָּה קְרוֹבִין אוֹ פְסוּלִין – מַהוּ?La Guemara s'étonne : S'il n'y a là qu'un seul groupe ? Mais tu as dit : Pour un seul groupe, de l'avis de tous, il ne peut pas les récuser ! Plutôt, la question est celle-ci : si le second groupe se révèle formé de parents ou d'inaptes, qu'en est-il ? Le premier groupe, déjà récusé, reste-t-il récusé ?
- אָמַר לָהֶן: כְּבָר הֵעִידוּ עֵדִים הָרִאשׁוֹנִים. אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב אָשֵׁי: כְּבָר הֵעִידוּ עֵדִים הָרִאשׁוֹנִים.Rabbi Yo'hanan leur a dit : Les premiers témoins – le plaideur et celui qui s'est joint à lui pour récuser – ont déjà témoigné : leur témoignage, valable au moment où il a été donné, ne s'annule pas. Certains disent : Rav Achi a dit : Les premiers témoins ont déjà témoigné.
- נֵימָא, בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל קָמִיפַּלְגִי?La Guemara propose : Disons qu'ils divergent sur la machlokèt entre Rabbi Yehouda HaNassi et Rabban Chimon ben Gamliel ?
- דְּתַנְיָא: הַבָּא לִידּוֹן בִּשְׁטָר וּבַחֲזָקָה, נִידּוֹן בִּשְׁטָר – דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נִידּוֹן בַּחֲזָקָה.Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui vient être jugé avec un acte et avec une 'hazaka (possession prolongée pendant trois ans, valant preuve de propriété), est jugé sur l'acte ; telles sont les paroles de Rabbi. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Il est jugé sur la 'hazaka.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: בַּחֲזָקָה וְלֹא בִּשְׁטָר? אֶלָּא אֵימָא: אַף בַּחֲזָקָה.Et nous en avons discuté : Sur la 'hazaka et non sur l'acte ? Plutôt, dis : Même sur la 'hazaka : l'une ou l'autre preuve suffit.
- וְקַיְימָא לַן, דִּבְצָרִיךְ לְבָרֵר פְּלִיגִי.Et nous avons établi qu'ils divergent sur la question de savoir s'il doit établir ses dires. Il semble donc que cette machlokèt soit la même que celle de la Michna.
- לָא. אַלִּיבָּא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי. כִּי פְּלִיגִי, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי. דְּרַבִּי מֵאִיר כְּרַבִּי.La Guemara rejette cela : Non. Selon Rabban Chimon ben Gamliel, tout le monde est d'accord qu'il n'a pas à établir ses dires. Là où ils divergent, c'est selon Rabbi : Rabbi Méïr est de l'avis de Rabbi.
- וְרַבָּנַן אָמְרִי לָךְ: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי הָתָם אֶלָּא בַּחֲזָקָה, דְּמִכֹּחַ שְׁטָרָא קָאָתֵי. אֲבָל הָכָא, דְּהָנֵי עֵדִים לָאו מִכֹּחַ עֵדִים אַחֲרִינֵי קָאָתוּ, אֲפִילּוּ רַבִּי מוֹדֶה דְּאֵין צָרִיךְ לְבָרֵר.Et les Sages te diront : Rabbi ne l'a dit là-bas que pour la 'hazaka, qui vient de la force de l'acte. Mais ici, où ces témoins ne viennent pas de la force des autres témoins, même Rabbi admet qu'il n'a pas à établir ses dires.
- כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רֵישָׁאQuand Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : Le début de la Michna, où il est dit qu'on peut récuser un juge,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.