Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ דִּינֵי מָמוֹנוֹת בִּשְׁלֹשָׁה. זֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד, וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד, וּשְׁנֵיהֶן בּוֹרְרִין לָהֶן עוֹד אֶחָד, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: שְׁנֵי דַיָּינִין בּוֹרְרִין לָהֶן עוֹד אֶחָד.Michna (enseignement des Tannaïm, les Sages de la première époque, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Les litiges d'argent sont jugés par trois juges, que l'on désigne ainsi : celui-ci – l'un des plaideurs – choisit pour lui un juge, et celui-là – l'autre plaideur – choisit pour lui un juge, et les deux plaideurs choisissent pour eux encore un juge ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : les deux juges déjà choisis choisissent pour eux encore un juge.
- זֶה פּוֹסֵל דַּיָּינוֹ שֶׁל זֶה, וְזֶה פּוֹסֵל דַּיָּינוֹ שֶׁל זֶה – דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁמֵּבִיא עֲלֵיהֶן רְאָיָה שֶׁהֵן קְרוֹבִין אוֹ פְּסוּלִין. אֲבָל אִם הָיוּ כְּשֵׁרִין אוֹ מוּמְחִין מִפִּי בֵּית דִּין – אֵינוֹ יָכוֹל לְפוֹסְלָן.Celui-ci peut récuser le juge de celui-là, et celui-là peut récuser le juge de celui-ci ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Quand l'un des plaideurs peut-il récuser les juges ? Lorsqu'il apporte à leur sujet la preuve qu'ils sont parents de l'un des plaideurs ou entre eux, ou qu'ils sont inaptes à juger pour une autre raison. Mais s'ils sont aptes, ou s'ils sont experts reconnus par le tribunal, il ne peut pas les récuser.
- זֶה פּוֹסֵל עֵדָיו שֶׁל זֶה, וְזֶה פּוֹסֵל עֵדָיו שֶׁל זֶה. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁמֵּבִיא עֲלֵיהֶן רְאָיָה שֶׁהֵן קְרוֹבִין אוֹ פְּסוּלִין, אֲבָל אִם הָיוּ כְּשֵׁרִין – אֵינוֹ יָכוֹל לְפוֹסְלָן.Celui-ci peut récuser les témoins de celui-là, et celui-là peut récuser les témoins de celui-ci ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Quand le peut-il ? Lorsqu'il apporte à leur sujet la preuve qu'ils sont parents de l'un des plaideurs ou entre eux, ou qu'ils sont inaptes à témoigner pour une autre raison. Mais s'ils sont aptes, il ne peut pas les récuser.
- גְּמָ׳ מַאי ״זֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד״? בִּתְלָתָא סַגִּי!Guemara (discussion des Amoraïm, les Sages de l'époque suivante, sur la Michna) : La Guemara comprend d'abord que chaque plaideur choisit un tribunal de trois juges et que les deux tribunaux en choisissent ensemble un autre, soit neuf juges. Elle demande : Que signifie « celui-ci choisit pour lui un tribunal et celui-là choisit pour lui un tribunal » ? Avec trois juges, cela suffit !
- הָכִי קָאָמַר: כְּשֶׁזֶּה בּוֹרֵר לוֹ בֵּית דִּין אֶחָד, וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ בֵּית דִּין אֶחָד, שְׁנֵיהֶן בּוֹרְרִין לָהֶן עוֹד אֶחָד.Réponse : Voici ce qu'elle veut dire : Lorsque celui-ci choisit pour lui un tribunal de trois juges devant lequel il veut être jugé, et que celui-là choisit pour lui un autre tribunal, car il refuse celui qu'a proposé le premier, alors les deux choisissent pour eux encore un tribunal : ils doivent s'entendre sur le tribunal qui les jugera.
- וַאֲפִילּוּ לֹוֶה מָצֵי מְעַכֵּב? וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מַלְוֶה, אֲבָל לֹוֶה כּוֹפִין אוֹתוֹ וְדָן בְּעִירוֹ.La Guemara demande : Mais même un débiteur peut-il s'y opposer et refuser le tribunal ? Or Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : On n'a enseigné ce droit de refuser le tribunal que pour le créancier, qui peut exiger d'être jugé par un tribunal plus éminent ; mais le débiteur, on le contraint, et il est jugé dans sa ville, devant le tribunal local ?
- כִּדְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁבְּסוּרְיָא שָׁנוּ. הָכָא נָמֵי, בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁבְּסוּרְיָא שָׁנוּ. אֲבָל מוּמְחִין – לָא.Réponse : C'est comme l'a dit Rabbi Yo'hanan à propos d'un autre sujet : c'est des arkaot (tribunaux de profanes) de Syrie qu'on a enseigné cela. Ici aussi, c'est des arkaot de Syrie qu'on a enseigné la halakha (la règle) de la Michna : même le débiteur peut les refuser, car ils ne sont pas compétents. Mais des juges experts, non : il ne peut pas les refuser.
- רַב פָּפָּא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא מוּמְחִין, כְּגוֹן בֵּי דִינָא דְּרַב הוּנָא וּדְרַב חִסְדָּא, דְּקָאָמַר לֵיהּ: מִי קָא מַטְרַחְנָא לָךְ?Rav Pappa a dit : Tu peux même dire que la Michna parle de juges experts d'une même ville, comme le tribunal de Rav Houna et celui de Rav 'Hisda : car le plaideur peut lui dire : Est-ce que je te dérange en te demandant d'aller à l'autre tribunal ?
- תְּנַן: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, שְׁנֵי דַיָּינִין בּוֹרְרִין לָהֶן עוֹד אֶחָד. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כִּדְקָאָמְרִינַן בֵּית דִּין – בֵּית דִּין בָּתַר דְּפָסְלִי לְהוּ, אָזְלוּ וּבָרְרוּ לְהוּ בֵּי דִינָא אַחֲרִינֵי?La Guemara objecte : Nous avons appris dans la Michna : Et les Sages disent : les deux juges choisissent pour eux encore un juge. Or, s'il te vient à l'esprit d'expliquer comme nous l'avons dit qu'il s'agit de tribunaux entiers, comment comprendre cela ? Des tribunaux, après qu'on les a récusés, iraient-ils choisir pour eux un autre tribunal ?
- וְעוֹד, מַאי ״זֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ אֶחָד״?De plus, que signifie « celui-ci choisit pour lui un tribunal et celui-là choisit pour lui un tribunal », comme s'il s'agissait de la procédure normale ?
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: כְּשֶׁזֶּה בּוֹרֵר לוֹ דַּיָּין אֶחָד, וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ דַּיָּין אֶחָד, שְׁנֵיהֶן בּוֹרְרִין לָהֶן עוֹד אֶחָד.Plutôt, voici ce qu'elle veut dire : Lorsque celui-ci choisit pour lui un juge et que celui-là choisit pour lui un juge, les deux choisissent pour eux encore un juge, et l'affaire est jugée par ces trois juges.
- מַאי שְׁנָא דְּעָבְדִי הָכִי? אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא: מִתּוֹךְ שֶׁזֶּה בּוֹרֵר לוֹ דַּיָּין אֶחָד, וְזֶה בּוֹרֵר לוֹ דַּיָּין אֶחָד, וּשְׁנֵיהֶן בּוֹרְרִין לָהֶן עוֹד אֶחָד – יֵצֵא הַדִּין לַאֲמִיתּוֹ.La Guemara demande : En quoi est-ce différent, pour qu'on procède ainsi ? Les Sages ont dit en Occident, c'est-à-dire en Erets Israël, au nom de Rabbi Zeira : Du fait que celui-ci choisit pour lui un juge, que celui-là choisit pour lui un juge et que les deux choisissent pour eux encore un juge, le jugement sortira conforme à sa vérité : chacun acceptera le verdict, sachant qu'il a lui-même choisi l'un des juges.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים כּוּ׳. נֵימָא בִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב קָמִיפַּלְגִי?La Michna enseigne : Et les Sages disent, etc. que les deux juges choisissent le troisième. La Guemara propose : Disons qu'ils divergent sur l'enseignement que Rav Yehouda a rapporté au nom de Rav.
- דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֵין הָעֵדִים חוֹתְמִין עַל הַשְּׁטָר אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדְעִין מִי חוֹתֵם עִמָּהֶן. רַבִּי מֵאִיר לֵית לֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְרַבָּנַן אִית לְהוּ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב.Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Les témoins ne signent sur un acte que s'ils savent qui signe avec eux. Selon cette proposition, Rabbi Méïr n'admet pas l'enseignement de Rav Yehouda au nom de Rav : les plaideurs peuvent donc choisir le troisième juge, sans que les deux premiers aient à le connaître ; et les Sages admettent l'enseignement de Rav Yehouda au nom de Rav : les juges doivent donc choisir eux-mêmes leur collègue.
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְדַעַת הַדַּיָּינִין – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּבָעֵינַן. כִּי פְּלִיגִי – דַּעַת בַּעֲלֵי דִינִין: רַבִּי מֵאִיר סָבַר דַּעַת בַּעֲלֵי דִינִין נָמֵי בָּעֵינַן, וְרַבָּנַן סָבְרִי דַּעַת הַדַּיָּינִין בָּעֵינַן, דַּעַת בַּעֲלֵי דִינִין לָא בָּעֵינַן.La Guemara rejette cela : Non, tout le monde admet l'enseignement de Rav Yehouda au nom de Rav, et quant à l'accord des juges, tout le monde est d'accord qu'il nous le faut. Là où ils divergent, c'est sur l'accord des plaideurs : Rabbi Méïr estime qu'il nous faut aussi l'accord des plaideurs, et les Sages estiment qu'il nous faut l'accord des juges, mais que l'accord des plaideurs ne nous est pas nécessaire.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אֵין הָעֵדִים חוֹתְמִין עַל הַשְּׁטָר כּוּ׳. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כָּךְ הָיוּ נְקִיֵּי הַדַּעַת שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם עוֹשִׂין – לֹא הָיוּ חוֹתְמִין עַל הַשְּׁטָר אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדְעִין מִי חוֹתֵם עִמָּהֶן, וְלֹא הָיוּ יוֹשְׁבִין בְּדִין אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדְעִין מִי יוֹשֵׁב עִמָּהֶן, וְלֹא הָיוּ נִכְנָסִין בִּסְעוּדָה אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדְעִין מִי מֵסֵב עִמָּהֶן.Revenons au sujet lui-même. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Les témoins ne signent sur un acte, etc. que s'ils savent qui signe avec eux. Il a été enseigné de même dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Ainsi faisaient les gens à l'esprit délicat de Jérusalem : ils ne signaient sur un acte que s'ils savaient qui signait avec eux, ils ne siégeaient en jugement que s'ils savaient qui siégeait avec eux, et ils n'entraient à un repas que s'ils savaient qui était attablé avec eux.
- זֶה פּוֹסֵל דַּיָּינוֹ כּוּ׳. כֹּל כְּמִינֵּיהּ דְּפָסֵיל דַּיָּינֵי?La Michna enseigne : Celui-ci peut récuser le juge, etc. de celui-là. La Guemara demande : Est-ce en son pouvoir de récuser des juges ?
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁבְּסוּרְיָא שָׁנוּ, אֲבָל מוּמְחִים – לֹא.Rabbi Yo'hanan a dit : C'est des arkaot de Syrie qu'on a enseigné cela ; mais des juges experts, non : ceux-là, on ne peut pas les récuser.
- הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁמֵּבִיא רְאָיָה שֶׁהֵן קְרוֹבִין אוֹ פְּסוּלִין. אֲבָל אִם הָיוּ כְּשֵׁרִין, אוֹ מוּמְחִין מִפִּי בֵּית דִּין – אֵינוֹ יָכוֹל לְפוֹסְלָן, מִכְּלָל דְּרַבִּי מֵאִיר מוּמְחִין נָמֵי קָאָמַר!La Guemara objecte : Mais puisqu'il est enseigné dans la suite : Et les Sages disent : Quand le peut-il ? Lorsqu'il apporte la preuve qu'ils sont parents ou inaptes ; mais s'ils sont aptes, ou experts reconnus par le tribunal, il ne peut pas les récuser, on en déduit que Rabbi Méïr parle aussi de juges experts !
- הָכִי קָאָמַר: אֲבָל אִם הָיוּ כְּשֵׁרִין, נַעֲשׂוּ כְּמוּמְחִין מִפִּי בֵּית דִּין, וְאֵינוֹ יָכוֹל לְפוֹסְלָן.Réponse : Voici ce qu'elle veut dire : Mais s'ils sont aptes, ils deviennent comme des experts reconnus par le tribunal, et il ne peut pas les récuser.
- תָּא שְׁמַע: אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר, לֹא כׇּל הֵימֶנּוּ שֶׁפּוֹסֵל דַּיָּין שֶׁמּוּמְחֶה לְרַבִּים.La Guemara objecte : Viens et entends une baraïta : Ils ont dit à Rabbi Méïr : Il n'est pas en son pouvoir de récuser un juge qui est un expert pour le public. Il en ressort que Rabbi Méïr parle bien d'experts.
- אֵימָא: לֹא כׇּל הֵימֶנּוּ שֶׁפּוֹסֵל דַּיָּין שֶׁהִמְחוּהוּ רַבִּים עֲלֵיהֶם.Réponse : Dis plutôt : Il n'est pas en son pouvoir de récuser un juge que le public a accepté comme expert sur lui ; il s'agit donc d'un juge choisi par le public, sans être véritablement expert.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: לְעוֹלָם פּוֹסֵל וְהוֹלֵךְ, עַד שֶׁיְּקַבֵּל עָלָיו בֵּית דִּין שֶׁמּוּמְחֶה לְרַבִּים. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Il a été enseigné de même dans une autre baraïta : Un plaideur peut sans cesse continuer de récuser les juges choisis par l'autre, jusqu'à ce que celui-ci accepte un tribunal qui est expert pour le public ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Ainsi, Rabbi Méïr admet qu'on ne peut pas récuser un tribunal d'experts.
- וְהָא עֵדִים כְּמוּמְחִין דָּמֵי? וְאָמַר רַבִּי מֵאִיר: זֶה פּוֹסֵל עֵדָיו שֶׁל זֶה, וְזֶה פּוֹסֵל עֵדָיו שֶׁל זֶה.La Guemara demande : Mais les témoins ne sont-ils pas comme des experts, puisqu'ils ne dépendent pas de l'accord des plaideurs ? Et pourtant Rabbi Méïr a dit : Celui-ci peut récuser les témoins de celui-là, et celui-là peut récuser les témoins de celui-ci !
- הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: פֶּה קָדוֹשׁ יֹאמַר דָּבָר זֶה? תְּנִי: ״עֵדוֹ״.Réponse : Il a été dit à ce sujet : Rech Lakich a dit : Une bouche sainte – celle de Rabbi Méïr – dirait-elle une telle chose ? Corrige et enseigne : « son témoin », au singulier : on ne peut récuser qu'un témoin unique.
- עֵדוֹ לְמַאי? אִילֵימָא לְמָמוֹן, רַחֲמָנָא פַּסְלֵיהּ! אִי לִשְׁבוּעָה, הֵימוֹנֵי מְהֵימַן כְּבֵי תְּרֵי!La Guemara demande : Son témoin unique, pour quoi témoigne-t-il ? Si l'on dit que c'est pour de l'argent, le Miséricordieux l'a déjà disqualifié, car la Torah n'admet pas un seul témoin pour condamner à payer ! Si c'est pour imposer un serment, il est cru comme deux témoins, et le plaideur ne peut pas s'y soustraire !
- לְעוֹלָם לְמָמוֹן. לָא צְרִיכָא, דְּקַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ כְּבֵי תְרֵי.Réponse : En vérité, c'est pour de l'argent. Ce n'est nécessaire que dans le cas où le plaideur l'a accepté sur lui comme deux témoins, puis veut se rétracter : selon Rabbi Méïr, il le peut.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן: דְּמָצֵי הָדַר בֵּיהּ? תְּנֵינָא: אָמַר לוֹ ״נֶאֱמָן עָלַי אַבָּא״, ״נֶאֱמָן עָלַי אָבִיךָ״, ״נֶאֱמָנִין עָלַי שְׁלֹשָׁה רוֹעֵי בָּקָר״ – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ.La Guemara demande : Que nous apprend-il donc : qu'il peut se rétracter ? Nous l'avons déjà appris dans une Michna (24a) : S'il lui a dit : « Mon père est digne de confiance pour moi », « Ton père est digne de confiance pour moi », « Trois bouviers sont dignes de confiance pour moi » – qu'ils jugent mon affaire –, Rabbi Méïr dit : Il peut se rétracter ; et les Sages disent : Il ne peut pas se rétracter.
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