Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵין עֲשֵׂה דּוֹחֶה לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה. אֶלָּא מִן הָאֵירוּסִין אַמַּאי? יָבֹא עֲשֵׂה וְיִדְחֶה לֹא תַעֲשֶׂה!et il est établi qu'une mitsva positive (un commandement) ne repousse pas à la fois un interdit et une mitsva positive. Mais quant à la règle selon laquelle le Cohen Gadol (Grand Prêtre) n'accomplit pas le lévirat avec une veuve depuis les fiançailles, pourquoi cela ? Que la mitsva positive du lévirat vienne et repousse l'interdit !
- גְּזֵירָה בִּיאָה רִאשׁוֹנָה, אַטּוּ בִּיאָה שְׁנִיָּה.La Guemara répond : c'est un décret des Sages : le premier rapport a été interdit à cause du second rapport. En effet, le premier rapport accomplit la mitsva du lévirat et repousserait l'interdit, mais un rapport ultérieur n'accomplit plus de mitsva et ne le repousse pas.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אִם קָדְמוּ וּבָעֲלוּ בִּיאָה רִאשׁוֹנָה – קָנוּ, וְאָסוּר לְקַיְּימָן בְּבִיאָה שְׁנִיָּה.La Guemara remarque : il a été enseigné également ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : s'ils sont passés outre et ont eu un premier rapport avec la veuve qui leur est interdite, ils l'ont acquise pour épouse, mais il est interdit de la garder pour un second rapport.
- מֵת לוֹ מֵת כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּמִן הַמִּקְדָּשׁ לֹא יֵצֵא״ – לֹא יֵצֵא עִמָּהֶן, אֲבָל יוֹצֵא הוּא אַחֲרֵיהֶן. כֵּיצַד? הֵן נִכְסִין וְהוּא נִגְלֶה, הֵן נִיגְלִין וְהוּא נִכְסֶה.La Michna a enseigné au sujet du Cohen Gadol : si un proche à lui meurt, etc., il ne suit pas le cercueil. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : le verset qui dit du Cohen Gadol : « Et du Sanctuaire il ne sortira pas » (Lévitique 21, 12) signifie : il ne sortira pas avec eux, ceux qui escortent le mort, mais il sort derrière eux. Comment cela ? Eux se dérobent à la vue en tournant dans une autre rue et lui apparaît dans la rue qu'ils ont quittée ; eux apparaissent et lui se dérobe à la vue.
- וְיוֹצֵא עַד פֶּתַח כּוּ׳. שַׁפִּיר קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה.La Michna a enseigné, selon Rabbi Méïr : et il sort jusqu'à l'entrée de la ville, etc., alors que selon Rabbi Yehouda il ne quitte pas du tout le Sanctuaire. La Guemara remarque : Rabbi Yehouda parle bien, car sa position s'accorde avec le sens simple du verset « Et du Sanctuaire il ne sortira pas ».
- אָמַר לָךְ רַבִּי מֵאִיר: אִי הָכִי, לְבֵיתוֹ נָמֵי לָא! אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: ״מִן הַמִּקְדָּשׁ לֹא יֵצֵא״ – מִקְּדוּשָּׁתוֹ לֹא יֵצֵא. וְכֵיוָן דְּאִית לֵיהּ הֶכֵּירָא, לָא אָתֵי לְמִינְגַּע.La Guemara répond : Rabbi Méïr te dira : s'il en est ainsi, si l'on prend le verset à la lettre, vers sa maison non plus il ne devrait pas sortir ! Mais voici ce que le verset veut dire : « Et du Sanctuaire [hamikdach] il ne sortira pas » signifie : de sa sainteté [mikedouchato] il ne sortira pas, en devenant impur. Et puisqu'il a un signe distinctif, ne marchant pas avec le cortège, il n'en viendra pas à toucher le cercueil.
- וְרַבִּי יְהוּדָה: אַגַּב מְרָרֵיהּ, דִּילְמָא מִקְּרֵי וְאָתֵי וְנָגַע.Et Rabbi Yehouda, que répond-il ? Il craint que, sous l'effet de son amertume due à la mort de son proche, peut-être il lui arrive de venir et de toucher le cercueil.
- כְּשֶׁהוּא מְנַחֵם. תָּנוּ רַבָּנַן: כְּשֶׁהוּא עוֹבֵר בַּשּׁוּרָה לְנַחֵם אֶת אֲחֵרִים – סְגָן וּמָשׁוּחַ שֶׁעָבַר בִּימִינוֹ, וְרֹאשׁ בֵּית אָב וַאֲבֵלִים וְכׇל הָעָם מִשְּׂמֹאלוֹ. וּכְשֶׁהוּא עוֹמֵד בַּשּׁוּרָה וּמִתְנַחֵם מֵאֲחֵרִים – סְגָן מִימִינוֹ, וְרֹאשׁ בֵּית אָב וְכׇל הָעָם מִשְּׂמֹאלוֹ.La Michna a enseigné : lorsqu'il console d'autres endeuillés, tout le peuple passe l'un après l'autre et le préposé se tient entre lui et le peuple. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : lorsqu'il passe dans la rangée pour consoler d'autres personnes, le Segan (l'adjoint du Cohen Gadol) et l'ancien oint, le Cohen Gadol qui a officié à titre temporaire puis s'est retiré, sont à sa droite, et le chef de la maison paternelle, chef de la famille sacerdotale de service ce jour-là au Temple, ainsi que les endeuillés et tout le peuple sont à sa gauche. Et lorsqu'il se tient dans la rangée et qu'il est consolé par d'autres, le Segan est à sa droite, et le chef de la maison paternelle et tout le peuple sont à sa gauche.
- אֲבָל מָשׁוּחַ שֶׁעָבַר לָא אָתֵי גַּבֵּיהּ. מַאי טַעְמָא? חָלְשָׁא דַּעְתֵּיהּ. סָבַר: קָא חָדֵי בִּי. אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁמַע מִינַּהּ מֵהָא מַתְנִיתָא תְּלָת. שְׁמַע מִינַּהּ: הַיְינוּ סְגַן הַיְינוּ מְמוּנֶּה, וּשְׁמַע מִינַּהּ: אֲבֵלִים עוֹמְדִין וְכׇל הָעָם עוֹבְרִין, וּשְׁמַע מִינַּהּ: אֲבֵלִים לִשְׂמֹאל הַמְנַחֲמִין הֵן עוֹמְדִין.La Guemara en déduit : mais l'ancien oint ne vient pas auprès de lui lorsqu'il est endeuillé. Pour quelle raison ? Le Cohen Gadol serait affligé, car il penserait : « Il se réjouit de mon malheur. » Rav Pappa a dit : déduis-en, de cette baraïta, trois enseignements. Déduis-en que le Segan est le même que le préposé dont parle la Michna ; et déduis-en que les endeuillés se tiennent debout et que tout le peuple passe devant eux pour les consoler ; et déduis-en que les endeuillés se tiennent à la gauche des consolateurs.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אֲבֵלִים עוֹמְדִין, וְכׇל הָעָם עוֹבְרִין. וְהָיוּ שְׁתֵּי מִשְׁפָּחוֹת בִּירוּשָׁלַיִם מִתְגָּרוֹת זוֹ בָּזוֹ, זֹאת אוֹמֶרֶת: ״אֲנִי עוֹבֶרֶת תְּחִלָּה״, וְזֹאת אוֹמֶרֶת: ״אֲנִי עוֹבֶרֶת תְּחִלָּה״. הִתְקִינוּ שֶׁיְּהֵא הָעָם עוֹמְדִין וַאֲבֵלִים עוֹבְרִין.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : autrefois, les endeuillés se tenaient debout et tout le peuple passait devant eux. Et il y avait à Jérusalem deux familles qui se querellaient l'une avec l'autre, celle-ci disant : « C'est moi qui passe la première », car elle s'estimait plus éminente, et celle-là disant : « C'est moi qui passe la première. » Aussi institua-t-on que le peuple se tienne debout et que les endeuillés passent devant lui.
- (חָזַר, וְהָלַךְ, וְסִיפֵּר. סִימָן).(A rétabli, et marcher, et converser : moyen mnémotechnique des enseignements qui suivent.)
- אָמַר רָמֵי בַּר אַבָּא: הֶחְזִיר רַבִּי יוֹסֵי אֶת הַדָּבָר לְיוֹשְׁנוֹ בְּצִיפּוֹרִי, שֶׁיִּהְיוּ אֲבֵלִים עוֹמְדִין וְכׇל הָעָם עוֹבְרִין. וְאָמַר רָמֵי בַּר אַבָּא: הִתְקִין רַבִּי יוֹסֵי בְּצִיפּוֹרִי שֶׁלֹּא תְּהֵא אִשָּׁה מְהַלֶּכֶת בַּשּׁוּק וּבְנָהּ אַחֲרֶיהָ, מִשּׁוּם מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה. וְאָמַר רָמֵי בַּר אַבָּא: הִתְקִין רַבִּי יוֹסֵי בְּצִיפּוֹרִי שֶׁיִּהְיוּ נָשִׁים מְסַפְּרוֹת בְּבֵית הַכִּסֵּא, מִשּׁוּם יִיחוּד.Rami bar Abba a dit : Rabbi Yossé rétablit la chose dans son ancien usage à Tsippori, sa ville : que les endeuillés se tiennent debout et que tout le peuple passe. Et Rami bar Abba a dit : Rabbi Yossé institua à Tsippori qu'une femme ne marche pas sur la place du marché avec son fils derrière elle, mais qu'il marche devant elle, à cause d'un événement qui s'est produit : des débauchés enlevèrent l'enfant et abusèrent de la mère venue le chercher. Et Rami bar Abba a dit : Rabbi Yossé institua à Tsippori que les femmes conversent aux lieux d'aisance, à cause de l'isolement interdit avec un homme : les lieux d'aisance étant hors de la ville, un homme qui n'y entendrait aucun bruit pourrait y entrer et s'isoler avec une femme.
- אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא בַּר עוּת: שְׁאֵילִית אֶת רַבִּי יֹאשִׁיָּה רַבָּה בְּבֵית עָלְמִין דְּהוּצָל, וְאָמַר לִי: אֵין שׁוּרָה פְּחוּתָה מֵעֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם, וְאֵין אֲבֵלִים מִן הַמִּנְיָן. בֵּין שֶׁאֲבֵלִים עוֹמְדִין וְכׇל הָעָם עוֹבְרִין, בֵּין שֶׁאֲבֵלִים עוֹבְרִין וְכׇל הָעָם עוֹמְדִין.Rav Menachya bar Out a dit : j'ai interrogé Rabbi Yochiya le Grand au cimetière de Houtsal, et il m'a dit : il n'y a pas de rangée de consolation de moins de dix personnes, et les endeuillés ne comptent pas dans le nombre, cela aussi bien lorsque les endeuillés se tiennent debout et que tout le peuple passe, que lorsque les endeuillés passent et que tout le peuple se tient debout.
- כְּשֶׁהוּא מִתְנַחֵם כּוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: כִּי מְנַחֵם הוּא אַחֲרִינֵי, הֵיכִי אָמַר לְהוּ? תָּא שְׁמַע: וְהוּא אוֹמֵר תִּתְנַחֲמוּ. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כִּי מְנַחֲמִי אַחֲרִינֵי לְדִידֵיהּ, אָמַר לְהוּ אִיהוּ תִּתְנַחֲמוּ? נְחָשָׁא קָא רָמֵי לְהוּ! אֶלָּא, כִּי מְנַחֵם לְאַחֲרִינֵי אֲמַר לְהוּ תִּתְנַחֲמוּ. שְׁמַע מִינַּהּ.La Michna a enseigné : lorsqu'il est consolé, etc., tout le peuple lui dit : « Nous sommes ton expiation », et il répond : « Soyez bénis du Ciel. » Ils ont posé la question : lorsque lui console d'autres personnes, que leur dit-il ? Viens et entends une preuve d'une baraïta : et il dit : « Soyez consolés. » La Guemara demande : de quel cas s'agit-il ? Si l'on dit que c'est lorsque d'autres le consolent, leur dirait-il, lui : « Soyez consolés » ? Il leur jetterait un mauvais présage, comme s'ils devaient être à leur tour endeuillés ! Il faut donc dire : lorsqu'il console d'autres personnes, il leur dit : « Soyez consolés. » Déduis-en cela.
- מֶלֶךְ לֹא דָּן כּוּ׳. אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מַלְכֵי יִשְׂרָאֵל, אֲבָל מַלְכֵי בֵּית דָּוִד דָּן וְדָנִין אוֹתָן, דִּכְתִיב: ״בֵּית דָּוִד כֹּה אָמַר ה׳ דִּינוּ לַבֹּקֶר מִשְׁפָּט״. וְאִי לָא דָּיְינִינַן לֵיהּ, אִינְהוּ הֵיכִי דָּיְינִי? וְהָכְתִיב: ״הִתְקוֹשְׁשׁוּ וָקוֹשּׁוּ״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: קְשֹׁט עַצְמְךָ וְאַחַר כָּךְ קְשֹׁט אֲחֵרִים.La Michna a enseigné : un roi ne juge pas, etc., et on ne le juge pas. Rav Yossef a dit : les Sages n'ont enseigné cela que pour les rois d'Israël, qui étaient violents et ne se soumettaient pas à la Torah, mais les rois de la maison de David jugent et on les juge, comme il est écrit : « Maison de David, ainsi a dit Hachem : rendez la justice dès le matin » (Jérémie 21, 12). Et si on ne le jugeait pas, comment pourraient-ils juger, eux ? Or voici qu'il est écrit : « Rassemblez-vous, oui, rassemblez-vous [hitkochechou vakochou] » (Sophonie 2, 1), et Rech Lakich a dit : cela signifie : pare-toi [kechot] toi-même et ensuite pare les autres ; celui qui n'est pas soumis au jugement ne peut donc pas juger autrui.
- אֶלָּא מַלְכֵי יִשְׂרָאֵל מַאי טַעְמָא לָא? מִשּׁוּם מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה, דְּעַבְדֵּיהּ דְּיַנַּאי מַלְכָּא קְטַל נַפְשָׁא. אֲמַר לְהוּ שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח לַחֲכָמִים: תְּנוּ עֵינֵיכֶם בּוֹ וּנְדוּנֶנּוּ. שְׁלַחוּ לֵיהּ: עַבְדָּךְ קְטַל נַפְשָׁא. שַׁדְּרֵיהּ לְהוּ. שְׁלַחוּ לֵיהּ: תָּא אַנְתְּ נָמֵי לְהָכָא, ״וְהוּעַד בִּבְעָלָיו״ אָמְרָה תּוֹרָה – יָבֹא בַּעַל הַשּׁוֹר וְיַעֲמוֹד עַל שׁוֹרוֹ.Mais alors, les rois d'Israël, pour quelle raison ne les juge-t-on pas ? À cause d'un événement qui s'est produit : l'esclave du roi Yanaï tua un homme. Chimon ben Cheta'h dit aux Sages : posez vos yeux sur lui et jugeons-le. Ils lui firent dire, à Yanaï : « Ton esclave a tué un homme. » Il le leur envoya. Ils lui firent dire : « Viens ici, toi aussi, car « et son propriétaire aura été averti » (Exode 21, 29), a dit la Torah : que le propriétaire du bœuf vienne et se tienne auprès de son bœuf. »
- אֲתָא וִיתֵיב. אֲמַר לֵיהּ שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח: יַנַּאי הַמֶּלֶךְ, עֲמוֹד עַל רַגְלֶיךָ וְיָעִידוּ בָּךְ. וְלֹא לְפָנֵינוּ אַתָּה עוֹמֵד, אֶלָּא לִפְנֵי מִי שֶׁאָמַר וְהָיָה הָעוֹלָם אַתָּה עוֹמֵד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעָמְדוּ שְׁנֵי הָאֲנָשִׁים אֲשֶׁר לָהֶם הָרִיב וְגוֹ״. אָמַר לוֹ: לֹא כְּשֶׁתֹּאמַר אַתָּה, אֶלָּא כְּמָה שֶׁיֹּאמְרוּ חֲבֵרֶיךָ.Il vint et s'assit. Chimon ben Cheta'h lui dit : « Roi Yanaï, lève-toi et que l'on témoigne contre toi. Et ce n'est pas devant nous que tu te tiens debout, mais c'est devant Celui qui a parlé et le monde fut que tu te tiens debout, comme il est dit : « Et les deux hommes qui ont le différend se tiendront, etc. » devant Hachem (Deutéronome 19, 17). » Le roi lui dit : « Non pas comme tu le dis, toi, mais comme le diront tes collègues. »
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