Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַהוֹרֵג כֹּהֵן גָּדוֹל, אוֹ כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁהָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ – אֵינוֹ יוֹצֵא מִשָּׁם לְעוֹלָם; אֵימָא לָא לִיגְלֵי – קָא מַשְׁמַע לַן. וְאֵימָא הָכִי נָמֵי? אָמַר קְרָא ״לָנוּס שָׁמָּה כׇּל רֹצֵחַ״ – אֲפִילּוּ כֹּהֵן גָּדוֹל בַּמַּשְׁמָע.Celui qui tue un Cohen Gadol (grand prêtre), ou un Cohen Gadol qui a tué quelqu'un, n'en sort jamais, de la ville de refuge. On dirait donc qu'il ne doit pas être exilé : il nous enseigne qu'il l'est. Et disons qu'il en est bien ainsi ? Le verset dit : « pour que s'y réfugie tout meurtrier » (Deutéronome 19, 3) : même un Cohen Gadol est inclus.
- עוֹבֵר עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה. לָא סַגִּי דְּלָא עָבַר? הָכִי קָאָמַר: אִם עָבַר עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה, הֲרֵי הוּא כְּהֶדְיוֹט לְכׇל דְּבָרָיו.« Il transgresse un commandement positif et un interdit. » Ne peut-il pas ne pas transgresser ? Faudrait-il qu'il transgresse ? Voici ce qu'il veut dire : s'il a transgressé un commandement positif et un interdit, il est comme un homme ordinaire pour tout ce qui le concerne, et il est jugé comme tout le monde.
- פְּשִׁיטָא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וּתְנַן: אֵין דָּנִין לֹא אֶת הַשֵּׁבֶט וְלֹא אֶת נְבִיא הַשֶּׁקֶר וְלֹא אֶת כֹּהֵן גָּדוֹל אֶלָּא עַל פִּי בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד, וְאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: ״כׇּל הַדָּבָר הַגָּדֹל יָבִיאוּ אֵלֶיךָ״ – דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל, אֵימָא כׇּל דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל, קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Non, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire, puisque nous avons appris : on ne juge ni la tribu qui a fauté, ni le faux prophète, ni le Cohen Gadol que par un tribunal de soixante et onze juges, et que Rav Ada bar Ahava a dit : « Toute affaire importante [hadavar hagadol], ils te l'apporteront » (Exode 18, 22) désigne les affaires d'un grand personnage ; on dirait donc : toutes les affaires d'un grand personnage. Il nous enseigne que non.
- וְאֵימָא הָכִי נָמֵי: מִי כְּתִיב דִּבְרֵי גָדוֹל? ״הַדָּבָר הַגָּדֹל״ כְּתִיב, דָּבָר גָּדוֹל מַמָּשׁ.Et disons qu'il en est bien ainsi ? Est-il écrit « les affaires d'un grand » ? C'est « l'affaire grande » qui est écrit : une affaire réellement grande, c'est-à-dire capitale.
- מֵעִיד וּמְעִידִין אוֹתוֹ. מֵעִיד? וְהָתַנְיָא: ״וְהִתְעַלַּמְתָּ״ – פְּעָמִים שֶׁאַתָּה מִתְעַלֵּם, וּפְעָמִים שֶׁאִי אַתָּה מִתְעַלֵּם. הָא כֵּיצַד?« Il témoigne et on témoigne à son sujet. » Il témoigne ? Mais n'a-t-il pas été enseigné : au sujet d'un objet perdu, « et tu te déroberas » (Deutéronome 22, 1) indique qu'il y a des fois où tu te dérobes et des fois où tu ne te dérobes pas. Comment cela ?
- כֹּהֵן וְהוּא בְּבֵית הַקְּבָרוֹת, זָקֵן וְאֵינָהּ לְפִי כְּבוֹדוֹ, אוֹ שֶׁהָיְתָה מְלָאכָה שֶׁלּוֹ מְרוּבָּה מִשֶּׁל חֲבֵירוֹ – לְכָךְ נֶאֱמַר ״וְהִתְעַלַּמְתָּ״.Un Cohen (prêtre), et l'objet est dans un cimetière ; un Ancien, et ce n'est pas conforme à sa dignité ; ou si son travail vaut plus que celui de son prochain, c'est-à-dire que l'objet perdu : c'est pour cela qu'il est dit « et tu te déroberas ». De même, le Cohen Gadol devrait pouvoir se dispenser de témoigner, par dignité.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מֵעִיד לַמֶּלֶךְ. וְהָתְנַן: לֹא דָּן וְלֹא דָּנִין אוֹתוֹ, לֹא מֵעִיד וְלֹא מְעִידִין אוֹתוֹ? אֶלָּא אָמַר רַבִּי זֵירָא: מֵעִיד לְבֶן מֶלֶךְ. בֶּן מֶלֶךְ הֶדְיוֹט הוּא!Rav Yossef a dit : il témoigne pour le roi. Une telle déposition ne porte pas atteinte à sa dignité. Mais nous avons appris : le roi ne juge pas et on ne le juge pas, il ne témoigne pas et on ne témoigne pas à son sujet ! Plutôt, Rabbi Zeira a dit : il témoigne pour le fils du roi. Le fils du roi est un homme ordinaire ! Il y aurait donc atteinte à la dignité du Cohen Gadol.
- אֶלָּא, מֵעִיד בִּפְנֵי הַמֶּלֶךְ. וְהָא אֵין מוֹשִׁיבִין מֶלֶךְ בְּסַנְהֶדְרִין! מִשּׁוּם יְקָרָא דְּכֹהֵן גָּדוֹל אֲתָא וְיָתֵיב. מְקַבְּלִי נִיהֲלֵיהּ לְסָהֲדוּתֵיהּ, קָאֵי הוּא וְאָזֵיל, וּמְעַיְּינִינָא לֵיהּ אֲנַן בְּדִינֵיהּ.Plutôt, il témoigne devant le roi. Mais on ne fait pas siéger de roi au Sanhédrin ! (la cour de justice) C'est en l'honneur du Cohen Gadol qu'il vient siéger ; on reçoit son témoignage, il se lève et s'en va, et nous examinons son cas.
- גּוּפָא: אֵין מוֹשִׁיבִין מֶלֶךְ בַּסַּנְהֶדְרִין, וְלֹא מֶלֶךְ וְכֹהֵן גָּדוֹל בְּעִיבּוּר שָׁנָה. מֶלֶךְ בַּסַּנְהֶדְרִין – דִּכְתִיב: ״לֹא תַעֲנֶה עַל רִב״ – לֹא תַעֲנֶה עַל רַב.Le fait lui-même : on ne fait pas siéger de roi au Sanhédrin, ni roi ni Cohen Gadol pour l'intercalation de l'année. Le roi au Sanhédrin, car il est écrit : « Tu ne répondras pas sur une cause [riv] » (Exode 23, 2) : tu ne répondras pas à un grand [rav].
- לֹא מֶלֶךְ וְכֹהֵן גָּדוֹל בְּעִיבּוּר שָׁנָה. מֶלֶךְ – מִשּׁוּם אַפְסַנְיָא, כֹּהֵן גָּדוֹל – מִשּׁוּם צִינָּה.Ni roi ni Cohen Gadol pour l'intercalation de l'année. Le roi, à cause de la solde [afsanya] de ses soldats ; le Cohen Gadol, à cause du froid : si l'on ajoute un mois, le jour de Kippour tombe plus tard dans l'automne.
- אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁמַע מִינַּהּ, שַׁתָּא בָּתַר יַרְחָא אָזֵיל. אִינִי? וְהָא הָנָךְ שְׁלֹשָׁה רוֹעֵי בָקָר דַּהֲווֹ קָיְימִי, וְשַׁמְעִינְהוּ רַבָּנַן דְּקָאָמְרִי:Rav Pappa a dit : déduis-en que l'année suit le mois : le temps suit les mois du calendrier non intercalé. Est-ce vrai ? Mais voici ces trois bouviers qui se tenaient là, et que les Rabbanan entendirent dire :
- חַד אָמַר: אִם בַּכִּיר וְלַקִּישׁ כַּחֲדָא יֵינֵץ – דֵּין הוּא אֲדָר, וְאִם לָאו – לֵית דֵּין אֲדָר. וְחַד אָמַר: אִם תּוֹר בִּצְפַר בִּתְלַג יְמוּת, וּבְטִיהֲרָא בְּטוּל תְּאֵינָה יִדְמוֹךְ יַשְׁלַח מַשְׁכֵּיהּ – דֵּין הוּא אֲדָר, וְאִם לָאו – לֵית דֵּין אֲדָר. וְחַד אָמַר: אִם קִידּוּם תַּקִּיף לַחֲדָא יְהֵא, יִפַּח בְּלוֹעָךְ נָפֵיק לְקִיבְלֵיהּ – דֵּין הוּא אֲדָר, וְאִם לָאו – לֵית דֵּין אֲדָר. וְעַבְּרוּהָ רַבָּנַן לְהַהִיא שַׁתָּא.L'un dit : si le grain précoce et le tardif poussent ensemble, c'est Adar ; sinon, ce n'est pas Adar. L'autre dit : si un bœuf, le matin, meurt dans la neige, et qu'à midi il dort à l'ombre du figuier en se débarrassant de sa peau, c'est Adar ; sinon, ce n'est pas Adar. Le troisième dit : si un fort vent d'est souffle, et que ton souffle sorti de ta gorge va à sa rencontre, c'est Adar ; sinon, ce n'est pas Adar. Et les Rabbanan intercalèrent cette année-là.
- וְתִסְבְּרָא רַבָּנַן אַרָעֲווֹתָא סְמוּךְ? אֶלָּא, רַבָּנַן אַחוּשְׁבָּנַיְיהוּ סְמוּךְ, וְרוֹעֵי בָקָר אִיסְתַּיּוֹעֵי הוּא דְּאִיסְתַּיַּיעָא מִילְּתַיְיהוּ.Et penses-tu que les Rabbanan se sont fiés à des bouviers ? Plutôt, les Rabbanan se sont fiés à leurs calculs, et quant aux bouviers, c'est un concours de circonstances qui a appuyé leurs paroles.
- חוֹלֵץ וְחוֹלְצִין כּוּ׳. קָא פָּסֵיק וְתָנֵי, לָא שְׁנָא מִן הָאֵירוּסִין וְלָא שְׁנָא מִן הַנִּישּׂוּאִין. בִּשְׁלָמָא מִן הַנִּישּׂוּאִין, הָוֵי עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה -« Il accomplit la 'halitsa et on accomplit la 'halitsa, etc. » Il enseigne de façon catégorique qu'il n'épouse pas par lévirat, sans distinction entre une veuve des fiançailles et une veuve du mariage. Cela se comprend pour celle du mariage : il y a un commandement positif et un interdit,
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