Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָאתַיִם וְשִׁבְעִים וְשִׁבְעָה.Le nombre d'hommes requis pour qu'une ville soit apte à un Sanhédrin est de deux cent soixante-dix-sept : les deux cent trente de Rabbi Ne'hémia, plus quarante-sept, au cas où il faudrait ajouter des juges pour passer de vingt-trois à soixante-dix.
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: מָאתַיִם שִׁבְעִים וּשְׁמֹנָה! לָא קַשְׁיָא: הָא – רַבִּי יְהוּדָה, הָא – רַבָּנַן.Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda HaNassi dit : deux cent soixante-dix-huit ! Ce n'est pas difficile : l'une suit Rabbi Yehouda, pour qui le grand Sanhédrin compte soixante-dix membres, l'autre suit les Rabbanan, pour qui il en compte soixante et onze.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְשַׂמְתָּ עֲלֵיהֶם שָׂרֵי אֲלָפִים שָׂרֵי מֵאוֹת שָׂרֵי חֲמִשִּׁים וְשָׂרֵי עֲשָׂרֹת״. ״שָׂרֵי אֲלָפִים״ – שֵׁשׁ מֵאוֹת, ״שָׂרֵי מֵאוֹת״ – שֵׁשֶׁת אֲלָפִים, ״שָׂרֵי חֲמִשִּׁים״ – שְׁנֵים עָשָׂר אֶלֶף, ״שָׂרֵי עֲשָׂרוֹת״ – שֵׁשֶׁת רִיבּוֹא. נִמְצְאוּ דַּיָּינֵי יִשְׂרָאֵל שִׁבְעַת רִיבּוֹא וּשְׁמוֹנַת אֲלָפִים וְשֵׁשׁ מֵאוֹת.Nos Maîtres ont enseigné : « Et tu établiras sur eux des chefs de milliers, des chefs de centaines, des chefs de cinquantaines et des chefs de dizaines » (Exode 18, 21). « Chefs de milliers » : six cents, car il y avait six cent mille hommes ; « chefs de centaines » : six mille ; « chefs de cinquantaines » : douze mille ; « chefs de dizaines » : soixante mille. Il se trouve donc que les juges d'Israël étaient soixante-dix-huit mille six cents.
- הֲדַרַן עֲלָךְ דִּינֵי מָמוֹנוֹת.Nous reviendrons à toi, chapitre Dinei Mamonot.
- מַתְנִי׳ כֹּהֵן גָּדוֹל דָּן וְדָנִין אוֹתוֹ, מֵעִיד וּמְעִידִין אוֹתוֹ, חוֹלֵץ וְחוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, וּמְיַיבְּמִין אֶת אִשְׁתּוֹ. אֲבָל הוּא אֵינוֹ מְיַיבֵּם, מִפְּנֵי שֶׁהוּא אָסוּר בָּאַלְמָנָה.Michna (enseignement des Tannaïm) : Le Cohen Gadol (grand prêtre) juge et on le juge ; il témoigne et on témoigne à son sujet ; il accomplit la 'halitsa (rite libérant la veuve sans enfant du lévirat) et on accomplit la 'halitsa pour sa femme ; et on épouse sa femme par lévirat. Mais lui n'épouse pas par lévirat, car il lui est interdit d'épouser une veuve (Lévitique 21, 14).
- מֵת לוֹ מֵת, אֵינוֹ יוֹצֵא אַחַר הַמִּטָּה, אֶלָּא הֵן נִכְסִין וְהוּא נִגְלֶה, הֵן נִגְלִין וְהוּא נִכְסֶה, וְיוֹצֵא עִמָּהֶן עַד פֶּתַח שַׁעַר הָעִיר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.S'il perd un proche, il ne suit pas la civière, car il lui est interdit de se rendre impur même pour ses proches. Mais quand eux disparaissent au tournant d'une rue, lui apparaît ; quand eux apparaissent, lui disparaît ; et il sort avec eux jusqu'à l'entrée de la porte de la ville – ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינוֹ יוֹצֵא מִן הַמִּקְדָּשׁ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמִן הַמִּקְדָּשׁ לֹא יֵצֵא״.Rabbi Yehouda dit : il ne sort pas du Sanctuaire, parce qu'il est dit : « Et du Sanctuaire il ne sortira pas » (Lévitique 21, 12).
- וּכְשֶׁהוּא מְנַחֵם אֲחֵרִים, דֶּרֶךְ כׇּל הָעָם עוֹבְרִין בְּזֶה אַחַר זֶה, וְהַמְמוּנֶּה מְמַצְּעוֹ בֵּינוֹ לְבֵין הָעָם. וּכְשֶׁהוּא מִתְנַחֵם מֵאֲחֵרִים, כׇּל הָעָם אוֹמְרִים לוֹ: אֲנַחְנוּ כַּפָּרָתְךָ, וְהוּא אוֹמֵר לָהֶן: תִּתְבָּרְכוּ מִן הַשָּׁמַיִם. וּכְשֶׁמַּבְרִין אוֹתוֹ, כׇּל הָעָם מְסוּבִּין עַל הָאָרֶץ, וְהוּא מֵיסֵב עַל הַסַּפְסָל.Et lorsqu'il console d'autres endeuillés, la coutume est que tout le peuple passe l'un après l'autre, et le memouné (adjoint du Cohen Gadol) le place au milieu, entre lui-même et le peuple. Et lorsqu'il est consolé par d'autres, tout le peuple lui dit : nous sommes ton expiation, et il leur dit : soyez bénis du Ciel. Et lorsqu'on lui offre le repas de deuil, tout le peuple s'installe à terre, et lui s'installe sur le banc.
- הַמֶּלֶךְ לֹא דָּן, וְלֹא דָּנִין אוֹתוֹ, לֹא מֵעִיד וְלֹא מְעִידִין אוֹתוֹ, לֹא חוֹלֵץ וְלֹא חוֹלְצִין לְאִשְׁתּוֹ, לֹא מְיַיבֵּם וְלֹא מְיַיבְּמִין לְאִשְׁתּוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם רָצָה לַחֲלוֹץ אוֹ לְיַיבֵּם – זָכוּר לַטּוֹב. אָמְרוּ לוֹ: אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ.Le roi ne juge pas et on ne le juge pas ; il ne témoigne pas et on ne témoigne pas à son sujet ; il n'accomplit pas la 'halitsa et on n'accomplit pas la 'halitsa pour sa femme ; il n'épouse pas par lévirat et on n'épouse pas sa femme par lévirat. Rabbi Yehouda dit : s'il veut accomplir la 'halitsa ou le lévirat, qu'il soit mentionné en bien. On lui dit : on ne l'écoute pas, car cela touche l'honneur de la royauté.
- וְאֵין נוֹשְׂאִין אַלְמְנָתוֹ, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נוֹשֵׂא הַמֶּלֶךְ אַלְמְנָתוֹ שֶׁל מֶלֶךְ, שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּדָוִד שֶׁנָּשָׂא אַלְמְנָתוֹ שֶׁל שָׁאוּל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וָאֶתְּנָה לְךָ אֶת בֵּית אֲדֹנֶיךָ וְאֶת נְשֵׁי אֲדֹנֶיךָ בְּחֵיקֶךָ״.Et on n'épouse pas sa veuve. Rabbi Yehouda dit : un roi peut épouser la veuve d'un roi, car nous trouvons que David a épousé la veuve de Chaoul, comme il est dit : « Je t'ai donné la maison de ton maître et les femmes de ton maître dans ton sein » (II Samuel 12, 8).
- גְּמָ׳ כֹּהֵן גָּדוֹל דָּן. פְּשִׁיטָא! דָּנִין אוֹתוֹ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא: אִי לָא דָּיְינִינַן לֵיהּ, אִיהוּ הֵיכִי דָּיֵין? וְהָכְתִיב ״הִתְקוֹשְׁשׁוּ וָקוֹשּׁוּ״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: קְשֹׁט עַצְמְךָ וְאַחַר כָּךְ קְשֹׁט אֲחֵרִים.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : « Le Cohen Gadol juge » : c'est évident ! Pourquoi serait-il inapte ? C'est « on le juge » qui était nécessaire, et l'on a enseigné l'autre avec. Cela aussi est évident : si nous ne le jugions pas, comment pourrait-il juger ? N'est-il pas écrit : « Hitkocheché vakochou » (Rassemblez-vous, rassemblez) (Sophonie 2, 1), et Rech Lakich a dit : amende-toi d'abord, puis amende les autres ? Celui qui n'est pas jugé ne peut donc pas juger.
- אֶלָּא, אַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי מֶלֶךְ לֹא דָּן וְלֹא דָּנִין אוֹתוֹ, תְּנָא נָמֵי כֹּהֵן גָּדוֹל דָּן וְדָנִין. וְאִי בָּעֵית אֵימָא, הָא קָא מַשְׁמַע לַן כִּדְתַנְיָא: כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁהָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ בְּמֵזִיד – נֶהֱרָג, בְּשׁוֹגֵג – גּוֹלֶה, וְעוֹבֵר עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה, וַהֲרֵי הוּא כְּהֶדְיוֹט לְכׇל דְּבָרָיו.Plutôt, puisqu'il voulait enseigner « le roi ne juge pas et on ne le juge pas », il a aussi enseigné « le Cohen Gadol juge et on le juge ». Et si tu veux, dis : il nous enseigne ceci, comme il a été enseigné dans une baraïta : un Cohen Gadol qui a tué volontairement est mis à mort ; involontairement, il est exilé dans une ville de refuge ; il transgresse un commandement positif et un interdit, et il est comme un homme ordinaire pour tout ce qui le concerne.
- בְּמֵזִיד נֶהֱרָג – פְּשִׁיטָא! בְּשׁוֹגֵג גּוֹלֶה אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ.« Volontairement, il est mis à mort » : c'est évident ! C'est « involontairement, il est exilé » qui était nécessaire.
- הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״וְיָשַׁב בָּהּ עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, אֵימָא: כֹּל דְּאִית לֵיהּ תַּקַּנְתָּא בַּחֲזָרָה – לִיגְלֵי, דְּלֵית לֵיהּ תַּקַּנְתָּא בַּחֲזָרָה – לָא לִיגְלֵי, דִּתְנַן:Cela aussi est évident ! C'était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit : « Et il y demeurera jusqu'à la mort du Cohen Gadol » (Nombres 35, 25), dis : quiconque a un remède par le retour doit être exilé ; celui qui n'a pas de remède par le retour ne doit pas être exilé, comme nous avons appris (Makot 11b) :
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