Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמָה נָחָשׁ שֶׁמֵּמִית וּמַרְבֶּה טוּמְאָה, טָהוֹר; שֶׁרֶץ שֶׁאֵינוֹ מֵמִית וּמַרְבֶּה טוּמְאָה, אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא טָהוֹר? וְלָא הִיא, מִידֵּי דְּהָוֵה אַקּוֹץ בְּעָלְמָא.Si le serpent, qui tue et multiplie l'impureté dans le monde par les cadavres qu'il cause, est lui-même tahor (pur rituellement), le reptile, qui ne tue pas et ne multiplie pas l'impureté, n'est-il pas logique qu'il soit pur ? Ce raisonnement est rejeté : mais il n'en est rien, c'est comme pour une simple épine, qui peut blesser, tuer et ainsi multiplier l'impureté, et qui est pourtant pure : cette considération n'a donc pas de rapport avec les lois de l'impureté.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל עִיר שֶׁאֵין בָּהּ שְׁנַיִם לְדַבֵּר וְאֶחָד לִשְׁמוֹעַ, אֵין מוֹשִׁיבִין בָּהּ סַנְהֶדְרִי. וּבְבֵיתֵּר הֲווֹ שְׁלֹשָׁה, וּבְיַבְנֶה אַרְבָּעָה: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבִּי עֲקִיבָא, וְשִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי דָּן לִפְנֵיהֶם בַּקַּרְקַע.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : toute ville où il n'y a pas deux hommes capables de parler les soixante-dix langues et un autre capable d'entendre et de les comprendre, même sans pouvoir les parler, on n'y fait pas siéger de Sanhédrin (tribunal de vingt-trois juges). Et à Beitar il y en avait trois, et à Yavné quatre : Rabbi Eliézer, Rabbi Yehochoua, Rabbi Akiva, et Chimon HaTimni, qui n'avait pas reçu l'ordination et qui raisonnait devant eux assis à terre.
- מֵיתִיבִי: שְׁלִישִׁית – חֲכָמָה, רְבִיעִית – אֵין לְמַעְלָה הֵימֶנָּה. הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: שְׁנִיָּה – חֲכָמָה, שְׁלִישִׁית – אֵין לְמַעְלָה הֵימֶנָּה.On objecte à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un tribunal qui possède un troisième connaisseur des langues est sage ; un quatrième, il n'y a rien au-dessus de lui. Il en faudrait donc trois et non deux. On répond : il (Rav) a parlé selon ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné dans une baraïta : un deuxième, il est sage ; un troisième, il n'y a rien au-dessus de lui.
- לְמֵידִין לִפְנֵי חֲכָמִים – לֵוִי מֵרַבִּי. דָּנִין לִפְנֵי חֲכָמִים – שִׁמְעוֹן בֶּן עַזַּאי, וְשִׁמְעוֹן בֶּן זוֹמָא, וְחָנָן הַמִּצְרִי, וַחֲנַנְיָא בֶּן חֲכִינַאי. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מַתְנֵי חֲמִשָּׁה: שִׁמְעוֹן, שִׁמְעוֹן, וְשִׁמְעוֹן, חָנָן, וַחֲנַנְיָה.À propos de Chimon HaTimni qui raisonnait devant les Sages, la Guemara énumère diverses formules. « On a appris devant les Sages » désigne Lévi, qui étudiait devant Rabbi Yehouda HaNassi. « Ils ont raisonné devant les Sages » désigne Chimon ben Azzaï, Chimon ben Zoma, 'Hanan l'Égyptien et 'Hanania ben 'Hakhinaï. Rav Na'hman bar Yits'hak enseigne cinq noms : Chimon ben Azzaï, Chimon ben Zoma, et Chimon HaTimni, 'Hanan et 'Hanania.
- רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּבָבֶל – רַב וּשְׁמוּאֵל. רַבּוֹתֵינוּ שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – רַבִּי אַבָּא. דַּיָּינֵי גוֹלָה – קַרְנָא. דַּיָּינֵי דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי. דַּיָּינֵי דְּפוּמְבְּדִיתָא – רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל. דַּיָּינֵי דִּנְהַרְדְּעָא – רַב אַדָּא בַּר מִנְיוֹמֵי. סָבֵי דְּסוּרָא – רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא. סָבֵי דְּפוּמְבְּדִיתָא – רַב יְהוּדָה וְרַב עֵינָא. חֲרִיפֵי דְּפוּמְבְּדִיתָא – עֵיפָה וַאֲבִימִי בְּנֵי רַחֲבָה. אָמוֹרָאֵי דְּפוּמְבְּדִיתָא – רַבָּה וְרַב יוֹסֵף. אָמוֹרָאֵי דִּנְהַרְדָּעֵי – רַב חָמָא.« Nos Maîtres de Babylonie » : Rav et Chmouel. « Nos Maîtres de la terre d'Israël » : Rabbi Abba. « Les juges de l'Exil » : Karna. « Les juges de la terre d'Israël » : Rabbi Ami et Rabbi Assi. « Les juges de Poumbedita » : Rav Pappa bar Chmouel. « Les juges de Néhardéa » : Rav Ada bar Minyomi. « Les Anciens de Soura » : Rav Houna et Rav 'Hisda. « Les Anciens de Poumbedita » : Rav Yehouda et Rav Eina. « Les esprits aiguisés de Poumbedita » : Eifa et Avimi, fils de Ra'hava. « Les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) de Poumbedita » : Rabba et Rav Yossef. « Les Amoraïm de Néhardéa » : Rav 'Hama.
- נְהַרְבְּלָאֵי מַתְנוּ – רָמֵי בַּר בְּרַבִּי. אָמְרִי בֵּי רַב – רַב הוּנָא. וְהָאָמַר רַב הוּנָא: ״אָמְרִי בֵּי רַב״! אֶלָּא, רַב הַמְנוּנָא. אָמְרִי בְּמַעְרְבָא – רַבִּי יִרְמְיָה. שְׁלַחוּ מִתָּם – רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא. מַחֲכוּ עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא – רַבִּי אֶלְעָזָר.« Ceux de Néharbela ont enseigné » : Rami bar Birabi. « On dit à l'école de Rav » : Rav Houna. Mais Rav Houna n'a-t-il pas dit : « On dit à l'école de Rav » ? Il cite donc quelqu'un d'autre. Plutôt : Rav Hamnouna. « On dit en Occident » (en terre d'Israël) : Rabbi Yirmeya. « Ils ont envoyé de là-bas » : Rabbi Yossé bar 'Hanina. « On en rit en Occident » : Rabbi Elazar.
- וְהָא שְׁלַחוּ מִתָּם: לְדִבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא! אֶלָּא אֵיפוֹךְ: שְׁלַחוּ מִתָּם – רַבִּי אֶלְעָזָר; מַחֲכוּ עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא – רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא.Mais voici qu'« ils ont envoyé de là-bas : selon les paroles de Rabbi Yossé bar 'Hanina » ! Cette formule ne le désigne donc pas lui-même. Plutôt, inverse : « Ils ont envoyé de là-bas » : Rabbi Elazar ; « On en rit en Occident » : Rabbi Yossé bar 'Hanina.
- וְכַמָּה יְהֵא בָּעִיר וִיהֵא רְאוּיָה לְסַנְהֶדְרִין? מֵאָה וְעֶשְׂרִים וְכוּ׳. מֵאָה וְעֶשְׂרִים מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה כְּנֶגֶד סַנְהֶדְרִי קְטַנָּה, וְשָׁלֹשׁ שׁוּרוֹת שֶׁל עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה – הֲרֵי תִּשְׁעִים וְתַרְתֵּי, וַעֲשָׂרָה בַּטְלָנִין שֶׁל בֵּית הַכְּנֶסֶת – הֲרֵי מְאָה וּתְרֵי.La Michna enseigne : « Et combien doit-il y avoir d'hommes dans la ville pour qu'elle soit apte à un Sanhédrin ? Cent vingt, etc. » Pourquoi cent vingt ? Vingt-trois correspondant au petit Sanhédrin, et trois rangées de vingt-trois élèves assis devant lui : cela fait quatre-vingt-douze. Et dix oisifs de la synagogue, libres de tout travail pour être toujours présents à la synagogue : cela fait cent deux.
- וּשְׁנֵי סוֹפְרִים, וּשְׁנֵי חַזָּנִין, וּשְׁנֵי בַּעֲלֵי דִינִין, וּשְׁנֵי עֵדִים, וּשְׁנֵי זוֹמְמִין, וּשְׁנֵי זוֹמְמֵי זוֹמְמִין – הֲרֵי מְאָה וְאַרְבֵּיסַר.Et deux scribes, deux huissiers, deux plaideurs, deux témoins, deux témoins pouvant les rendre zomemin (convaincre de faux témoignage en attestant qu'ils étaient ailleurs), et deux témoins pouvant rendre zomemin ces zomemin : cela fait cent quatorze.
- וְתַנְיָא: כׇּל עִיר שֶׁאֵין בָּהּ עֲשָׂרָה דְּבָרִים הַלָּלוּ אֵין תַּלְמִיד חָכָם רַשַּׁאי לָדוּר בְּתוֹכָהּ: בֵּית דִּין מַכִּין וְעוֹנְשִׁין, וְקוּפָּה שֶׁל צְדָקָה נִגְבֵּית בִּשְׁנַיִם וּמִתְחַלֶּקֶת בִּשְׁלֹשָׁה, וּבֵית הַכְּנֶסֶת, וּבֵית הַמֶּרְחָץ, וּבֵית הַכִּסֵּא, רוֹפֵא, וְאוּמָּן, וְלַבְלָר, וְטַבָּח, וּמְלַמֵּד תִּינוֹקוֹת. מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא אָמְרוּ: אַף מִינֵי פֵירָא, מִפְּנֵי שֶׁמִּינֵי פֵירָא מְאִירִין אֶת הָעֵינַיִם.Et il a été enseigné dans une baraïta : dans toute ville où il n'y a pas ces dix choses, un sage n'a pas le droit d'habiter : un tribunal qui inflige la flagellation et les peines, une caisse de tsédaka (charité) collectée par deux personnes et distribuée par trois, une synagogue, un bain, des latrines, un médecin, un saigneur, un scribe, un boucher rituel et un maître d'enfants. On a dit au nom de Rabbi Akiva : également des variétés de fruits, car les variétés de fruits éclairent les yeux.
- רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר וְכוּ׳. תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר:« Rabbi Ne'hémia dit, etc. » : selon la Michna, il faut deux cent trente hommes, correspondant aux chefs de dizaines nommés par Moché. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.