Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּנְשִׂיא שֵׁבֶט שֶׁחָטָא עָסְקִינַן. מִי לָא אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: ״כׇּל הַדָּבָר הַגָּדֹל יָבִיאוּ אֵלֶיךָ״ – דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל? הַאי נָמֵי גָּדוֹל הוּא.nous traitons du Nassi (chef) d'une tribu qui a fauté. Rav Ada bar Ahava n'a-t-il pas dit : « Toute grande affaire, ils te l'apporteront » (Exode 18, 22), c'est-à-dire les affaires d'un grand personnage ? Celui-ci aussi est un grand personnage, et il est donc jugé par soixante et onze juges.
- עוּלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: בְּבָאִין עַל עִסְקֵי נְחָלוֹת, וְכִתְחִילָּתָהּ שֶׁל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. מָה תְּחִילָּתָהּ שִׁבְעִים וְאֶחָד, אַף כָּאן – שִׁבְעִים וְאֶחָד.Oula a dit que Rabbi Elazar a dit : il s'agit de deux tribus qui viennent en justice au sujet de parts d'héritage, et l'on procède comme au début de la conquête de la Terre d'Israël : de même que son début s'est fait avec soixante et onze Anciens, de même ici, soixante et onze.
- אִי, מָה תְּחִילָּתָהּ קַלְפִּי, אוּרִים וְתוּמִּים, וְכׇל יִשְׂרָאֵל – אַף כָּאן קַלְפִּי, אוּרִים וְתוּמִּים, וְכׇל יִשְׂרָאֵל? אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְרַב מַתְנָה.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Mais alors, de même que son début s'est fait avec l'urne du tirage au sort (kalpi), les Ourim VeToumim (oracle du pectoral du Grand Prêtre) et tout Israël, de même ici faudrait-il l'urne, les Ourim VeToumim et tout Israël ? Plutôt, il est clair qu'il faut expliquer selon Rav Matana.
- רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם בְּשֵׁבֶט שֶׁהוּדַּח, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ – בְּדִינָא דְּרַבִּים דָּיְינִינַן לֵיהּ? אִין, אַף עַל גַּב דְּקָטְלִינַן בְּיָחִיד, בֵּי דִינָא דְּרַבִּים דָּיְינִינַן לֵיהּ.Ravina a dit : En réalité, il s'agit d'une tribu égarée, et quant à ce qui te fait difficulté : la jugeons-nous selon la loi de la collectivité ? Oui : bien que nous les exécutions comme des individus, par la lapidation, nous les jugeons par un tribunal réservé à la collectivité, celui de soixante et onze.
- מִי לָא אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי יוֹסֵי אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: ״וְהוֹצֵאתָ אֶת הָאִישׁ הַהוּא אוֹ אֶת הָאִשָּׁה הַהִוא וְגוֹ׳״? אִישׁ וְאִשָּׁה אַתָּה מוֹצִיא לִשְׁעָרֶיךָ, וְאִי אַתָּה מוֹצִיא כָּל הָעִיר כּוּלָּהּ לִשְׁעָרֶיךָ. הָכָא נָמֵי: אִישׁ וְאִשָּׁה אַתָּה מוֹצִיא לִשְׁעָרֶיךָ, וְאִי אַתָּה מוֹצִיא כׇּל הַשֵּׁבֶט כּוּלּוֹ לִשְׁעָרֶיךָ.Ravina poursuit : Rabbi 'Hama fils de Rabbi Yossé n'a-t-il pas dit que Rabbi Ochaya a dit : « Tu feras sortir cet homme ou cette femme, etc. » (Deutéronome 17, 5) : tu fais sortir un homme et une femme à tes portes, devant le petit tribunal de la ville, mais tu ne fais pas sortir toute la ville à tes portes. Ici aussi : tu fais sortir un homme et une femme à tes portes, mais tu ne fais pas sortir toute la tribu à tes portes.
- לֹא אֶת נְבִיא הַשֶּׁקֶר. מְנָהָנֵי מִילֵּי?La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : ni le faux prophète, sinon par le tribunal de soixante et onze juges. D'où savons-nous cela ?
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: אַתְיָא ״הֲזָדָה״ ״הֲזָדָה״ מִזָּקֵן מַמְרֵא, מָה לְהַלָּן בְּשִׁבְעִים וְאֶחָד – אַף כָּאן בְּשִׁבְעִים וְאֶחָד.Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina a dit : On le déduit par une guezéra chava (analogie textuelle) : le terme « présomption » vient du terme « présomption », écrit à propos du zakèn mamré (Sage rebelle) (Deutéronome 17, 12 et 18, 20) : de même que là-bas il s'agit d'un tribunal de soixante et onze, de même ici, soixante et onze.
- וְהָא ״הֲזָדָה״ כִּי כְּתִיבָא, בִּקְטָלָא הוּא דִּכְתִיבָא, וּקְטָלָא בְּעֶשְׂרִין וּתְלָתָא הוּא! אֶלָּא, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: גָּמַר ״דָּבָר״ ״דָּבָר״ מֵהַמְרָאָתוֹ.La Guemara objecte : Mais lorsque « présomption » est écrit pour le zakèn mamré, c'est à propos de sa peine de mort qu'il est écrit, et la peine de mort est prononcée par vingt-trois juges ! Plutôt, Rech Lakich a dit : Il déduit le terme « parole » du terme « parole » employé à propos de sa rébellion (Deutéronome 17, 10 et 18, 20).
- וְלֶהְדַּר זָקֵן מַמְרֵא, וְלִגְמַר ״הֲזָדָה״ ״הֲזָדָה״ מִנְּבִיא הַשֶּׁקֶר? ״דָּבָר״ ״דָּבָר״ גְּמִיר, ״הֲזָדָה״ ״הֲזָדָה״ לָא גְּמִיר.La Guemara demande : Et que l'on revienne au zakèn mamré, et que l'on déduise par « présomption » et « présomption » du faux prophète qu'il est jugé, lui aussi, par soixante et onze juges ? Elle répond : Ce Tanna a reçu la tradition de l'analogie « parole », « parole », mais il n'a pas reçu celle de « présomption », « présomption ».
- וְלֹא אֶת כֹּהֵן גָּדוֹל. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: דְּאָמַר קְרָא ״כׇּל הַדָּבָר הַגָּדֹל יָבִיאוּ אֵלֶיךָ״, דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל.La Michna a enseigné : ni le Grand Prêtre. D'où savons-nous cela ? Rav Ada bar Ahava a dit : Car le verset dit : « Toute grande affaire, ils te l'apporteront » (Exode 18, 22) : les affaires d'un grand personnage.
- מֵיתִיבִי: ״דָּבָר גָּדֹל״ – דָּבָר קָשֶׁה. אַתָּה אוֹמֵר דָּבָר קָשֶׁה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״אֶת הַדָּבָר הַקָּשֶׁה יְבִיאוּן אֶל מֹשֶׁה״, הֲרֵי דָּבָר קָשֶׁה אָמוּר.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Une grande affaire » désigne une affaire difficile. Dis-tu que c'est une affaire difficile, ou n'est-ce pas plutôt les affaires d'un grand personnage ? Lorsqu'il dit : « L'affaire difficile, ils l'apportaient à Moché » (Exode 18, 26), voici qu'une affaire difficile est mentionnée.
- הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: ״דָּבָר גָּדֹל״ – דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל. אַתָּה אוֹמֵר דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא דָּבָר הַקָּשֶׁה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״הַדָּבָר הַקָּשֶׁה״, הֲרֵי דָּבָר קָשֶׁה אָמוּר. הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״דָּבָר גָּדֹל״? דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל.La Guemara répond : Rav Ada bar Ahava parle selon cet autre Tanna, car il a été enseigné dans une baraïta : « Une grande affaire » désigne les affaires d'un grand personnage. Dis-tu : les affaires d'un grand, ou n'est-ce pas plutôt une affaire difficile ? Lorsqu'il dit : « L'affaire difficile », voici qu'une affaire difficile est mentionnée. Comment alors accomplir « une grande affaire » ? Ce sont les affaires d'un grand personnage.
- וְהַאי תַּנָּא, תְּרֵי קְרָאֵי לְמָה לִי? חַד לְצַוָּאָה בְּעָלְמָא, וְחַד לַעֲשִׂיָּיה. וְאִידַּךְ? אִם כֵּן, לִכְתּוֹב אוֹ ״גָּדוֹל״ ״גָּדוֹל״, אוֹ ״קָשֶׁה״ ״קָשֶׁה״. מַאי ״גָּדוֹל״ וּמַאי ״קָשֶׁה״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.La Guemara demande : Et ce premier Tanna, pourquoi ai-je besoin de deux versets ? Elle répond : L'un pour le simple commandement, et l'un pour l'exécution par Moché. Et l'autre Tanna ? Il objecte : S'il en était ainsi, qu'il écrive soit « grande », « grande », soit « difficile », « difficile ». Pourquoi « grande » et pourquoi « difficile » ? Déduis-en deux enseignements.
- בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: שׁוֹרוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל, בְּכַמָּה? לְמִיתַת בְּעָלִים דִּידֵיהּ מְדַמֵּינַן לֵיהּ, אוֹ דִילְמָא לְמִיתַת בְּעָלִים דְּעָלְמָא מְדַמֵּינַן לֵיהּ? אָמַר אַבָּיֵי: מִדְּקָא מִבַּעְיָא לֵיהּ שׁוֹרוֹ, מִכְלָל דְּמָמוֹנוֹ פְּשִׁיטָא לֵיהּ.Rabbi Elazar a posé la question : Le bœuf du Grand Prêtre qui a tué est jugé par combien de juges ? L'assimilons-nous à la mort de son propre propriétaire, ou peut-être l'assimilons-nous à la mort des propriétaires ordinaires ? Abayé a dit : Puisqu'il pose la question sur son bœuf, on en conclut que, pour ses autres biens, c'est évident pour lui : un tribunal ordinaire les juge.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: הוֹאִיל וְכָתַב ״כׇּל הַדָּבָר הַגָּדֹל״, כׇּל דְּבָרָיו שֶׁל גָּדוֹל – קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire que, puisqu'il a écrit « toute grande affaire », cela inclut toutes les affaires d'un grand personnage ; il nous enseigne donc que non.
- אֵין מוֹצִיאִין וְכוּ׳. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: דְּאָמַר קְרָא ״וְלִפְנֵי אֶלְעָזָר הַכֹּהֵן יַעֲמֹד״.La Michna a enseigné : on ne fait pas sortir, etc. le peuple pour une guerre facultative, sinon sur décision du tribunal de soixante et onze juges. D'où savons-nous cela ? Rabbi Abahou a dit : Car le verset dit : « Et il se tiendra devant Élazar le Cohen » (Nombres 27, 21).
- ״הוּא״ – זֶה מֶלֶךְ, ״וְכׇל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אִתּוֹ״ – זֶה מְשׁוּחַ מִלְחָמָה, ״וְכׇל הָעֵדָה״ – זֶה סַנְהֶדְרֵי.« Lui » : c'est le roi. « Et tous les Bnei Israël avec lui » : c'est le Cohen oint pour la guerre. « Et toute l'assemblée » : c'est le Sanhédrin.
- וְדִילְמָא לְסַנְהֶדְרֵי הוּא דְּקָאָמַר לְהוּ רַחֲמָנָא, דְּלִישַׁיְּילוּ בְּאוּרִים וְתוּמִּים?La Guemara objecte : Mais peut-être est-ce au Sanhédrin que le Miséricordieux dit qu'il peut interroger les Ourim VeToumim, sans que cela concerne la décision de partir en guerre ?
- אֶלָּא, כִּי הָא דְּאָמַר רַב אַחָא בַּר בִּיזְנָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן חֲסִידָא: כִּנּוֹר הָיָה תָּלוּי לְמַעְלָה מִמִּטָּתוֹ שֶׁל דָּוִד. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ חֲצוֹת לַיְלָה, רוּחַ צְפוֹנִית מְנַשֶּׁבֶת בּוֹ וְהָיָה מְנַגֵּן מֵאֵלָיו. מִיָּד הָיָה דָּוִד עוֹמֵד וְעוֹסֵק בְּתוֹרָה עַד שֶׁעָלָה עַמּוּד הַשַּׁחַר. כֵּיוָן שֶׁעָלָה עַמּוּד הַשַּׁחַר, נִכְנְסוּ חַכְמֵי יִשְׂרָאֵל אֶצְלוֹ.Plutôt, la source est ce qu'a dit Rav A'ha bar Bizna, qui a dit que Rabbi Chimon 'Hassida a dit : Une harpe était suspendue au-dessus du lit de David. Dès qu'arrivait le milieu de la nuit, le vent du nord soufflait sur elle et elle jouait d'elle-même. Aussitôt, David se levait et s'occupait de la Torah jusqu'à ce que l'aube se lève. Dès que l'aube se levait, les Sages d'Israël entraient auprès de lui.
- אָמְרוּ לוֹ: אֲדוֹנֵינוּ הַמֶּלֶךְ, עַמְּךָ יִשְׂרָאֵל צְרִיכִין לְפַרְנָסָה. אָמַר לָהֶן: לְכוּ וְהִתְפַּרְנְסוּ זֶה מִזֶּה. אָמְרוּ לוֹ: אֵין הַקּוֹמֶץ מַשְׂבִּיעַ אֶת הָאֲרִי, וְאֵין הַבּוֹר מִתְמַלֵּא מֵחוּלְיָיתוֹ. אָמַר לָהֶם: לְכוּ פִּשְׁטוּ יְדֵיכֶם בִּגְדוּד.Ils lui disaient : Notre maître le roi, ton peuple Israël a besoin de subsistance. Il leur disait : Allez et subsistez les uns des autres. Ils lui disaient : Une poignée ne rassasie pas le lion, et le puits ne se remplit pas à partir de sa margelle. Il leur disait : Allez, tendez vos mains vers la troupe : partez en guerre pour élargir nos frontières.
- מִיָּד יוֹעֲצִין בַּאֲחִיתוֹפֶל, וְנִמְלָכִין בְּסַנְהֶדְרִין, וְשׁוֹאֲלִין בְּאוּרִים וְתוּמִּים. אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי קְרָא?Aussitôt, ils prenaient conseil d'A'hitofel, consultaient le Sanhédrin et interrogeaient les Ourim VeToumim. Rav Yossef a dit : Quel est le verset qui en est la source ?
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