Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָאוֹמֵר: ״עֵרֶךְ כְּלִי זֶה עָלַי״ – נוֹתֵן דָּמָיו. מַאי טַעְמָא? אָדָם יוֹדֵעַ שֶׁאֵין עֵרֶךְ לִכְלִי, וְגָמַר וְאָמַר לְשׁוּם דָּמִים. מִשּׁוּם הָכִי נוֹתֵן דָּמָיו. הַאי ״עֲרָכִין הַמִּטַּלְטְלִין״? ״עֲרָכִין שֶׁל מִטַּלְטְלִין״ מִבַּעְיָא לֵיהּ! תְּנִי: עֲרָכִין שֶׁל מִטַּלְטְלִין.Celui qui dit : « La valeur fixée (érekh) de cet ustensile est à ma charge » donne son prix en argent au Trésor du Temple. Quelle en est la raison ? Un homme sait qu'il n'y a pas de valeur fixée pour un ustensile, ce terme ne s'appliquant qu'aux personnes, et il a donc résolu de donner de l'argent et a parlé en vue de son prix. C'est pourquoi il donne son prix. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) objecte : selon cette explication, cette formule « les arakhin (évaluations) qui sont des biens meubles » est imprécise ; il lui fallait dire : « les arakhin de biens meubles » ! La Guemara répond : corrige et enseigne : « les arakhin de biens meubles ».
- רַב חִסְדָּא אָמַר אֲבִימִי: בְּמַתְפִּיס מִטַּלְטְלִין לַעֲרָכִין. הַאי ״עֲרָכִין הַמִּטַּלְטְלִין״? ״מִטַּלְטְלִין שֶׁל עֲרָכִין״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! תְּנִי: מִטַּלְטְלִין שֶׁל עֲרָכִין.Rav 'Hisda a dit qu'Avimi a dit : il s'agit de celui qui affecte des biens meubles aux arakhin : il a fait vœu de donner une évaluation et, n'ayant pas d'argent, il consacre des biens meubles à cet effet ; ces biens sont alors estimés par trois experts. La Guemara objecte : cette formule « les arakhin qui sont des biens meubles » ? Il lui fallait dire : « les biens meubles des arakhin » ! Elle répond : corrige et enseigne : « les biens meubles des arakhin ».
- רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: בְּאוֹמֵר ״עֶרְכִּי עָלַי״, בָּא כֹּהֵן לִגְבּוֹת מִמֶּנּוּ מִטַּלְטְלִין – בִּשְׁלֹשָׁה, קַרְקָעוֹת – בַּעֲשָׂרָה. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּיפְתִּי לְרָבִינָא: בִּשְׁלָמָא לְאַפּוֹקֵי מֵהֶקְדֵּשׁ בָּעֵינַן שְׁלֹשָׁה, אֶלָּא לְעַיּוֹלֵי לְהֶקְדֵּשׁ שְׁלֹשָׁה לְמָה לִי?Rabbi Abahou a dit : il s'agit de celui qui dit : « Mon érekh est à ma charge », et le Cohen (prêtre) vient percevoir de lui son dû. S'il perçoit des biens meubles, ils sont estimés par trois experts ; s'il perçoit des terres, par dix. Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Certes, pour faire sortir un bien du domaine consacré par un rachat, il nous faut trois experts, car une erreur entraînerait une perte pour le sanctuaire ; mais pour faire entrer un bien dans le domaine consacré, pourquoi ai-je besoin de trois ?
- אֲמַר לֵיהּ: סְבָרָא הוּא, מָה לִי עַיּוֹלֵי, מָה לִי אַפּוֹקֵי? אַפּוֹקֵי מַאי טַעְמָא: דִילְמָא טָעֵי. עַיּוֹלֵי נָמֵי דִּילְמָא טָעֵי.Il lui a répondu : C'est une question de logique : qu'importe pour moi de faire entrer, qu'importe pour moi de faire sortir ? Pour faire sortir, quelle est la raison de cette exigence ? De peur qu'il se trompe sur le prix. Pour faire entrer aussi, il faut craindre qu'il se trompe, au détriment du sanctuaire.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר כּוּ׳. אָמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יְהוּדָה, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״כֹּהֵן״. אֶלָּא לְרַבָּנַן, ״כֹּהֵן״ לְמָה לְהוּ? קַשְׁיָא.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Rabbi Yehouda dit, etc. que l'un des trois doit être un Cohen. Rav Pappa a dit à Abayé : Certes, selon Rabbi Yehouda, c'est la raison pour laquelle il est écrit « Cohen » dans le passage sur le rachat des biens consacrés (Lévitique 27). Mais selon les Rabbanan, pour qui toute personne convient, pourquoi leur faut-il le mot « Cohen » ? La question reste : c'est une kouchya (difficulté).
- הַקַּרְקָעוֹת תִּשְׁעָה וְכֹהֵן. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר שְׁמוּאֵל: עֲשָׂרָה כֹּהֲנִים כְּתוּבִין בַּפָּרָשָׁה, חַד לְגוּפֵיהּ, הָנָךְ הָוֵי מִיעוּט אַחַר מִיעוּט, וְאֵין מִיעוּט אַחַר מִיעוּט אֶלָּא לְרַבּוֹת, דַּאֲפִילּוּ תִּשְׁעָה יִשְׂרָאֵל וְאֶחָד כֹּהֵן.La Michna a enseigné : les terres sont estimées par neuf personnes et un Cohen. D'où savons-nous cela ? Chmouel a dit : Dix fois « Cohen » sont écrits dans ce passage (Lévitique 27). L'un vaut pour lui-même, pour enseigner qu'il faut un Cohen ; ceux-là, les suivants, constituent chacun une restriction après une restriction, puisque chaque mention exclut un Israélite, et une restriction après une restriction ne vient que pour inclure, enseignant que même neuf Israélites et un Cohen conviennent.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: אֵימָא, חֲמִשָּׁה כֹּהֲנִים וַחֲמִשָּׁה יִשְׂרְאֵלִים? קַשְׁיָא!Rav Houna fils de Rav Natan objecte à cela : Dis plutôt, en comptant les mentions alternativement comme exigeant un Cohen et comme incluant un Israélite, qu'il faut cinq Cohanim et cinq Israélites ! La question reste : c'est une kouchya.
- וְאָדָם כְּיוֹצֵא בָּהֶן. אָדָם מִי קָדוֹשׁ? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: בְּאוֹמֵר ״דָּמַי עָלַי״. דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר ״דָּמַי עָלַי״ – שָׁמִין אוֹתוֹ כְּעֶבֶד הַנִּמְכָּר בַּשּׁוּק. וְעֶבֶד אִתַּקַּשׁ לְקַרְקָעוֹת.La Michna a enseigné : et l'homme est comme elles, c'est-à-dire comme les terres. La Guemara demande : un homme peut-il être consacré ? Rabbi Abahou a dit : il s'agit de celui qui dit : « Mon prix est à ma charge », comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui dit : « Mon prix est à ma charge », on l'estime comme un esclave vendu au marché. Or l'esclave est assimilé aux terres : son estimation exige donc neuf personnes et un Cohen.
- בָּעֵי רַבִּי אָבִין: שֵׂעָר הָעוֹמֵד לְיִגָּזֵז, בְּכַמָּה? כְּגָזוּז דָּמֵי, וּבִשְׁלֹשָׁה? אוֹ כִּמְחוּבָּר דָּמֵי, וּבַעֲשָׂרָה?Rabbi Avin a posé la question : Des cheveux prêts à être coupés et consacrés, par combien de personnes sont-ils estimés ? Sont-ils considérés comme coupés, et donc estimés par trois ? Ou sont-ils considérés comme attachés au corps, et estimés par dix ?
- תָּא שְׁמַע: הַמַּקְדִּישׁ אֶת עַבְדּוֹ – אֵין מוֹעֲלִין בּוֹ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מוֹעֲלִין בִּשְׂעָרוֹ. וְקַיְימָא לַן דְּבִשְׂעָרוֹ הָעוֹמֵד לִיגָּזֵז פְּלִיגִי. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends (une preuve) : celui qui consacre son esclave, on ne commet pas de meïla (profanation d'un bien consacré) sur lui. Rabban Chimon ben Gamliel dit : On commet une meïla sur ses cheveux. Or nous tenons pour établi que c'est sur ses cheveux prêts à être coupés qu'ils sont en désaccord. Déduis-en que la question est l'objet d'une machlokèt (divergence d'opinions) entre Tannaïm.
- נֵימָא: הָנֵי תַּנָּאֵי כְּהָנֵי תַּנָּאֵי. דִּתְנַן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יֵשׁ דְּבָרִים שֶׁהֵן כַּקַּרְקַע וְאֵינָן כַּקַּרְקַע, וְאֵין חֲכָמִים מוֹדִים לוֹ. כֵּיצַד? עֶשֶׂר גְּפָנִים טְעוּנוֹת מָסַרְתִּי לָךְ, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵינָן אֶלָּא חָמֵשׁ – רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל הַמְחוּבָּר לַקַּרְקַע הֲרֵי הוּא כַּקַּרְקַע.La Guemara propose : disons que ces Tannaïm sont comme ces autres Tannaïm, car nous avons appris dans une Michna (Chevouot 42b) : Rabbi Méïr dit : Il y a des choses qui sont comme la terre à un égard et qui ne sont pas comme la terre à un autre, et les Sages ne l'admettent pas. Comment cela ? Si quelqu'un dit : « Je t'ai remis dix ceps chargés de raisins », et que l'autre dit : « Il n'y en avait que cinq », Rabbi Méïr le rend passible du serment de celui qui reconnaît une partie de la réclamation ; et les Sages disent : Tout ce qui est attaché à la terre est comme la terre, et aucun serment n'est dû pour une terre.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: בַּעֲנָבִים הָעוֹמְדוֹת לִיבָּצֵר עָסְקִינַן. מָר סָבַר: כִּבְצוּרוֹת דָּמְיָין, וּמָר סָבַר: לָאו כִּבְצוּרוֹת דָּמְיָין. לָא, אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי מֵאִיר. עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר הָתָם, (כֹּל) כַּמָּה דְּשָׁבְקַתְּ לְהוּ מִיכְחָשׁ כָּחֲשִׁי. אֲבָל שְׂעָרוֹ, (כֹּל) כַּמָּה דְּשָׁבְקַתְּ לְהוּ אַשְׁבּוֹחֵי מַשְׁבַּח.Et Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : Nous traitons de raisins prêts à être vendangés. Un Maître pense : ils sont considérés comme vendangés, et un Maître pense : ils ne sont pas considérés comme vendangés. La Guemara rejette ce rapprochement : Non, tu peux dire même que la position selon laquelle les cheveux ne sont pas comme coupés est celle de Rabbi Méïr. Rabbi Méïr n'a parlé que là-bas, car tant que tu les laisses sur le cep, les raisins se dessèchent et sont donc déjà comme cueillis. Mais ses cheveux, tant que tu les laisses, ils s'améliorent.
- דִּינֵי נְפָשׁוֹת כּוּ׳. קָא פָּסֵיק וְתָנֵי, לָא שְׁנָא רוֹבֵעַ זָכָר וְלָא שְׁנָא רוֹבֵעַ נְקֵבָה. בִּשְׁלָמָא רוֹבֵעַ נְקֵבָה, דִּכְתִיב: ״וְהָרַגְתָּ אֶת הָאִשָּׁה וְאֶת הַבְּהֵמָה״. אֶלָּא רוֹבֵעַ זָכָר, מְנָא לַן?La Michna a enseigné : les jugements capitaux, etc. sont rendus par vingt-trois juges, ce qui vaut aussi pour la bête. La Guemara remarque : elle tranche et enseigne sans distinction, qu'il s'agisse d'une bête qui a eu un rapport avec un homme ou d'une bête qui a eu un rapport avec une femme. Certes, pour celle qui a eu un rapport avec une femme, il est écrit : « Tu tueras la femme et la bête » (Lévitique 20, 16). Mais pour celle qui a eu un rapport avec un homme, d'où le savons-nous ?
- דִּכְתִיב: ״כׇּל שֹׁכֵב עִם בְּהֵמָה מוֹת יוּמָת״. אִם אֵינוֹ עִנְיָן לְשׁוֹכֵב, תְּנֵיהוּ עִנְיָן לְנִשְׁכָּב. וְאַפְּקֵיהּ רַחֲמָנָא בִּלְשׁוֹן שׁוֹכֵב, לְאַקּוֹשֵׁי נִשְׁכָּב לְשׁוֹכֵב: מָה שׁוֹכֵב – הוּא וּבְהֶמְתּוֹ בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, אַף נִשְׁכָּב – הוּא וּבְהֶמְתּוֹ בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה.Car il est écrit : « Quiconque couche avec une bête sera mis à mort » (Exode 22, 18). Si ce verset n'a pas de portée pour celui qui couche activement avec la bête, puisqu'un autre verset en traite (Lévitique 20, 15), applique-le à celui qui subit l'acte. Et le Miséricordieux l'a formulé au moyen du terme « couche » pour assimiler celui qui subit à celui qui couche : de même que pour celui qui couche, lui et sa bête sont jugés par vingt-trois juges, de même pour celui qui subit, lui et sa bête sont jugés par vingt-trois.
- שׁוֹר הַנִּסְקָל בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַשּׁוֹר יִסָּקֵל וְגַם בְּעָלָיו יוּמָת״. כְּמִיתַת הַבְּעָלִים כָּךְ מִיתַת הַשּׁוֹר. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: מִמַּאי דְּהַאי ״וְגַם בְּעָלָיו יוּמָת״ לִכְמִיתַת בְּעָלִים כָּךְ מִיתַת הַשּׁוֹר הוּא דַּאֲתָא?La Michna a enseigné : le bœuf condamné à la lapidation est jugé par vingt-trois juges, comme il est dit : « Le bœuf sera lapidé, et son propriétaire aussi sera mis à mort » (Exode 21, 29) : comme la mort du propriétaire, ainsi la mort du bœuf. Il faut donc vingt-trois juges pour le bœuf. Abayé a dit à Rava : D'où sais-tu que ces mots, « et son propriétaire aussi sera mis à mort », viennent enseigner : comme la mort du propriétaire, ainsi la mort du bœuf ?
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