Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יוֹם תְּקוּפָה מַתְחִיל וְיוֹם תְּקוּפָה גּוֹמֵר. וְלָא מְסַיְּימִי.La Guemara répond : la différence entre eux est de savoir si le jour de la tékoufa (le début de la saison astronomique) commence la saison ou si le jour de la tékoufa l'achève ; mais leurs avis ne sont pas précisés : on ne sait pas lequel des deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) soutient quelle opinion.
- אֲחֵרִים אוֹמְרִים: מִיעוּטוֹ, וְכַמָּה מִיעוּטוֹ? אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם. מַאי קָסָבְרִי? אִי קָסָבְרִי יוֹם תְּקוּפָה גּוֹמֵר, וְכוּלֵּיהּ חַג בָּעֵינַן – הָאִיכָּא! אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: אֲחֵרִים בִּתְקוּפַת נִיסָן קָיְימִי, דִּכְתִיב: ״שָׁמוֹר אֶת חֹדֶשׁ הָאָבִיב״ – שְׁמוֹר אָבִיב שֶׁל תְּקוּפָה שֶׁיְּהֵא בְּחֹדֶשׁ נִיסָן.A'hérim disent : sa minorité suffit. Et combien vaut sa minorité ? Quatorze jours. Que pensent-ils ? S'ils pensent que le jour de la tékoufa achève la saison et qu'il nous faut toute la fête de Souccot dans la nouvelle saison, voici que cette condition est déjà remplie avec quinze jours ! Rav Chmouel bar Rav Its'hak a dit : A'hérim traitent de la tékoufa de Nissan, comme il est écrit : « Observe le mois du printemps » (Deutéronome 16, 1), ce dont on déduit : veille à ce que le printemps de la tékoufa soit dans le mois de Nissan, c'est-à-dire que l'équinoxe tombe dans la première partie du mois.
- וְלִיעַבְּרֵיהּ לַאֲדָר? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: תַּנָּא מִלְּמַעְלָה לְמַטָּה קָחָשֵׁיב, וְהָכִי קָאָמַר: עַד מִיעוּטוֹ מְעַבְּרִין. וְכַמָּה מִיעוּטוֹ? אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם.La Guemara objecte : Mais qu'on ajoute un jour à Adar ! L'équinoxe tomberait alors dans la première moitié de Nissan, sans ajouter un mois entier. Rav A'ha bar Yaakov a dit : le Tanna compte de haut en bas, et voici ce qu'il veut dire : jusqu'à sa minorité, on rend l'année embolismique. Et combien vaut sa minorité ? Quatorze jours. À partir de là, on ajoute seulement un jour à Adar.
- רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם אֲחֵרִים בְּתִשְׁרִי קָיְימִי, וְקָסָבְרִי אֲחֵרִים כּוּלֵּיהּ חַג בָּעֵינַן, וְיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן. יוֹם טוֹב רִאשׁוֹן? ״חַג הָאָסִיף״ כְּתִיב! חַג הַבָּא בִּזְמַן אֲסִיפָה.Ravina a dit : en réalité, A'hérim traitent de Tichri, et A'hérim pensent qu'il nous faut toute la fête, y compris le premier Yom Tov (jour de fête), dans la nouvelle saison. Le premier Yom Tov ? Il est écrit : « la fête de la récolte » (Exode 23, 16), ce qui désigne les jours intermédiaires, puisqu'on ne récolte pas le Yom Tov ! La Guemara répond : le verset signifie la fête qui vient au temps de la récolte, c'est-à-dire en automne.
- סְמִיכַת זְקֵנִים. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְסָמְכוּ זִקְנֵי״ – יָכוֹל זִקְנֵי הַשּׁוּק? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֵדָה״.La Michna a enseigné : l'imposition des mains des anciens se fait par trois juges selon Rabbi Chimon, par cinq selon Rabbi Yehouda. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Et les anciens de l'assemblée imposeront leurs mains sur la tête du taureau » (Lévitique 4, 15). On pourrait croire qu'il s'agit de n'importe quels anciens du marché ? Le verset enseigne : « de l'assemblée ».
- אִי ״עֵדָה״ – יָכוֹל קְטַנֵּי עֵדָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הָעֵדָה״ – מְיוּחָדִין שֶׁבָּעֵדָה. וְכַמָּה הֵן? ״וְסָמְכוּ״ – שְׁנַיִם, ״זִקְנֵי״ – שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶם עוֹד אֶחָד, הֲרֵי כָּאן חֲמִשָּׁה. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״זִקְנֵי״ – שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן עוֹד אֶחָד, הֲרֵי כָּאן שְׁלֹשָׁה.Si c'était « assemblée » seulement, on pourrait croire qu'il s'agit des petits de l'assemblée, les membres du petit Sanhédrin. Le verset enseigne : « l'assemblée », soit les plus éminents de l'assemblée, le grand Sanhédrin. Et combien sont-ils ? « Imposeront » : deux ; « les anciens » : deux ; et comme il n'y a pas de tribunal à nombre pair, on leur en ajoute encore un : cela fait cinq. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon dit : « les anciens » : deux ; et comme il n'y a pas de tribunal à nombre pair, on leur en ajoute encore un : cela fait trois.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָכְתִיב ״וְסָמְכוּ״? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ. וְרַבִּי יְהוּדָה? לְגוּפֵיהּ לָא צְרִיךְ, דְּאִם כֵּן דְּלָא אָתֵי ״וְסָמְכוּ״ לִדְרָשָׁה, לִיכְתּוֹב ״זִקְנֵי הָעֵדָה יְדֵיהֶם עַל רֹאשׁ הַפָּר״.Et Rabbi Chimon, n'est-il pas écrit « imposeront » ? Il a besoin de ce mot pour lui-même, pour enseigner l'imposition. Et Rabbi Yehouda ? Il répond : il n'en a pas besoin pour lui-même, car si c'était le cas, si « imposeront » ne venait pas pour une drasha (interprétation du verset), qu'il écrive : « les anciens de l'assemblée, leurs mains sur la tête du taureau ».
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, אִי כְּתִיב הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי ״עַל״? בְּסָמוּךְ. וְרַבִּי יְהוּדָה גָּמַר ״רֹאשׁ״ ״רֹאשׁ״ מֵעוֹלָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לָא גָּמַר ״רֹאשׁ״ ״רֹאשׁ״ מֵעוֹלָה.Et Rabbi Chimon ? S'il était écrit ainsi, j'aurais dit : que signifie « sur » ? À proximité. Il fallait donc écrire « imposeront ». Et Rabbi Yehouda ? Il apprend par guezéra chava (analogie textuelle) « tête », « tête » de l'ola (holocauste), où les mains sont réellement posées sur la tête. Et Rabbi Chimon n'apprend pas « tête », « tête » de l'ola.
- תָּנָא: סְמִיכָה וּסְמִיכַת זְקֵנִים בִּשְׁלֹשָׁה. מַאי סְמִיכָה וּמַאי סְמִיכַת זְקֵנִים? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִיסְמַךְ סָבֵי.Il a été enseigné : l'imposition et l'imposition des anciens se font par trois juges. Qu'est-ce que l'imposition et qu'est-ce que l'imposition des anciens ? L'une désigne l'imposition sur le taureau ; quelle est l'autre ? Rabbi Yo'hanan a dit : l'ordination des anciens, c'est-à-dire des Sages, à qui l'on confère le titre de Rabbi.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מִיסְמַךְ סָבֵי בִּשְׁלֹשָׁה מְנָלַן? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב ״וַיִּסְמֹךְ אֶת יָדָיו עָלָיו״, אִי הָכִי תִּסְגֵּי בְּחַד! וְכִי תֵּימָא מֹשֶׁה בִּמְקוֹם שִׁבְעִים וְחַד קָאֵי, אִי הָכִי לִיבְעֵי שִׁבְעִים וְחַד! קַשְׁיָא.Abayé a dit à Rav Yossef : L'ordination des anciens par trois, d'où la savons-nous ? Si l'on dit : de ce qu'il est écrit : « Il imposa ses mains sur lui » (Nombres 27, 23), à propos de Moché et de Yehochoua, si c'est ainsi, un seul devrait suffire ! Et si tu dis que Moché tenait lieu de soixante et onze, alors il faudrait soixante et onze ! La Guemara conclut : c'est une kouchya (difficulté non résolue).
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: בִּידָא מַמָּשׁ סָמְכִין לֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: סָמְכִין לֵיהּ בִּשְׁמָא, קָרוּ לֵיהּ ״רַבִּי״, וְיָהֲבִי לֵיהּ רְשׁוּתָא לְמֵידַן דִּינֵי קְנָסוֹת.Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : Est-ce réellement avec la main qu'on l'ordonne ? Il lui a dit : On l'ordonne par le nom : on l'appelle « Rabbi » et on lui donne l'autorisation de juger les lois d'amendes.
- וְחַד לָא סָמֵיךְ? וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּרַם, זָכוּר אוֹתוֹ הָאִישׁ לַטּוֹב, וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא שְׁמוֹ, שֶׁאִילְמָלֵא הוּא נִשְׁתַּכְחוּ דִּינֵי קְנָסוֹת מִיִּשְׂרָאֵל. נִשְׁתַּכְחוּ? נִגְרוֹסִינְהוּ! אֶלָּאLa Guemara demande : Et un seul ne peut-il pas ordonner ? Rav Yehouda n'a-t-il pas dit au nom de Rav : Certes, que cet homme soit rappelé en bien, et Rabbi Yehouda ben Bava est son nom, car sans lui, les lois d'amendes auraient été oubliées d'Israël. Oubliées ? Qu'on les étudie ! La Guemara corrige : Plutôt, il a voulu dire que sans lui
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