Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קַשְׁיָא.C'est une kouchya (difficulté) contre Rech Lakich.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן, מַהוּ? ״וַיַּדִּיחוּ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא שֶׁהוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן? אוֹ דִילְמָא, אֲפִילּוּ הוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן?Ils ont posé la question : si les habitants se sont égarés d'eux-mêmes, quelle est la règle ? La Torah dit « et ont égaré » (Deutéronome 13, 14) : et non s'ils se sont égarés d'eux-mêmes ? Ou peut-être même s'ils se sont égarés d'eux-mêmes la ville devient-elle une ir hanida'hat (ville entraînée à l'idolâtrie) ?
- תָּא שְׁמַע: הִדִּיחוּהָ נָשִׁים וּקְטַנִּים, אַמַּאי? לֶיהֱוֵי כְּהוּדְּחוּ מֵאֲלֵיהֶן! הָנָךְ בָּתַר נַפְשַׁיְיהוּ גְּרִידִי, הָנֵי בָּתַר נָשִׁים וּקְטַנִּים גְּרִידִי.Viens et entends (une preuve) : il a été enseigné : « Si des femmes et des enfants l'ont égarée », ils sont comme des individus. Pourquoi ? Que ce soit comme s'ils s'étaient égarés d'eux-mêmes ! Il faut donc conclure que dans ce cas, la ville n'est pas ir hanida'hat. La Guemara rejette cette preuve : ceux-là, qui se sont égarés d'eux-mêmes, sont entraînés par leur propre volonté ; ceux-ci sont entraînés par des femmes et des enfants, et leur attachement est moindre.
- עַד שֶׁיּוּדַח רוּבָּהּ. הֵיכִי עָבְדִינַן? אָמַר רַב יְהוּדָה: דָּנִין וְחוֹבְשִׁין, דָּנִין וְחוֹבְשִׁין. אֲמַר לֵיהּ עוּלָּא: נִמְצָא אַתָּה מְעַנֶּה אֶת דִּינָן שֶׁל אֵלּוּ! אֶלָּא, אָמַר עוּלָּא: דָּנִין וְסוֹקְלִין, דָּנִין וְסוֹקְלִין.« Que si la majorité en a été égarée ». Comment procédons-nous pour établir cette majorité ? Rav Yehouda a dit : on juge et on emprisonne, on juge et on emprisonne, jusqu'à ce que la majorité soit atteinte. Oula lui a dit : tu te trouves à retarder le jugement de ceux-là ! Mais Oula a dit : on juge et on lapide, on juge et on lapide, jusqu'à la moitié de la ville ; au-delà, c'est l'épée.
- אִיתְּמַר, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: דָּנִין וְסוֹקְלִין, דָּנִין וְסוֹקְלִין, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מַרְבִּין לָהֶן בָּתֵּי דִינִין.Il a été dit (par les Amoraïm) : Rabbi Yo'hanan a dit : on juge et on lapide, on juge et on lapide. Et Rech Lakich a dit : on multiplie pour eux les tribunaux, afin que tous soient jugés en même temps.
- אִינִי? וְהָאָמַר רַבִּי חָמָא בַּר יוֹסֵי אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: ״וְהוֹצֵאתָ אֶת הָאִישׁ הַהוּא אוֹ אֶת הָאִשָּׁה הָהִיא״ – אִישׁ וְאִשָּׁה אַתָּה מוֹצִיא לִשְׁעָרֶיךָ, וְאִי אַתָּה מוֹצִיא כָּל הָעִיר כּוּלָּהּ לִשְׁעָרֶיךָ! אֶלָּא, מַרְבִּין לָהֶן בָּתֵּי דִינִין וּמְעַיְּינִין בְּדִינֵיהֶן, וּמַסְּקִינַן לְהוּ לְבֵית דִּין הַגָּדוֹל, וְגָמְרִי לְהוּ לְדִינַיְיהוּ, וְקָטְלִי לְהוּ.Est-ce vrai ? Mais Rabbi 'Hama bar Yossé n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Ochaya : « Et tu feras sortir cet homme ou cette femme » (Deutéronome 17, 5) : tu fais sortir un homme et une femme vers tes portes (devant le tribunal local), mais tu ne fais pas sortir toute la ville vers tes portes ; elle est jugée devant le grand Sanhédrin. Mais on multiplie pour eux les tribunaux, et ils examinent leurs cas, puis on les fait monter au grand tribunal, qui achève leur jugement et les met à mort.
- ״הַכֵּה תַכֶּה אֶת יֹשְׁבֵי הָעִיר וְכוּ׳״. תָּנוּ רַבָּנַן: הַחַמֶּרֶת וְהַגַּמֶּלֶת הָעוֹבֶרֶת מִמָּקוֹם לְמָקוֹם, לָנוּ בְּתוֹכָהּ וְהוּדְּחוּ עִמָּהּ – אִם נִשְׁתַּהוּ שָׁם שְׁלֹשִׁים יוֹם, הֵן בְּסַיִיף וּמָמוֹנָן אָבֵד. פָּחוֹת מִיכָּן, הֵן בִּסְקִילָה וּמָמוֹנָן פָּלֵט.« Tu frapperas, tu frapperas les habitants de la ville, etc. ». Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : la caravane d'âniers et la caravane de chameliers qui passent d'un lieu à un autre, qui ont passé la nuit dans la ville et ont été égarés avec elle : s'ils y ont séjourné trente jours, ils sont mis à mort par l'épée et leurs biens sont perdus. Moins que cela, ils sont mis à mort par lapidation et leurs biens sont épargnés.
- וּרְמִינְהִי: כַּמָּה יִהְיֶה בָּעִיר וְיִהְיֶה כְּאַנְשֵׁי הָעִיר? שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ! אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא, הָא לְמִיהְוֵי מִבְּנֵי מָתָא, הָא לְמִיהְוֵי מִיָּתְבֵי מָתָא.Et on oppose à cela une autre source : combien de temps doit-on être dans la ville pour être comme les gens de la ville ? Douze mois ! Rava a dit : ce n'est pas difficile : ceci (douze mois) pour être des citoyens de la ville, cela (trente jours) pour être des habitants de la ville.
- וְהָתַנְיָא: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מִבְּנֵי הָעִיר, אִם יֵשׁ אָדָם שֶׁנִּשְׁתַּהָא שָׁם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ – אָסוּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ, פָּחוֹת מִיכָּן – מוּתָּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ. בְּיוֹשְׁבֵי הָעִיר, אִם נִשְׁתַּהָא שְׁלֹשִׁים יוֹם – אָסוּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ, פָּחוֹת מִיכָּן – מוּתָּר לֵיהָנוֹת מִמֶּנּוּ.Et il a été enseigné ainsi dans une baraïta : celui à qui un vœu interdit de tirer profit des citoyens de la ville : s'il y a là quelqu'un qui y a séjourné douze mois, il lui est interdit d'en tirer profit ; moins que cela, il lui est permis d'en tirer profit. S'il s'agit des habitants de la ville : si quelqu'un y a séjourné trente jours, il lui est interdit d'en tirer profit ; moins que cela, il lui est permis d'en tirer profit.
- ״הַחֲרֵם אֹתָהּ וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ״ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״הַחֲרֵם אוֹתָהּ וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ״ – פְּרָט לְנִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּחוּצָה לָהּ. ״וְאֶת כׇּל אֲשֶׁר בָּהּ״ – לְרַבּוֹת נִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ. ״שְׁלָלָהּ״ – וְלֹא שְׁלַל שָׁמַיִם. ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ״ – לְרַבּוֹת נִכְסֵי רְשָׁעִים שֶׁחוּצָה לָהּ.« Voue-la à la destruction, ainsi que tout ce qui s'y trouve », etc. Nos Maîtres ont enseigné : « Voue-la à la destruction, ainsi que tout ce qui s'y trouve » : à l'exclusion des biens des justes qui sont à l'extérieur. « Et tout ce qui s'y trouve » : pour inclure les biens des justes qui sont en son sein. « Son butin » : et non le butin du Ciel. « Et tout son butin » : pour inclure les biens des méchants qui sont à l'extérieur.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה נִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ יֹאבֵדוּ? מִי גָּרַם לָהֶם שֶׁיָּדוּרוּ בְּתוֹכָהּ? מָמוֹנָם. לְפִיכָךְ מָמוֹנָם אָבֵד. אָמַר מָר: ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ״ – לְרַבּוֹת נִכְסֵי רְשָׁעִים שֶׁבְּחוּצָה לָהּ. אָמַר רַב חִסְדָּא: וּבְנִקְבָּצִים לְתוֹכָהּ.Rabbi Chimon a dit : pourquoi la Torah a-t-elle dit que les biens des justes qui sont en son sein doivent être détruits ? Qui les a amenés à habiter en son sein ? Leurs biens. C'est pourquoi leurs biens sont perdus. Le Maître a dit : « Et tout son butin, tu le rassembleras » : pour inclure les biens des méchants qui sont à l'extérieur. Rav 'Hisda a dit : et seulement pour ceux qu'on peut rassembler en son sein.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: פִּקְדוֹנוֹת שֶׁל אַנְשֵׁי עִיר הַנִּדַּחַת מוּתָּרִין. הֵיכִי דָמֵי? אִי לֵימָא דְּעִיר אַחֶרֶת וְאִיתַנְהוּ בְּגַוַּהּ – פְּשִׁיטָא דְּמוּתָּרִין, לָאו שְׁלָלָהּ הוּא! וְאֶלָּא דִּידְהוּ וְאִיתַנְהוּ בְּעִיר אַחֶרֶת. אִי דְּנִקְבָּצִין לְתוֹכָהּ – אַמַּאי מוּתָּרִין? וְאִי אֵין נִקְבָּצִין לְתוֹכָהּ – הָא אַמְרַהּ חֲדָא זִימְנָא!Rav 'Hisda a dit : les dépôts des gens de l'ir hanida'hat sont permis. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'ils appartiennent à des gens d'une autre ville et qu'ils se trouvent en son sein, il est évident qu'ils sont permis : ce n'est pas son butin ! Mais alors, il s'agit de biens à eux, qui se trouvent dans une autre ville. S'ils peuvent être rassemblés en son sein, pourquoi sont-ils permis ? Et s'ils ne peuvent pas être rassemblés en son sein, il l'a déjà dit une fois !
- לָא, לְעוֹלָם דְּעִיר אַחֶרֶת דְּמַפְקְדִי בְּתוֹכָהּ. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ אַחְרָיוּת. מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ אַחְרָיוּת, כְּדִידֵיהּ דָּמֵי? קָא מַשְׁמַע לַן.Non, en réalité il s'agit de biens de gens d'une autre ville, déposés en son sein. Et de quel cas traitons-nous ici ? Du cas où le dépositaire en a accepté la responsabilité. Tu aurais pu dire : puisqu'il en a accepté la responsabilité, c'est comme si c'était à lui. Il nous enseigne donc qu'ils restent permis.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּהֵמָה חֶצְיָהּ שֶׁל עִיר הַנִּדַּחַת וְחֶצְיָהּ שֶׁל עִיר אַחֶרֶת – אֲסוּרָה. עִיסָּה חֶצְיָהּ שֶׁל עִיר הַנִּדַּחַת וְחֶצְיָהּ שֶׁל עִיר אַחֶרֶת – מוּתֶּרֶת. מַאי טַעְמָא? בְּהֵמָה כְּמַאן דְּלָא פְּלִיגָא דָּמְיָא, עִיסָּה כְּמַאן דִּפְלִיגָא דָּמְיָא.Rav 'Hisda a dit : un animal à moitié à l'ir hanida'hat et à moitié à une autre ville est interdit. Une pâte à moitié à l'ir hanida'hat et à moitié à une autre ville est permise pour la moitié de l'autre ville. Pourquoi ? L'animal est comme ce qui n'est pas partagé ; la pâte est comme ce qui est partagé.
- בָּעֵי רַב חִסְדָּא: בֶּהֱמַת עִיר הַנִּדַּחַת מַהוּ דְּתִיתְהֲנֵי בַּהּ שְׁחִיטָה לְטַהֲרָהּ מִידֵי נְבֵילָה? לְפִי חֶרֶב אָמַר רַחֲמָנָא, לָא שְׁנָא שַׁחֲטַהּ מִשְׁחָט, לָא שְׁנָא קַטְלַהּ מִקְטָל. אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּשַׁחְטַהּ מַהְנְיָא לַהּ שְׁחִיטָה? מַאי? תֵּיקוּ.Rav 'Hisda a demandé : l'animal d'une ir hanida'hat, l'abattage rituel lui est-il utile pour le purifier de l'impureté de la nevéla (bête morte sans abattage rituel) ? La Torah dit « par le tranchant de l'épée » : qu'on l'abatte ou qu'on la tue, il n'y a pas de différence. Ou peut-être, puisqu'on l'a abattue, l'abattage lui est-il utile ? Quelle est la réponse ? Tékou (la question reste en suspens).
- בָּעֵי רַב יוֹסֵף: שְׂעַר נָשִׁים צִדְקָנִיּוֹת מַהוּ? אָמַר רָבָא: הָא דִּרְשָׁעִיּוֹת אָסוּר? ״תִּקְבֹּץ וְשָׂרַפְתָּ״ כְּתִיב. מִי שֶׁאֵינוֹ מְחוּסָּר אֶלָּא קְבִיצָה וּשְׂרֵיפָה – יָצָא זֶה שֶׁמְחוּסָּר תְּלִישָׁה וּקְבִיצָה וּשְׂרֵיפָה.Rav Yossef a demandé : quelle est la règle pour les cheveux des femmes pieuses ? Rava a dit : ceux des méchantes seraient-ils interdits ? « Tu rassembleras… et tu brûleras » est-il écrit : ce à quoi il ne manque que le rassemblement et le brûlement. Cela exclut ceci, à quoi il manque l'arrachage, le rassemblement et le brûlement.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: בְּפֵיאָה נׇכְרִית, הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּמְחוּבָּר בְּגוּפַהּ, כְּגוּפַהּ דָּמְיָא. לָא צְרִיכָא דִּתְלֵי בְּסִיבְטָא. כְּנִכְסֵי צַדִּיקִים שֶׁבְּתוֹכָהּ דָּמֵי וְאָבַד? אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּעָיְילָא וְנָפְקָא, כִּלְבוּשַׁהּ דָּמֵי? תֵּיקוּ.Mais Rava a dit : la question porte sur une perruque. De quel cas s'agit-il ? Si elle est attachée à son corps, c'est comme son corps. Non, c'est nécessaire pour le cas où elle est suspendue à une cheville. Est-ce comme les biens des justes qui sont en son sein, et elle est perdue ? Ou peut-être, puisqu'elle entre et sort avec, est-ce comme son vêtement ? Tékou.
- ״וְאֶת כׇּל שְׁלָלָהּ תִּקְבֹּץ אֶל תּוֹךְ רְחֹבָהּ״ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין לָהּ רְחוֹב – אֵינָהּ נַעֲשֵׂית עִיר הַנִּדַּחַת, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֵין לָהּ רְחוֹב – עוֹשִׂין לָהּ רְחוֹב. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: ״רְחוֹבָהּ״ – מֵעִיקָּרָא מַשְׁמַע, וּמָר סָבַר: ״רְחוֹבָהּ״ – הַשְׁתָּא נָמֵי מַשְׁמַע.« Et tout son butin, tu le rassembleras au milieu de sa place », etc. Nos Maîtres ont enseigné : si elle n'a pas de place, elle ne devient pas une ir hanida'hat ; telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : si elle n'a pas de place, on lui fait une place. Sur quoi divergent-ils ? L'un pense : « sa place » s'entend depuis l'origine ; et l'autre pense : « sa place » s'entend aussi de maintenant.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.