Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהַהֶקְדֵּשׁוֹת שֶׁבָּהּ יִפָּדוּ כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הָיוּ בָּהּ קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ – יָמוּתוּ, קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת – יִפָּדוּ, וּתְרוּמוֹת – יֵרָקְבוּ, וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְכִתְבֵי הַקֹּדֶשׁ – יִגָּנְזוּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״בְּהֶמְתָּהּ״ – וְלֹא בֶּהֱמַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר, ״שְׁלָלָהּ״ – פְּרָט לְכֶסֶף הֶקְדֵּשׁ וְכֶסֶף מַעֲשֵׂר.« Et les biens consacrés qui s'y trouvent doivent être rachetés », etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : s'il s'y trouvait des kodchei kodachim (sacrifices de sainteté supérieure) : les biens consacrés à l'autel doivent mourir ; les biens consacrés à l'entretien du Temple doivent être rachetés ; les teroumot (prélèvements donnés au Cohen) doivent pourrir ; et le maasser chéni (deuxième dîme, à consommer à Jérusalem) et les Saints Écrits doivent être mis en guenizah (ensevelis avec respect). Rabbi Chimon dit : « son bétail » (Deutéronome 13, 16) : et non l'animal premier-né ni la dîme du bétail ; « son butin » (Deutéronome 13, 17) : à l'exclusion de l'argent consacré et de l'argent de la dîme.
- אָמַר מָר: הָיוּ בָּהּ קׇדְשֵׁי קֳדָשִׁים, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ – יָמוּתוּ. וְאַמַּאי יָמוּתוּ? יִרְעוּ עַד שֶׁיִּסְתָּאֲבוּ, וְיִמָּכְרוּ, וְיִפְּלוּ דְּמֵיהֶן לִנְדָבָה.Le Maître a dit : « S'il s'y trouvait des kodchei kodachim, les biens consacrés à l'autel doivent mourir ». Mais pourquoi doivent-ils mourir ? Qu'ils paissent jusqu'à contracter un défaut, qu'on les vende, et que leur valeur aille aux offrandes volontaires !
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״זֶבַח רְשָׁעִים תּוֹעֵבָה״. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מָמוֹן בְּעָלִים הוּא. וְהָכָא בְּקָדָשִׁים שֶׁחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא דְּאָמַר: מָמוֹן בְּעָלִים הוּא.Rabbi Yo'hanan a dit : « Le sacrifice des méchants est une abomination » (Proverbes 21, 27). Rech Lakich a dit : c'est le bien des propriétaires. Et ici, il s'agit de sacrifices dont on porte la responsabilité du remplacement ; et c'est l'avis de Rabbi Chimon, qui a dit : c'est le bien des propriétaires.
- הָא מִדְּסֵיפָא רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, רֵישָׁא לָאו רַבִּי שִׁמְעוֹן? בְּקָדָשִׁים קַלִּים, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי דְּאָמַר: קָדָשִׁים קַלִּים מָמוֹן בְּעָלִים. אֲבָל קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים מַאי? יִפָּדוּ.Mais puisque la fin de la baraïta est de Rabbi Chimon, le début n'est-il pas de Rabbi Chimon ? Il s'agit donc de kodachim kalim (sacrifices de moindre sainteté), selon Rabbi Yossé HaGlili, qui a dit : les kodachim kalim sont le bien des propriétaires. Mais pour les kodchei kodachim, quelle est la règle ? Ils doivent être rachetés.
- אַדְּתָנֵי סֵיפָא: קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת יִפָּדוּ, לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּקָדָשִׁים קַלִּים, אֲבָל קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים – יִפָּדוּ. כֵּיוָן דְּאִיכָּא חַטָּאת שֶׁמֵּתוּ בְּעָלֶיהָ, דִּלְמִיתָה אָזְלָא, לָא פְּסִיקָא לֵיהּ.Plutôt que d'enseigner à la fin : « les biens consacrés à l'entretien du Temple doivent être rachetés », qu'il distingue et enseigne dans ce même cas : de quoi parle-t-on ? Des kodachim kalim ; mais les kodchei kodachim doivent être rachetés ! La Guemara répond : puisqu'il existe le 'hatat (sacrifice expiatoire) dont les propriétaires sont morts, qui va à la mort, la distinction n'est pas absolue pour lui.
- בִּשְׁלָמָא רַבִּי יוֹחָנָן לָא אָמַר כְּרֵישׁ לָקִישׁ, דִּכְתִיב: ״זֶבַח רְשָׁעִים תּוֹעֵבָה״. אֶלָּא רֵישׁ לָקִישׁ, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבִּי יוֹחָנָן? אָמַר לָךְ: כִּי אָמְרִינַן ״זֶבַח רְשָׁעִים תּוֹעֵבָה״, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאִיתַנְהוּ בְּעֵינַיְיהוּ, אֲבָל הָכָא, כֵּיוָן דְּאִישְׁתַּנִּי – אִישְׁתַּנִּי.Certes, Rabbi Yo'hanan ne dit pas comme Rech Lakich, car il est écrit : « Le sacrifice des méchants est une abomination ». Mais Rech Lakich, pourquoi ne dit-il pas comme Rabbi Yo'hanan ? Il te dira : lorsque nous disons « le sacrifice des méchants est une abomination », cela s'applique là où ils sont dans leur état d'origine. Mais ici, puisqu'il a changé, il a changé, et ce n'est plus une abomination.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״בְּהֶמְתָּהּ״ – וְלֹא בֶּהֱמַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּתְמִימִין – שְׁלַל שָׁמַיִם הוּא! אֶלָּא בְּבַעֲלֵי מוּמִין – שְׁלָלָהּ נִינְהוּ?Rabbi Chimon dit : « son bétail » : et non l'animal premier-né ni la dîme du bétail. De quoi traitons-nous ? Si l'on dit qu'il s'agit d'animaux sans défaut, c'est le butin du Ciel ! Mais s'il s'agit d'animaux avec défaut, ils sont son butin !
- אָמַר רָבִינָא: לְעוֹלָם בְּבַעֲלֵי מוּמִין, וּמִי שֶׁנֶּאֱכָל בְּתוֹרַת בְּהֶמְתָּהּ. יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁאֵין נֶאֱכָלִין בְּתוֹרַת בְּהֶמְתָּהּ, אֶלָּא בְּתוֹרַת בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר, דִּשְׁלַל שָׁמַיִם נִינְהוּ.Ravina a dit : en réalité, il s'agit d'animaux avec défaut, et le verset vise ce qui se mange au titre de « son bétail ». Cela exclut ceux-ci, qui ne se mangent pas au titre de « son bétail », mais au titre de premier-né et de dîme ; ils sont donc le butin du Ciel.
- וּפְלִיגָא דִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַכֹּל קָרֵב וְהַכֹּל נִפְדֶּה. מַאי קָאָמַר? הָכִי קָאָמַר: כׇּל שֶׁקָּרֵב כְּשֶׁהוּא תָּם, וְנִפְדֶּה כְּשֶׁהוּא בַּעַל מוּם – מִ״שְּׁלָלָהּ״ אִימְּעִיט, וְכׇל שֶׁקָּרֵב כְּשֶׁהוּא תָּם וְאֵינוֹ נִפְדָּה כְּשֶׁהוּא בַּעַל מוּם, כְּגוֹן בְּכוֹר וּמַעֲשֵׂר – מִ״בְּהֶמְתָּהּ״ נָפְקָא.Et cela diverge de Chmouel, car Chmouel a dit : tout est offert et tout est racheté. Que veut-il dire ? Voici ce qu'il veut dire : tout ce qui est offert lorsqu'il est sans défaut, et racheté lorsqu'il a un défaut, est exclu par « son butin » ; et tout ce qui est offert lorsqu'il est sans défaut et qui n'est pas racheté lorsqu'il a un défaut, tel que le premier-né et la dîme, est exclu par « son bétail ».
- תְּרוּמוֹת יֵרָקְבוּ. אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא תְּרוּמָה בְּיַד יִשְׂרָאֵל, אֲבָל תְּרוּמָה בְּיַד כֹּהֵן, כֵּיוָן דְּמָמוֹנֵיהּ הוּא, תִּשָּׂרֵף.« Les teroumot doivent pourrir ». Rav 'Hisda a dit : on n'a enseigné cela que pour la terouma aux mains d'un Israélite ; mais la terouma aux mains d'un Cohen, puisque c'est son bien, doit être brûlée.
- מֵתִיב רַב יוֹסֵף: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְכִתְבֵי הַקֹּדֶשׁ יִגָּנְזוּ. וְהָא מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בְּיַד יִשְׂרָאֵל כִּתְרוּמָה בְּיַד כֹּהֵן דָּמֵי, וְקָתָנֵי יִגָּנְזוּ! אֶלָּא, אִי אִתְּמַר הָכִי אִתְּמַר: אָמַר רַב חִסְדָּא, לֹא שָׁנוּ אֶלָּא תְּרוּמָה בְּיַד כֹּהֵן, אֲבָל תְּרוּמָה בְּיַד יִשְׂרָאֵל תִּנָּתֵן לְכֹהֵן שֶׁבְּעִיר אַחֶרֶת.Rav Yossef a objecté : « Le maasser chéni et les Saints Écrits doivent être mis en guenizah ». Or le maasser chéni aux mains d'un Israélite est comme la terouma aux mains d'un Cohen, et il est enseigné qu'ils doivent être mis en guenizah ! Mais si cela a été dit, voici ce qui a été dit : Rav 'Hisda a dit : on n'a enseigné cela que pour la terouma aux mains d'un Cohen ; mais la terouma aux mains d'un Israélite doit être donnée à un Cohen d'une autre ville.
- תְּנַן הָתָם: עִיסָּה שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי פְּטוּרָה מִן הַחַלָּה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים מְחַיְּיבִין. אָמַר רַב חִסְדָּא: מַחְלוֹקֶת בְּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּירוּשָׁלַיִם, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר מַעֲשֵׂר שֵׁנִי מָמוֹן גָּבוֹהַּ הוּא, וְרַבָּנַן סָבְרִי מָמוֹן הֶדְיוֹט הוּא. אֲבָל בִּגְבוּלִין, דִּבְרֵי הַכֹּל פָּטוּר.Nous avons appris là-bas (dans une Michna) : une pâte de maasser chéni est exempte de la 'halla (part de pâte prélevée pour le Cohen) : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages l'y obligent. Rav 'Hisda a dit : la ma'hloket (divergence d'opinions) porte sur le maasser chéni à Jérusalem : car Rabbi Méïr pense que le maasser chéni est un bien du Très-Haut, et les Sages pensent que c'est un bien profane. Mais dans les provinces, de l'avis de tous, il est exempté.
- מֵתִיב רַב יוֹסֵף: מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְכִתְבֵי הַקֹּדֶשׁ יִגָּנְזוּ. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּירוּשָׁלַיִם, מִי הָוְיָא עִיר הַנִּדַּחַת? וְהָתַנְיָא: עֲשָׂרָה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בִּירוּשָׁלַיִם, וְזוֹ אַחַת מֵהֶן – אֵינָהּ נַעֲשֵׂית עִיר הַנִּדַּחַת! וְאֶלָּא בְּעִיר אַחֶרֶת, וְאַסְּקוּהּ לְגַוַּהּ? הָא קַלְטוּהּ מְחִיצוֹת!Rav Yossef a objecté : « Le maasser chéni et les Saints Écrits doivent être mis en guenizah ». De quoi traitons-nous ? Si l'on dit à Jérusalem, peut-elle devenir une ir hanida'hat ? N'a-t-il pas été enseigné : dix choses ont été dites à propos de Jérusalem, et celle-ci en fait partie : elle ne devient pas une ir hanida'hat ! Mais alors, il s'agit de maasser chéni d'une autre ville, qu'on y a monté ? Mais les remparts l'ont reçu et il peut être consommé !
- אֶלָּא לָאו בִּגְבוּלִין, וְקָתָנֵי: יִגָּנְזוּ? לָא, לְעוֹלָם דְּעִיר אַחֶרֶת, וְאַסְּקוּהּ לְגַוַּהּ. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? שֶׁנִּטְמָא.N'est-ce donc pas dans les provinces, et il est enseigné qu'ils doivent être mis en guenizah ? Non : en réalité, il s'agit de celui d'une autre ville, qu'on y a monté. Et de quel cas traitons-nous ici ? De celui qui est devenu impur.
- וְלִפְרְקֵיהּ? דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִין לְמַעֲשֵׂר שֵׁנִי שֶׁנִּטְמָא שֶׁפּוֹדִין אוֹתוֹ אֲפִילּוּ בִּירוּשָׁלַיִם? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תוּכַל שְׂאֵתוֹ״, וְאֵין שְׂאֵת אֶלָּא אֲכִילָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּשָּׂא מַשְׂאֹת מֵאֵת פָּנָיו״. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּלָקוּחַ.Qu'on le rachète donc ! Car Rabbi Elazar a dit : d'où savons-nous que le maasser chéni devenu impur, on le rachète, même à Jérusalem ? Le verset enseigne : « Tu ne pourras pas le porter (séeto) » (Deutéronome 14, 24). Et séèt ne signifie que manger, comme il est dit : « Et il fit porter des portions (massot) de devant lui » (Genèse 43, 34). De quel cas traitons-nous ici ? De ce qui a été acheté avec l'argent du maasser chéni.
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