Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״פְּלוֹנִי בָּא עַל אִשְׁתִּי״, הוּא וְאַחֵר מִצְטָרְפִין לְהוֹרְגוֹ, אֲבָל לֹא לְהוֹרְגָהּ.Si quelqu'un témoigne : « Untel a eu une relation avec ma femme », lui et un autre se joignent pour le faire mettre à mort, lui, l'accusé, mais non pour la faire mettre à mort, elle, car nul ne peut témoigner sur sa femme ou sur un proche parent.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? דִּמְפַלְּגִינַן בְּדִיבּוּרָא? הַיְינוּ הָךְ! מַהוּ דְּתֵימָא: אָדָם קָרוֹב אֵצֶל עַצְמוֹ – אָמְרִינַן, אֵצֶל אִשְׁתּוֹ – לָא אָמְרִינַן. קָא מַשְׁמַע לַן.Que nous enseigne ce second cas ? Que nous divisons la déclaration du témoin, en acceptant une partie et en rejetant l'autre ? C'est le même principe que l'autre cas ! La Guemara répond : il est nécessaire, pour le cas où tu dirais : « un homme est proche de lui-même », nous le disons pour diviser le témoignage, mais à propos de sa femme, nous ne le disons pas, et le témoignage serait accepté ou rejeté en bloc. Il nous enseigne donc que, même pour sa femme, la déclaration est divisée.
- וְאָמַר רָבָא: ״פְּלוֹנִי בָּא עַל נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה״, וְהוּזַּמּוּ – נֶהֱרָגִין, וְאֵין מְשַׁלְּמִין מָמוֹן. ״בִּתּוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי״, וְהוּזַּמּוּ – נֶהֱרָגִין וּמְשַׁלְּמִין מָמוֹן. מָמוֹן לָזֶה וּנְפָשׁוֹת לָזֶה.Et Rava a dit : si des témoins déclarent : « Untel a eu une relation avec une naara (jeune fille) fiancée » (voir Deutéronome 22, 25), sans préciser laquelle, et ont été convaincus de faux (houzamou), ils sont mis à mort et ne paient pas d'argent, car ils n'ont fait perdre à personne de ketouba (contrat de mariage). S'ils ont précisé : « la fille d'untel », et ont été convaincus de faux, ils sont mis à mort et paient de l'argent, car l'argent est pour celui-ci, le père de la jeune fille, et la vie pour celui-là, l'homme accusé.
- וְאָמַר רָבָא: ״פְּלוֹנִי רָבַע הַשּׁוֹר״ וְהוּזַּמּוּ – נֶהֱרָגִין, וְאֵין מְשַׁלְּמִין מָמוֹן. ״שׁוֹרוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי״ וְהוּזַּמּוּ – נֶהֱרָגִין, וּמְשַׁלְּמִין מָמוֹן. מָמוֹן לָזֶה, וּנְפָשׁוֹת לָזֶה.Et Rava a dit : si des témoins déclarent : « Untel a eu un rapport avec le bœuf » (voir Lévitique 18, 23), ce qui entraînerait la mise à mort de l'homme et de l'animal, sans préciser lequel, et ont été convaincus de faux, ils sont mis à mort, car leur témoignage aurait fait exécuter l'accusé, et ne paient pas d'argent pour le bœuf, leur témoignage ne visant aucun bœuf particulier. S'ils ont précisé : « le bœuf d'untel », et ont été convaincus de faux, ils sont mis à mort et paient de l'argent au propriétaire, car l'argent est pour celui-ci, le propriétaire du bœuf, et la vie pour celui-là, l'homme accusé.
- הָא תּוּ לְמָה לִי? הַיְינוּ הָךְ! מִשּׁוּם דְּקָא בָעֵי בַּעְיָא עִילָּוֵיהּ, דְּבָעֵי רָבָא: ״פְּלוֹנִי רָבַע שׁוֹרִי״, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: אָדָם קָרוֹב אֵצֶל עַצְמוֹ, וְאֵין אָדָם קָרוֹב אֵצֶל מָמוֹנוֹ? אוֹ דִילְמָא אָמְרִינַן: אָדָם קָרוֹב אֵצֶל מָמוֹנוֹ? בָּתַר דְּבַעְיַאּ הֲדַר פַּשְׁטַהּ: אָדָם קָרוֹב אֵצֶל עַצְמוֹ, וְאֵין אָדָם קָרוֹב אֵצֶל מָמוֹנוֹ.Pourquoi ai-je besoin encore de cela ? C'est le même principe que l'autre cas ! La Guemara répond : parce qu'il veut poser une question à ce sujet, car Rava a demandé : si quelqu'un témoigne : « Untel a eu un rapport avec mon bœuf », qu'en est-il ? Disons-nous : un homme est proche de lui-même, mais un homme n'est pas proche de ses biens, et son témoignage sur son bœuf est recevable ? Ou peut-être disons-nous : un homme est proche de ses biens, et son témoignage sur son bœuf est irrecevable ? Après l'avoir demandé, il l'a résolu : un homme est proche de lui-même, mais un homme n'est pas proche de ses biens, et le bœuf est mis à mort.
- מַכּוֹת בִּשְׁלֹשָׁה כּוּ׳. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב הוּנָא: אָמַר קְרָא ״וּשְׁפָטוּם״ – שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל, מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶם עוֹד אֶחָד. הֲרֵי כָּאן שְׁלֹשָׁה.§ Nous avons appris dans la Michna : les coups de fouet sont jugés par trois, etc. D'où savons-nous cela ? Rav Houna a dit : le verset dit : « S'il y a un différend entre des hommes, qu'ils s'approchent du tribunal et qu'on les juge (ouchefatoum), qu'on justifie le juste et qu'on condamne le coupable, et s'il mérite d'être frappé, le coupable… » (Deutéronome 25, 1-2). Le pluriel indique deux juges, et comme un tribunal n'est pas pair, on leur en ajoute encore un. En voici trois.
- אֶלָּא מֵעַתָּה, ״וְהִצְדִּיקוּ״ – שְׁנַיִם, ״וְהִרְשִׁיעוּ״ – שְׁנַיִם, הֲרֵי כָּאן שִׁבְעָה? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ כִּדְעוּלָּא, דְּאָמַר עוּלָּא: רֶמֶז לְעֵדִים זוֹמְמִין מִן הַתּוֹרָה מִנַּיִן?La Guemara objecte : mais alors, « et qu'on justifie » indique deux de plus, « et qu'on condamne » indique deux de plus : en voici sept ! La Guemara répond : il a besoin de ce verset pour l'enseignement d'Oula, car Oula a dit : d'où y a-t-il dans la Torah une allusion aux témoins zomemim (convaincus de faux par un contre-témoignage) ?
- רֶמֶז לְעֵדִים זוֹמְמִין?! וְהָא כְּתִיב: ״כַּאֲשֶׁר זָמַם״! אֶלָּא, רֶמֶז לְעֵדִים זוֹמְמִין שֶׁלּוֹקִין מִנַּיִין? דִּכְתִיב: ״וְהִצְדִּיקוּ אֶת הַצַּדִּיק וְהִרְשִׁיעוּ אֶת הָרָשָׁע״.La Guemara s'étonne : une allusion aux témoins zomemim ? Mais il est écrit explicitement : « comme il a projeté » (Deutéronome 19, 19) ! En fait, Oula voulait dire : d'où y a-t-il une allusion à ce que les témoins zomemim reçoivent les coups de fouet ? Car il est écrit : « Qu'on justifie le juste et qu'on condamne le coupable », et il est écrit à la suite : et s'il mérite d'être frappé, le coupable.
- מִשּׁוּם דְּ״הִצְדִּיקוּ אֶת הַצַּדִּיק וְהִרְשִׁיעוּ אֶת הָרָשָׁע״, ״וְהָיָה אִם בִּן הַכּוֹת הָרָשָׁע״? אֶלָּא, עֵדִים שֶׁהִרְשִׁיעוּ אֶת הַצַּדִּיק, וַאֲתוֹ עֵדֵי אַחֲרִינֵי וְהִצְדִּיקוּ אֶת הַצַּדִּיק דְּמֵעִיקָּרָא, וְשַׁוִּינְהוּ לְהָנָךְ רְשָׁעִים, ״וְהָיָה אִם בִּן הַכּוֹת הָרָשָׁע״.La Guemara explique la déduction : parce qu'« on justifie le juste et on condamne le coupable », s'ensuit-il « et s'il mérite d'être frappé, le coupable » ? Le fait de donner raison à l'une des parties n'entraîne pas que l'autre soit fouettée ! En fait, le verset parle de témoins qui ont condamné le juste, et d'autres témoins sont venus, ont justifié celui qui était juste dès le début, et ont rendu ceux-là coupables : « et s'il mérite d'être frappé, le coupable ».
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִ״לֹּא תַעֲנֶה״! מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ לָאו שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה, וְכׇל לָאו שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה אֵין לוֹקִין עָלָיו.La Guemara demande : Mais qu'il le tire de « Tu ne témoigneras pas » (Exode 20, 13) ! Elle répond : parce que c'est un interdit sans acte, et pour tout interdit sans acte, on ne reçoit pas les coups de fouet.
- מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ: בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל? אָמַר אַבָּיֵי: אָתְיָא ״רָשָׁע״ ״רָשָׁע״ מֵחַיָּיבֵי מִיתוֹת. כְּתִיב הָכָא: ״וְהָיָה אִם בִּן הַכּוֹת הָרָשָׁע״, וּכְתִיב הָתָם: ״אֲשֶׁר הוּא רָשָׁע לָמוּת״. מָה לְהַלָּן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, אַף כָּאן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה.§ Au nom de Rabbi Ichmaël, on a dit : par vingt-trois juges. Quel est le motif de Rabbi Ichmaël ? Abayé a dit : cela vient par guezéra chava (analogie textuelle) du mot « coupable », « coupable », à partir de ceux qui encourent la peine de mort. Il est écrit ici : « Et s'il mérite d'être frappé, le coupable », et il est écrit là-bas : « qui est coupable, passible de mort » (Nombres 35, 31). De même que là-bas c'est par vingt-trois juges, de même ici par vingt-trois.
- רָבָא אָמַר: מַלְקוֹת בִּמְקוֹם מִיתָה עוֹמֶדֶת. אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: אִי הָכִי, אוּמְדָּנָא לְמָה לִי? לִמְחֲיֵיהּ, וְאִי מָאֵית – לֵימוּת!Rava a dit : les coups de fouet se tiennent à la place de la mort, et sont donc jugés comme les affaires capitales. Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : s'il en est ainsi, pourquoi ai-je besoin d'une évaluation du nombre de coups que le fautif peut supporter ? Qu'on le frappe, et s'il meurt, qu'il meure !
- אֲמַר לֵיהּ: אָמַר קְרָא: ״וְנִקְלָה אָחִיךָ לְעֵינֶיךָ״ – כִּי מָחֵית, אַגַּבָּא דְּחָיֵי מָחֵית. אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: אֲמָדוּהוּ לְקַבֵּל עֶשְׂרִים – אֵין מַכִּין אוֹתוֹ אֶלָּא מַכּוֹת הָרְאוּיוֹת לְהִשְׁתַּלֵּשׁ. וְכַמָּה הֵן? תַּמְנֵי סְרֵי,Rav Achi lui a dit : le verset dit : « Et ton frère sera avili à tes yeux » (Deutéronome 25, 3) : enseignant que lorsque tu frappes, tu frappes sur le dos d'un vivant. Rav A'ha reprend : Mais ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique) : si on a évalué qu'il pouvait recevoir vingt coups, on ne lui inflige que des coups pouvant se diviser en trois. Et combien sont-ils ? Dix-huit.
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