Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּפֶסַח דָּמוּ — קָא מַשְׁמַע לַן.ils sont semblables au Pessa'h (agneau pascal) et l'on transgresserait bal te'akher (« tu ne tarderas pas ») dès la première fête ; il nous enseigne donc qu'il n'en est rien : comme les autres sacrifices, il faut trois fêtes.
- מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״כִּי תִדּוֹר נֶדֶר״, אֵין לִי אֶלָּא נֶדֶר. נְדָבָה מִנַּיִן?D'où savons-nous cela ? Que toutes ces offrandes énumérées dans la baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) sont soumises à bal te'akher ? Comme nos Maîtres ont enseigné : « Quand tu feras un vœu (néder) » à Hachem ton D.ieu, tu ne tarderas pas à l'acquitter, car Hachem ton D.ieu te le réclamera, et il y aurait en toi une faute (Deutéronome 23, 22). Je n'ai là que le néder, où l'on dit : « il est à ma charge d'apporter un sacrifice » ; la nedava (don volontaire), où l'on dit : « cet animal-ci sera un sacrifice », d'où l'inclure ?
- נֶאֱמַר כָּאן ״נֶדֶר״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״אִם נֶדֶר אוֹ נְדָבָה״. מָה לְהַלָּן — נְדָבָה עִמּוֹ, אַף כָּאן — נְדָבָה עִמּוֹ.Il est dit ici : « vœu », et il est dit ailleurs : « si son offrande est un vœu ou un don volontaire » (Lévitique 7, 16). De même que là-bas, la nedava est avec lui, de même ici, la nedava est avec lui.
- ״לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — אֵלּוּ הַדָּמִין הָעֲרָכִין וְהַחֲרָמִין וְהַהֶקְדֵּשׁוֹת. ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ — הוּא וְלֹא חִילּוּפָיו. ״כִּי דָרוֹשׁ יִדְרְשֶׁנּוּ״ — אֵלּוּ חַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת עוֹלוֹת וּשְׁלָמִים.« À Hachem ton D.ieu » : ce sont les damim (valeurs marchandes promises au Temple), les erakhin (estimations fixées par la Torah), les 'haramim (biens voués) et les hekdéchot (consécrations). « Tu ne tarderas pas à l'acquitter » : lui, et non ses substituts, comme il sera expliqué. « Car Hachem ton D.ieu te le réclamera » : ce sont les 'hatatot (sacrifices expiatoires), les achamot (sacrifices de culpabilité), les olot (holocaustes) et les chelamim (sacrifices de paix).
- ״ה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — אֵלּוּ צְדָקוֹת וּמַעַשְׂרוֹת וּבְכוֹר. ״מֵעִמָּךְ״ — זֶה לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה. ״וְהָיָה בְךָ חֵטְא״ — וְלֹא בְּקׇרְבָּנְךָ חֵטְא.« Hachem ton D.ieu » : ce sont la tsedaka (l'aumône), les maasserot (dîmes) et le bekhor (premier-né de l'animal). « De toi » : ce sont le léket (épis glanés), la chikh'ha (gerbes oubliées) et la péa (coin du champ). « Et il y aurait en toi une faute » : et non une faute dans ton sacrifice : le retard ne le rend pas inapte.
- אָמַר מָר: ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ — הוּא וְלֹא חִילּוּפָיו. חִילּוּפֵי מַאי? אִי חִילּוּפֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים — מִקְרָב קָרְבִי.Le Maître a dit : « Tu ne tarderas pas à l'acquitter » : lui, et non ses substituts. Les substituts de quoi ? Si ce sont les substituts de l'ola et des chelamim — l'animal mis de côté s'est perdu, on en a désigné un autre à sa place, puis le premier a été retrouvé et offert —, ils sont offerts et devraient donc être soumis à l'interdit.
- אִי חִילּוּפֵי חַטָּאת, לְמִיתָה אָזְלָא. אֶלָּא מַאי חִילּוּפָיו — חִילּוּפֵי תוֹדָה.Si ce sont les substituts de la 'hatat, elle va à la mort : elle ne peut être offerte, et il n'y a pas lieu de parler de bal te'akher. Mais alors, quels sont ses substituts ? Les substituts de la toda (sacrifice d'action de grâce).
- דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: תּוֹדָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בִּתְמוּרָתָהּ, וּמֵתָה אַחַת מֵהֶן — חֲבֶרְתָּהּ אֵין לָהּ תַּקָּנָה.Car Rabbi 'Hiya a enseigné : une toda qui s'est mêlée à sa temoura (l'animal qui lui a été substitué), et dont l'une est morte : pour l'autre, il n'y a pas de remède.
- הֵיכִי לֶיעְבֵּיד? לַיקְרְבַהּ וְלַיקְרֵיב לֶחֶם בַּהֲדַהּ — דִּלְמָא תְּמוּרָה הִיא. לַיקְרְבַהּ בְּלָא לֶחֶם — דִּלְמָא תּוֹדָה הִיא.Comment agir ? Qu'il l'offre et qu'il offre le pain avec elle ? Peut-être est-ce la temoura, qui ne s'offre pas avec les quarante pains. Qu'il l'offre sans pain ? Peut-être est-ce la toda, qui doit être offerte avec le pain. C'est donc de ce substitut que parle la baraïta.
- וְהָא כֵּיוָן דְּלָאו בַּת הַקְרָבָה הִיא, קְרָא לְמַעוֹטֵי לְמָה לִי?On objecte : mais puisqu'elle n'est pas apte à être offerte, pourquoi me faut-il un verset pour l'exclure de bal te'akher ?
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְעוֹלָם לְמַעוֹטֵי חִילּוּפֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁעָבְרוּ עָלָיו שְׁנֵי רְגָלִים וְהוּמַם, וְחִילְּלוֹ עַל אַחֵר, וְעָבַר עָלָיו רֶגֶל אֶחָד. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִכֹּחַ קַמָּא קָאָתֵי — כְּמַאן דְּעָבְרוּ עָלָיו שְׁלֹשָׁה רְגָלִים דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Chéchèt a dit : en réalité, le verset vient exclure les substituts de l'ola et des chelamim. Et de quoi s'agit-il ici ? Du cas où deux régualim (fêtes de pèlerinage) sont passés sur lui, puis il a pris un défaut, et il l'a racheté sur un autre animal, et un réguel de plus est passé sur celui-ci. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il vient par la force du premier, il est semblable à celui sur lequel trois régualim sont passés ; il nous enseigne qu'il n'en est rien : les trois fêtes se comptent à partir de la consécration du second animal.
- וּלְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר: כֵּיוָן שֶׁעָבַר עָלָיו רֶגֶל אֶחָד עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁהוּמַם בְּתוֹךְ הָרֶגֶל, וְחִילְּלוֹ, וְעָבַר עָלָיו הָרֶגֶל. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִכֹּחַ קַמָּא קָאָתֵי — כְּמַאן דְּעָבַר עֲלֵיהּ כּוּלֵּיהּ רֶגֶל דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Et selon Rabbi Méïr, qui a dit : dès qu'un seul réguel est passé sur lui, on transgresse bal te'akher, que peut-on dire ? Rava a dit : de quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a pris un défaut au cours du réguel, où il l'a racheté, et où le reste du réguel est passé sur lui. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il vient par la force du premier, il est semblable à celui sur lequel tout le réguel est passé ; il nous enseigne qu'il n'en est rien : il faut un réguel entier pour le second animal.
- ״וְהָיָה בְּךָ חֵטְא״, וְלֹא בְּקׇרְבָּנְךָ חֵטְא. וְהָא מֵהָכָא נָפְקָא? מִדַּאֲחֵרִים נָפְקָא, דְּתַנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: יָכוֹל יְהֵא בְּכוֹר שֶׁעָבְרָה שְׁנָתוֹ כִּפְסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין, וְיִפָּסֵל —« Et il y aurait en toi une faute » : et non une faute dans ton sacrifice. Est-ce de là qu'on l'apprend ? On l'apprend de l'enseignement d'A'hérim ! Comme il a été enseigné : A'hérim disent : on pourrait croire qu'un bekhor dont l'année est passée serait comme les sacrifices devenus inaptes, et qu'il serait disqualifié.
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאָכַלְתָּ לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ מַעְשַׂר דְּגָנְךָ תִּירוֹשְׁךָ וְיִצְהָרֶךָ וּבְכוֹרוֹת בְּקָרְךָ וְצֹאנֶךָ״, מַקִּישׁ בְּכוֹר לְמַעֲשֵׂר: מָה מַעֲשֵׂר אֵינוֹ נִפְסָל מִשָּׁנָה לַחֲבֶרְתָּהּ, אַף בְּכוֹר אֵינוֹ נִפְסָל מִשָּׁנָה לַחֲבֶרְתָּהּ.Le verset dit : « Tu mangeras devant Hachem ton D.ieu, au lieu qu'Il choisira, la dîme de ton blé, de ton vin et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton petit bétail » (Deutéronome 14, 23) : il met en parallèle le bekhor avec la dîme. De même que la dîme ne devient pas inapte d'une année à l'autre, de même le bekhor ne devient pas inapte d'une année à l'autre.
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּכוֹר, דְּלָאו בַּר הַרְצָאָה הוּא, אֲבָל קׇדָשִׁים, דִּבְנֵי הַרְצָאָה נִינְהוּ — אֵימָא לָא לִירַצּוֹ, קָא מַשְׁמַע לַן.C'était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : cela ne vaut que pour le bekhor, qui n'est pas apte à l'agrément (il ne vient pas pour expier), mais les sacrifices, qui sont aptes à l'agrément, dis qu'ils ne sont pas agréés lorsqu'ils sont offerts en retard ; il nous enseigne qu'il n'en est rien.
- וְאַכַּתִּי,Et encore, cette déduction n'est pas nécessaire,
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