Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִדְּבֶן עַזַּאי נָפְקָא, דְּתַנְיָא: בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: ״אוֹתוֹ״car on l'apprend de Ben Azzaï, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Ben Azzaï dit : « lui », dans le verset : « il ne sera pas agréé, il ne sera pas compté à celui qui l'offre, ce sera du pigoul » (Lévitique 7, 18).
- מַה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אַף מְאַחֵר נִדְרוֹ בְּ״בַל יֵרָצֶה״, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתוֹ״ — אוֹתוֹ בְּ״לֹא יֵרָצֶה״, וְאֵין מְאַחֵר נִדְרוֹ בְּ״לֹא יֵרָצֶה״,Que vient enseigner ce mot ? Puisqu'il est dit : « Tu ne tarderas pas à l'acquitter » (Deutéronome 23, 22), je pourrais comprendre que même celui qui tarde à acquitter son vœu tombe sous le coup de « il ne sera pas agréé » ; le verset dit « lui » : lui, le pigoul (sacrifice disqualifié par une intention interdite), tombe sous le coup de « il ne sera pas agréé », mais celui qui tarde à acquitter son vœu ne tombe pas sous le coup de « il ne sera pas agréé ».
- אֶלָּא: ״בְּךָ חֵטְא״ — וְלֹא בְּאִשְׁתְּךָ חֵטְא.Mais il faut plutôt comprendre : « en toi une faute », et non une faute en ta femme.
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאִי תֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵין אִשְׁתּוֹ שֶׁל אָדָם מֵתָה אֶלָּא אִם כֵּן מְבַקְּשִׁין מִמֶּנּוּ מָמוֹן וְאֵין לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם אֵין לְךָ לְשַׁלֵּם לָמָּה יִקַּח מִשְׁכָּבְךָ מִתַּחְתֶּיךָ״, אֵימָא בְּהַאי עָוֹן דְּ״בַל תְּאַחֵר״ נָמֵי אִשְׁתּוֹ מֵתָה, קָא מַשְׁמַע לַן.Il fallait le dire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque Rabbi Yo'hanan a dit, et si tu veux, dis que c'est Rabbi Elazar : la femme d'un homme ne meurt que si on lui réclame de l'argent et qu'il n'en a pas, comme il est dit : « Si tu n'as pas de quoi payer, pourquoi prendrait-on ta couche de dessous toi ? » (Proverbes 22, 27) ; ta couche désigne ici celle qui la partage. Dis donc que pour cette faute de bal te'akher (« tu ne tarderas pas ») aussi, sa femme meurt ; il nous enseigne qu'il n'en est rien.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״ — זוֹ מִצְוַת עֲשֵׂה, ״תִּשְׁמוֹר״ — זוֹ מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה, ״וְעָשִׂיתָ״ — אַזְהָרָה לְבֵית דִּין שֶׁיְּעַשּׂוּךְ, ״כַּאֲשֶׁר נָדַרְתָּ״ — זֶה נֶדֶר, ״לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — אֵלּוּ חַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת עוֹלוֹת וּשְׁלָמִים, ״נְדָבָה״ — כְּמַשְׁמָעוֹ, ״אֲשֶׁר דִּבַּרְתָּ״ — אֵלּוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, ״בְּפִיךְ״ — זוֹ צְדָקָה.Nos Maîtres ont enseigné : « Ce qui sort de tes lèvres » : c'est un commandement positif. « Tu le garderas » : c'est un interdit. « Et tu feras » : c'est une mise en garde au tribunal, pour qu'il t'y contraigne. « Comme tu as fait vœu » : c'est le néder (vœu). « À Hachem ton D.ieu » : ce sont les 'hatatot (sacrifices expiatoires), les achamot (sacrifices de culpabilité), les olot (holocaustes) et les chelamim (sacrifices de paix). « Don volontaire » : selon son sens simple. « Ce que tu as dit » : ce sont les biens saints de l'entretien du Temple. « De ta bouche » : c'est la tsedaka (l'aumône) (Deutéronome 23, 24).
- אָמַר מָר: ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״ — זוֹ מִצְוַת עֲשֵׂה. לְמָה לִי? מִ״וּבָאתָ שָּׁמָּה ... וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״ נָפְקָא! ״תִּשְׁמוֹר״ — זוֹ מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה. לְמָה לִי? מִ״לֹּא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ נָפְקָא!Le Maître a dit : « Ce qui sort de tes lèvres » : c'est un commandement positif. Pourquoi me faut-il cela ? On l'apprend de « et tu viendras là-bas… et vous apporterez là-bas » (Deutéronome 12, 5-6) ! « Tu le garderas » : c'est un interdit. Pourquoi me faut-il cela ? On l'apprend de « Tu ne tarderas pas à l'acquitter » !
- ״וְעָשִׂיתָ״ — אַזְהָרָה לְבֵית דִּין שֶׁיְּעַשּׂוּךְ. לְמָה לִי? מִ״יַּקְרִיב אוֹתוֹ״ נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״יַקְרִיב אוֹתוֹ״ — מְלַמֵּד שֶׁכּוֹפִין אוֹתוֹ. יָכוֹל בְּעַל כׇּרְחוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״, הָא כֵּיצַד? כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״.« Et tu feras » : c'est une mise en garde au tribunal, pour qu'il t'y contraigne. Pourquoi me faut-il cela ? On l'apprend de « il l'offrira » (Lévitique 1, 3), comme il a été enseigné : « il l'offrira » enseigne qu'on le contraint. On pourrait croire : contre son gré ; le verset dit : « selon sa volonté ». Comment est-ce possible ? On le contraint jusqu'à ce qu'il dise : « je veux ».
- חַד, דַּאֲמַר וְלָא אַפְרֵישׁ, וְחַד, אַפְרֵישׁ וְלָא אַקְרֵיב.On répond : l'un concerne celui qui a dit et n'a pas mis de côté d'animal, et l'autre celui qui a mis de côté et n'a pas offert.
- וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן אֲמַר וְלָא אַפְרֵישׁ, מִשּׁוּם דְּלָא קַיְּימֵיהּ לְדִיבּוּרֵיהּ, אֲבָל אַפְרֵישׁ וְלָא אַקְרֵיב, אֵימָא: כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ — בֵּי גַזָּא דְּרַחֲמָנָא אִיתֵיהּ. צְרִיכָא.Et c'est nécessaire. Car s'il nous avait fait savoir seulement le cas de celui qui a dit et n'a pas mis de côté, on aurait dit que c'est parce qu'il n'a pas tenu sa parole ; mais celui qui a mis de côté et n'a pas offert, dis que, où qu'il se trouve, il est dans le trésor du Miséricordieux, à Qui tout appartient. C'est nécessaire.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן אַפְרֵישׁ וְלָא אַקְרֵיב, דְּקָא מַשְׁהֵי לֵיהּ גַּבֵּיהּ, אֲבָל אָמַר וְלָא אַפְרֵישׁ, אֵימָא דִּיבּוּרָא לֹא כְּלוּם הוּא. צְרִיכָא.Et s'il nous avait fait savoir seulement le cas de celui qui a mis de côté et n'a pas offert, on aurait dit que c'est parce qu'il le garde chez lui ; mais celui qui a dit et n'a pas mis de côté, dis qu'une parole n'est rien. C'est nécessaire.
- וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ דְּאָמַר וְלָא אַפְרֵישׁ? וְהָא נְדָבָה כְּתִיבָא, וּתְנַן: אֵי זֶהוּ נֶדֶר — הָאוֹמֵר: הֲרֵי עָלַי עוֹלָה. וְאֵי זוֹ הִיא נְדָבָה — הָאוֹמֵר: הֲרֵי זוֹ עוֹלָה.On objecte : peux-tu dire qu'il s'agit de celui qui a dit et n'a pas mis de côté ? Or la nedava (don volontaire) est écrite dans le verset, et nous avons appris dans la Michna : qu'est-ce qu'un néder ? Celui qui dit : « il est à ma charge d'apporter une ola ». Et qu'est-ce qu'une nedava ? Celui qui dit : « celle-ci est une ola ».
- וּמָה בֵּין נֶדֶר לִנְדָבָה? נֶדֶר, מֵת אוֹ נִגְנַב — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ. נְדָבָה, מֵתָה אוֹ נִגְנְבָה — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.Et quelle est la différence entre le néder et la nedava ? Pour le néder, si l'animal est mort ou a été volé, il en est responsable. Pour la nedava, si elle est morte ou a été volée, il n'en est pas responsable. Dans la nedava, un animal précis a donc déjà été mis de côté.
- אָמַר רָבָא: מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, כְּגוֹן דְּאָמַר: הֲרֵי עָלַי עוֹלָה עַל מְנָת שֶׁאֵינִי חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.Rava a dit : tu trouves le cas d'une nedava sans animal mis de côté, par exemple s'il a dit : « il est à ma charge d'apporter une ola, à condition que je n'en sois pas responsable ».
- ״בְּפִיךְ״ — זוֹ צְדָקָה. אָמַר רָבָא: וּצְדָקָה — מִיחַיַּיב עֲלַהּ לְאַלְתַּר. מַאי טַעְמָא — דְּהָא קָיְימִי עֲנִיִּים.« De ta bouche » : c'est la tsedaka. Rava a dit : et la tsedaka, on est passible pour elle aussitôt, si l'on tarde à la donner. Quelle en est la raison ? Car les pauvres sont là.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דִּבְעִנְיָינָא דְּקׇרְבָּנוֹת כְּתִיבָא, עַד דְּעָבְרִי עֲלַהּ שְׁלֹשָׁה רְגָלִים כְּקׇרְבָּנוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן: הָתָם הוּא דִּתְלִינְהוּ רַחֲמָנָא בִּרְגָלִים, אֲבָל הָכָא לָא — דְּהָא שְׁכִיחִי עֲנִיִּים.C'est évident ! On répond : tu aurais pu dire : puisqu'elle est écrite dans le passage des sacrifices, on ne transgresse pas tant que trois régualim (fêtes de pèlerinage) ne sont pas passés sur elle, comme pour les sacrifices ; il nous enseigne : c'est là-bas que le Miséricordieux les a fait dépendre des régualim, mais ici non, car les pauvres sont fréquents.
- אָמַר רָבָא: כֵּיוָן שֶׁעָבַר עָלָיו רֶגֶל אֶחָד — עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה.Rava a dit : dès qu'un seul réguel est passé sur lui sans qu'il ait offert ce qu'il a promis, il transgresse un commandement positif.
- מֵיתִיבִי: הֵעִיד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבִּי פַּפְּיָיס עַל וָלָד שְׁלָמִים שֶׁיִּקְרַב שְׁלָמִים. אָמַר רַבִּי פַּפְּיָיס: אֲנִי מֵעִיד שֶׁהָיְתָה לָנוּ פָּרָה שֶׁל זִבְחֵי שְׁלָמִים וַאֲכַלְנוּהָ בַּפֶּסַח, וְאָכַלְנוּ וְלָדָהּ שְׁלָמִים בֶּחָג.On a objecté : il est enseigné : Rabbi Yehochoua et Rabbi Papias ont témoigné au sujet du petit de chelamim qu'il doit être offert comme chelamim. Rabbi Papias a dit : je témoigne que nous avions une vache de chelamim, que nous l'avons mangée à Pessa'h, et que nous avons mangé son petit comme chelamim à la fête de Soukkot.
- בִּשְׁלָמָא בְּפֶסַח לָא אַקְרְבוּהּ, אֵימוֹר דִּמְחוּסָּר זְמַן הֲוָה. אֶלָּא וַלְדַּהּ בַּעֲצֶרֶת הֵיכִי מַשְׁהִי לֵהּ וְעָבְרִי עֲלֵיהּ בַּעֲשֵׂה!Certes, à Pessa'h, ils ne l'ont pas offert ; dis qu'il lui manquait le temps requis : il n'avait pas huit jours. Mais son petit, comment l'ont-ils gardé à Atsérèt (Chavouot), transgressant à son sujet un commandement positif, selon Rava ?
- אָמַר רַב זְבִיד מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: כְּגוֹןRav Zevid a dit au nom de Rava : par exemple
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