Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיכַּוַּון וּתְקַע לִי. אַלְמָא קָסָבַר: מַשְׁמִיעַ בָּעֵי כַּוָּונָה.Dirige ton intention et sonne pour moi. Il en ressort qu'il est d'avis que celui qui fait entendre le chofar (corne sonnée à Roch Hachana) doit avoir l'intention d'acquitter l'auditeur.
- מֵיתִיבִי: הָיָה עוֹבֵר אֲחוֹרֵי בֵּית הַכְּנֶסֶת, אוֹ שֶׁהָיָה בֵּיתוֹ סָמוּךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת, וְשָׁמַע קוֹל שׁוֹפָר אוֹ קוֹל מְגִילָּה, אִם כִּוֵּון לִבּוֹ — יָצָא, וְאִם לָאו — לֹא יָצָא. וְכִי כִּוֵּון לִבּוֹ מַאי הָוֵי? הֵיאַךְ לָא קָא מִיכַּוֵּין אַדַּעְתָּא דִּידֵיהּ!On objecte à partir de la Michna (enseignement des Tannaïm) : s'il passait derrière une synagogue, ou que sa maison était proche de la synagogue, et qu'il a entendu le son du chofar ou le son de la Méguila (rouleau d'Esther), s'il a dirigé son cœur, il s'est acquitté, et sinon, il ne s'est pas acquitté. Et même s'il a dirigé son cœur, qu'importe ? Celui-là n'a pas eu l'intention de le viser, lui !
- הָכָא בִּשְׁלִיחַ צִיבּוּר עָסְקִינַן, דְּדַעְתֵּיהּ אַכּוּלֵּיהּ עָלְמָא.On répond : Ici, nous traitons de l'officiant de la communauté, dont l'intention porte sur tout le monde.
- תָּא שְׁמַע: נִתְכַּוֵּון שׁוֹמֵעַ וְלֹא נִתְכַּוֵּון מַשְׁמִיעַ, נִתְכַּוֵּון מַשְׁמִיעַ וְלֹא נִתְכַּוֵּון שׁוֹמֵעַ — לֹא יָצָא, עַד שֶׁיִּתְכַּוֵּון שׁוֹמֵעַ וּמַשְׁמִיעַ. קָתָנֵי מַשְׁמִיעַ דּומְיָא דְשׁוֹמֵעַ. מָה שׁוֹמֵעַ — שׁוֹמֵעַ לְעַצְמוֹ, אַף מַשְׁמִיעַ — מַשְׁמִיעַ לְעַצְמוֹ, וְקָתָנֵי לֹא יָצָא.Viens et entends une preuve : si celui qui entend a eu l'intention et que celui qui fait entendre n'a pas eu l'intention, si celui qui fait entendre a eu l'intention et que celui qui entend n'a pas eu l'intention, il ne s'est pas acquitté, à moins que celui qui entend et celui qui fait entendre n'aient tous deux l'intention. Elle enseigne le cas de celui qui fait entendre à l'image de celui qui entend : de même que celui qui entend entend pour lui-même, de même celui qui fait entendre fait entendre pour lui-même ; et elle enseigne que si cette intention manque, l'auditeur ne s'est pas acquitté. Il suffirait donc de sonner pour soi-même, sans viser autrui, contrairement à Rabbi Zeira.
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: שׁוֹמֵעַ — שׁוֹמֵעַ לְעַצְמוֹ, וּמַשְׁמִיעַ — מַשְׁמִיעַ לְפִי דַּרְכּוֹ. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּשְׁלִיחַ צִבּוּר, אֲבָל בְּיָחִיד — לָא יָצָא, עַד שֶׁיִּתְכַּוֵּין שׁוֹמֵעַ וּמַשְׁמִיעַ.On répond : C'est une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : celui qui entend entend pour lui-même, et celui qui fait entendre fait entendre à sa manière, sans avoir à viser l'auditeur. Rabbi Yossé dit : De quoi parle-t-on ? De l'officiant de la communauté. Mais pour un particulier, il ne s'est pas acquitté, à moins que celui qui entend et celui qui fait entendre n'aient tous deux l'intention.
- מַתְנִי׳ ״וְהָיָה כַּאֲשֶׁר יָרִים מֹשֶׁה יָדוֹ וְגָבַר יִשְׂרָאֵל וְגוֹ׳״, וְכִי יָדָיו שֶׁל מֹשֶׁה עוֹשׂוֹת מִלְחָמָה אוֹ שׁוֹבְרוֹת מִלְחָמָה? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: כׇּל זְמַן שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל מִסְתַּכְּלִין כְּלַפֵּי מַעְלָה וּמְשַׁעְבְּדִין אֶת לִבָּם לַאֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם — הָיוּ מִתְגַּבְּרִים, וְאִם לָאו — הָיוּ נוֹפְלִים.Michna : « Et il advenait, quand Moché levait sa main, qu'Israël était le plus fort, etc. » (Exode 17, 11). Les mains de Moché faisaient-elles donc la guerre, ou brisaient-elles la guerre ? C'est plutôt pour te dire : tant que les Bnei Israël regardaient vers le Haut et assujettissaient leur cœur à leur Père qui est aux cieux, ils l'emportaient, et sinon, ils tombaient.
- כַּיּוֹצֵא בַּדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר: ״עֲשֵׂה לְךָ שָׂרָף וְשִׂים אוֹתוֹ עַל נֵס וְהָיָה כׇּל הַנָּשׁוּךְ וְרָאָה אוֹתוֹ וָחָי״, וְכִי נָחָשׁ מֵמִית, אוֹ נָחָשׁ מְחַיֶּה? אֶלָּא: בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל מִסְתַּכְּלִין כְּלַפֵּי מַעְלָה וּמְשַׁעְבְּדִין אֶת לִבָּם לַאֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם — הָיוּ מִתְרַפְּאִין, וְאִם לָאו הָיוּ נִימּוֹקִים.Tu peux dire de même : « Fais-toi un serpent brûlant et place-le sur une perche, et quiconque aura été mordu et le regardera vivra » (Nombres 21, 8). Le serpent fait-il donc mourir, ou le serpent fait-il vivre ? C'est plutôt : lorsque les Bnei Israël regardaient vers le Haut et assujettissaient leur cœur à leur Père qui est aux cieux, ils guérissaient, et sinon, ils pourrissaient de leurs morsures.
- חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן אֵין מוֹצִיאִין אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן. זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁאֵינוֹ מְחוּיָּיב בַּדָּבָר — אֵינוֹ מוֹצִיא אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן.Un sourd-muet, un dément et un mineur n'acquittent pas la collectivité de son obligation. Voici la règle : quiconque n'est pas obligé par une chose n'acquitte pas la collectivité de son obligation.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַכֹּל חַיָּיבִין בִּתְקִיעַת שׁוֹפָר. כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים. גֵּרִים וַעֲבָדִים מְשׁוּחְרָרִים. וְטוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס. מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Tous sont obligés à la sonnerie du chofar : les Cohanim (prêtres), les Léviim (lévites) et les Israélites ; les convertis et les esclaves affranchis ; le toumtoum (dont le sexe est dissimulé) et l'androgynos (qui présente les deux sexes) ; celui qui est mi-esclave, mi-homme libre.
- טוּמְטוּם — אֵינוֹ מוֹצִיא לֹא אֶת מִינוֹ, וְלֹא אֶת שֶׁאֵינוֹ מִינוֹ. אַנְדְּרוֹגִינוֹס — מוֹצִיא אֶת מִינוֹ, אֲבָל לֹא אֶת שֶׁאֵינוֹ מִינוֹ. מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין — אֵינוֹ מוֹצִיא לֹא אֶת מִינוֹ, וְלֹא אֶת שֶׁאֵינוֹ מִינוֹ.Le toumtoum n'acquitte ni celui de son espèce, ni celui qui n'est pas de son espèce. L'androgynos acquitte celui de son espèce, mais non celui qui n'est pas de son espèce. Celui qui est mi-esclave, mi-homme libre n'acquitte ni celui de son espèce, ni celui qui n'est pas de son espèce.
- אָמַר מָר: הַכֹּל חַיָּיבִין בִּתְקִיעַת שׁוֹפָר, כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים. פְּשִׁיטָא! אִי הָנֵי לָא מִיחַיְּיבִי — מַאן מִיחַיְּיבִי?!Le Maître a dit : Tous sont obligés à la sonnerie du chofar : les Cohanim, les Léviim et les Israélites. C'est évident ! Si ceux-là ne sont pas obligés, qui est obligé ?!
- כֹּהֲנִים אִצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״יוֹם תְּרוּעָה יִהְיֶה לָכֶם״, מַאן דְּלֵיתֵיהּ אֶלָּא בִּתְקִיעָה דְּחַד יוֹמָא — הוּא דְּמִיחַיַּיב, וְהָנֵי כֹּהֲנִים, הוֹאִיל וְאִיתַנְהוּ בִּתְקִיעוֹת דְּכׇל הַשָּׁנָה, דִּכְתִיב: ״וּתְקַעְתֶּם בַּחֲצוֹצְרוֹת עַל עוֹלוֹתֵיכֶם״, אֵימָא לָא לִיחַיְּיבוּ — קָא מַשְׁמַע לַן.On répond : Il lui a fallu enseigner cela pour les Cohanim. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit : « Ce sera pour vous un jour de sonnerie » (Nombres 29, 1), celui qui n'est concerné que par la sonnerie d'un seul jour est obligé ; mais ces Cohanim, puisqu'ils sont concernés par les sonneries de toute l'année, comme il est écrit : « Et vous sonnerez des trompettes sur vos holocaustes » (Nombres 10, 10), j'aurais pu dire qu'ils ne sont pas obligés. Elle nous enseigne donc le contraire.
- מִי דָּמֵי? הָתָם חֲצוֹצְרוֹת וְהָכָא שׁוֹפָר! אֶלָּא אִצְטְרִיךְ: סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וּתְנַן: שָׁוֶה הַיּוֹבֵל לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה לַתְּקִיעָה וְלַבְּרָכוֹת, מַאן דְּאִיתֵיהּ בְּמִצְוַת הַיּוֹבֵל — אִיתֵיהּ בְּמִצְוָה דְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה, וְהָנֵי כֹּהֲנִים, הוֹאִיל וְלֵיתַנְהוּ בְּמִצְוָה דְּיוֹבֵל, דִּתְנַן: כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם מוֹכְרִין לְעוֹלָם וְגוֹאֲלִין לְעוֹלָם, אֵימָא: בְּמִצְוָה דְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה לֹא לִיחַיְּיבוּ — קָא מַשְׁמַע לַן.Est-ce comparable ? Là-bas, ce sont des trompettes, et ici un chofar ! Il a plutôt fallu l'enseigner pour une autre raison : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque nous avons appris dans la Michna : le Yovel (année jubilaire) est semblable à Roch Hachana pour la sonnerie et pour les bénédictions, celui qui est concerné par la mitsva (commandement) du Yovel est concerné par la mitsva de Roch Hachana ; mais ces Cohanim, puisqu'ils ne sont pas concernés par la mitsva du Yovel, comme nous avons appris : les Cohanim et les Léviim vendent à jamais et rachètent à jamais, j'aurais pu dire : qu'ils ne soient pas obligés à la mitsva de Roch Hachana. Elle nous enseigne donc le contraire.
- מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין — אֵינוֹ מוֹצִיא לֹא אֶת מִינוֹ וְלֹא אֶת שֶׁאֵינוֹ מִינוֹ. אָמַר רַב הוּנָא: וּלְעַצְמוֹ מוֹצִיא.Celui qui est mi-esclave, mi-homme libre n'acquitte ni celui de son espèce, ni celui qui n'est pas de son espèce. Rav Houna dit : Mais lui-même, il s'acquitte.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַב הוּנָא: מַאי שְׁנָא לַאֲחֵרִים דְּלָא — דְּלָא אָתֵי צַד עַבְדוּת וּמַפֵּיק צַד חֵירוּת, לְעַצְמוֹ נָמֵי — לָא אָתֵי צַד עַבְדוּת דִּידֵיהּ וּמַפֵּיק צַד חֵירוּת דִּידֵיהּ.Rav Na'hman dit à Rav Houna : En quoi les autres sont-ils différents, qu'il ne les acquitte pas ? Parce que le côté esclave ne vient pas acquitter le côté libre. Pour lui-même aussi, que son côté esclave ne vienne pas acquitter son côté libre !
- אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן: אַף לְעַצְמוֹ אֵינוֹ מוֹצִיא. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין — אַף לְעַצְמוֹ אֵינוֹ מוֹצִיא.Rav Na'hman dit donc plutôt : Même lui-même, il ne s'acquitte pas. Il a été enseigné de même : Celui qui est mi-esclave, mi-homme libre, même lui-même, il ne s'acquitte pas.
- תָּנֵי אַהֲבָה בְּרֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא: כׇּל הַבְּרָכוֹת כּוּלָּן, אַף עַל פִּי שֶׁיָּצָא — מוֹצִיא. חוּץ מִבִּרְכַּת הַלֶּחֶם וּבִרְכַּת הַיַּיִן, שֶׁאִם לֹא יָצָא — מוֹצִיא, וְאִם יָצָא — אֵינוֹ מוֹצִיא.Ahava, fils de Rabbi Zeira, a enseigné : Pour toutes les bénédictions, même s'il s'est déjà acquitté, il acquitte les autres, sauf pour la bénédiction du pain et la bénédiction du vin : s'il ne s'est pas encore acquitté, il acquitte les autres, et s'il s'est déjà acquitté, il n'acquitte pas les autres.
- בָּעֵי רָבָא:Rava a posé la question :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.